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Puceron : identification et traitement

nos conseils pour lutter naturellement et efficacement

Le puceron est petit insecte bien connu qui peuple nos jardins où il forme des colonies sur diverses plantes ornementales, potagères ou fruitières. Les jardiniers observent souvent ces colonies de pucerons noirs sur les cerisiers ou de pucerons verts sur les rosiers, entre autres.

Une invasion de puceron ne pose pas forcément problème : avec un peu de patience, les auxiliaires du jardin s’en occupent et finissent par vous en débarrasser en quelques semaines. Néanmoins, les pucerons peuvent occasionner des dégâts sur les jeunes plantes et pousses de l’année, obligeant à intervenir. Pour cela, il existe des solutions anti-pucerons naturelles, bio, pour vous permettre de lutter efficacement afin de réduire les pullulations néfastes à vos cultures et plantations.

Les différents types de pucerons

Puceron noir, puceron vert, pucerons sur les rosiers ou sur les tomates… il existe plusieurs centaines d’espèces de pucerons des plantes cultivées mais heureusement peu commettent de réels dégâts dans les jardins. Les pucerons sont des insectes piqueurs et suceurs de sève, particulièrement virulents par temps chaud. Ils s’attaquent à la quasi-totalité des espèces végétales cultivées et leur taille varie entre 2 et 4 mm. On les rencontre souvent en colonies sous les feuilles, au bout des rameaux ou sur les pédoncules des fleurs. Certaines espèces ont un cycle de développement qui se fait sur plusieurs plantes successives. C’est-à-dire que dans une même saison, elles passent d’une plante hôte primaire à un ou plusieurs plantes hôtes secondaires.

Presque toutes les espèces passent l’hiver sous la forme d’œufs pondus sur des feuilles ou dans le sol. Ces œufs vont donner naissance à des pucerons femelles à l’origine des premières colonies. Elles se reproduisent alors par parthénogenèse. Quelques individus sont pourvus d’ailes pour pouvoir coloniser d’autres plantes. Des mâles sont présents en automne pour permettre une fécondation sexuée, avant la ponte des œufs.

Les pucerons sont exploités par les fourmis pour leur sécrétion de miellat et vont jusqu’à protéger leur élevage en s’attaquant aux auxiliaires qui s’approcheraient d’un peu trop près.

Elevage de pucerons par les fourmis.

Voici quelques espèces les plus fréquemment rencontrées :

  • Puceron noir de la fève (Aphis fabae)

Colonie de pucerons noirs au cœur d’une tête d’artichaut.

Cette espèce passe sur plusieurs plantes hôtes successives. On la retrouve d’abord sur le fusain, la viorne obier puis dès le mois d’avril sur les cultures potagères : fève, betterave, concombre, haricot, artichaut, rhubarbe mais aussi sur le pavot, le dahlia, la capucine, etc…

  • Puceron noir du cerisier (Myzus cerasi)

Ses piqûres provoquent très tôt un enroulement ou une crispation des feuilles, ainsi qu’une déformation des rameaux. Il sécrète un miellat sucré et collant qui entraîne des brûlures, le dessèchement des feuilles et une réduction importante de la production. La fumagine peut apparaître également.

  • Puceron vert (Myzus persicae)

Les hôtes primaires de prédilection de cette espèce sont les fruitiers du genre Prunus notamment le pêcher. Elle migre ensuite sur les cultures potagères : pomme de terre, tomate, poivron, laitue, chicorée, épinard, choux, carotte, concombre, melon, courgette, etc…

  • Puceron vert du rosier (Macrosiphum rosae)

Il se développe au niveau des jeunes pousses, des boutons de fleurs ou sur la face inférieure des feuilles. Il n’y a pas lieu de s’inquiéter dans un jardin favorable aux auxiliaires, car ils régulent très bien les pucerons. Surveillez toutefois les jeunes rosiers.

Colonie de pucerons verts sur une jeune pousse tendre de rosier.

  • Puceron cendré du chou (Brevicoryne brassicae)

Comme son nom l’indique, ce puceron s’attaque spécifiquement aux choux et est favorisé par un temps chaud et sec. Il est vert clair recouvert d’un duvet blanc et envahissent souvent les choux de mai à octobre. Si les pucerons sont en grand nombre, les dégâts peuvent être importants sur les semis et les jeunes plantations de choux.

  • Puceron cendré du pommier (Dysa­phis plantaginea)

Cette espèce se reconnaît par sa pulvérulence blanchâtre, les individus ailés étant noirs. C’est le puceron le plus dangereux, notamment sur les jeunes arbres. Au printemps, on observe rapidement l’enroulement des feuilles, des déformations des rameaux et des fruits.

  • Puceron lanigère du pommier (Eriosoma lanigerum)

Sécrétion blanchâtre typique du puceron lanigère du pommier. (photo : Wikipédia)

Sa présence excessive se traduit par la formation de chancres boursouflés sur les branches charpentières et l’affaiblissement des arbres. On le reconnaît à la cire blanchâtre qui le recouvre. Il hiverne dans les replis des écorces dans la partie basse des arbres, jusqu’au départ des racines.

  • Puceron lanigère des racines (Pemphigus bursarius, Protrama flavescens…)

Ces espèces s’attaquent à plusieurs plantes potagères au niveau des racines, notamment les salades qui pomment difficilement et parfois dépérissent.

  • Puceron jaune (Cryptomyzus ribis)

Il est souvent présent au printemps, sous les feuilles. Sa piqûre provoque des boursouflures caractéristiques et l’apparition de couleurs rougeâtres que l’on peut observer facilement sur les feuilles de cassis par exemple. Ce puceron est rarement dangereux pour les plantes. Il sévit aussi sur les lauriers roses.

Les dégâts occasionnés

Au jardin, quand une attaque de puceron survient, on observe généralement :

  • un ralentissement de la croissance,
  • une déformation des feuilles,
  • le développement de fumagine, une maladie qui se traduit par l’apparition d’une substance noire et collante sur les feuilles et les fruits,
  • une baisse de production fruitière,
  • un risque accru de maladies car les pucerons, en piquant les plantes pour se nourrir, peuvent transmettre de nombreux virus comme celui de la mosaïque du concombre par exemple.

Lutte mécanique

Le premier moyen pour lutter contre les pucerons est la lutte mécanique. Elle consiste à :

  • disperser les colonies de pucerons à l’aidre d’un jet d’eau (tuyau d’arrosage ou pulvérisateur),
  • Écraser les pucerons à la main… ce qui est lent et fastidieux !

Pour les arbres fruitiers, l’utilisation d’un anneau de glu disposé sur le tronc et sur le tuteur de l’arbre est souvent recommandée.  Ce dispositif, destiné à pieger mécaniquement les fourmis, capture aussi d’autres insectes utiles.  N’en abusez pas et, si vous utilisez ces bandes de glu, ne les laissez en place que d’avril à juin.

Les traitements anti puceron naturel

Les auxiliaires ne sont pas toujours en nombre suffisant pour juguler les populations de pucerons et en cas de pullulation massives, plusieurs solutions s’offrent à vous.

Agissez de façon graduelle, en fonction de la sévérité de l’attaque, en pulvérisant :

  • Une solution de savon noir à raison de 15 à 30 g pour un litre d’eau, dès les premières attaques.
  • Un insecticide à base de pyrèthre végétal, en dernier recours.
  • Sur les arbres fruitiers, appliquez un badigeon blanc à base de chaux sur le tronc et les charpentières l’hiver suivant une année à forte invasion de ravageurs (et non de manière systématique tous les ans ou tous les deux ans). Ceci permet de détruire en grande partie des formes hivernantes de pucerons mais pas que.

Avant toute chose, nous vous conseillons de vérifier au préalable s’il n’y a pas d’insectes auxiliaires (larve ou ponte) présents sur la plante. Le savon noir, le badigeon et les insecticides ne sont pas sélectifs, ils tueront aussi les auxiliaires.

Certains jardiniers utilisent aussi des infusions de gousse d’ail, des décoctions d’absinthe ou de tanaisie ou encore du purin de menthe poivrée. outefois, à l’heure actuelle, leur efficacité n’est pas démontrée scientifiquement.

Les solutions de biocontrôle

Il est possible d’acheter dans certaines jardineries ou par internet des auxiliaires à introduire au jardin afin de lutter contre des ravageurs. Pour le jardinier amateur, l’introduction d’un auxiliaire est délicate : il faut choisir la bonne espèce, la mieux adaptée au problème à traiter, l‘introduire au bon moment et en quantité adéquate.

Cette solution est particulièrement bien adaptée en serre ou véranda. Chez Promesse de fleurs, ce sont des larves de chrysopes qui œuvrent avec efficacité dans nos serres.

A gauche : larve de chysope (photo Christian Pinatel de Salvator via Wikipedia) – A droite : chrysope adulte

Les auxiliaires introduits dans un jardin ne resteront et survivront que s’ils y trouvent toutes les conditions favorables à leur développement tout au long de l’année. Sinon, ils mourront ou partiront. Il va de soi qu’après l’introduction, il faut éviter l’emploi de tout produit chimique ou biologique (insecticide, soufre, savon noir…).

Dans un jardin, il est beaucoup plus efficace, durable et moins onéreux d’attirer les auxiliaires indigènes présents dans l’environnement en installant des hôtels à insectes.

Prévention

La meilleure des prévention contre les invasions de pucerons est de créer un jardin biologiquement équilibré. En effet, bien que cela puisse surprendre, les pucerons sont utiles au jardin, car ils servent de garde-manger pour les auxiliaires qui, bien nourris tout au long de leur cycle de vie, sont plus nombreux pour lutter efficacement contre les ravageurs des fruits et légumes, soit les plantes à protéger véritablement. Réduire leur population, oui… les éradiquer, non ! Laissez donc des pucerons sur les plantes d’ornement et sauvages.

Colonie de pucerons noirs sur un sureau (Sambucus nigra).

Notez également que développement des colonies de pucerons est souvent le signe d’une vigueur excessive de la plante et d’un déséquilibre dans la composition de la sève. Évitez les excès d’engrais riches en azote.

Pour créer un bon équilibre au jardin :

  • Plantez des couvre-sols qui offrent des abris aux larves d’auxiliaires, notamment les coccinelles.

Larve de coccinelle en plein repas.

  • Implantez tôt au printemps, dans le potager, une plate-bande de phacélie et de bourrache, qui s’épanouira à partir de début juin. Ces fleurs attirent les syrphes qui sont des prédateurs des pucerons.
  • Favorisez la présence permanente et la survie hivernale des auxiliaires afin qu’ils interviennent le plus tôt possible au début du printemps et enrayent les pullulations : syrphe, coccinelle, chrysope, microguêpes, cécidomyie, mésange, perce-oreille en installant des abris, des hôtels à insectes et des nichoirs.

La mésange se délectent des pucerons.

  • Plantez de nombreuses fleurs autour du potager et parmi les légumes et laissez des plantes « relais » envahies de pucerons (camomille, capucine, digitale…).

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5 réflexions au sujet de « Puceron : identification et traitement »

  • bouzar

    très intéressant

    Répondre
  • Elodie GF

    Personnellement, en cas d'attaque trop forte (c'était surtout le cas sur mes plantes en pot sur terrasse... Plus difficile de trouver un équilibre biologique) j'utilise un mélange aux huiles essentielles ! J'aimerai d'ailleurs votre avis là dessus, voici la recette, issue du site de la Compagnie des Sens :

    "-5 gouttes d'huile essentielle de Petit Grain Bigarade
    -5 gouttes d'huile essentielle de Menthe Poivrée
    -10 gouttes d'huile essentielle de Géranium Rosat
    -20 gouttes d'huile alimentaire (colza, tournesol, olive,...)

    Diluer le mélange dans 1L d'eau, et ajouter 1 à 2 gouttes de savon noir liquide ou de liquide vaisselle. Agiter fortement puis pulvériser la solution sur les plantes à traiter."

    J'ajoute plutôt une cuillère à soupe de savoir noir, histoire de combiner les effets. Très efficace et naturel ! (Huiles essentielles bio, bien sûr.)
    Depuis 6 mois que je suis en maison, je n'ai refait ce mélange qu'une seule fois récemment (attaque de mon cerisier nain, et d'un petit groseiller dont les jeunes pousses en étaient absolument crispées et envahies, les pucerons élevés par les fourmis.)
    Le pyrèthre est très efficace mais détruit tous les insectes sans différence (les fourmis semblent bien résister à mon petit mélange). Je l'utilisais en pot mais suis rebutée à l'idée de l'utiliser au jardin, même si la substance est photosensible. De plus, c'est très toxique pour les chats et un bon nombre se promène dans mon jardin.

    Avez vous déjà entendu parler des huiles essentielles au jardin ?
    Très bonne journée

    Répondre
    • Virginie D.

      Bonjour,
      Effectivement, j'en ai déjà entendu parler mais ne m'étant pas encore penchée sur le sujet, je ne saurais m'avancer à donner une opinion. Tenez-nous au courant ;-)
      Cordialement.
      Virginie

      Répondre
  • Labbé

    mais jeunes pousses de rosier sont pleines de pucerons ,
    l'an passé il n'y en avait pas . Que faire pour s'en débarrasser
    est-ce que je peux pulvériser de l'eau savonneuse
    merci

    Répondre
    • Virginie D.

      Bonjour,
      Oui, vous pouvez pulvériser du savoir noir dilué dans de l'eau par exemple, vous avez le dosage dans notre fiche conseil dans le paragraphe "les traitements anti-pucerons naturels" ou bien laisser faire la nature.
      Cordialement
      Virginie

      Répondre
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