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Pourquoi planter des soucis au potager ?

Pourquoi planter des soucis au potager ?

Découvrez leurs atouts pour le jardin

Sommaire

Créé cette semaine  par Alexandra 5 min.

Avec leurs fleurs jaunes ou orangées, les soucis ou Calendula apportent une jolie touche de couleur au potager. Mais cette plante annuelle ne se contente pas d’être décorative : elle peut aussi contribuer à attirer les pollinisateurs, favoriser la biodiversité et accueillir certains insectes auxiliaires. Facile à semer et peu exigeante, elle trouve facilement sa place entre les légumes ou en bordure des cultures. Alors, pourquoi planter des soucis au potager ? Découvrez les bonnes raisons de les adopter et nos conseils pour bien les installer au jardin.

Difficulté

Le souci, une fleur pleine d’atouts au jardin

Le souci des jardins (Calendula officinalis) est une plante herbacée annuelle de la famille des Astéracées, originaire du bassin méditerranéen. Ses fleurs, d’un orange éclatant ou d’un jaune lumineux, s’épanouissent généreusement du printemps jusqu’aux premières gelées.

Peu exigeant, le souci pousse dans la plupart des sols ordinaires à condition de bénéficier d’une exposition suffisamment ensoleillée. Il se multiplie très facilement par semis et peut même se ressemer spontanément d’une année sur l’autre.

Cultivé depuis des siècles dans les jardins de curé et les jardins d’apothicaire, il a toujours eu sa place entre les rangs de légumes, au même titre que le tagète ou œillet d’Inde, lui aussi fréquent dans les potagers.

Calendula officinalis, Soucis au potager

Pourquoi planter des soucis au potager ?

Pour attirer les pollinisateurs

Avec ses capitules ouverts et riches en nectar et en pollen, le souci est une fleur très appréciée par les abeilles domestiques, les bourdons, les abeilles sauvages et les papillons. Sa floraison longue et continue est un atout majeur : elle permet aux insectes de butiner de mai à novembre, y compris quand d’autres fleurs se font rares.

Pour vos cultures, c’est un bénéfice direct : plus de pollinisateurs présents, c’est une meilleure fécondation des courgettes, courges, haricots, tomates ou fraisiers, et donc de meilleurs rendements.

Soucis, Calendula, pollinisation

Pour favoriser la biodiversité

Planter des soucis permet d’offrir un habitat et une source de nourriture à la petite faune du jardin. Au-delà des pollinisateurs, ses tiges et son feuillage abritent de nombreux insectes, et ses graines peuvent profiter aux oiseaux en fin de saison. En laissant quelques pieds monter en graines, vous renforcez le maillage écologique de votre potager.

L’intérêt est avant tout de multiplier les habitats et les ressources disponibles. Une parcelle composée exclusivement de légumes offre moins de diversité qu’un espace où cohabitent légumes, fleurs et plantes aromatiques. Un potager diversifié est aussi un potager plus résilient : plus il accueille d’espèces, plus les équilibres naturels s’installent, et moins les déséquilibres (pullulation de ravageurs, par exemple) sont fréquents.

Le souci peut donc trouver sa place dans une démarche de jardinage favorable à la biodiversité, notamment lorsqu’il est associé à d’autres plantes à fleurs qui se succèdent au cours de la saison.

Pour profiter de ses fleurs comestibles

Autre avantage du souci : ses fleurs peuvent être utilisées en cuisine. Les pétales ont une saveur légèrement poivrée et un peu amère, qui relève joliment les plats, et leur couleur vive embellit l’assiette :

  • en salade : effeuillez les pétales sur une salade verte, de tomates ou de pâtes ;
  • en pâtisserie : dans des gâteaux, biscuits ou crèmes, pour un effet visuel garanti ;
  • en substitut du safran : séchés, ils colorent les plats d’un jaune doré (on parle parfois de « safran du pauvre »).

Pour une utilisation alimentaire, il est évidemment préférable de récolter des fleurs cultivées sans traitements phytosanitaires. On prélève généralement les pétales ou les fleurs fraîches au moment où elles sont bien ouvertes.

Soucis, Calendula, fleurs comestibles

Pour favoriser la présence d’insectes auxiliaires

Le souci attire les syrphes, les coccinelles, les chrysopes ou encore certaines petites guêpes parasitoïdes. Ces insectes sont les meilleurs alliés du jardinier : leurs larves, ou eux-mêmes à l’âge adulte, se nourrissent de pucerons, de cochenilles et d’autres ravageurs.

En attirant et en nourrissant différents insectes, les plantes fleuries peuvent ainsi contribuer à créer un environnement plus favorable à cette faune. C’est particulièrement intéressant dans un potager où l’on cherche à limiter les interventions et à favoriser les régulations naturelles.

Installer des soucis au potager, c’est donc mettre en place une lutte biologique naturelle, sans produit de traitement, directement au plus près de vos cultures. Il faut toutefois éviter les raccourcis : planter des soucis ne garantit pas l’absence de pucerons ou d’autres ravageurs. Leur intérêt réside davantage dans leur contribution à un écosystème diversifié que dans une action insecticide directe.

Pour apporter de la couleur et structurer le potager

Au-delà de son utilité, le souci participe à embellir le potager. Avec ses fleurs lumineuses, il permet de créer facilement des touches de couleur entre les rangs de légumes.

Les soucis peuvent être utilisés pour former une petite bordure autour d’une parcelle, ponctuer une planche de culture ou occuper un espace libre. Leur floraison généreuse apporte du relief au jardin et permet de mieux structurer visuellement les différentes zones.

C’est également une bonne façon de mêler plantes utiles et plantes ornementales, sans réserver les fleurs aux seuls massifs du jardin.

Pourquoi intégrer des soucis ou Calendula dans un potager

Le souci protège-t-il vraiment les légumes contre les ravageurs ?

Le souci est souvent présenté comme une plante capable d’éloigner certains ravageurs du potager. Cette réputation mérite toutefois d’être nuancée.

Il existe de nombreuses associations de plantes traditionnellement recommandées au jardin, mais il ne faut pas en déduire que la simple présence de soucis suffit à protéger les légumes contre les pucerons, les chenilles ou d’autres insectes indésirables.

Le souci a un intérêt indirect, notamment en participant à la diversification végétale et en fournissant des ressources à certains insectes auxiliaires, qui aident à réguler les ravageurs. Son action reste modeste face à une forte attaque : il complète une démarche globale (rotation, paillage, observation régulière), mais il ne la remplace pas.

Soucis, Calendula au potager

Une plante facile à cultiver et peu exigeante

L’un des grands atouts du souci réside dans sa simplicité de culture. Le semis peut être réalisé directement en pleine terre, généralement au printemps, lorsque les conditions sont suffisamment favorables. Les graines sont faciles à manipuler et la germination est généralement rapide lorsque le sol est suffisamment humide et que les températures sont adaptées.

Le souci apprécie une exposition ensoleillée, même s’il peut tolérer une situation légèrement moins lumineuse. Il se contente d’un sol de jardin ordinaire, à condition que celui-ci ne soit pas constamment détrempé.

Une fois installé, il demande relativement peu d’entretien. Un arrosage peut être nécessaire pendant les périodes sèches, notamment après le semis et lors de l’installation des jeunes plants. Ensuite, les arrosages peuvent généralement être espacés lorsque les conditions le permettent.

Pour prolonger la floraison, il est conseillé de supprimer régulièrement les fleurs fanées. Mais si vous souhaitez récupérer des graines ou favoriser le ressemis naturel, laissez quelques fleurs arriver à maturité.

Le souci a d’ailleurs tendance à se ressemer spontanément dans les jardins où il se plaît. Il peut ainsi réapparaître l’année suivante sans qu’il soit nécessaire de refaire systématiquement les semis.

Où planter les soucis au potager ?

Le souci s’intègre partout, mais quelques emplacements sont particulièrement judicieux :

  • en bordure des planches, pour border les légumes et attirer les auxiliaires au contact des cultures ;
  • au pied des tomates, aubergines, poivrons : ces cultures sensibles aux pucerons profitent de la présence des coccinelles et syrphes ;
  • près des cucurbitacées (courgettes, courges, concombres), qui ont besoin de pollinisateurs ;
  • à proximité des choux et des haricots, pour attirer les auxiliaires et détourner une partie des pucerons ;
  • en îlots dans le potager, pour répartir régulièrement les ressources en nectar et pollen, plutôt que de les concentrer au même endroit ;
  • en pot ou jardinière, pour les petits potagers, balcons et terrasses.

Nos conseils de culture :

  • espacez les plants d’environ 25 à 30 cm pour qu’ils s’épanouissent bien ;
  • évitez de les planter trop serrés contre de jeunes plants fragiles, qu’ils pourraient étouffer ;
  • semez-en à plusieurs reprises dans la saison pour étaler la floraison.

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