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Saule, Salix : planter, tailler et entretenir

Les Saules, en quelques mots

  • La famille des saules offre une grande diversité allant de l’imposant et romantique saule pleureur au petit sujet rampant en passant par l’élégant saule crevette conduit sur tige au feuillage rose tendre.
  • Très rustiques, les saules poussent avec une grande facilité et rapidement si bien qu’ils forment des sujets remarquables en quelques années que l’on peut multiplier aisément.
  • Les saules apprécient les sols frais même noyés pour la plupart et une exposition ensoleillée.
  • Ils tolèrent des tailles annuelles mais peuvent aussi pousser librement pour exprimer leur silhouette pleureuse ou tortueuse.

Le mot de notre experte

Les saules, Salix en latin, sont des plantes très faciles à cultiver et capables de supporter des températures sibériennes à l’instar du bouleau que l’on rencontre jusqu’au cercle arctique. On y trouve de grands arbres au port touffu jusqu’à 20 m de haut, parfois pleureur jusqu’au sous-arbrisseau prostré rampant. On distingue ainsi de grands arbres à l’aspect naturel et sauvage comme le saule Marsault, les saules pleureurs si romantiques lorsque leurs rameaux retombants vert frais balayent la surface de l’eau et les variétés ornementales adaptées aux jardins modestes, souvent méconnues comme Salix gracilistyla, Salix Mount Aso et Golden Sunshine, remarquables par leurs chatons soyeux colorés, leur port ou leur feuillage coloré.

N’oublions pas les variétés « utiles » comme le saule des vanniers, parfait pour constituer une haie sauvage sur laquelle on peut se fournir en longs rameaux flexibles et colorés pour constituer des haies tressées vivantes et autres objets de vannerie. L’écorce de saule est tout aussi connue pour avoir donné le médicament Aspirine, un excellent fébrifuge et antidouleur qui fluidifie le sang, employé même si la molécule la saliciline est aujourd’hui synthétisée et remplacée par l’acide acétylsalicylique.

fleurs de saule

Chatons de saules

Ce sont des arbres caduques parmi les premiers à débourrer au printemps puis les derniers à perdre leurs feuilles. Avec trois cent espèces allant du grand arbre de parc comme le saule pleureur au sous-arbrisseau prostré, à port élancé, tortueux  chez le Salix matsudana ‘Tortuosa’ ou buissonnant, à feuillage argenté ou panaché de rose comme le saule crevette, ce genre offre une diversité souvent insoupçonnée qui lui permet aussi d’entrer aussi dans les petits jardins. Ceux qui nous sont familiers, tels le saule blanc Salix alba ou le saule marsault sont cultivés depuis toujours pour leurs qualités ornementales, pour leur bois souple utilisé en vannerie ou pour leur caractère drageonnant si efficace pour fixer les berges des cours d’eau. Tous les saules portent des fleurs en chatons mâles ou femelles sur des sujets distincts, des feuilles étroites, ils ont en commun une préférence pour les sols frais à détrempés et les expositions ensoleillées. On les aime pour leur croissance rapide, leurs qualités ornementales qui les rendent souvent intéressants tout au long de l’année, ainsi que pour leur facilité de culture. On le sait peu, mais quelques espèces et variétés sont adaptées au climat montagnard ou encore aux Midi méditerranéen.

Description et botanique

Fiche d'identité

Nom latin : Salix sp.

Famille : Salicaceae

Nom commun : Saule, Osier

Floraison : entre février et mai

Hauteur : entre 50 cm et 25 m

Exposition : soleil ou mi-ombre

Sol : tout sol plutôt frais à détrempé

Rusticité : Excellente (-40°C à -30°C)

Le Saule fait partie de la famille des Salicacées tout comme le Peuplier et peuple essentiellement les zones tempérées à froides et plutôt humides de l’hémisphère nord. Les saules arbustifs sont des espèces pionnières capables de former un bosquet monospécifique sur une zone perturbée par une coupe ou un incendie tandis que les saules arborés comme le saule Marsault s’associent souvent à d’autres essences forestières.

La famille initialement constituée de 2 ou 3 genres s’est enrichi d’une bonne partie des plantes de la famille de Flacourtiacées, comptant ainsi un total de 55 genres, suite à la classification phylogénétique APG II (2003). Près de 400 espèces sont aujourd’hui recensées chez le genre Salix, sachant que les hybridations spontanées entre ces espèces sont monnaie courante – incluant des polyploïdes, jusqu’à 6 jeux de chromosomes – et faciles à obtenir artificiellement. La plus grande diversité de Salix se rencontre en Chine suivie du continent nord-américain (100 espèces) et européen (70 espèces). Le moyen de les identifier passe souvent par la floraison et fructification.

Le saule pleureur est le représentant le plus emblématique du genre, faisant partie du paysage européen depuis plus de deux siècles. Il est généralement planté au bord des pièces d’eau et dans la pelouse de grands parcs même si sa longévité est assez faible. Plusieurs espèces constituent la famille des saules pleureurs, sachant que l’espèce chinoise originelle Salix babylonica a fait place à des hybrides plus robustes comme Salix x sepulcralis ‘Chrysocoma’, le plus répandu, créé à Berlin en 1888 et qui reçut l’Award of Garden Merit de la Société Royale Horticole en 1984. Il est issu d’une hybridation artificielle entre Salix alba ‘Vitellina’, rustique et aux rameaux jaunes avec Salix babylonica ‘Babylon’ responsable de son port pleureur et qui a aussi transmis sa résistance aux fortes chaleurs si bien qu’il ne faut pas s’étonner de rencontrer Salix x sepulcralis ‘Chrysocoma’ jusque sous les tropiques !

saule marsault

Salix caprea – illustration botanique

Les feuilles de saule sont caduques, alternes et simples, terminées en pointe. Le limbe, 2 à 10 fois plus long que large et porté par un court pétiole, possède des bords entiers ou finement dentés. La couleur du feuillage varie du vert gris du saule marsault au vert éclatant des saules pleureurs en passant par des tons dorés du cultivar  Salix sacchalinensis ‘Golden Sunshine’. Le saule blanc  (Salix alba) se reconnaît au revers blanc et soyeux du limbe.  La base du pétiole est très souvent accompagnée de deux stipules plus ou moins persistantes qui laissent une cicatrice foliaire en V après la chute de la feuille. Les dimensions des feuilles, des dents et des stipules sont parfois plus importantes sur les pousses vigoureuses du plant. Les bourgeons sont assez caractéristiques chez les saules car le bourgeon terminal est absent suite à l’avortement de l’extrémité des rameaux et les bourgeons latéraux recouverts d’une écaille unique sont appliqués contre le rameau.

Les rameaux grêles de l’année présentent différents coloris : vert (Salix viminalis), brun (Salix triandra ), noir (Salix daphnoides ‘Aglaia’), jaune (Salix alba subsp. vittelina), orangé (Salix alba ‘Britzensis’), pourpre (Salix purpurea) ou rouge (Salix fragilis) que les vanniers apprécient. Les producteurs d’osier taillent tous les ans entre les premières gelées d’octobre et le mois de mars les pousses de l’année de manière à provoquer des repousses de plus de 1,50 m (brins d’osier), ce qui donne lieu aux étranges silhouettes hirsutes des saules têtards typiques des zones de bocage humide.

La floraison mâle et femelle a lieu la plupart du temps sur des sujets différents sous forme de chatons mâles pendants ou dressés et de chatons femelles dressés. Certains hybrides comme notre fameux saule pleureur sont hermaphrodites. Les chatons mâles présentent un bel intérêt ornemental chez certaines espèces, bien connu chez le cultivar Salix caprea Kilmarnork à l’aspect soyeux et  cendré. De nouvelles espèces et cultivars ont de quoi séduire les amateurs d’originalité comme Salix chaenomeloides Mount Aso aux chatons rose rouge de 2,5 cm ou Salix hastata Wehrhahnii aux nombreux chatons ovoïdes d’abord argentés et soyeux qui s’allongent jusqu’à mesurer 7 cm de long, libérant de nombreuses étamines jaune crème. Cette floraison est bien appréciée des abeilles qui viennent y chercher pollen et nectar parfois dès février comme chez le Saule Marsault (Salix caprea). Chez les saules pleureurs, la floraison paraît après la feuillaison si bien que son intérêt ornemental reste assez limité. Les fleurs verdâtres ou jaunâtres réunies en épis ne comportent ni sépales, ni pétales, mais sont précédées d’une bractée entière pubescente et accompagnées de glandes nectarifères. La pollinisation se fait aussi bien par le vent que par les insectes grâce aux caractéristiques de son pollen épais et cireux et à son nectar. Le saule constitue une source de nourriture importante pour les insectes pollinisateurs contrairement au peuplier adapté uniquement à une dissémination de son pollen nu par le vent.

Comparaison entre chaton male et femelle du saule

Salix caprea : différence entre des chatons femelle (à gauche) et mâle (à droite)

Les fruits portés par les arbres femelles sont des capsules à 2 valves qui libèrent des graines vertes portant une aigrette de soie blanche, disséminées par l’eau ou le vent.

Le bois de saule bien que peu durable est résistant aux chocs, léger et homogène avec un fil droit si bien qu’il sert à faire des manches d’outils, des caisses ou de la pâte à papier tout comme le peuplier. Leur capacité à drageonner permet aux saules de maintenir les berges.

Le nom latin Salix désignait le saule chez les Romains.

Le saule est chargé de symboles en particulier au Tibet où il évoque la vie et en Chine où il incarne l’immortalité.

feuillage de saules

Les saules présentent une diversité de feuillages : Salix alba, Salix integra ‘Hakuro Nishiki’ (Saule crevette), Salix sachalinensis ‘Golden Sunshine’, Salix lanata

Les principales variétés de Salix

Les saules à port décoratif

Saule pleureur - Salix alba Tristis en pot de 15L

Période de floraison Avril à Mai

Hauteur à maturité
20.00 m

Le plus populaire et romantique des saules, le Salix (x) sepulcralis 'Chrysocoma' encore appelé Salix alba 'Tristis', est un grand arbre à large cime arrondie, au feuillage vert virant au jaune en automne et aux rameaux jaunes retombants jusqu'au sol.

Salix erythroflexuosa - Saule tortueux

Période de floraison Mars à Avril

Hauteur à maturité
4.00 m

Ce petit saule hybride, de dépassant guère 4 m sur 2 de large offre à la fois un port tortueux et pleureur, d'une belle élégance et d'une rare originalité. Ses longues branches torsadées en spirales teintées de rouge-orangé clair à caramel font sensation en hiver puis en été lorsqu’elles portent les feuilles étroites, également bouclées et torsadées. Idéal au bord d'une pièce d'eau où il fera sensation.

Saule de Pékin tortueux - Salix matsudana (babylonica) Tortuosa 80cm en pot de 2/3L

Période de floraison Avril à Mai

Hauteur à maturité
10.00 m

Ce saule tortueux de moyenne envergure et de croissance rapide dresse ses rameaux tortueux vert olive jusqu’à 10 m de hauteur. Ses feuilles caduques, lancéolées, légèrement dentées, sont également torsadées.

Les saules à chatons décoratifs

Salix caprea Kilmarnock - Saule marsault pleureur.

Période de floraison Fév. à Mars

Hauteur à maturité
3.00 m

Ce petit saule marsault mâle greffé sur tige, forme un parasol régulier aux branches retombantes qui s’ornent en fin d'hiver de chatons cendrés à la texture veloutée, virant au jaune. Peu encombrant et très facile à cultiver en tout sol un peu profond, même relativement sec en été, il est parfaitement adapté aux petits jardins, mais aussi à la culture en bac sur la terrasse.

Salix chaenomeloides Mount Aso en pot de 5L - Saule japonais

Période de floraison Mars à Avril

Hauteur à maturité
3.00 m

Ce saule japonais offre de remarquables chatons duveteux rose-rouge très décoratifs, qui éclosent en fin d'hiver sur ses rameaux nus. Baptisée Mount Aso en hommage à la beauté de ce volcan, presque aussi célèbre que le Mont Fuji. Très résistant au froid, il s'épanouira au soleil, dans un sol frais.

Saule Griffe de Loup - Salix gracilistyla

Période de floraison Mars

Hauteur à maturité
2.00 m

Le Saule Griffe de loup possède une floraison exceptionnelle de février à avril, sur ses rameaux nus rougeâtres, sous forme de gros chatons noirs, soyeux qui libèrent des anthères rouges à l’éclosion. Petit arbuste primé par la prestigieuse Société Royale Horticole anglaise qui sera du plus bel effet au jardin.

Salix subopposita - Saule nain

Période de floraison Mars à Avril

Hauteur à maturité
1.00 m

Saule nain aux allures de bonzaï adorable en mars-avril lorsque ses petits chatons duveteux argentés déploient leurs étamines dorés, recouvrant littéralement ses rameaux. Le feuillage duveteux est d'un vert-gris-bleuté très doux. Bien adapté aux petits jardins et rocailles ensoleillées, il s'épanouit dans un sol ordinaire, argileux, frais à humide.

Les saules à feuillage ornemental

Saule crevette - Salix integra Hakuro Nishiki en pot de 2L/3L

Période de floraison Jan.

Hauteur à maturité
1.50 m

Ce petit saule affiche un succès certain avec son feuillage multicolore et changeant, donnant l’illusion qu’il s’agit de la floraison. Son fin feuillage est panaché de rose et de vert tendre au printemps et se teinte de blanc et de vert moyen en été. Il se cultive sans difficulté à mi-ombre ou au soleil tamisé dans tout sol pas trop sec.

Saule doré - Salix sachalinensis Golden Sunshine

Période de floraison Mars à Avril

Hauteur à maturité
4.00 m

Cet arbuste rare, d’obtention japonaise datant seulement de 2007, possède un feuillage fin très lumineux d’un beau jaune doré. Il constitue un arbuste fiable et sain dont la croissance rapide et vigoureuse lui permet d’atteindre en un éclair sa taille adulte (entre 2,5 et 4 mètres de hauteur). Plantez-le en sol riche régulièrement amendé, impérativement frais voire très humide et taillez-le court en fin d’hiver.

Saule magnifique - Salix magnifica

Période de floraison Mars à Avril

Hauteur à maturité
7.00 m

Derrière sa silhouette buissonnante aux allures champêtres se cache un arbre aux teintes précieuses qui mêlent le vert jaspé de ses grandes feuilles de 20 cm avec le grenat de son jeune bois et des pétioles sans compter les chatons plumeux rouges qui s'épanouissant en vert pomme.

Plantation

Où planter le Saule ?

De manière générale, les saules apprécient un sol frais à humide, mais ils se contentent aussi d’un sol ordinaire et s’adapteront aussi bien à un sol léger, caillouteux et sableux que lourd et argileux, très humide. La plupart d’entre eux tolèrent la présence de calcaire ainsi que les terres sableuses ou légèrement acides et acceptent des inondations temporaires quand d’autres s’accommodent de situations sèches en été moyennant un arrosage épisodique copieux comme le saule des coyotes. Leur tolérance aux froids sibériens permet de les installer aussi bien en plaine qu’en montagne mais ils redoutent les étés caniculaires.

Plantez les saules pleureurs qui sont des arbres de grande envergure à distance des habitations (minimum 15 m) pour éviter que les racines en quête d’eau ne détruisent les canalisations. Choisissez un emplacement non bétonné, une prairie ou les berges d’un cours d’eau ou d’un étang.

Un emplacement ensoleillé ou légèrement ombragé convient à tous les saules.

Les saules pleureurs tolèrent des hivers rudes (-40 °C) tout autant que les climats tropicaux.

Salix alba Tristis

Quand planter ?

Plantez les Saules à l’automne de préférence pour assurer un enracinement profond avant d’affronter la sécheresse estivale.

Comment planter ?

    • Plongez la motte dans un seau d’eau pour bien l’humecter.
    • Creusez un trou de plantation, de 60 cm en tous sens pour les grands saules, de 40 pour les arbustifs ou une tranchée de 50 cm de large dans le cas d’une haie. Les saules arbustifs peuvent être distancés de 1 à 2 m selon leur vigueur et l’ampleur que vous souhaitez donner à chaque arbuste. Il sera toujours temps de piquer une bouture dans le sol pour densifier la haie !
    • Réalisez un bon apport de compost ou terreau à votre de terre de jardin si votre terre est pauvre.
    • Installez la plante dans le trou de plantation après avoir démêlé les racines qui ont pu tourner dans le pot.
    • Replacez la terre et tassez légèrement en formant une cuvette.
    • Arrosez.
    • Étalez une couche de paillage au pied afin de maintenir une bonne fraîcheur autour des racines. Cela limitera aussi la pousse des mauvaises herbes. 

    La reprise est très facile et rapide et ne demande que le contrôle de l’arrosage au cours des 2 premières années qui suivent la plantation.

Taille et entretien du saule

Arrosez régulièrement les deux premières années, en particulier lors des périodes chaudes et sèches. Cet arbuste ne demande pas d’autre entretien, si ce n’est la taille si elle est nécessaire, qui sera légère et réalisée après la floraison.

Taille du saule

Les saules décoratifs pour leurs chatons (Salix caprea, alba …)

Ils gagnent à être taillés tous les ans ou 2-3 ans afin d’obtenir de longues pousses porteuses de boutons et de garder de faibles dimensions au sujet. Vous profiterez de cette opportunité pour prélever des rameaux en boutons destinés à la décoration florale. Les boutons à fleurs se forment sur le bois de 1 an si bien que la taille ne doit pas s’opérer en hiver mais juste après la floraison (en dehors des rameaux destinés aux bouquets) de façon à diriger la sève vers un nombre limité de bourgeons végétatifs. L’emplacement de la coupe peut se faire au même endroit ce qui conduit à obtenir des saules « têtards » ou en « tête de saule » pourvus de gros renflements ou après le 1er bourgeon de la dernière pousse. Evitez de blesser ou supprimer les renflements qui contiennent une grosse partie des réserves de l’arbre.

Les saules destinés à la vannerie (Salix viminalis, triandra, purpurea, alba…)

  • Retaillez au même endroit tous les ans les brins d’osier après la chute des feuilles et avant la reprise de la végétation. L’endroit de la coupe peut se faire au ras du sol pour faciliter la coupe mécanique ou à 50 cm voire plus du sol de façon à former le tronc d’un arbre-têtard.
  • Formez des fagots homogènes puis conservez les brins vivants en faisant tremper leur base dans 10 cm d’eau. Si les brins ne sont pas maintenus vivants, ils finissent par voir leur écorce se brunir et flétrir au bout de 3-4 ans. C’est pourquoi les brins sont parfois traités en autoclave pour prolonger leur maintien à l’extérieur.
  • Plongez les brins intégralement dans l’eau pendant 8 à 10 jours avant de les tresser afin de les assouplir. Le tressage des brins vivants doit se faire entre décembre et avril.
Salix viminalis

Saules des vanniers

L’osier blanc est sec et n’a besoin que de quelques heures de trempage pour s’assouplir : les brins maintenus vivants jusqu’à la reprise de la végétation en mai ont été écorcés ce qui leur donne cette teinte claire.

Pour en savoir plus sur la vannerie

Les saules pleureurs et tortueux (Salix chrysocoma, sepulcralis, babylonica)

La taille est importante au départ afin d’obliger le tronc à prendre suffisamment de hauteur avant de laisser retomber ses rameaux. Un plant livré à lui-même formera un arbre 2 fois plus large que haut.

Sachez que les saules supportent mal les coupes de gros diamètre (supérieur à 5 cm) car ils cicatrisent mal entraînant la pourriture du cœur. Le bois léger est alors peu enclin à supporter du poids et casse facilement c’est pourquoi la formation de l’arbre doit se faire dès le plus jeune âge. Appliquez la taille suivante qui consiste à remonter la couronne progressivement :

  • Lorsque le tronc dépasse environ 2,20 m, sélectionnez les 5 ou 6 branches qui serviront de point de départ à la couronne.
  • En fin d’hiver, taillez-les juste au-dessus d’un bourgeon situé au sommet de la courbure (à 30-40 cm de son départ).
  • Éliminez les autres au ras du tronc.
  • Réalisez la même opération sur les nouvelles pousses des années suivantes de manière à remonter la couronne sous forme d’arcs de cercle superposés.
  • En parallèle, pensez à éliminer toutes les branches faibles, qui se croisent, qui portent des chancres (désinfectez bien le sécateur entre chaque coupe).

Maladies et ravageurs éventuels

Les saules sont généralement assez robustes s’ils ne subissent pas de stress dû au manque d’eau notamment ou à des tailles sévères.

Le feuillage est parfois sujet à l’anthracnose qui induit des taches noires auréolées de jaune sur les feuilles et les rameaux, au printemps et en été. Les feuilles tombent et des chancres se forment, empêchant la sève de circuler. La tavelure entraîne des taches noires au revers des feuilles puis sur les jeunes feuilles, les rameaux se recourbent et sèchent en se couvrant de lésions noires. Le chancre noir provoque aussi des taches foliaires et des chancres.

Dans les 3 cas, ramassez et brûlez les feuilles tombées au sol et taillez rapidement les rameaux malades. Pulvérisez un fongicide une fois par mois à partir de mars si l’attaque devait se répéter.

Les chenilles et pucerons suivis de dépôts de fumagine peuvent avoir des conséquences sur de jeunes plants et nécessiter un traitement insecticide (pyréthrine…). La plupart du temps, il n’y a pas besoin d’intervenir.

Multiplication : le bouturage

Bouturage

C’est le moyen le plus simple et efficace pour multiplier les saules. Coupez des rameaux quel que soit leur calibre et plantez-les dans une terre ameublie puis arrosez. L’enracinement est très rapide si bien que la formation d’une haie de petits saules est très simple à réaliser !

Utilisations et associations

Il existe une telle diversité de formes, de taille et d’exigences de culture chez les saules qu’il est impossible de ne pas trouver parmi eux un sujet qui se plaira dans votre jardin. Un saule y apporte toujours une note bucolique et naturelle, parfois très originale, romantique ou encore élégante selon les variétés.

Les saules pleureurs ou tortueux gagnent à être plantés en isolé au milieu d’une pelouse ou sur les rives d’un étang colonisé par des nénuphars ou des lotus ou d’une rivière. La silhouette de ces arbres inspira de nombreux poètes ou écrivains romantiques comme Alfred de Musset ou des peintres comme Monet qui voient dans cette forme une sorte d’évocation mélancolique. Leurs dimensions peuvent être extrêmement variables (7 à 20 m) selon le cultivar et la disponibilité en eau. Pensez à bien rechercher l’information auprès de votre pépiniériste avant de planter un saule dont il est difficile de se débarrasser s’il devient gênant. La longévité d’un saule pleureur peut atteindre une centaine d’années. Il peut former un bel ensemble sur les rives d’un étang ou d’un lac aux côté de Cyprès chauves, de Liquidambars, de Tulipiers de Virginie, de Nyssa sylvatica, de Gunnera qui réclament les mêmes conditions humides.

Salix alba Tristis

Majestueux saule pleureur sur le bord d’un étang

Le saule blanc (Salix alba), capable d’atteindre 25 m de haut, fait un excellent brise-vent, faisant miroiter son feuillage au revers argenté. Il a donné un certain nombre de cultivars à bois coloré utilisé en vannerie comme Britzensis  et Vitellina  que l’on peut conduire en saule têtard de faible hauteur.

Les petits et moyens saules de 1 à 7 m de haut, décoratifs par leur écorce colorée, leur feuillage ou leurs chatons au printemps peuvent constituer des haies champêtres que l’on recèpe à l’envie. Ils sont aussi ravissants en massif au côté d’un Hêtre, d’un Noisetier, d’un Hamamelis et d’un Physocarpus au feuillage coloré de pourpre ou d’or. Pour donner un peu de légèreté à la scène et la rehausser de tons chauds en été et à l’automne, plantez des touffes de Miscanthus ou de Panicum au premier plan. Aux abords d’un grand plan d’eau, plantez-les en compagnie de cornouillers à écorces colorées (Cornus sanguinea, Cornus sericea), de Miscanthus, d’Ajoncs ou Massettes. Constituez un tableau fleuri dans un style bohème chic en bichromie blanc et or avec en toile de fond un pommier d’ornement Malus Golden Hornet, puis le Salix sachalinensis Golden Sunshine, un Itea de Virginie Henry’s Garnett ou Little Henry’s et au premier plan quelques pieds de Ligularias.

Pour élaborer une haie arc-en-ciel,  il suffit d’introduire différents saules à feuillage coloré comme le saule crevette pour le rose et crème, Salix rosmarinifolia pour le gris argenté, Salix sachalinensis Golden Sunshine pour le doré sans oublier le saule magnifique (Salix magnifica) pour ses tons de jade…

Dans une rocaille au sol argileux profond, installez le saule nain du Japon, Salix subopposita, aux allures de bonsaï. Cet arbrisseau compact, de croissance lente, atteignant 1 m de haut sur 1,20 m de large, se couvre de chatons argentés puis dorés en mars-avril, avant l’apparition du feuillage duveteux d’un vert-gris-bleuté très doux. Il forme également de ravissantes bordures couvre-sol, garnit un talus et se glisse facilement dans un grand pot sur la terrasse où l’on profitera au plus près de sa floraison remarquable, puis de son beau feuillage. Pour animer une haie ou un massif sans entretien, associez-le aux Forsythia nain, Berberis pourpre nain, amandier nain de Russie (Prunus tenella) ou encore au Pommier d’ornement nain Malus Pom Zai.

Les petits sujets remarquables comme le saule Mount Aso peuvent être placés en point de mire au milieu d’un massif de bulbes précoces constitués de perce-neige, de crocus, de fritillaires et de jacinthes. Il forme aussi un joli massif arbustif dans les tons roses avec du Prunus triloba, des cerisiers et pruniers à fleur.

Pour aller plus loin

Découvrez notre large gamme de saules.

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