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la plantation d'une haie - conseils pratiques
plantation

Comment planter une haie ?

Conception, choix des végétaux, plantation

Au jardin, planter une haie n’est pas un acte anodin. Cela mérite réflexion quant au style, au choix des arbustes mais aussi quant à son emplacement, en particulier si elle longe une limite de propriété. Une fois la décision prise, la plantation peut débuter, mais elle ne s’improvise pas.

Quand planter une haie ? Quelles distances observer par rapport à une clôture ou à la limite de proriété ? Comment bien préparer le terrain ? Comment bien installer les arbustes en terre ?  Je vous invite à découvrir les réponses et mes conseils pour réussir la plantation de votre haie !

Où planter une haie ?

C’est le premier point à aborder. Où se trouvera votre haie ? Et aussi quelle taille devra-t-elle faire une fois les arbustes devenus matures ?

Tout d’abord, rappelons les grandes règles générales qui encadrent l’implantation d’une haie mitoyenne :

  • Si votre haie a pour objectif d’être plantée en bordure limitrophe de votre terrain, celle-ci devra être placée à 50 cm de la limite de propriété pour des arbustes ne dépassant pas 2 m de haut.
  • Si les arbustes dépassent cette hauteur (soit plus de 2 m) alors ils devront être plantés à 2 m de distance de la limite de propriété votre terrain.

Ce sont des données généralistes et elles peuvent différer selon les régions et les règles d’urbanismes en vigueur dans votre commune. Pensez à vous renseigner en mairie pour connaître les distances de plantation préconisée par chez vous.

Si votre haie n’a pour but que de délimiter des parties au sein même de votre jardin, vous aurez beaucoup plus de souplesse quant à l’utilisation et la hauteur des essences plantées.

Haie fleurie

Jolie haie fleurie au printemps (©Christophe Fouquin-Fotolia)

Quand planter une haie ?

« A la Sainte Catherine, tout bois prend racine. » Ce vieil adage est toujours d’actualité aujourd’hui. Le meilleur moment pour planter des arbres ou des arbustes se situe en automne. Pour rappel, la Sainte Catherine se fête le 25 novembre.

Vous pouvez planter les arbustes à feuillage persistant (Troène, Photinia, Laurier-cerise, … par exemple) début septembre. Lorsqu’on plante les arbustes assez tôt en automne, les jeunes racines peuvent ainsi bénéficier d’une terre encore chaude et humide avant la venue des périodes de gel. Pour les arbustes très résistants, c’est-à-dire moins frileux, vous pouvez continuer de planter tout au long de l’hiver mais toujours en dehors des périodes de gel.

Si vous redoutez vraiment les frimas de l’hiver pour votre future haie, vous pouvez alors planter en fin d’hiver ou au tout début de printemps après les fortes gelées. Dans les régions froides, comme en montagne, vous planterez soit en octobre avant les grands froids ou au début du printemps lorsque la neige aura fondu.

Pour rappel, en période de gel, l’eau n’est plus accessible par les racines car celle-ci est devenue solide, vos arbustes souffriront alors de sécheresse, il est donc important de planter avant ces périodes pour que le système racinaire de votre plante ait eu le temps de se développer suffisamment. Mais aussi, et c’est un point important, l’arrosage nécessaire à la plantation pourrait endommager les racines si l’eau venait à geler par la suite. Prudence donc !

Il existe différents conditionnement pour les arbustes de haie : en conteneur de plusieurs litres, idéal pour de grands sujets et ayant une période de plantation très large (toute l’année en dehors de périodes de gel et de canicules) ; à racines nues, parfait pour les arbustes résistants mais la période de plantation est réduite (entre novembre et février) ; en godets, très économiques si vous avez beaucoup d’arbustes à planter ; et en motte, un bon compromis entre le conteneur et les racines nues.

Pour en savoir plus, découvrez notre fiche conseil : « Arbustes de haie : racines nues, mottes, godets, arbustes en pot… Que choisir ? »

Quelles plantes pour ma haie ?

Le choix des essences est vaste et ne devra pas être pris à la légère. Arbustes persistants ou caduques ? A fleurs ou feuillage coloré ? Haie mono-spécifique ou mixte ? Taillée ou libre ? En ligne simple ou double rang ? A racines nues ou en conteneurs ? Vous l’aurez compris, il est difficile parfois de s’y retrouver et de choisir efficacement vos futures acquisitions.

Votre haie peut n’avoir pour but que de cloisonner votre jardin mais… il existe tellement de types de haie différentes : des haies fleuries, à fruits décoratifs, un peu sauvage, haies strictes classiques, haies libres, haies à feuillage coloré, haies persistantes, … Tout cela dépendra de vos goûts personnels et du style de votre jardin.

Haie avec des arbustes persistants

Haie persistante (©hcast-Fotolia)

Ne suivez pas trop la mode ! Votre haie restera bien plus longtemps dans votre jardin que l’éphémère engouement pour telle ou telle essence…

Ne plantez pas n’importe quoi n’importe où ! N’oubliez pas de bien vérifier la rusticité et les besoins de vos arbustes (sol, ensoleillement, ..) avant de les choisir et de les planter : une haie d’arbustes de bord de mer sera difficile à faire pousser dans… les Alpes.

De plus, il vous faut prendre en compte aussi le temps et l’énergie nécessaire à l’entretien. Une haie stricte et taillée impeccablement demandera bien plus d’effort qu’une haie libre.

Heureusement Promesse de Fleurs ne vous laisse pas tomber et vous propose de parcourir ces quelques articles qui vous aideront dans vos choix : découvrez notre gamme complète d’arbustes de haie !

La préparation du terrain

La préparation du terrain est essentielle. Elle conditionne, en grande partie, la bonne reprise et le développement rapide de vos arbustes.

Deux méthodes s’offrent à vous :

  • La méthode lente et facile

Cinq à six mois avant la plantation, vous pouvez recouvrir de vieux cartons (sans encre au plomb pour éviter une contamination aux métaux lourds dans votre sol) la surface sur laquelle vous allez planter vos arbustes. Ces vieux cartons seront maintenus au sol à l’aide de pierres ou de briques (recouvrir de terre ou de sable n’est pas envisageable dans les endroits venteux !). Le principe est simple : le carton va occulter la lumière ce qui empêchera les plantes en-dessous de pousser et les fera même mourir. Une fois le carton retiré, vous pourrez constater que le sol a été entièrement « décapé » mais aussi que la structure de votre terre s’est améliorée. Les deux seuls inconvénients de cette méthode sont sa lenteur relative et le fait que vous aurez plusieurs mètres carrés de carton brun qui « décoreront » votre jardin durant de nombreux mois.

Désherbage avec des cartons

La méthode douce : couverture de cartons afin d’occulter la lumière

  • La méthode rapide et… plus sportive

Sortez la houe ! Elle vous permettra de décaper l’herbe et d’éliminer les autres plantes très efficacement. Les « déchets » ainsi produits se retrouveront rapidement sur votre tas de compost pour une revalorisation ultérieure. Le principal avantage de cette méthode est sa rapidité. Une fois la terre mise à nue, vous pourrez planter pratiquement tout de suite.

Attention ! : pensez à votre dos (et au reste de votre organisme par la même occasion). Avant de vous lancer dans le décapage à la houe, faites des petits exercices d’échauffements et d’étirements de tous vos muscles et articulations. Cela vous prendra quelques minutes mais vous évitera bien des courbatures et des blessures. Ce conseil est valable pour la plupart des travaux au jardin qui se révèlent aussi physiques et même parfois plus que certains sports.

  • Décompactage du sol et nettoyage du terrain

Si le sol vous parait très compact, et c’est souvent le cas,décompactez-le en passant à la fourche bêche. La méthode consiste à bêcher avec votre outil sur une profondeur de vingt à trente centimètres environ et sans retournement des mottes. Les mottes doivent être cassées mais pas retournées pour ne pas enfuir de matières organiques et ne pas mélanger les couches du sol  sinon les micro-organismes mourront et ne pourront plus contribuer à améliorer votre sol.

Un sol compact aura du mal à absorber l’eau et la vie du sol sera moins active. De plus, il vous sera difficile de creuser les trous ou la tranchée nécessaire à la plantation.

Pour infos, si le problème de compactage du sol persiste, pensez lui apporter de la matière organique régulièrement, idéalement sous forme de compost. Cela permettra de réactiver la vie du sol.

Nota bene : Évitez d’utiliser une grelinette à ces endroits, vous allez lui « casser les dents ».

Une fois la terre mise à nue, il ne vous restera plus qu’a passer le croc pour éliminer les dernières racines présentes à cet endroit et continuer à casser les dernières mottes.

  • La Technique du « faux semis »

Une technique répandue dans les potagers mais qui mérite d’être utilisée pour d’autres types de plantations (arbres, massifs, …). Elle consiste à préparer le terrain tout à fait comme si vous alliez planter tout de suite mais… vous allez attendre deux semaines. Les adventices, dont les graines contenues dans le sol auront germé, seront très faciles à éliminer à la rasette dès qu’elles pointeront le bout de leurs feuilles.

A lire, sur le sujet : « Le Faux semis, une technique efficace pour réduire les « mauvaises herbes » 

  • Planter sur bâche

Planter sur bâche pour éviter d’être envahi par les adventices peut sembler une bonne idée. Pourtant, cette dernière présentera rapidement des fissures dans lesquelles pourront se glisser diverses petites plantes indésirables qui se révéleront très difficile à éliminer. De plus, du terreau peut se former au fil du temps sur la bâche même accueillant dans ce cas aussi ces fameuses « mauvaises herbes ». Nous conseillons préférentiellement à nos clients, l’utilisation d’un bon paillis ou une plantation de vivaces couvre-sols (voir le point « finitions »).

Paillage d'une haie

Pose d’une toile de paillage

Pour information, il existe des toiles de paillage biodégradables en jute ou en chanvre qui se dégradent au fil du temps et remplacent ainsi avantageusement une bâche classique. Ces types de toiles cumulent les avantages d’une bâche (couverture uniforme et facilité de placement) et d’un paillage organique (nourrit le sol, dégradation naturelle de la toile, esthétique).

Pour en savoir plus : « Toile de paillage, pour ou contre ? »

La plantation, en pratique

Selon le type de plante et la force, vous pouvez planter vos arbustes de haie un par un, au trou par trou s’il s’agit d’arbuste en conteneur ou en motte ou bien creuser une tranchée s’il s’agit d’arbuste en racines nues.

  • Pour les arbustes en conteneur ou en motte

Plongez vos arbustes en conteneur dans de l’eau durant une heure pour bien humidifier la motte. Sortez ensuite l’arbuste de son pot et commencez à décompacter la motte à l’aide de vos doigts. Dégagez aussi le chevelu des racines  (les plus fines et les plus fragiles) délicatement à l’aide d’une vieille fourchette. S’il apparaît que certaines racines sont abîmées, pourries ou sèches, vous pouvez les couper au sécateur.

Plantation d'une haie en conteneur

Décompactez la motte

Creusez un trou d’une taille d’environ le double du volume du conteneur. Réservez la terre ainsi extraite sur le côté et mélangez-là si vous le désirez avec un peu de compost bien mûr.

Posez la motte au fond du trou et maintenez l’arbuste bien droit. Faites en sorte que le collet soit au même niveau que la surface du sol. C’est à ce moment-là que vous pourrez placer un tuteur si le besoin s’en fait sentir.

Remplissez le reste du trou avec la terre extraite, éventuellement enrichie avec du compost. Tassez bien avec les mains. Évitez de tasser avec les pieds car vous pourriez blesser les racines superficielles. Puis apportez un bon arrosoir (10 l) à chaque arbuste ainsi planté pour combler les « trous d’air » qui pourraient apparaître entre les racines et la terre.

Les plantes en mottes n’ont pas besoin de toute cette préparation. Il suffit d’enlever le filet et de poser la motte au fond du trou. Rebouchez le trou, tassez et apportez un bon arrosoir d’eau.

Attention ! : les tuteurs sont utiles mais… parfois mal placés, ceux-ci peuvent abîmer les racines. S’il est attaché à l’aide d’une fixation « blessante » (du fil de fer par exemple), l’écorce pourra être détériorée, surtout si on le laisse trop longtemps. Il est difficile d’enlever un tuteur planté depuis plusieurs années. Au vu de tous ces désagréments, il est souvent préférable de ne pas tuteurer. Dans des endroits particulièrement venteux, vous pouvez simplement réduire la prise au vent de votre nouvel arbuste en réduisant le volume de branches ou, dans le cas d’un scion (un jeune rameau allongé), en coupant à vingt ou trente centimètres le « tronc » au-dessus du sol. Ainsi, l’arbre ou l’arbuste de votre haie n’offrira plus guère de prise au vent, il se ramifiera rapidement pour se densifier et sera bien fixé dans le sol pour la suite de sa croissance. Si vous désirez vraiment tuteurer, je ne peux que vous conseiller de le placer en biais face aux vents dominants. Ainsi, celui-ci n’abîmera pas les racines tout en maintenant fortement l’arbuste. Rappelez-vous de desserrer un peu les liens au printemps et en septembre pour laissez une circulation de sève  correcte.

  • Pour les arbustes à racines nues

En premier lieu, commencez par « habiller » les racines. Cela veut dire que vous devrez couper avec un sécateur bien aiguisé 1/3 de la longueur des racines pour provoquer l’apparition de radicelles.

Planter une haie en racines nues

Plantation d’une haie basse en racines nues (©LianeM-Fotolia)

Préparez un pralin constitué de terre de jardin, d’eau et de fumier. Un mélange « vache – poule – cheval » sera parfait : nul besoin pour cela de vivre dans une ferme, il existe du fumier déshydraté vendu dans toutes les jardineries. Ce pralin servira à protéger les racines et à les hydrater. De plus, la richesse en nutriments du pralin « boostera » la formation de radicelles chez vos arbustes. Vous pouvez eux aussi les planter au trou par trou mais il sera peut-être plus rapide et plus simple de creuser une tranchée.

Creusez donc une tranchée sur la longueur de l’implantation de la haie et d’une profondeur un rien supérieure à la longueur des racines de vos arbustes.

Placez vos arbustes au fond de la tranchée de sorte que le collet soit au niveau de la surface du sol. Remplissez de terre. Tassez et apportez de l’eau pour éliminer les derniers « trous d’air » qui pourraient rester (le pralin sert aussi à les limiter).

Les distances de plantation : quel écart entre chaque arbuste ?

La distance de plantation correspond à l’espace qu’on laisse entre chaque arbuste. Cet espace varie en fonction de plusieurs critères : la nature de la haie (taillée, libre), le conditionnement des plants, la taille de l’arbuste à l’âge adulte, le niveau de densité souhaité (haie impénétrable ou haie semi transparente…).

Néanmoins, généralement, on s’accorde pour dire qu’il convient de ménager un espace de :

  • 60 cm pour des arbustes en godets et racines nues
  • 70 à 80 cm pour des plantes en pots de 2 ou 3 litres
  • 80 cm à 1 mètres pour des pots de pots de 4 litres jusqu’à 10 litres
  • 1 mètre à 1,2 mètre pour les pots supérieurs à 10 litres.
Plantation d'une haie

Plantation d’une haie de hêtres en racines nues

Après la plantation, les finitions

Vos arbustes sont plantés et vous en profiterez durant de nombreuses années. Mais n’oubliez pas « d’habiller » le pied de ceux-ci avec un bon paillage : copeaux de bois, écorces de pin, … pour limiter la prolifération d’adventices qui entreront en compétition avec vos arbustes, éviter une évaporation d’eau trop importante et améliorer la structure du sol.

Pallage d'une haie après plantation

Paillis en écorces de bois

Mais attention toutefois, n’utilisez pas en paillage d’éléments frais, comme de la tonte de gazon en grande quantité par exemple ou même un paillage de BRF (Bois Raméal Fragmenté) sur de jeunes sujets nouvellement plantés. En effet, les champignons et bactéries qui décomposent la matière organique fraîche ont besoin d’azote pour faire leur travail. Ils vont puiser cet azote minéral directement dans le sol au détriment de vos jeunes plants d’arbustes nouvellement plantés qui pourront prendre un air maladif et rachitique (feuillage jaunit, retard de croissance, …). C’est ce qu’on appelle la « faim d’azote ».

Pour remédier à ce problème, pensez simplement à nourrir vos arbustes dès le départ à l’aide d’un peu de compost ou de fumier bien décomposé, déposé au fond du trou ou de la tranchée à la plantation.

Nota bene : ce phénomène peut aussi arriver lorsque vous incorporez du compost non encore mûr à vos plantations.

Besoin d’en savoir plus sur le paillage ? Découvrez nos conseils  : « Pailler, pourquoi ? Comment » 

Une ou deux années plus tard, lorsque le paillage aura pratiquement disparu (pour les moins pérennes), vous pourrez tenter de planter quelques vivaces couvre-sols pour ombre sèche : Epimédiums, Brunnera macrophylla, Geranium macrorrhizum, …  Ce sera plus joli tout en gardant tous les avantages du paillage.

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