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plantes d'ombre : 10 vivaces indispensables
conseil

Composer un massif d'ombre : quelles plantes choisir ?

10 vivaces parfaites et nos idées pour les associer

Vous ne savez pas quoi faire de ce coin d’ombre au fond du jardin ou derrière la maison ? Vous vous dites que rien ne peut pousser sans la douce lumière du soleil ? Détrompez-vous ! Qu’il s’agisse de l’ombre portée d’un mur ou de celle créée par le couvert d’arbres ou d’arbustes, de nombreuses vivaces s’accommodent très bien de ces conditions. Certaines se satisfont d’un sol sec alors que d’autres s’épanouissent dans un environnement plus humide. Dans tous les cas, l’ombre ne leur fait pas peur. Voici une sélection de 10 familles de vivaces pour composer un massif d’ombre où les feuillages, tout autant que les floraisons, apportent de la gaîté là où le soleil fait défaut. En les associant à des végétaux aux exigences similaires, composez des massifs d’ombre beaux et intéressants sur de longs mois !

Les Hellébores (Roses de Noël, Roses de Carême)

Les hellébores (parfois orthographié ‘ellébores’) représentent une vingtaine d’espèces de plantes vivaces déclinées en de très nombreux cultivars. Tous ont la bonne idée de fleurir entre novembre et avril, et colorent ainsi l’hiver à un moment où le jardin semble parfois triste. En été, ils entrent en repos.

Ce qui fait la beauté de ces vivaces est leurs sépales très voyants, au nombre de cinq, souvent pris pour des pétales. Ils peuvent être verdâtres, blancs ou pourprés chez les espèces botaniques mais un important travail d’hybridation a permis la création de cultivars aux coloris extravagants : jaunes, roses plus ou moins soutenus, bleu ardoise et même presque noirs. Parfois de couleur unie, les sépales peuvent aussi être piquetés ou veinés de teintes différentes, ce qui en fait de vrais bijoux. Il existe en outre des variétés aux fleurs doubles à l’aspect sophistiqué très à la mode. L’hellébore reste très longtemps décoratif car les sépales, contrairement à des pétales classiques, vieillissent joliment et lentement. Les fleurs sont portées par des tiges dressées et jaillissent de touffes qui mesurent souvent entre 40 et 50 cm, même si certaines peuvent s’élever à 80 cm.

Le feuillage  persistant, ne manque pas non plus d’intérêt. Il part de la base ou est porté par les tiges, au côté des fleurs. Vert plus ou moins foncé, il est palmé et dentelé, et affiche chez certaines variétés de belles marbrures qui rajoutent à l’esthétisme de la plante.

l'hellébore, une vivace d'ombre

Hellébore orientale Pêche à centre rouge

Nos variétés préférées et idées d’associations

Helleborus foetidus ‘Sopron’ fleurit au coeur de l’hiver en clochettes vert chartreuse plus ou moins soulignées de rouge. Mesurant 60 cm, il affiche un feuillage particulièrement bleuté et fin, aux reflets métalliques. Installez-le, même en sol sec, au pied d’un cornouiller à bois rouge comme Cornus alba ‘Sibirica’ avec lequel il tranchera. Si votre sol n’est pas trop calcaire, Erica carnea ‘Jenny Porter’ accompagne la scène de ses clochettes lilas. Complétez avec des bulbes des narcisses précoces comme Narcissus ‘February Gold’ et vous regarderez l’hiver d’un autre œil.

Pour un effet sophistiqué et moderne, incorporez les clochettes blanches du Galanthus, le classique perce-neige, avec les couleurs sombres, presque noires de l’hellébore orientale ‘Black Chocolate’.

Les fleurs doubles aux coloris chatoyants apportent un vraie note de gaieté durant les jours sombres. Celles de Helleborus orientalis ‘Double Picotee’ sont crème et délicatement veinées de liserés roses. Installez-le au pied d’un Viburnum bodnantense ‘Dawn’ à la floraison hivernale rose très parfumée ou en compagnie d’un Daphne odora marianni ‘Rogbret’ dont le feuillage persistant, panaché de vert et de jaune exhale lui aussi un parfum divin. Rajoutez quelques bulbes d’Eranthis cilicica et de tulipes botaniques.

La culture en quelques mots

Les hellébores sont des plantes qui réclament très peu de soins et poussent facilement, idéales pour les jardiniers débutants.

Rustiques jusqu’à -15°C pour la plupart, ils réclament juste une exposition mi-ombragée à ombragée et un sol plutôt riche et frais mais acceptent les sols lourds et argileux et peuvent supporter un sol un peu sec. Les hellébores préfèrent généralement les sols neutres à calcaires. Les Héllebores d’orient se satisfont quant à eux d’un sol plus acide. Chaque année, tiges et feuilles se renouvellent depuis le sol. Dans un souci d’esthétisme, vous pouvez couper toutes les parties de la plante qui ont perdu de leur éclat. Profitez-en pour faire un apport de compost qui assure une belle générosité et une floraison abondante. Les hellébores se ressèment spontanément et donnent parfois naissance à de belles surprises. Mellifères, les fleurs attirent en effet les insectes qui sont ainsi responsables de croisements en tous genres.

Cette vivace à longue durée de vie met du temps à s’installer et à fleurir. Afin que vous puissiez profiter rapidement de leur effet décoratif, nous vous proposons des pieds âgés de 2 ans au minimum. Une fois installés, les hellébores n’aiment pas être dérangés. Trouvez-leur un emplacement qu’ils occuperont pendant de longues années.

Les Hostas (Funkias)

Les hostas sont les vivaces incontournables des jardins d’ombre. Ce sont d’excellents couvre-sol faciles à vivre et très rustiques qui demandent peu de soins. Hauts de quelques centimètres à plus d’un mètre, la plupart mesurent entre 40 et 50 cm. Ils forment de larges touffes plus larges que hautes et apportent une touche de luxuriance, en massif comme en pot.

Il existe une quarantaine d’espèces botaniques et des milliers de cultivars. Leur feuillage, épais et charnu, peut être uni, dans des tons de vert franc, de jaune lumineux et même de bleu, et de nombreuses variétés présentent une large diversité de panachures. Les nervures apparentes lui donne un aspect gaufré original. Caduc, l’hosta prend de belles teintes dorées en automne avant de disparaître jusqu’au printemps suivant.

Si leur feuillage est leur principal atout, leurs fleurs ne manquent pas de charme. Rappelant souvent celles du lis, elles sont formées de 6 pétales portés par des tiges droites de 30 cm à 1,50 mètres pour les variétés les plus vigoureuses. Certaines sont doubles et il en existe même des parfumées. Blanches, plus ou moins rosées ou lilas, elles colorent longtemps le jardin, de juin à l’automne selon les espèces, la majorité d’entre elles fleurissant en juillet et août.

Hosta, une vivace idéale à l'ombre

Hosta Rainbows End

Nos variétés préférées et idées d’associations

Hosta ‘Empress Wu’ est le géant de la famille. Il forme en effet un dôme d’1,3m0 en tous sens. Prévoyez de lui laisser assez de place pour s’exprimer pleinement. Ses feuilles immenses (jusqu’à 60 cm de long!) aux nervures bien marquées tirent vers le bleu et leur épaisseur décourage les limaces. En début d’été, des fleurs lavande pâle se dressent au dessus du feuillage, rajoutant ainsi à la majesté de cette variété. Bien que ses dimensions permettent de l’utiliser en isolé, il serait dommage de ne pas le mettre en valeur en lui adjoignant des plantes compagnes. Des astilbes aux plumeaux colorés de rose, blanc ou rouge apportent une belle touche de verticalité. Le Claytonia sibirica forme pour sa part un tapis coloré de rose qui peut lui servir d’écrin. Les arbustes de terre de bruyère comme les Pieris, Azalées et Rhododendrons apprécient les mêmes conditions. L’Azalea ‘Koromo Shikibu’ fleurit par exemple plus tôt que l’hosta mais dans les mêmes tonalités lavande.

Les hostas à fleurs parfumées et doubles sont rares. Hosta plantaginea ‘Aphrodite’ est l’un d’eux. Plus large (80cm) que haut (50cm) ses tiges florales se dressent bien au-dessus du feuillage vert franc et profondément nervuré de cette variété. Ses fleurs blanches exhalent un doux parfum de fleur d’oranger en fin d’été. Déclinez cette fragrance en l’associant à un Choisya ternata ‘Sundance’ au feuillage printanier jaune très lumineux et dont la floraison remontante (printemps puis automne ) offre des parfums assez similaires Quelques touffes de muguet forment à terme un joli couvre-sol, lui aussi parfumé, début mai.

Pour illuminer un coin d’ombre, le feuillage de l‘Hosta ‘Sun Power’ est idéal. Il forme une touffe d’environ 70 cm au feuillage vert chartreux à doré (selon l’intensité de l’ombre) qui met en valeur le lavande clair de la floraison. Installez-le aux côtés d’un hortensia comme Hydrangea macrophylla ‘Zorro’ à la floraison rose et aux tiges sombres, presque noires, ou d’un Rodgersia pinnata ‘Bronze Peacock’ au beau feuillage gaufré, bronze violacé. Le géranium oxonianum ‘Sanne’ peut aussi trancher avec le feuillage clair de l’Hosta ‘Sun Power’ en ombre claire.

Vous pouvez aussi vous créer une petite collection d’hostas en associant différents coloris, panachures et formes de feuillage. Aucune monotonie possible entre le bleu de Hosta ‘Halcyon’, les panachures de Hosta ‘Patriot’ et les feuilles allongées et originales de Hosta ‘Stiletto’. Et ce n’est là qu’une des nombreuses associations possibles !

La culture en quelques mots

Les hostas affectionnent les lieux ombragés. A l’ombre très dense leur floraison est moindre mais le feuillage y trouve les conditions suffisantes pour exprimer tout son potentiel.

Plantez-les en sol riche, frais mais drainé, et riche en humus. Préférant les sols acides à neutres, l’hosta supporte les sols lourds, argileux et froids. Très rustique, ce qu’il craint le plus est la sécheresse estivale. Les jardiniers ne sont pas les seuls à apprécier ces belles vivaces. Les limaces en raffolent également et s’attaquent volontiers au feuillage, surtout si vous n’en plantez qu’un exemplaire isolé. Heureusement, des solutions existent pour lutter naturellement contre limaces et escargots. Chaque année au printemps, un apport de compost bien mûr fournit à la plante les éléments nutritifs nécessaires au développement d’un feuillage opulent et à une bonne santé de la plante.

Les Hakonechloas (Herbes du Japon)

Emblématique de l’ombre, l’Hakonechloa est une graminée toute en rondeur qui forme des coussins de 30 à 50 cm en tous sens. Ce que l’on aime chez elle c’est à la fois son fin feuillage lumineux qui prend de belles teintes dorés à orangées en arrière-saison et son port en cascade gracieuse qui ondule sous le vent. Souple et généreuse, elle n’a pas son pareil pour adoucir les angles des massifs ou mettre en relief les bordures dont elle efface la rigueur. Ses gros coussins ont une élégance rare et un look ‘japonisant’, incontournable dans la composition des massifs d’inspiration orientale.

Herbe du Japon - Hakonechloa macra

Hakonechloa macra

Nos variétés préférées et idées d’associations

Associez l’Hakonechloa au feuillage plantureux des Hostas. Celui bleuté de Hosta ‘Halcyon’ contraste à merveille avec le feuillage jaune de Hakonechloa macra ‘All Gold’. Misez sur les panachures de Hakonechloa macra aureola en compagnie de l’Hosta ‘Fire and Dance’ dont les teintes lui feront écho. Plantez-les un peu à distance pour que leurs teintes se répondent et intercalez par exemple quelques pieds de Primula pulverulenta pour apporter des touches de couleurs en début d’été.

En ombre légère, plantez Hakonechloa macra ‘Nicolas’ devant un Hydrangea aspera ‘Hot Chocolate’. Au printemps, le feuillage vert de cette variété rehausse les tons chocolat de son voisin, puis sert d’écrin à sa floraison estivale avant que tous deux ne prennent de superbes teintes automnales, mêlant le doré, l’orangé et le pourpre.

Installez des bulbes comme les Jacinthes d’Espagne qui se naturalisent facilement et dont la délicate floraison printanière bleue accompagne les jeunes pousses de l’Hakonechloa.

La culture en quelques mots

Adepte des sous-bois frais, l’Herbe du Japon se plaît donc dans des sols profonds, neutres ou acides et riches en humus. Elle accepte également les sols argileux pour peu que le taux d’humidité y soit suffisant et le drainage correct. Elle n’a aucun ennemi et les limaces ne s’y intéressent pas. Le feuillage sèche pendant l’hiver et il suffit de le rabattre en début de printemps.

Les Epimediums (Fleurs des Elfes)

Les Epimediums sont d’excellents couvre-sol pour l’ombre. Parmi la soixantaine d’espèces, certains sont caducs, d’autres persistants, mais tous offrent un feuillage très décoratif pendant de longs mois et une ravissante floraison printanière, assez éphémère cependant.

Le feuillage épais, parfois dentelé et épineux, est constitué de feuilles en forme de cœur ou de flèche, souvent composées. Ses teintes évoluent au fil des saisons. Il est particulièrement intéressant au printemps lorsqu’il se renouvelle, puis en automne quand il se pare de pourpre, de rouge ou de brun. Il peut présenter des marbrures ou des mouchetures qui lui donnent beaucoup de relief. Très dense, il présente l’avantage d’étouffer les mauvaises herbes. La majorité des espèces ne dépassent pas 30 cm de haut. La plante est pourvue de rhizomes qui lui permettent de coloniser le terrain, mais sa croissance est relativement lente.

Appelés communément ‘Fleur des Elfes’, les Epimediums fleurissent au printemps, entre avril et juin. Les fleurs, petites, mais au look exotique, rappellent un peu celles des ancolies ou de certaines orchidées. Elles apparaissent en grappes juste au-dessus ou très légèrement en dessous du feuillage dans des tons très variés : blanc, jaune, rose, violet, orange. Il existe même des variétés bicolores.

Les Epimediums sont bien adaptés aux endroits du jardin difficiles à planter et pour orner le pied des arbres car ils ne craignent pas la concurrence racinaire.

Epimedium wushanense, fleurs des elfes

Epimedium wushanense

Nos variétés préférées et idées d’associations

Epimedium warleyense, haut de 40 cm, affiche un feuillage épineux vert, en forme de cœur, qui se teinte de rouge au printemps et à l’automne . Les fleurs, portées bien au-dessus du feuillage, mélangent le jaune et l’orange cuivré pour un rendu très original. C’est l’une des espèces qui s’adapte le mieux au manque d’eau une fois bien installée.

Les fleurs de l’Epimedium grandiflorum sont d’un lilas pâle frais et apaisant qui illumine les coins sombres. Il y a en jusqu’à 10 par tige et elles forment un nuage vaporeux au-dessus d’un feuillage caduc, aux mouchetures cuivrées au printemps.

Ponctuez les saisons grâce à l’Epimedium rubrum ‘Galadriel’ dont le feuillage semi-persistant, épineux, débute rouge marbré de jaune au printemps, pour devenir vert en été et se teinter enfin de brun rougeâtre à l’automne. Ses fleurs bicolores, rouge cerise et blanches, apportent beaucoup de tonicité. Cette variété convient également bien aux zones sèches du jardin une fois installée.

En tant que couvre-sol, les Epimediums sont de bons compagnons pour les arbres et arbustes dont ils ornent le pied. Ils servent ainsi d’écrin aux Sarcococcas à la floraison parfumée, aux Erables du Japon dont les feuillages s’enflamment eux aussi en automne ainsi qu’aux Pieris, connus pour leur floraison printanière et les coloris de leurs jeunes pousses.

Côté vivaces, choisissez des plantes plus hautes, qui semblent surgir de vos tapis d’Epimediums, comme par exemple les Consoudes, les Fougères, les Hostas ou les Anémones du Japon. La floraison des Ancolies prend le relais de celle des Fleurs des Elfes, en rappelant un peu la structure de leurs corolles.

Enfin, plantez des bulbes de printemps comme les Jacinthes sauvages et des Bletilla pour allonger l’intérêt du massif jusqu’à l’été.

La culture en quelques mots

De façon générale, les Epimediums requièrent un sol frais mais drainé, riche en matières organiques. Ils aiment les expositions mi-ombragées à ombragées et se satisfont même d’une ombre assez dense. Une fois bien installés ils peuvent supporter un manque d’eau passager, en particulier les espèces comme E. perralchicum , E. perralderianum et E. warleyense, mais un arrosage régulier est gage d’un feuillage plus beau et permet à la plante de bien s’installer dans ses premières années.

Le Ph du sol leur importe peu tant qu’il n’est ni trop acide ni trop alcalin.

Résistants aux maladies, ils peuvent en de rares occasions être victimes du virus de la mosaïque ou des otiorhynques. Un apport de compost en automne ou au printemps est recommandé pour entretenir la fertilité du sol.

La taille n’est pas obligatoire. Elle s’effectue en fin d’hiver sur des plants bien installés (2 à 3 ans de culture minimum) et avant que les nouvelles pousses ne se développent. Cependant, bien que la plante soit rustique jusqu’à -15°C, le feuillage plus ancien protège la plante des gelées printanières tardives. Certaines variétés récentes n’ont en outre pas besoin d’être rabattues.

Les Vincas (Pervenches)

La pervenche est un couvre-sol très solide qui se décline en 7 variétés, mais seules deux d’entre elles, Vinca minor (la plus petite) et Vinca major (légèrement plus grande) sont cultivées dans nos jardins. Leur atout principal est leur capacité à coloniser rapidement les espaces les plus ingrats, même à l’ombre. Si on ne la contrôle pas, elle peut d’ailleurs devenir envahissante, ce qui est une vraie qualité pour les endroits difficiles d’accès comme les talus et les parties un peu délaissées du jardin où rien ne pousse. De port tapissant, ses tiges s’enracinent seules dans le sol au fur et à mesure qu’elle s’étend et étouffent par la même occasion les herbes indésirables. D’aspect naturel et un peu sauvage, son feuillage persistant est vert brillant ou doré, et certaines variétés se parent de belles panachures dont la luminosité est bienvenue à l’ombre. De croissance rapide, elle offre au printemps (entre avril et juin, parfois plus tôt) des fleurs mellifères dans différents tons de bleu, violet et blanc. Certaines variétés ont même le bon goût de remonter, c’est à dire refleurir, à l’automne. C’est une vivace couvre-sol très vigoureuse que l’on peut utiliser sur de grands espaces mais qu’il convient de surveiller dans les massifs plus élaborés, au risque de la voir prendre le dessus sur ses voisines.

Vinca minor, petite pervenche

Nos variétés préférées et idées d’associations

Vinca minor ‘Flower Power’ est la plus florifère de toutes. Haute de seulement 15 cm, elle peut en revanche s’étendre sur plus d’un mètre. Elle se pare de fleurs bleu…pervenche sur un feuillage vert brillant. En automne, elle gratifie le jardinier d’une seconde vague de floraison. Très à l’aise y compris en sol sec, elle colonise rapidement l’espace qu’on lui accorde, réussissant même à s’insinuer sous les haies de thuyas réputées incultivables !

Pour illuminer un endroit sombre, rien de tel que Vinca minor ‘Illumination’. Son nom même annonce la couleur ! Des feuilles largement panachées de jaune et marginées de vert avec lesquelles s’accorde à merveille le bleu de ses fleurs. Haute de 20 cm, elle adopte un port souple et retombant, idéal pour habiller un talus ombragé d’où elle dégoulinera avec nonchalance.

Vinca minor ‘Multiplex’ se distingue de ses cousines par ses fleurs semi-doubles au coloris prune à cœur blanc peu commun.

Vinca major ‘Alba’ est quant à elle un peu plus haute (30 cm) et ses fleurs sont d’un blanc pur qui se démarque bien, même à l’ombre des arbres, car l’enracinement des pervenches est superficiel.

De part son développement important et vigoureux, la pervenche n’est pas toujours facile à associer. Elle peut d’ailleurs se suffire à elle-même et former de larges tapis sous les arbres, comme sous les conifères où il est souvent difficile d’installer durablement des végétaux.

Vous pouvez cependant la mêler à des lamiers dont la vigueur assez similaire leur permettra de ne pas se laisser dominer. La famille des lierres recèle aussi des compagnes vigoureuses qui autorisent des jeux de formes de feuillages tout autant que de coloris et panachures.

Dans les vivaces, choisissez-en des solides comme les Acanthes, les Geraniums phaeum, les Anémones du Japon ou encore les Hostas. Au printemps, les bulbes de Tulipes, de Narcisses ou d’Iris de Hollande apportent des notes de couleur et se font discrets le reste de la saison.

La culture en quelques mots

Si la pervenche est plus florifère au soleil, elle supporte mieux la chaleur estivale lorsqu’elle est placée à l’ombre, et son feuillage s’y développe tout aussi bien. Elle apprécie un sol bien drainé mais qui reste frais en été. Au besoin, et le temps qu’elle s’installe, quelques arrosages seront les bienvenus. Dans les conditions de culture optimales, elle couvre rapidement le sol et peut nécessiter un certain contrôle.

Chaque année, à la fin de l’hiver, rasez complètement le feuillage et faites un apport de compost. Votre pervenche n’en sera que plus florifère.

Les Carex (Laîches)

Cultivées avant tout pour leur feuillage persistant, les Carex (ou laîches) sont un vrai plus pour conserver une structure au jardin, même en hiver. Hormis certaines espèces néo-zélandaises qui souffrent en dessous de -7°C, elles sont en effet bien rustiques. Fines et linéaires, les feuilles se déclinent en de nombreux coloris, et certains Carex affichent de belles panachures. Cette vivace graphique au port lâche et retombant reste généralement basse, entre 20 et 60 cm, avec quelques exceptions qui peuvent culminer à plus d’un mètre.

Parmi les quelques 2000 espèces qui composent ce genre, certaines s’accommodent d’une exposition ombragée et y seront même plus belles.

Carex oshimensis Everillo - Laîche d'Oshima

Carex oshimensis Everillo

Nos variétés préférées et idées d’associations

Carex oshimensis ‘Evergold’, avec son feuillage vert largement marginé de crème, est une valeur sûre. Cette laîche persistante est bien résistante à la sécheresse, rustique, et s’accommode de tout type de sol non gorgé d’eau en hiver. En sol neutre ou acide, mettez sa luminosité en valeur en l’associant à des Ophiopogons planiscapus nigrescens, au port similaire mais au feuillage noir très graphique. Complétez la scène en installant en arrière plan un hosta de bonne taille comme Hosta ‘Big Daddy’ dont les larges feuilles glauques assoient la composition. Les inflorescences vaporeuses de l’Alchemilla mollis apportent au tableau une touche impressionniste.

Carex morrowii ‘Ice Dance’, haute de 30 cm, présente un fin liseré blanc-crème qui mime l’effet du givre matinal, même au cœur des chaudes journées estivales. Accentuez cet effet de fraîcheur en l’associant au Brunnera macrophylla ‘Looking Glass’ qui lui aussi semble pris dans la glace. Faites ressortir la luminosité de ces feuillages par l’ajout de vivaces aux teintes sombres, comme par exemple Heuchera ‘Blackout’ ou Heuchera ‘Black Pearl’, deux obtentions récentes au feuillage presque noir.

En zone très fraîche et humide, comme le bord d’une pièce d’eau ou d’un ruisseau, tournez-vous sans risque vers Carex pendula, qui fait figure de géant dans la famille. Il s’élève en effet à plus d’ 1 m et adopte un port lâche très naturel. A l’ombre légère, son look à la fois sauvage et exotique se marie à merveille avec le Gunnera manicata aux immenses feuilles. En couvre-sol, sa version miniature, Gunnera magellanica, ou l’Asarum epigynum ‘Takasago Saishin’ au feuillage marbré en forme de cœur, accentuent le sentiment d’opulence et de naturel.

Originaire de Nouvelle-Zélande, Carex comans ‘Bronze Form’ affiche pour sa part des teintes bronze. De port plus dressé (60 cm x 40 cm), il se plaît dans même dans les sols lourds et argileux, tant qu’ils sont bien drainés. Il fait particulièrement bien ressortir le vert clair de Dicentra spectabilis ‘Alba’ ou celui, argenté, du Lamium maculatum ‘White Nancy’.

La culture en quelques mots

Les Carex, ou laîches, sont majoritairement originaires des habitats frais, voire humides, des régions aux climats tempérés. Ils apprécient donc un peu de fraîcheur même si certains peuvent endurer des périodes de sécheresse passagère. Certains Carex sont inféodés aux sols humides comme Carex pendula. Dans tous les cas, aidez-les à bien s’installer en les arrosant la première année pour favoriser un bon système racinaire. Mieux vaut arroser abondamment une fois par semaine que souvent et en petites quantité. Évitez de les fertiliser. L’excès d’azote ramollit le feuillage qui s’avachit alors. Un apport de compost chaque année leur suffit.

Les Carex n’ont pas d’ennemis et sont des vivaces sans souci, très résistantes et à longue durée de vie.

Les Heucheras (Heuchères, Désespoir du peintre)

Il existe une cinquantaine d’espèces d’Heuchères. Hautes de 40 à 50 cm, leur floraison vaporeuse et mellifère intervient du printemps à l’été. Elle peut être blanche, rose ou rouge. Les inflorescences sont portées par des tiges dressées et peuvent culminer à 80 cm chez certaines variétés. C’est pourtant souvent leur feuillage qui attire le regard. Un important travail d’hybridation a en effet donné naissance à de nombreux cultivars aux coloris qui vont du vert au pourpre, en passant par l’orangé, le jaune, le rose et même le noir. La plante adopte un port en touffe, ce qui en fait un bon couvre-sol. Les heuchères trouvent leur place en sous-bois, en bordure de massif et même en rocaille.

Il existe une telle variété de teintes dans les feuillages qu’il est impossible de ne pas en trouver une qui vous séduise. Vous pouvez bien sûr les associer entre elles pour former des tapis hauts en couleurs ou leur trouver d’autres compagnes de choix.

Un tapis d’heuchères aux coloris variés

Nos variétés préférées et idées d’associations

L’Heuchera ‘Palace Purple’ est une variété qui a fait ses preuves et dont le succès ne se dément pas. Son feuillage pourpre aux reflets métalliques ressort bien sur un tapis composé de Lamium maculatum ‘Pink Pewter’ aux teintes argentées ou de Lysimachia nummularia ‘Aurea’ aux teintes dorées. Pour leur tenir compagnie, optez pour des hostas au feuillage vert franc comme celui de Hosta ‘Sweet Susan’, ou encore pour l’Hakonechloa macra. Ponctuez l’ensemble de narcisses à la floraison blanche comme celle offerte par Narcissus ‘Mount Hood’.

Osez l’orangé avec la vigoureuse et solide Heuchera ‘Marmelade’ dont les teintes enflamment même les journées hivernales les plus maussades. Jouez les couleurs complémentaires en installant des plantes à floraison bleue comme celle de la tapissante Campanula poscharskyana. Pour rester dans le bleu, installez des groupes de crocus comme Crocus ‘Lilac Beauty’ dont les étamines orangées font en outre écho au feuillage de l’Heuchère dès les derniers jours de l’hiver. Tempérez le tout avec les feuillages vert clair, presque dorés, de Luzula sylvatica ‘Solar Flare’ ou de Millium effusum ‘Aureum’ par exemple. Le gris du feuillage fin et très découpé du Dicentra ‘Ivory Hearts’ permet également de lier les couleurs entre elles, d’autant plus que sa très longue floraison blanche s’accorde avec toutes les teintes.

Le feuillage qui oscille entre le jaune et vert chartreux de Heuchera ‘Sweet Tart’ est très lumineux. Il est rehaussé par une belle floraison rose vif des plus gaies. De taille modeste (environ 25 cm en tous sens), cette obtention récente trouve une place dans tous les massifs. Ses teintes naturelles peuvent se marier avec presque tout. Les corolles bleu pâle et blanches de l’Omphalodes ‘Starry Eyes’, les hautes hampes des Digitales, ou encore les inflorescences en forme d’orchidée des Tricyrtis. N’oubliez pas les feuillages. Celui opulent du grand Hosta ‘Big Daddy’ que vous placerez à l’arrière-plan, celui ciselé d’une fougère telle le Polystichum polyblepharum, ou encore celui à l’aspect exotique de Carex ciliatomarginata ‘Shima Nishiki’.

La culture en quelques mots

Les heuchères sont des plantes faciles à vivre pour peu que l’on respecte leurs besoins. Elles aiment les sols ordinaires, fertiles et qui restent frais aux beaux jours. Évitez cependant les sols gorgés d’eau, en particulier en hiver. Leurs racines y pourrissent et leur longévité y est compromise. Les sols trop lourds et compacts ne leur conviennent pas. Au besoin, faites un apport de compost et de matières organiques pour les alléger et rajouter une couche de drainage (comme du gravier par exemple) à la plantation. Le Ph du substrat leur importe peu. Acide ou légèrement calcaire, tout leur va ! Si les heuchères peuvent pousser en plein soleil, elles se développent aussi très bien à l’ombre. Elles y fleurissent un peu moins mais plus longtemps, et leur feuillage ne risque pas de griller. Chaque année, au printemps, faites un apport de compost et paillez le pied pour conserver la fraîcheur dont elles ont besoin.

Les Anemones du Japon (Anémones d'automne)

Les Anémones du Japon, qui regroupent Anemone hupehensis et Anemone x hybrida, sont des reines de l’automne. Ces belles vivaces d’ombre à très longue durée de vie se développent en larges touffes au port dressé, de 40 cm à plus d’1,50 m de haut. Leur feuillage, caduc, est vert, découpé et plus ou moins duveteux. Il apparaît assez tard en saison. En fin d’été et en automne, de longues tiges ramifiées au port dressé émergent de la touffe et portent jusqu’à 20 fleurs. Simples ou doubles, elles sont teintées de blanc, de rose plus ou moins prononcé, parfois de violet et de pourpre. La floraison dure longtemps, jusqu’à 8 semaines. Même défleurie, la plante reste décorative grâce à ses fruits qui sont autant de petites boules duveteuses qui se prêtent bien à la confection de bouquets secs. Un peu lente à s’installer, l’Anémone du Japon peut, dans de bonnes conditions de culture, s’étendre par ses rhizomes et devenir un peu envahissante, sans toutefois étouffer ses voisines.

Anemone du Japon Honorine Jobert

Nos variétés préférées et idées d’associations

Anemone ‘Honorine Jobert’ est un grand classique, non sans raison. Haute de 1,50 m à 1,80 m et large de 60 cm, elle est très florifère et ses fleurs simples s’épanouissent d’Août à Octobre. Elles sont d’un blanc lumineux à revers rosé qui met en valeur le cœur formé d’étamines jaunes. Son feuillage vert et découpé se montre persistant à semi-persistant selon le climat. Il est très duveteux au débourrement. De grande taille, ‘Honorine Jobert’ trouve sa place en fond de massif en compagnie d’autres vivaces à floraison automnale comme les Persicaires, les Asters, et les Eupatoires. Sa teinte lumineuse s’accorde particulièrement bien devant des arbustes à feuillage sombre comme celui du Physocarpus opulifolius ‘Diabolo’. Créez de belles scènes automnales en sélectionnant des feuillages qui s’enflamment en cette saison comme ceux des Cornouillers ou des Cotinus.

La série ‘Pretty Lady’ regroupe des cultivars récents moins hauts et au port plus compact. Anemone ‘Pretty Lady Maria’ ne dépasse ainsi pas 50 à 60 cm et se couvre de fleurs d’un blanc éblouissant, entre août et novembre. Sa taille plus modeste en fait une excellente plante de bordure, en compagnie de Géraniums et d’Hostas. Les graminées apportent aussi une touche de légèreté intéressante. Pennisetums et Hakonechloas sont tout indiqués dans ce cas. Vous pouvez aussi installer ‘Pretty Lady Maria’ au pied d’Erables Japonais qui rendent les scènes automnales inoubliables !

Anemone September Charm’ (100 cm x 60 cm) est une variété qui remporte tous les suffrages. Ses fleurs d’un rose lavé est particulièrement frais et romantique. Légèrement parfumées, elles colorent l’automne avec grâce. Pour accompagner sa couleur fraîche, misez sur des feuillages verts comme ceux des Fougères ou sur le gris d’une cinéraire comme Senecio cineraria ‘Silver Dust’ qui constitue un premier plan d’une grande délicatesse. Les fruits de certains arbustes sont aussi de bons compagnons. Ceux, violet intense, d’un Callicarpa bodinieri ‘Profusion’ permettent un beau camaïeu. Les rosiers à floraison tardive et remontante permettent également de composer de belles scènes empreintes de romantisme.

Le feuillage des Anémones se développant assez tardivement en saison, patientez en implantant autour de vos anémones des groupes de bulbes à floraison précoce.

La culture en quelques mots

Les anémones du Japon sont des plantes faciles, idéales pour les jardiniers débutants ou qui n’ont pas trop de temps à consacrer à leur jardin. Très rustiques (-15°C), elles apprécient les expositions mi-ombragées , en sol frais mais drainé en hiver, pas trop calcaire. Les sols trop secs et caillouteux sont à éviter. Elles réussissent assez mal en climat méditerranéen, trop sec et trop chaud pour elles. Côté entretien, coupez les fleurs fanées pour favoriser l’apparition de nouvelles corolles. Rabattez les touffes en fin d’automne et apportez du compost tous les 2 ou 3 ans car leur générosité cache une certaine gourmandise. Peu sensibles aux maladies, elles peuvent parfois être victimes des limaces au printemps et de nématodes. La rouille et l’oïdium, quand ils se manifestent, sont sans gravité et ne menacent pas la survie de la plante.

Les Geraniums (Becs-de-grue)

Un grand classique des jardins, le Géranium vivace ne doit pas être confondu avec le pélargonium dont le nom commun est ‘géranium des balcons’, majoritairement utilisé en annuelle dans les potées et jardinières car il est gélif.

Le géranium est lui beaucoup plus rustique et peut résister à des températures de l’ordre de -20°C.

Si de nombreuses géraniums vivaces ont besoin de soleil pour bien fleurir, d’autres se plaisent à l’ombre. Il y en a même pour l’ombre sèche et d’autres pour les terrains plus frais.

Généralement caducs, ils peuvent adopter un caractère semi-persistant sous certains climats.

Ils sont appréciés pour leurs fleurs dans les tons de bleu, rose, rouge violacé et blanc. Elles peuvent être unies mais beaucoup sont ornées de nervures qui partent du cœur vers l’extérieur, dans des tons plus foncés ou plus clairs, ce qui leur donne un beau graphisme. La floraison intervient du printemps à l’automne selon les variétés.

Leur port est généralement étalé, même si certains arrivent à escalader leurs voisines, créant ainsi d’heureux mélanges. Ce sont d’excellents couvre-sol dont les feuilles rondes, souvent palmées, limitent la pousse des mauvaises herbes. L’automne révèle chez certains cultivars des couleurs chaudes qui vont de l’orangé au rouge, en passant par le bronze.

Géranium vivace nodosum Silverwood, une valeur sûre pour l'ombre

Géranium nodosum Silverwood

Nos variétés préférées et idées d’associations

A l’ombre sèche, Geranium nodosum est un champion ! La variété Geranium nodosum ‘Clos du Coudray’ porte un feuillage vert et lustré duquel se détachent des corolles mauves soulignées par un fin liseré blanc. Haut de 50 cm, il fleurit de Juin à Septembre.

La sécheresse n’effraie pas non plus Geranium macrorrhizum ‘Olympos’, haut de 40 cm. Son feuillage aromatique se teinte de rouge et de bronze à l’automne. Quant à sa floraison, qui intervient en début de printemps, elle est d’un rose frais et lumineux. Les Geraniums macrorrhizum, de par leur facilité à s’étendre, conviennent bien pour couvrir de larges espaces à l’ombre. Associez ces espèces de terrain sec à l’Acanthus mollis dont le feuillage est particulièrement architectural, à l’Aspidistra elatior, discrète mais inratable, ou encore à des Bergenias et des Cyclamens.

En sol plus frais, voire humide, orientez-vous vers Geranium maculatum. Son feuillage vert et découpé est très décoratif. Geranium maculatum ‘Chatto’, haut de 50 cm, affiche un feuillage vert frais et fleurit en corolles d’un rose très pâle en fin de printemps. Si vous coupez les fleurs fanées, il vous gratifie d’une seconde floraison en automne.

Pour un contraste saisissant, c’est Geranium maculatum ‘Espresso’ qu’il vous faut. Haut de 60 cm, ses fleurs lilas à base blanche ressortent bien sur son feuillage couleur chocolat, entre mai et juillet.

En sol marécageux, Geranium maculatum ‘Album’  est parfaitement à son aise. Assez poussant (75 cm x 45 cm), sa floraison blanche est en outre très lumineuse. Il est très rustique et affronte -15°C sans broncher.

Geranium sylvaticum ‘Bridget Lion’ pousse naturellement sous le couvert des arbres caducs. Formant une touffe de 60cm en tous sens, et inféodé aux sous bois-humides, il s’accommode des terres lourdes et fleurit entre mai et juillet dans des tons de bleu électrique.

Plantez ces espèces en compagnie de graminées comme Acorus gramineus ‘Ogon’ ou Hakonechloa macra aureola.

La culture en quelques mots

Les géraniums vivaces pour l’ombre se plaisent en terrain sec ou frais selon l’espèce. Geranium nodosum se moque des sols secs alors que Geranium maculatum affectionne quant à lui les sols frais, voire humides. Une ombre légère favorisera une plus grande floribondité. Côté entretien, vous n’avez rien à faire, si ce n’est rabattre la plante une fois la floraison passée afin d’encourager la production d’un feuillage et d’une éventuelle remontée. Pour limiter l’apparition d’oïdium, un feutrage blanc peu esthétique, évitez de les planter trop serrés et d’arroser le feuillage. Un apport de compost en automne leur est bénéfique, d’autant plus que votre sol est pauvre.

Rustiques, solides et généreux, ce sont des vivaces pour les débutants ou les jardiniers qui veulent un maximum d’effet décoratif pour très peu d’entretien !

Les Fougères

Impossible de parler de vivaces d’ombre sans sélectionner les Fougères. Elles nous évoquent immanquablement les balades en forêts, la fraîcheur des sous-bois et les chemins moussus au charme bucolique. Avec elles, on mise tout sur le feuillage. Mais quel feuillage ! Graphique, il est souvent très découpé et semblable à de la dentelle végétale. Parfois luisant, il prend chez certaines variétés des teintes inattendues comme le bronze, l’orange rosé ou le gris aux reflets métalliques. Caduques ou persistantes, les frondes des fougères s’intègrent dans les compositions naturelles comme dans les tableaux plus contemporains et certaines sont particulièrement belles dès leur développement, sous forme de crosses. Les fougères sont un must pour les endroits ombragéselles mettent en outre en valeur leurs voisines aux exigences similaires, à savoir un sol frais et profond, à tendance acide.

Dryopteris erythrosora - Fougère rose cuivré

Dryopteris erythrosora

Nos variétés préférées et idées d’associations

Dryopteris erythrosora est une très belle fougère persistante aux frondes finement découpées qui affichent, quand elles se renouvellent au printemps, un coloris qui hésite entre l’orangé et le rosé. Superbe ! Bien rustique, elle forme une touffe au port dressé de 70 cm de haut pour 40 cm de large. Sa teinte sera sublimée si vous l’installez sur un tapis d’Helxine, un couvre-sol aux allures de mousse. De culture un peu plus délicate, le Lis martagon offre des fleurs parfumées aux pétales incurvés. Avec ses fleurs oranges, Lilium ‘Marmalade’ permet de rester dans les mêmes tonalités et d’apporter verticalité et exotisme quand il s’épanouit en juin. Le bleu du Thalictrum delavayi fait quant à lui planer un brouillard bleu rafraîchissant au-dessus du massif en été.

L’Osmonde royale est la plus grande fougère sous nos climats. Plus rustique que Dicksonia antartica, elle apprécie les sols très frais. Pour qu’elle se développe au mieux et forme une belle touffe de 2 mètres de haut, plantez-la en ombre pas trop dense, sans quoi  elle a tendance à s’affaler un peu. Accompagnez son vert franc d’Hostas aux feuillages opulents, de Liriope muscari pour leur feuillage linéaire et leur floraison bleue qui se prolonge jusqu’à l’automne, et de bulbes printaniers comme les Tulipes ou les Narcisses.

Certaines espèces japonaises affichent des coloris surprenants, comme Athyrium nipponicum ‘Pictum’ dont les frondes renvoient des reflets métalliques et argentés, suffusés de rouge. Caduque, elle forme une touffe de 30 cm en tous sens et, en sol frais et plutôt acide, s’étend sans devenir envahissante. De nombreuses plantes peuvent lui tenir compagnie : Corydalis, Milium effusum aureum ou Tricyrtis, sans oublier les Anémones du Japon ou les Cœurs de Marie. Pour des couleurs dès les premiers beaux jours, implantez des groupes de bulbes de printemps.

La culture en quelques mots

Fraîcheur et lumière tamisée sont les deux éléments essentiels dont les fougères ont besoin. Si une fois installées elles peuvent supporter un peu de sécheresse, elles seront toujours plus belles là où règne une bonne hygrométrie. La majorité d’entre elles préfère les terrains profonds, riches en humus, tels qu’on les rencontre en forêt. Certaines peuvent cependant s’accommoder de conditions plus sèches et pousser dans des murets, les vieilles souches d’arbres ou dans des sols plus calcaires.

D’un entretien facile, il suffit de couper en début de printemps les frondes sèches qui ne sont plus décoratives des espèces persistantes ,et de rabattre totalement ou nettoyer les caduques.

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3 réflexions au sujet de « Composer un massif d'ombre : quelles plantes choisir ? »

  • MATYSIAK Bernard

    bonjour
    je viens de lire votre article relatif à la mise en place de vivaces adaptées à l'ombre
    j'ai à décorer un emplacement du jardin de 20 m° environ qui est à l'ombre des arbres (noisetiers) . a cet endroit même le gazon ne résiste pas. J'aimerai un conseil de votre part afin d'aménager cet endroit de plantes vivaces
    pouvez vous me conseiller un assortiment de plantes qui résistera à ces conditions difficiles (sous arbustes de grande taille et à l'ombre de ceux ci)
    d'avance merci
    vous pouvez me répondre par mail en utilisant l'adresse fournie dans votre questionnaire ci dessus
    cordialement

    Matysiak Bernard

    Répondre
    • Lionel

      Bonjour,

      Rapprochez-vous de notre service client 03 61 76 08 10, qui vous dirigera vers l'un de nos conseillers.
      Ils vous demanderont plus d'explications pour déterminer le type de plantes que vous pourrez installer.

      Cordialement

      Lionel

      Répondre
  • Sylvaine

    Quel bel article ! Je suis fan des Hellébores qui par bonheur se plaisent à l'ombre sèche et calcaire de mes grands arbres.
    Si je peux me permettre, il serait utile dans vos présentations de plantes d'ombre de préciser celles qui supportent sans problème la concurrence des racines des arbres. Par expérience, je sais que les Epimédiums les supportent très bien alors que les Hostas n'apprécient pas !

    Répondre
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