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terre acide au jardin
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Jardiner en sol acide

Conseils et plantes adaptées

On s’inquiète souvent de l’acidité ou non de nos terres. Les sols acides possèdent parfois quelques inconvénients notamment au niveau de la fertilité de ceux-ci mais ils ont aussi des avantages. En effet, bon nombre de superbes plantes, souvent dites de “terre de bruyère”, y poussent facilement. Voici tous nos conseils pour tout savoir sur les sols acides : Comment les reconnaître ? Que faire d’un sol acide ? Que planter dans un sol acide ? Faut-il vraiment intervenir ? On vous dit tout…

Qu'est-ce qu'un sol acide ? Comment savoir ?

L’acidité d’un sol se chiffre en fonction de son potentiel Hydrogène, soit le pH. Lorsqu’un pH d’une solution est  supérieur à 7, on dit qu’elle est basique (ou alcaline). Aux alentours de 7, elle est neutre. Et inférieur à 7, la solution est acide. Pour un sol, on peut ajuster un peu ces chiffres comme suit :

  • 3,5 < pH <6,8 : sol acide
  • 6,9 < pH <7,2 : sol neutre
  • 7,3 < pH <9,0 : sol basique ou alcalin
jardiner en terre acide

Test de pH

Il existe évidemment toute une gamme de terre acide allant de la légère acidité non-problématique à une acidité critique, de l’ordre d’un pH 5 (les sols tourbeux vont carrément jusqu’à un pH de 3,5 !). Le pH de votre sol dépend du sous-sol, c’est-à-dire du type de roche sous vos pieds, de la composition de votre sol (argileux, limoneux, …), de sa teneur en calcaire mais aussi des apports que vous lui faites : engrais, culture de résineux, paillage de tonte de gazon, …

Pour tout savoir sur le pH d’un sol et le mesurer, découvrez nos fiches conseil :

Les inconvénients d'un sol acide

Un sol acide peut présenter plusieurs inconvénients :

  1. Une faible activité biologique du sol : les micro-organismes (bactéries, champignons, levures) semblent être en « stand-by » car la production d’humus ou la dégradation des éléments organiques ne se fait pas ou très peu. Les vers de terre sont aux abonnés absents et les autres « petites bêtes » (coléoptères, myriapodes, …) qui peuplent les terres saines ne sont plus qu’un lointain souvenir.
  2. Le blocage des éléments nutritifs : les éléments nutritifs tels que l’azote, le potassium, le phosphore et les différents oligo-éléments nécessaires à la croissance des plantes sont comme « bloqués » dans le sol et n’arrive plus jusqu’aux plantes. Celles-ci souffrent alors de retard de croissance, de carence et sont plus sujettes aux maladies. 
  3. Le piégeage des métaux : l’acidité facilite l’absorption par les plantes d’ions métalliques comme l’aluminium ou le cuivre mais aussi des métaux plus polluants comme le plomb, le cadmium ou le mercure, dits métaux lourds et qui sont hautement toxiques.

Nota bene : paradoxalement, les terres riches en humus ont souvent un pH qui oscille entre 5.6 et 6.6, soit une terre acide… Mais ces terres ne nécessitent pas de correction car les éléments nutritifs et l’activité biologique du sol y est parfaitement normale.

Comment améliorer un sol acide ?

La plupart des plantes s’accommodent d’une légère acidité (aux alentours d’un pH 6) mais il est parfois nécessaire de s’approcher de la neutralité, notamment pour obtenir de bons rendements au potager.

Voici quelques solutions pour corriger un sol acide :

Faire un apport d’amendement basique

« Le mieux est l’ennemi du bien ! » Gardez cet adage à l’esprit si vous cherchez à corriger le pH de votre sol. En effet, il faut toujours agir avec parcimonie pour éviter des déséquilibres plus dramatiques encore.

Des amendements riches en calcaire vont alléger la terre et relever le pH : les racines des plantes pourront ainsi s’enfoncer plus profondément dans le sol, les nutriments seront plus facilement assimilables par les plantes et l’eau et l’air pourront circuler plus librement. Il en existe toute une série :  la dolomie, la cendre de bois, la marne, la chaux agricole, le calcaire broyé, le lithotamme, … 

jardiner en terre acide

Cendre de bois (non traité)

Apportez cet amendement en automne ou au tout début de l’hiver. Incorporez-le à la terre par un léger griffage du sol. Arrosez régulièrement pour que la chaux ou n’importe quel amendement alcalinisant puisse être actif. Il sera sans doute nécessaire de renouveler l’opération sur plusieurs années.

Vous pouvez aussi incorporer du compost par un léger griffage. En effet, le compost mûr a la particularité de rendre neutre les sols. Gardez à l’esprit que n’importe quel apport organique servira à améliorer votre terre (paillage, compostage de surface, terreau de feuilles mortes, …).

Nota bene : certains terres possèdent des ions calciums non-actifs. La terre est donc acide tout en étant riche en calcium. L’apport d’un amendement basique risque de déséquilibrer le sol et la vie qui s’y trouve. Avant de faire la moindre correction, il est toujours nécessaire de connaitre son sol parfaitement grâce à l’observation des plantes bio-indicatrices ou à l’aide d’une analyse complète en laboratoire.

Semer une couverture végétale

Vous pouvez aussi aider le sol en semant un couvert végétal qui se chargera de rectifier l’acidité et la structure de votre sol : du lupin, du millet, du mélilot, du sarrasin, … en association.

Laisser faire la nature !

Cette solution n’est à réserver que si vous avez le temps et que vous êtes dans un esprit un peu naturaliste-perma-écolos (et si c’est le cas d’ailleurs, c’est très bien !). Laissez pousser les herbes qui poussent naturellement sur la zone à « corriger ». Les plantes se chargeront d’elles-mêmes de rééquilibrer le pH (et d’autres soucis par la même occasion). Cela prendra du temps : un an, deux, trois, … peut-être plus. Et vous verrez les effets lorsque la flore changera. Les plantes aimant les sols acides disparaîtront petit à petit au profit d’autres plantes plus neutrophiles.

Tirer parti d'un sol acide : planter des végétaux adaptés.

Un sol acide n’est pas réellement problématique pour peu que l’on pense y cultiver des plantes adaptées. Certaines plantes ne poussent que dans des sols acides et sont souvent superbes.

En voici quelques exemples :

Arbres et arbustes d’ornement pour sol acide

Tous les membres de la famille des Ericacées sont des arbres et des arbustes qui aiment les terre acides : les bruyères et les callunes bien sûr (d’où le vocable « Terre de bruyère »), les Azalées et Rhododendrons, les Pieris et les moins connus Enkianthus mais aussi, on l’oublie souvent, les myrtilliers.

Les camélias, les Cornus à fleurs (tels que Cornus kousa ou Cornus florida), les Érables du Japon et les Magnolias apprécient aussi une légère acidité du sol.

Les Hydrangeas (seul Hydrangea paniculata tolère vraiment les sols calcaires) complètent aussi le tableau des arbustes de sols acides.

Mais il en existe bien d’autres : Daphnés, Sarcoccoca, Skimmia, Leucothoe, … Et bien entendu tous les conifères dont notamment les Ifs.

→ pour aller plus loin, découvrez notre fiche conseil « 10 arbustes à cultiver en sol acide « 

Vivaces, bulbes et annuelles pour sol acide

La plupart des plantes de sous-bois forestiers apprécient les sols acides.

Les fougères bien entendu dont surtout l’Osmonde royale et le Blechnum spicant. 

Les vivaces d’ombre fraîche : Heuchère, Tiarella, Epimédium, Anémone du Japon, Rodgersia, Et des couvres-sols purement forestiers comme l’Aspérule odorante, le Cornus canadensis ou la Petite pervenche.

→ pour aller plus loin, découvrez notre fiche conseil : « 10 plantes vivaces à cultiver en sol acide « 

Dans les bulbes : les lys, les erythroniums, les cyclamens, l’ail des ours, les jacinthes, …

Les graminées (au sens horticole du terme) aiment assez les sols acides, notamment les bambous qui peuvent vite y devenir envahissants si on n’y prend garde. Les carex et les laîches, les Hakonechloa, les Ophiopogons, les luzules, … s’y sentent particulièrement bien. 

Au potager

Un potager sur sol acide est tout à fait possible. Les Fabacées comme les haricots, les pois ou les fèves s’y plaisent bien. Les Apiacées telles que le Panais, la carotte ou le fenouil s’en accommodent aussi. Les Chénopodiacées y sont totalement indifférents : Poirée, épinard, arroche, chénopode, … Ajouter à cela : les pommes-de-terre, les courgettes et les courges ainsi que de la mâche. En revanche, évitez la culture du chou ou d’autres brassicacées : radis, navet, moutarde, …

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