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Pailler, pourquoi ? Comment ?

et avec quel type de paillage

Le paillage, également désigné sous le terme de « mulch » est une technique de plus en plus utilisée au jardin et au potager tant elle est bénéfique pour le sol et les plantes.

A quoi sert le paillage. Quels sont les différents types de paillis ? Quel est le meilleur paillage pour chaque situation ? Quand et comment l’installer au jardin… Voici de nombreuses questions auxquelles nous allons tâcher de vous répondre !

À quoi sert le paillage ? 6 avantages

Le fait de couvrir les surfaces de terre nue (entre les plantes dans un massif, au pied des arbres et arbustes…) d’un paillis permet de :

  1. réduire l’érosion en surface, due à l’action de la pluie et du vent, et qui entraîne la formation d’une croûte sur le dessus de la terre. Cette croûte, parfois appelée « croûte de battance » freine la pénétration de l’eau.
  2. Freiner le développent de « mauvaises herbes », en particulier les annuelles qui ne peuvent germer sans lumière sous la couche de paillis… C’est d’autant plus efficace si vous prenez soin de nettoyer la surface avant d’étaler le paillis !
  3. Limiter l’évaporation en surface en période sèche et, au contraire, retenir la fraîcheur dans le sol. Cela permet d’économiser l’eau en été et de limiter la fréquence des arrosages !
  4. Jouer un rôle de « matelas » ou « couette » isolant en surface du sol en protégeant les racines des plantes de la chaleur en été, du froid en hiver.
  5. Selon le matériau utilisé, par exemple des déchets verts (taille, tontes, feuilles mortes), le paillis, en se décomposant progressivement, peut aussi enrichir la terre en éléments nutritifs.
  6. Apporter une finition soignée à votre jardin voire une note « déco » si vous combinez différents paillages entre-eux ou optez pour des paillages colorés.

On distingue essentiellement deux types de paillis : les paillis organiques et les paillis d’origine minérale.

broyat d'élagage

Un tas de broyat d’élagage – Un dégagement de chaleur est souvent observé… C’est plutôt sain car cela élimine les maladies éventuelles mais pensez à bien dégager les collets des plantes lors de la mise en place du paillis.

Les principaux paillis organiques du commerce

Ecorce de pin, paillis de chanvre ou de lin, copaux de bois… les paillis organiques sont très variés. Vous trouverez aisément dans le commerce :

  • L’écorce de pin
    L’écorce de pin est couramment proposée en différents calibres, en sac ou en vrac. C’est un paillis à durée de vie longue car il se décompose lentement. Par ailleurs, il a un effet acidifiant sur le sol à long terme. C’est donc un paillis idéal pour les arbres et arbustes de terre de bruyère, qui ne craignent pas les sols acides. On peut également l’utiliser pour revêtir les zones non cultivées comme les allées.
  • Le paillis de chanvre, de lin et de miscanthus
    Les paillis de chanvre, de lin et de miscanthus séduisent par leur couleur claire qui met en valeur les plantes en massif. Ce sont des paillis neutres, légers qui s’étalent facilement mais qui se décomposent rapidement, en deux années environ. On les trouve généralement en sacs. Ils sont particulièrement bien adaptés pour le paillage des pieds des plantes vivaces ou annuelles mais aussi pour les petites potagers. Ils s’incorporent au sol en fin de vie par simple griffage.
  • La paille de blé
    C’est le matériaux « originel », utilisé traditionnellement au potager mais aussi pour protéger les plantes les plus frileuses en hiver. Elle se trouve assez difficilement dans le commerce et plus facilement à la campagne. Néanmoins, si elle provient d’une exploitation agricole voisine, elle vous sera plus souvent proposée en roundballer qu’en petite botte. Economique et se décomposant vite, la paille est parfaite pour le potager mais c’est un matériaux assez peu dense qui laisse assez facilement passer les adventices si elle n’est pas étalée en couche trop mince. Quand la paille est préalablement hachée, elle est beaucoup plus efficace pour couvrir le sol. Au jardin, vous pouvez l’utiliser pour pailler vos massifs et le pied des arbres et arbustes. Côté style, l’aspect est indéniablement « rustique »… c’est charmant en jardin naturel, un peu moins dans les espaces plus contemporains.
  • Les copeaux de bois et plaquettes de bois
    Ces deux matériaux se différencient par leur calibre : fin pour les copeaux de bois, plus grossier pour les plaquettes. Ils sont issus des déchets de scieries et composé de feuillus ou de résineux et sont même parfois proposés dans une version colorée, teintés avec des colorants à l’eau. Les copeaux de bois sont légers et se dégradent rapidement alors que les plaquettes ont une durée de vie plus longue. Ils s’achètent en sac ou en vrac. Notez que de nombreux élagueurs broient désormais leurs déchets sur place : n’hésitez pas à les contacter, ils peuvent peut-être vous proposer de gros volumes de bois déchiqueté ou en plaquette à un prix raisonnable. Les copeaux de bois s’utilisent surtout en massif de vivaces alors que les plaquettes sont plus polyvalents et peuvent aussi servir à pailler le pied des haies ou des arbres.
  • Les coques de coco
    Les coques de coco sont un produit de valorisation des déchets de l’industrie agro-alimentaire. Elles se présentent sous la forme de petits morceaux d’1 à 2 centimètres, assez lourds et denses. C’est un paillage qui a l’avantage de ne pas s’envoler, qui se décompose très lentement et qui ne moisit pas. Brun foncé, il est très ornemental et bien adapté aux plantes méditerranéennes ainsi qu’au paillage des allées du jardin.
  • Les cosses de cacao
    Les cosses de cacao proviennent des coquilles qui renferment les fèves de cacao. Son odeur est d’ailleurs caractéristique ! Neutre, ce paillage se décompose généralement en une année et nourrit la terre. Ils servent principalement à pailler les massifs et parterre de fleurs. Néanmoins, ce paillis n’est pas recommandé si vous avez un chien qui aurait tendance à goûter à tout. En effet, ce paillis contient de la théobromine, un alcaloïde végétal toxique pour la gente canine.
  • Les cosses de sarrasin
    Les cosses de sarrasin font partie des paillages les plus fins. On en trouve assez facilement dans l’Ouest, chez les amateurs de galettes ! D’un joli marron glacé, ce paillis est parfait pour les potées et les petits massifs soignés. Il s’utilise également au potager car il est réputé pour être peu apprécié des limaces qui ont du mal à s’y déplacer. Il se dégrade progressivement en deux ou trois ans et s’incorpore à la terre.

La gamme des paillis est en constante évolution. On peut également trouver des paillis naturels et orginaux : coques d’abricot, de pêche, de noisette sont disponibles sur internet.

paillage organiques

Ecorce de pin, copeaux de bois, paillette de Miscanthus et Cosse de Sarrasin : paillis organiques

 

Les paillis ou mulch à partir des déchets du jardin

Pouvoir acheter du paillage est pratique mais c’est relativement coûteux. La solution la plus économique et naturelle consiste à utiliser les productions végétales du jardin pour pailler. Tout ou presque peut se tranformer en paillage.

  • Les tontes de gazon
    Une fois séchées au soleil, les tontes de gazon sont idéales pour pailler le potager. Elle se décomposent rapidement et apportent de l’azote aux plantes qui en ont particulièrement besoin au printemps. Néanmoins, n’étalez pas d’herbe humide en couche épaisse : une masse compacte, gluante et nauséabonde se formerait. Cette fermentation n’est pas bénéfique pour les plantes ! Si vous ne pouvez attendre que l’herbe sèche, étalez-la en fines couches successives.
  • Les déchets de taille des arbustes
    La taille des haie génère souvent beaucoup de déchets. Plutôt que de vous en débarrasser, passez-les au broyeur ! En fonction de la saison, vous obtiendrez un broyat un peu différent. Si vous taillez en hiver des arbustes caducs, vous obtiendrez un broyant sec qui durera plusieurs années. Si vous taillez des arbustes persistant ou des arbustes caduc en fin de printemps ou en été alors qu’ils sont en feuilles, vous obtiendrez un paillis plus vert : c’est le Bois Raméal Fragmenté, un excellent matériau de paillage !
    → à lire, sur le sujet : « Le BRF, qu’est-ce que c’est ? Comment l’utiliser au jardin » et « Broyeurs de végétaux : utilité, différents modèles, choix »

  • Les déchets de taille des plantes vivaces et annuelles
    Lorsque vous rabattez vos plantes annuelles, vivaces et vos graminées, à l’automne ou au printemps, vous pouvez tout à fait les laisser sur place. Pour améliorer leur aspect esthétique, coupez-les grossièrement au sécateur ou étalez-les puis passez la tondeuse dessus. Ces déchets se décomposeront rapidement et formeront un excellent paillis d’entretien.
  • Les feuilles mortes
    C’est une ressource préciseuse au jardin qu’il serait dommage de gâcher en les amenant à la déchetterie ! Etalez-les en automne bien sûr ; c’est un excellent matériau pour les massifs, le pied des arbres et le potager. Pour tout savoir sur l’utilisation des feuilles mortes au jardin, découvrez notre fiche conseil : « Les feuilles mortes, comment les utiliser au jardin »
  • Compost de jardin
    Le compost grossier et pas tout à fait mûr peut être étalé en guise de paillis nutritif : il achèvera sa décomposition en surface du sol et nourrira la terre en un seul geste.

Les paillis minéraux, un cas particulier

Les paillages minéraux sont le plus souvent constitués de graviers, de galets, d’ardoises pillées ou encore de pouzzolane.

Décoratifs, ils sont très appréciés dans les petits jardins et les massifs contemporains. Ils limitent l’apparition d’adventices et gardent un peu de fraîcheur à la terre en été mais, inertes, ils ne nourrissent pas le sol comme le ferait un paillis organique.

Ils sont recommandés dans quelques cas particuliers :

  • dans les rocailles ou les jardins en auge, pour isoler le collet des plantes alpines de l’humidité hivernale et garder un peu de fraîcheur en été,
  • dans les jardins méditerranéens où les plantes présentes, si elles sont adaptées, préfèrent les sols secs et pauvres,
  • pour créer un jardin sec, sur gravier ou reconstituer un milieu de type calcaire.
Paillages minéraux

Pouzzolane, gravillons, paillis d’ardoise et billes d’argile

Notez qu’on qualifie parfois de toile de paillage les bâches de plantation utilisée dans certains aménagements paysagers. Ils se développent dans les jardins mais sont peu esthétiques. Pour en savoir plus, retrouvez notre article sur le sujet : « Toille de paillage : pour ou contre ? »

Quel est le meilleur paillage ?

On nous demande souvent quel est le meilleur paillage. C’est assez simple : le meilleur paillage est un paillage adapté. Pour choisir un paillage, il faut prendre en compte deux critères essentiels que sont :

  • les besoins des plantes,
  • la durée de vie du paillage.

1) Choisir un paillis en fonction des plantes

En effet, toutes les plantes n’ont pas les mêmes besoins, il convient donc de choisir un paillis adapté. Certains végétaux apprécient les sols humides et riches en humus alors que d’autres préfèrent les sols sec et pauvres. De la même façon, les plantes de terre de bruyère comme les Rhododendrons, les Hortensias et les petits fruits rouges… se plaisent en sol acide. D’autres, comme le Phlomis supportent voire apprécient les sols calcaires. Pour les premiers, un paillis comme l’écorce de pin est parfait. Les paillis nutritifs et qui se décomposent vite seront également un bon choix pour les plantes qui aiment les sol riches. A l’inverse, les plantes frugales et aimant la chaleur seront à leur aise avec un paillage minéral.

Ces deux massifs aux tonalités similaires ont des besoins différents : le premier appréciera un paillage qui retient l’humidité alors que le second appréciera un paillage minéral.

2) Choisir un paillis en fonction de sa durée de vie

La durée de vie du paillage entre également en ligne de compte : on ne paille pas le pied d’une haie avec les même matériaux que les rangs d’un potager. Pour le pied des arbres et des arbustes, orientez-vous vers un paillage à forte granulométrie et à longue durée de vie comme les plaquettes de bois : vous serez tranquilles pour plusieurs années. Pour les massifs, un paillage plus fin de type broyat « maison » ou paillette de lin, de miscanthus est très esthétique. Enfin, au potager, l’herbe sèche, les feuilles mortes sont idéales car elles nourrissent la vie du sol et « fondent » comme neige au soleil laissant, au printemps, des parcelles presque prêtes à être plantées.

Le meilleur paillage : celui est qui adapté

Pour pailler une allée ou le pied d’une haie, choisissez un paillage longue durée. Inversement, au potager, optez pour un paillis qui se décompera rapidement et qui nourrira la terre.

Quand et comment pailler ?

1) Quand pailler ?

Le paillage peut se pratiquer toute l’année. Lorsque vous créez un massif ou plantez une haie, paillez immédiatement après plantation pour éviter que les herbes indésirables ne s’installent (cela va très vite). Néanmoins, les deux périodes les plus propices au paillage sont le printemps et l’automne.

  • Le paillage de printemps :

Il vise essentiellement à économiser les arrosages en gardant l’humidité dans le sol et à limiter le désherbage en freinant la croissance des mauvaises herbes. Il s’effectue de préférence, entre mi-avril et mi-mai, quand la terre est déjà un peu réchauffée et n’a pas encore souffert de la sécheresse. Vous pouvez ensuite, durant l’été, compléter l’épaisseur de la couche de paillage.

  • Le paillage d’automne :

Le paillage d’automne se fait avant les gelées, vers le milieu de l’automne, à l’occasion par exemple du nettoyage des massifs en fin de saison. étalé avant l’hiver, le paillage sert toujours à empêcher la croissance des mauvaises herbes, mais son rôle essentiel en hiver est de constituer une couche isolante protégeant les racines du froid. Il permet aussi de protéger les plantes peu rustiques. Une épaisse couche de paille ou de feuilles mortes est parfaite dans ce cas précis.

2) Comment pailler ?

Pailler est une opération simple mais quelques précautions sont néanmoins nécessaires :

  • Avant de pailler, commencez par nettoyer soigneusement votre massif ou la parcelle de potager, binez, puis arrosez si le sol est sec. Étalez ensuite le matériau en surface du sol, entre les plantes, en veillant à laisser le collet des plantes, la base des tiges, dégagés.
  • La bonne épaisseur se situe, en règle générale, entre 5 et 7 centimètres. 5 centimètres est un minimum pour que le paillage joue pleinement son rôle. Noter que plus le paillage est grossier, plus vous pouvez l’étaler généreusement. De la même façon, si votre paillage est destiné à protéger les plantes peu rustiques, n’hésitez pas : plus la couche est épaisse, mieux les racines sont à l’abri, vous pouvez aller jusqu’à doubler l’épaisseur habituelle de 5 à 7 centimètres.
  • Si votre paillage est constitué d’éléments « frais » comme l’herbe, paillez en plusieurs fois, en fines couches successives,
  • Dans le cas où vous utilisez du broyat frais, soyez particulièrement vigilant : étalé en couche épaisse, il peut chauffer. Dégager les collets des arbustes, au moins dans un premier temps, est très important.
  • Ne paillez jamais un sol sec, sans quoi le paillis freinerait plus encore la pénétration de l’eau. En cas de période sèche, commencez par un copieux arrosage avant d’étaler le paillis.
  • Ne paillez pas sur sol gelé, car le paillage aurait alors l’effet contraire de celui recherché… gardant le froid dans le sol !

7 questions souvent posées à propos du paillage

  • Faut-il enlever le paillage ?

Enlever le paillage n’est généralement pas nécessaire sauf au potager.

Dans les massifs, au pied des haies ou des arbres, il suffit de rajouter une couche de paillage pour le renouveler. Si vous avez l’habitude de travailler un peu la terre au printemps et si vous avez paillé avec un matériau organique qui se trouve bien décomposé, vous pouvez enfouir cette matière organique dans le sol par griffage puis étaler une nouvelle couche de paillis. Dans le cas contraire, ne l’enfouissez pas mais dégagez la couche de paillis et mettez-la sur le tas de compost où elle achèvera sa décomposition.

Au potager, s’il reste du paillage sur les parcelles en début de saison (février, mars) il est conseillé de l’enlever pour que la terre se « réessuie », c’est-à-dire qu’elle sèche un peu et puisse être travaillée un facilement et sans risque avant les semis. Enlever le paillage permettra également au sol de se réchauffer plus rapidement au grè des premières journées ensoleillées. L’excédent de paillage pourra être mis au compost ou servir à pailler un massif.

  • On dit que pailler provoque le jaunissement des feuilles, est-ce vrai ?

Oui, cela peut arriver occasionnellement mais c’est assez rare et cela ne concerne que les jeunes plantes. Ce phénomène est appelé « faim d’azote ». Il intervient si vous enfouissez un matériau mal décomposé car, dans le sol, les micro-organismes utiliseront l’azote du sol pour cette décomposition. Cela peut également arriver si vous utilisez un paillis plutôt carboné (constitué d’éléments ligneux comme la plaquette de bois ou le broyage de branches sèches). Il est très facile d’éviter la faim d’azote en disposant, juste avant de pailler, une couche de compost mûr au pied des plantes.
→ à lire, pour aller plus loin  : « La faim d’azote : qu’est-ce que c’est ? Comment l’éviter, y remédier ? »

  • Le paillage de mes massifs ne tient pas en place et se retrouve sur l’herbe, comment faire ?

Certains matériaux légers comme les copeaux de bois ou la paillette de lin ou de chanvre ont tendance à s’envoler au moindre coup de vent. Pour éviter ce phénomène, arrosez le paillis juste après l’avoir disposé afin de le « tasser ». Une autre astuce consiste, à la création du massif, à décaisser l’espace à planter de 10 cm par rapport à la pelouse. Découpez bien la bordure de massif : une le sol paillé, tout sera au même niveau et le paillage ne glissera plus vers la pelouse !

  • Des champignons poussent sur mes paillis, est-ce normal ?

Oui, c’est tout à fait normal et ce n’est ni dangereux ni inquiétant : c’est preuve que la vie se développe sur et dans votre sol.

  • Avant, je paillais mon potager mais un ami m’a dit que cela attirait les limaces et les mulots…

Le paillage a en effet cette réputation. Néanmoins, il semble fort que ce ne soit pas tout à fait exact. Dans les fait, les limaces sont plus visibles quand il y a un paillis car elles y logent mais elles sont tout aussi nombreuses mais moins visibles dans les parcelles sans paillis car elle se réfugient alors dans la terre. Il faut également savoir que les paillages constituent un milieu favorable pour les ennemis des limaces : les staphylins qui dévorent les œufs. Le paillage serait donc plutôt propice à un équilibre des populations de limaces.

Concernant les rongeurs, oui, le paillage leur est favorable s’ils étaient déjà présents dans le jardin. Aux matériaux « foisonnants » comme la paille, préférez des paillages plus fins ou étalés en couches fines.

  • Les merles retournent et déplacent mon paillage, que faire ?

En effet, c’est une de leurs activités favorites en hiver et au début du printemps… Vous pouvez tenter de poser un effaroucheur mais ils sont malins et causent, finalement, peu de dégâts. D’ailleurs, comme pour les champignons, leur présence est bon signe : cela prouve que, sous le paillage, il y a des vers de terre ! Un petit coup de râteau de temps en temps remettra rapidement de l’ordre dans vos massifs.

  • J’ai étalé du gravier dans mon petit massif méditerranéen mais il se mélange à la terre…

C’est l’un des inconvénients de ce type de paillage. L’idéal avec les paillages minéraux est d’intercaler un feutre géotextile entre la terre et le paillage afin que les différentes couches ne se mélangent pas.

 

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27 réflexions au sujet de « Pailler, pourquoi ? Comment ? »

  • marylene

    Bonjour, j'ai une grosse quantité de copeaux de chataignier je voudrais les utiliser pour pailler mes massifs, je les utilise déjà pour les ortensias mais j 'ai peur de trop acidifier mon sol.
    qu'en pensez vous ?

    Répondre
    • Ingrid

      Bonjour Marylene,
      Vous pouvez utiliser vos copeaux de châtaignier sur vos massifs. Il n'y a pas de risque d'acidification. Par contre, il est recommandé de ne pas pailler plusieurs années de suite avec le même matériau. Cordialement, Ingrid

      Répondre
  • blanck marcel

    Pour la cendre de bois;je vais diluer avec de l'eau,et traiter le sol de mes tomates (sol sablonneux )pour faire face a beaucoup de cul noir.traitement prévues jours ci fin juillet 2018
    je ne pense pas de contre indication.si oui merci de le signaler
    Meilleures salutations

    Répondre
    • Ingrid

      Bonjour ! Oui, vous pouvez tester cette solution mais je ne suis pas certaine qu'elle fonctionne. En effet, le "cul noir ou nécrose apicale est un trouble symptomatique d’une carence en calcium qui intervient lorsque le sol en manque, mais pas toujours. Le plus souvent, la cause est un arrosage irrégulier (alternance de période sèche puis d’arrosages abondants) qui rend ce calcium non assimilable par la plante. Je vous conseille donc plutôt d'arroser modérément, mais plus fréquemment et de pailler le pied de vos tomates pour conserver l’humidité. Cordialement, Ingrid

      Répondre
  • Irène

    Bonjour
    Vos conseils sont très intéressants
    J'ai commencé à pailler une partie de mon potager après récoltes, avec feuilles mortes, ensuite de la paille, puis compost pour maintenir la paille, (pas frais), mais j' ai oublié d'arroser avant et pour rattraper le coup, j'ai arrosé au-dessus de tout. Ai-je bien fait ?
    Peut-on encore remettre des couches en automne, ?
    Faut-il respecter un certain ordre de placement des différentes matières ?
    Autre question : Faut-il en plus, semer la moutarde ?
    Merci

    Répondre
    • Ingrid

      Bonjour Irène !

      Oui, vous avez bien fait d'arroser ensuite. Si l'arrosage a été assez abondant pour traverser les couches de paillage, pas de problème ! Généralement, on met le compost en première couche, pour éviter une éventuelle faim d'azote quand on paille avec des matériaux plutôt riches en carbone (broyat d'élagage...) mais ce n'est pas très grave car tout finira par se mélanger. Et oui, vous pourrez rajouter du paillage à l'automne : les feuilles mortes, ce sera parfaitement de saison :-) Si vos parcelles sont paillées, le semis de moutarde n'est pas nécessaire mais vous pouvez en semer (ou tout autre engrais vert) sur les parcelles qui n'auraient pas reçu de paillage. Cordialement, Ingrid

      Répondre
  • Monteil

    Bonjour
    J’ai faif refaire la pelouse de mon jardin avec apport de soi disant terre végétale, en fait on m’a livré de la terre de remblais pleine de cailloux et de mauvaises herbes. J’ai donc procédé au désempierrement et déracinement manuels autant que faire ce peut et je vais ensuite ressemer. Avant je voudrais nourrir la terre avec un engrais vert.
    Que me conseillez-vous ?
    Merci pour votre attention.

    Répondre
    • Ingrid

      Bonjour Mireille ! Cela dépend des plantations que vous envisagez après... et de la période de semis souhaitez. Si c'est de nouveau de la pelouse, il serait peut-être plus simple d'apporter du compost bien décomposé. Concernant la préparation du terrain, je vous conseille également cet article : https://www.promessedefleurs.com/conseil-plantes-jardin/ficheconseil/faux-semis
      Codia

      Répondre
  • BRIGITTE

    Bonjour

    J'ai planté des vivaces , des graminées et des arbustes sur une butte à 45° à peu près. Je voudrais mettre un paillage en BRF.
    Est-ce bien adapté, faut-il un autre paillage, sur quel épaisseur et quelle période ?

    Répondre
    • Ingrid

      Bonjour Brigitte !

      Malheureusement, le BRF n'est pas adapté car la pente est trop forte : le BRF va rapidement tomber au pied de votre butte. Mon conseil est de poser plutôt une bâche biodégradable, si ce n'est pas trop tard et d'ajouter des plantes couvre sol qui occuperont ensuite le terrain. Cordialement, Ingrid

      Répondre
  • Anne

    Bonjour,
    Je voudrais mettre un paillage de cosses de sarrasin sur le sol d'un potager que je viens de semer en partie. Est-ce que cela peut empêcher la pousse des légumes là où j'ai déjà semés ? Est-ce que je dois éviter de couvrir les lignes déjà semés ?
    Merci pour votre réponse.
    Anne

    Répondre
    • Ingrid

      Bonjour Anne ! Il vaut mieux attendre que le semis lève et que les plants soient bien développés. Si vous avez semé en rang, vous pouvez quand même pailler entre les rangs. Cordialement, Ingrid

      Répondre
  • Anne

    Merci Ingrid pour votre réponse !
    Anne

    Répondre
  • COURVOISIER LILIANE
    COURVOISIER LILIANE 12 mai 2019 à 22 10 46 05465

    Quel magnifique article, très complet !
    Merci

    Répondre
  • Réal

    Article en effet super instructif. J'ai paillé avec des plaquettes de bois clair voilà 2 ans un carré exposé plein soleil, ça a aidé les plantes, à supporter les étés très chauds. Sauf que tout est a fini par être absorbé ! Cette année je viens de faire l'investissement de pouzzolane, et de copeaux de châtaignier. Je comprends, à vous lire, que la couverture de pouzzolane n'est pas adaptée au climat chaud ?!? Merci de confirmer, ça peut être utile à tous.

    Répondre
    • Ingrid

      Bonjour,
      les paillis minéraux vont limiter un peu l'évaporation mais ils ont tendance à chauffer... contrairement aux paillis organiques.

      Cordialement, Ingrid

      Répondre
  • merlier

    Bonjour,
    j'ai une grande quantité de cosses de petits pois. Puis-je les utiliser en paillage ? merci et belle journée

    Répondre
  • dumè

    Bonjour,
    L'arrosage de mon potager se fait au moyen d'un système de goutte à goutte. Ma question est de savoir s'il vaut mieux disposer les goutteurs au dessus du paillis (foin) ou en dessous.
    Merci d'avance.

    Répondre
    • Virginie D.

      Bonjour,
      Il faut enlever le paillis pour mettre un goutte à goutte. Ce sont les tuyaux microporeux que l'on peut mettre sous le paillis.
      Cordialement.
      Virginie

      Répondre
  • MICHEL Sonia

    Bpnjour,
    J'ai acheté dans un commerce de grande distribution du paillis d’écorces de pin pour protéger mes hortensias. Or, dans un des grands sacs,en plastique épais, le paillis est très mouillé. Y a t il un risque que se soient développées des moisissures ou pourritures qui pourraient ensuite de contaminer les plantes ? Je préfère éventuelle jeter ce sac plutôt que mettre en danger des hortensias splendides et auxquels je tiens beaucoup .
    Merci de votre conseil.

    Répondre
    • Virginie D.

      Bonjour,
      Je pense que vous pouvez l'utiliser. Cela m'est déjà arrivé et je n'ai jamais constaté de souci de moisissures par la suite.
      Cordialement
      Virginie

      Répondre
  • Renald

    J ai été chercher en foret des plantes de fougères pour les transplanter dans un endroit semi ombragé en mi septembre ,es-que je dois les couper après la transplantation ?
    Jai tout fais pour les réchapper avec de la bonne terre à plante et un peu de poudre d os des copeaux de bois sur le dessus .
    Merci

    Répondre
  • Heller Simone

    Bonjour
    J'ai un massif d'arbustes et de vivaces. Je vais le pailler avec des plaquettes de bois. Puis-je planter des bulbes de narcisses ?

    Répondre
    • Virginie D.

      Bonjour Simone,
      Si vous ne mettez pas une trop grosse épaisseur (entre 5 et 7 cm, pas plus), les bulbes devraient le traverser sans souci.
      Cordialement Virginie

      Répondre
  • Vallet Isabelle

    Bonjour,
    Et merci pour cet article. Je suis en train de préparer mon potager pour l’hiver. Faut-il que j’enlève le paillis qui était sous les plantes qui ont eu des maladies ? En fait c’est à peu près partout ! Merci de votre attention.

    Répondre
    • Virginie D.

      Bonjour Isabelle,
      Ne l'enlevez pas maintenant, laissez le cet hiver et vous pourrez l'enlever en février/mars pour que la terre se réchauffe et sèche un peu.
      Cordialement Virginie

      Répondre
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