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conseil

Lutte biologique au jardin et au potager : les insectes auxiliaires

Les insectes auxiliaires à la rescousse des jardiniers

La lutte biologique permet, comme son nom l’indique de lutter contre les indésirables et les ravageurs de culture de manière écologique. Le but n’étant pas d’exterminer tout ce qui vit mais plutôt de réguler les populations pour qu’elles ne deviennent plus problématiques. Et pour cela nous aurons besoin de la faune : oiseaux, mammifères, araignées… mais aussi et surtout les insectes du jardin. Ce sont les fameux insectes auxiliaires ! La lutte biologique par le biais d’insectes auxiliaires est donc l’utilisation d’insectes pour nous aider à lutter préventivement ou activement contre les ravageurs et indésirables du jardin. Comment faire pour s’en faire des alliés ou les attirer dans nos jardins ? On vous dit tout dans cette fiche conseil.

Les insectes auxiliaires : comment font-ils pour nous aider ?

Les insectes auxiliaires peuvent être classés en deux catégories :

  • Prédateurs : ce sont des espèces insectivores (larves, adultes ou les deux) qui vont se nourrir des ravageurs et ainsi limiter leur population directement ;
  • Parasitoïdes : ce sont des insectes qui vont pondre leurs œufs dans les larves ou dans les œufs de leurs « proies« , ce parasitoïde va se nourrir de la larve ou de l’œuf, ce qui régulera aussi une éventuelle invasion de ravageurs.

Il va sans dire qu’en théorie, tous ces insectes auxiliaires devraient se trouver naturellement et en nombre suffisant dans tous les jardins. En pratique, ce n’est pas toujours le cas. Le mieux et le plus simple est de favoriser leur présence en créant un « sanctuaire » dans votre jardin : mare, haie vive, prairie naturelle, bois mort… et bien entendu le bannissement total d’insecticides et du reste de la chimie d’ailleurs.

Mais on peut aussi forcer les choses en introduisant artificiellement des auxiliaires indigènes. Certains apprentis sorciers ont tenté de le faire avec des espèces exotiques, ce qui a eu des répercussions préjudiciables sur la nature par la suite : un exemple parmi tant d’autres, la coccinelle asiatique.

Remarque : même si on en parle beaucoup ces dernières années, la lutte biologique par insectes auxiliaires a été étudiée depuis le XVIIIe siècle. La fin de la seconde guerre mondiale et son cortège de produits chimiques non utilisés sonna le glas de la lutte biologique.

jardin pour les insectes auxiliaires

Un jardin naturel est à privilégier pour favoriser abris et nourriture aux nombreux insectes auxiliaires

Les insectes auxiliaires contre les pucerons

Coccinelles

Probablement le plus célèbre de nos insectes auxiliaires : la « bête à bon Dieu » adulte ou même encore mieux à l’état larvaire abat un boulot incroyable de régulation des pucerons. Quelques larves de coccinelles suffisent souvent à en réguler une invasion.

Pour accélérer le mouvement, vous pouvez essayer d’en trouver quelques-unes en pleine nature, près des zones humides qu’elles affectionnent particulièrement. Vous pouvez également acheter dans certaines jardineries ou par correspondance des larves de coccinelles, encore plus voraces !

Syrphes

Ce n’est pas une guêpe, encore moins une abeille ! Ces insectes (il en existe un très grand nombre d’espèces) sont en réalité plus proche des mouches (ordre des diptères). Malgré tout ce sont des pollinisateurs très efficaces et leurs larves sont de véritables petits carnassiers qui se nourrissent de toutes sortes de pucerons. Pour avoir des syrphes chez vous, il vous faudra… des fleurs, des fleurs et encore des fleurs. Ainsi que de laisser en hiver et une bonne partie de la saison une couverture du sol : débris végétaux, paillis, feuilles mortes…

Larves de Chrysopes

La Chrysope ou Demoiselle aux yeux d’or (c’est plus poétique !) a beau paraître toute frêle et délicate, elle n’en est pas moins un prédateur particulièrement vorace concernant les pucerons. La larve comme l’adulte savent chacun dévorer des centaines de pucerons en une journée. A tel point que désormais, on en vend pour protéger nos cultures.

Insectes auxiliaires du jardin

Coccinelle, Syrphe et larve de Chrysope

Perce-oreilles

Les forficules ou perce-oreille ou encore pince-oreille sont des insectes (ordre des dermaptères) reconnaissable à leur pince à l’extrémité de l’abdomen. Ils sont totalement inoffensifs pour nous et les autres grosses bêtes à poils ou à plumes contrairement à la croyance populaire… En revanche, ils raffolent de chenilles, de pucerons et d’autres larves comme le ver du pommier (carpocapse). De temps à autre, ils grignotent quelques fruits ou abîment certaines fleurs. Mais ces quelques pertes sont largement compensées par le travail de prédateur de ces sympathiques perce-oreilles. Pour les attirer, rien de plus simple : un petit pot de terre cuite retourné et rempli de paille ou d’herbe sèche à placer au sol près des fruitiers et le tour est joué !

Aphidius

Même si elle est toute petite, cette représentante de l’ordre des hyménoptères est un parasitoïde particulièrement efficace. La femelle pond ses œufs directement dans le corps des pucerons. La larve, une fois sortie de l’œuf, n’a d’autre choix que de consommer l’intérieur du puceron. Ce dernier restera toutefois en vie juste le temps que la larve sorte pour se transformer et devenir adulte.  Il existe beaucoup d’autres espèces de micro-hyménoptères qui parasitent d’autres larves : notamment contre les chenilles de Pièrides de chou ou encore les chenilles mineuses. On les repère au stade de larve parasitoïde, car le puceron parasité devient gros comme une tête d’épingle. L’adulte se nourrit de nectar de fleurs, donc une présence de plantes sauvages comme l’achillée ou certaines apiacées (ombellifère) par exemple est une bonne chose pour les attirer chez soi. 

Les guêpes

Même si beaucoup de gens en ont une crainte relative, les guêpes dans leur majorité sont tout à fait pacifiques. En tout cas pour nous… Car elles font un boulot incroyable de prédation. Certaines guêpes sociales consomment sur une vie près d’un millier de mouches et autant de chenilles. Pour prendre un exemple, une guêpe solitaire du genre Passaloecus va manger pas moins de 1500 pucerons sur les quelques semaines de sa vie. Vous souhaitez attirer les guêpes prédatrices, semez donc du fenouil !

Les Pemphrédons

Ce sont de petits hyménoptères dont il existe une petite dizaine d’espèces dans nos jardins. Les femelles aménagent des loges et pondent leurs œufs dans des tiges creuses ou des tiges à moelle tendre (comme dans le cas du Sureau noir), du bois pourris, des galles… Pour nourrir leur progéniture, elles accumulent des pucerons paralysés (et parfois quelques cicadelles) au sein même des loges. Vous l’aurez compris, pour attirer cet insecte chez vous, il vous suffira de quelques branches ou tiges creuses, un peu de bois morts et… un jardin naturel et pas trop propre.

Insectes auxiliaires du jardin

Perce-oreille, Aphidius et Pemphrédon

Les insectes auxiliaires contre le reste des insectes et gastéropodes

Les Carabes

Ces coléoptères n’ont pas usurpé leur surnom de « tigre du jardin« . Ils bouffent tout et n’importe quoi, ce qui fait d’eux les plus précieux alliés du jardinier. Ils sont en effet zoophages, ils mangent des insectes, des gastéropodes, des acariens… aussi bien à l’état larvaire qu’adulte. Au menu des carabes : limaces, escargots, chenilles, pucerons, carpocapses, araignées rouges (tétranyques), doryphores, cicadelles, nématodes… mais aussi des espèces utiles au jardin comme les lombrics ou les araignées. Peu importe, les carabes (il en existe un grand nombre d’espèces !) sont de parfaits régulateurs d’invasion de ravageurs.

lutte biologique, insecte

Le carabe, un autre insecte précieux, friand de limaces, escargots et pucerons

Les Staphylins

Les staphylins ne passent pas inaperçus. Ce sont de gros coléoptères noir bleuté qui n’hésitent pas à chercher à vous intimider en soulevant l’abdomen si vous le surprenez au détour du potager. Bon évidement, sur les jardiniers, cette technique fonctionne assez peu. Néanmoins, cet insecte combatif est une bénédiction pour le potager et le jardin d’ornement car il est passé maître dans l’art de la chasse aux escargots et limaces, dont il consomme aussi les œufs. Mais ce n’est pas tout, il raffole aussi des larves d’insectes dont la mouche du chou. Si vous désirez des staphylins dans votre jardin, il vous suffit de couvrir le sol et de ne pas trop nettoyer le jardin méticuleusement : quelques feuilles mortes, un fagot de branches… feront son bonheur.

insecte auxiliaire : staphylin

Staphylin

Sauterelle verte

Les sauterelles sont principalement carnivores. Lorsqu’on est une grosse bête comme la sauterelle verte, et bien, soit on mange beaucoup, soit on mange du « gros« . C’est plutôt la deuxième solution qui l’emporte. La mâchoire puissante de la Sauterelle verte n’hésite pas à s’attaquer à de grandes chenilles ou des larves de doryphores. Si vous désirez en avoir chez vous, il n’y a pas grand-chose à faire si ce n’est de pas travailler la terre là où ce n’est pas totalement nécessaire. En effet, la femelle, reconnaissable par son ovipositeur caudal (cette sorte de « sabre » à l’extrémité d’abdomen) pond ses œufs dans la terre en fin d’été. Ne pas toucher à la terre à cet endroit permettra à la future génération de s’occuper de vos chenilles.

insecte auxiliaire : sauterelle

Sauterelle verte

Les Acariens

Ce ne sont pas des insectes mais des arachnides au même titre que les araignées (qui cela dit en passant régulent aussi les insectes indésirables). Depuis quelque temps, un acarien prédateur spécifique provenant du Chili, le Phytoseiulus persimilis, est vendu en jardinerie. Il s’attaque uniquement à l’araignée rouge, un acarien lui aussi, également connue sous le nom de Tétranyque tisserand, un ravageur qui épargne peu de plantes ornementales ou légumières. Ce petit acarien de couleur rose à rouge vif, brillant et de forme arrondie, peut consommer jusqu’à 5 adultes et 20 œufs et larves de Tétranyque. Comme c’est un prédateur spécifique, celui-ci disparaîtra en l’absence de ses proies.

Pour aller plus loin...

Ces quelques insectes et autres arthropodes ne sont évidemment que des exemples d’insectes auxiliaires parmi tant d’autres. On pourrait rajouter le Bombyle, les libellules, les araignées (classe des arachnides)… Sans compter les autres animaux insectivores : oiseaux comme les mésanges ou les fauvettes, mammifères comme la musaraigne ou même les chauves-souris, ainsi que les amphibiens comme les grenouilles ou les crapauds.

Si vous souhaitez être épaulé par une horde d’insectes auxiliaires, vous pouvez opter pour la création d’un jardin écologique. En créant une mare, une haie libre, des petits abris naturels… Retrouvez tous nos conseils pour y arriver dans : Concevoir et aménager un jardin écologique.

Consultez également notre fiche conseil : Accueillir les insectes du jardin ainsi que notre tutoriel pour fabriquer un hôtel à insectes.

Pour finir, je vous conseille cet excellent ouvrage sur les auxiliaires du jardin édité par Terre Vivante : Des auxiliaires dans mon jardin ! 

Les mésanges et grenouilles participent aussi très efficacement à la lutte biologique au jardin !

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