La protection naturelle des cultures

La protection naturelle des cultures

un jardin en bonne santé, sans pesticide !

Sommaire

Mis à jour le 11 Août 2022  par Ingrid B. 2 min.

Au jardin, qu’il soit potager ou ornemental, la meilleure des protections contre les parasites est de favoriser la présence d’auxiliaires. Cette « protection biologique intégrée » (BPI), une fois mise en place, permet un équilibre ravageur – prédateur et limite ainsi les infestations massives et, par conséquent, les dégâts.

Difficulté

Qui sont les Auxiliaires ?

Les auxiliaires sont tous les êtres vivants du jardin qui participent à sa vie et à sa bonne santé.

Si la coccinelle et le hérisson sont emblématiques, ce sont aussi, par exemple :

  • les vers de terre qui aèrent le sol participent à la création de l’humus,
  • les abeilles, bourdons, papillons… ces pollinisateurs sans qui nous n’aurions pas de fruits,
  • les mésanges, les perce-oreilles qui consomment les pucerons,
  • les staphylins, grands amateurs d’œufs d’escargots et de limaces,
  • les couleuvres et vipères, si mal aimées et qui, pourtant, contribuent à la régulation des populations de mulots…
Auxiliaires du jardin

Bourdon, mésange, perce-oreilles et couleuvres : tout des auxiliaires au jardin !

 

Comment favoriser leur présence et les fidéliser ?

Comme tous les êtres vivants, les auxiliaires ont besoin du gîte et du couvert pour vivre. Afin de favoriser leur présence au jardin, vous pouvez :

Plantes utiles au jardin naturel

Cornus mas, Digitales pourpres, Achillée millefeuille et Cardère : des plantes très utiles pour les auxiliaires

  • ne jamais utiliser d’insecticide chimique et n’employer qu’avec discernement les insecticides naturels, même biologiques, car en supprimant la totalité des ravageurs, vous supprimez également la nourriture des auxiliaires,
  • nourrir les oiseaux, mais seulement par grand froid pour ne pas les rendre dépendants, et mettre à leur disposition des nichoirs afin de faciliter leur reproduction,
  • ménager des passages dans vos clôtures afin de laisser circuler les hérissons qui ont besoin de vastes territoires de chasse,

Le hérisson est un grand dévoreur de limaces mais il a besoin d’un vaste territoire.

 

  • disposer de petits abris à insectes un peu partout dans le jardin (bûches percées de trous, petits fagots de tiges à moelle, pots en terre remplis de paille et suspendus) ou construire un hôtel à insectes, décoratif, très pédagogique mais un peu moins efficace pour certains auxiliaires,
  • pailler massifs et potagers car, si les paillis sont parfois accusés d’abriter limaces et escargots, ils hébergent aussi leurs ennemis comme les staphylins.

Faut-il acheter des auxiliaires ?

Si la lutte biologique via l’installation d’auxiliaires est efficace sous serre, elle l’est un peu moins en milieu ouvert, les insectes s’installant là où bon leur semble, chez vous ou chez votre voisin…

Néanmoins, l’achat d’auxiliaires peut constituer une bonne solution afin d’enrayer certains problèmes sérieux au niveau du sol (vers blancs, vers gris, carpocapse de la pomme), par exemple via l’inoculation de nématodes qui s’effectue par simple arrosage ou le dépot de lerve de coccinelle.

→ Retrouvez toute notre gamme d’insectes auxiliaires et nématodes ici

Livres pour aller plus loin

– « Coccinelles primevères mésanges » – Denis Pépin et Georges Chauvin – Éditions Terre vivante
– « Un jardin accueillant, héberger la faune au fil des saisons » – Monique Vincent Fourrier – Éditions Ouest France