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Mélèze, Larix : planter, tailler et entretenir

Le Larix, Mélèze, en quelques mots

  • Les Mélèzes sont des conifères de montagne ou de plaine de climat très froid qui ont la particularité de s’embraser et perdre leurs aiguilles à l’automne puis de se parer d’une jolie couleur vert tendre au printemps.
  • Les espèces types possèdent une magnifique silhouette conique tandis que des cultivars pour rocaille présentent différents ports, globuleux, pleureur, pyramidal à rameaux tortueux chez Larix kaempferi Diana, avec des hauteur  variant de 0,75 à 6 m.
  • Ces conifères de croissance rapide, lente chez les formes naines, apprécient un climat frais à froid et un sol léger ou caillouteux bien drainé sauf pour l’espèce Larix laricina qui vit dans les tourbières nord-américaines.

Le mot de notre experte

Les mélèzes également parfois surnommés « pins des montagnes » sont des arbres forestiers généralement montagneux de l’hémisphère nord, très appréciés pour leur production de bois d’œuvre imputrescible d’autant qu’ils atteignent des hauteurs de 30 m avec une croissance relativement rapide. Ces conifères, qu’ils soient européens (Larix decidua), japonais (Larix kaempferi, syn. leptolepis) ou américains (Larix laricina), sont tous très rustiques et perdent entièrement leurs aiguilles en hiver. Ce phénomène rare chez les conifères donne lieu à l’automne à de splendides colorations du feuillage dans des tons de rouille et de jaune d’or qui rend le mélèze tout aussi attractif dans un jardin que les emblématiques cyprès chauve ou Metaséquoia , conifères également caducs, un peu moins rustiques, à réserver exclusivement aux sols frais à humides. Leurs rameaux dénudés présentent en outre l’avantage de ne pas occulter la lumière précieuse en hiver.

Le mélèze est également estimé comme arbre d’ornement car ses rameaux graciles légèrement retombants lui donnent une silhouette légère qui s’enrichit de tons vert frais au printemps lorsque les aiguilles renaissent et de tons chauds à l’automne. Les cônes ovoïdes, de couleur violacé devenant beige sont d’assez petite taille rappelant ceux des épicéas ou sapins et parent joliment les rameaux nus tout au long de l’hiver. Les tons gris rosé de son écorce écailleuse ajoute au charme de sa silhouette hivernale. La floraison  intervient en mars-avril tandis que les bouquets d’aiguilles fines vert tendre émergent à peine de leur bourgeon. La disposition groupée des aiguilles évoque celle des cèdres excepté le fait qu’elles ne sont pas piquantes.

Vous pouvez accueillir un mélèze dans un jardin modeste ou une rocaille grâce à l’offre de cultivars nains parmi les trois espèces citées. Vous pouvez les marier sans crainte à d’autres conifères nains comme des pins ou des genévriers auxquels ils apporteront une touche originale.

Description et botanique

Fiche d'identité

Nom latin : Larix

Famille : Pinaceae

Nom commun : Mélèze, épinette rouge

Floraison : de mars à avril

Hauteur : entre 0,75 et 30 m

Exposition : soleil ou mi-ombre

Sol : tout sol profond, frais, plutôt acide à neutre

Rusticité : Excellente (-40 °C)

Les Larix appartiennent à la famille des Pinacées comme les Pins, Sapins ou Cèdres. Le genre se compose aujourd’hui de 11 espèces sachant que le Mélèze de Chine fait partie d’un autre genre ne comprenant qu’une seule espèce Pseudolarix amabilis. Ce dernier se distingue des mélèzes notamment par une croissance lente, une couronne plus étalée devenant arrondie avec l’âge, des fleurs mâles en bouquets au lieu d’être solitaires et surtout une préférence pour les climats chauds comme le climat méditerranéen.

Les Larix occupent les régions les plus froides de l’hémisphère Nord jusqu’à la limite arctique des arbres et du niveau de la mer jusqu’à l’étage alpin.

L’espèce emblématique des alpes françaises est le Mélèze d’Europe, Larix decidua, qui vit entre 1200 et 1400 m d’altitude, au centre et au sud de l’Europe où il tient compagnie au pin sylvestre en dessous de 400 m et au pin cembro en altitude. En conditions clémentes, il est doté d’une vitesse de croissance exceptionnelle, il atteint quasiment 20 m sur 8 de large en 20 ans  et peut culminer à 30 ou 40 m. En montagne, il faut parfois attendre 30 ans avant de le voir dépasser 4 m, ce qui explique que son bois soit si dur et résistant. Sa longévité atteint 600 ans.

Ce conifère possède une silhouette assez étroite et conique qui s’aplatit légèrement avec le temps. Les branches largement espacées sont horizontales et pourvues de fins rameaux retombants vers la base de l’arbre alors qu’elles sont redressées vers le sommet. L’écorce gris rosâtre à brun rouge se craquelle verticalement et forme des écailles avec l’âge. Les rameaux assez rigides et grêles portent des cannelures. Cet arbre développe un système racinaire profond et important qui le fixe solidement au sol et lui permet de résister au vent.

mélèze

Larix decidua – illustration botanique

Les aiguilles douces et fines d’un vert éclatant printanier évoluant vers le vert bleuté sont groupées en faisceaux de 30 à 40 (entre 10 et 60 pour l’ensemble des espèces) sur des rameaux nains et mesurent 2 à 5 cm de longueur. Elles sont marquées de deux bandes de points blancs en dessous. Le long de rameaux longs, les aiguilles peuvent être isolées et disposées en spirale. Elles virent au jaune d’or et rouille à l’automne avant de chuter.

Les fleurs mâles et femelles sont séparées comme chez tous les conifères mais apparaissent sur un même sujet. Les fleurs mâles sont plus nombreuses dans la partie inférieure de la cime contrairement aux fleurs femelles mais on peut malgré tout les trouver sur un même rameau. Les étamines jaunes portées par des chatons mâles répartis isolément le long de rameaux fins diffusent leur pollen fin mars-début avril. Les conelets femelles, longs de 1 à 2 cm, présentent des écailles rougeâtres, verdâtres ou jaunâtres, et pointent vers le ciel. Après fécondation, les cônes verts, devenant parfois violacés, grossissent puis se lignifient et parviennent à maturité en fin d’été. Les écailles plus ou moins ondulées ou retroussées selon l’espèce sont doublées d’une bractée en pointe qui dépasse généralement de l’écaille. Chez le Mélèze du Japon, les cônes assez ronds possèdent des écailles qui leur donnent des airs de petites roses. Les cônes du Mélèze, longs de 1 à 5 cm, sont dressés et persistent sur l’arbre pendant plusieurs années après la libération des graines contrairement au Pseudolarix, ce qui ajoute beaucoup de charme aux rameaux nus de l’arbre en hiver. Les graines sont ailées ce qui facilite leur dissémination par le vent en fin d’été.

Les rameaux nains sont terminés par un bourgeon qui peut donner naissance à un nouveau faisceau d’aiguilles, un cône mâle ou femelle ou se transformer en rameau long.

Le Mélèze est une essence de lumière, pionnière, capable d’améliorer les sols pauvres ou dégradés  grâce à sa litière et d’une grande rusticité (jusqu’à -40°C). Son bois résineux, durable, dur et résistant à l’humidité, est très apprécié pour réaliser des portes et fenêtres, du mobilier d’extérieur ou encore des pièces de charpente des navires, des bardeaux de toiture, des traverses de chemin de fer… Il sert aussi à la fabrication de pâte à papier et comme bois de chauffage (un des meilleurs parmi les résineux).  Une résine  à usage médicinal anti-infectieux est extraite de ses aiguilles et de son écorce, appelée « térébenthine de Venise » ou « manne de Briançon ».

mélèze d'europe

Larix decidua ou Mélèze d’Europe : fleurs mâles (chatons jaunes) et femelles (cônes rouges) sur le même sujet / cônes et petites aiguilles douces / écorce craquelée et écailleuse

Les principales variétés de Mélèzes

Variétés de taille moyenne

Mélèze du Japon tortueux - Larix kaempferi Diana


Hauteur à maturité
6.00 m

Mélèze du Japon à port pyramidal et tortueux, habillé d'un feuillage odorant et doux au toucher. Ses aiguilles tordues, vert tendre aux reflets bleutés, prennent une teinte flamboyante, jaune d'or, en automne. Un petit arbre dont la personnalité s'impose tout naturellement en isolé.

Larix kaempferi Jakobsen's Pyramid - Mélèze du Japon


Hauteur à maturité
3.50 m

Mélèze du Japon de taille modérée, à la silhouette élégante et au port colonnaire très étroit. Ses aiguilles vert-bleuté du printemps à l'été se parent d'une magnifique teinte jaune bronze en automne, avant de dévoiler ses rameaux nus brun-rose en hiver. De croissance assez rapide, il sera parfait dans un petit espace, un massif, ou en isolé. Sol frais non calcaire.

Variétés naines

Larix decidua Little Bogle - Mélèze d'Europe nain


Hauteur à maturité
75 cm

Conifère nain au port buissonnant très tourmenté, couvert d’aiguilles vert bleuté, devenant jaune d'or en automne avant leur chute. Peu exigeant et d'une grande originalité, facile à cultiver dans une rocaille ou en bac, pour peu que le sol reste assez frais et qu'il soit placé à une exposition ensoleillée. Il s'accorde bien avec les lignes géométriques et les ouvrages maçonnés.

Larix kaempferi Blue Dwarf - Mélèze du Japon nain


Hauteur à maturité
1.20 m

Mélèze nain du Japon formant une boule compacte habillée d'un feuillage vert bleuté, devenant jaune orangé en automne. De croissance lente, il sera parfait dans une rocaille, sur une terrasse, et se prête bien à l'art du bonsaï. Très rustique, il apprécie un sol léger, peu calcaire, frais, et une exposition ensoleillée.

Larix laricina Arethusa Bog - Mélèze d'Amérique demi-nain


Hauteur à maturité
1.20 m

Mélèze natif des tourbières nord-américaine, à l'architecture surprenante évoquant un 'balai de sorcière' avec ses branches horizontales garnies de rameaux retombants, formant une couronne dense et compacte au-dessus d'un tronc effilé. Ses petites aiguilles vert-bleuté virent en automne au jaune éclatant. De croissance assez rapide, il sera parfait dans un petit jardin, en fond de massif, ou en isolé. Très rustique, il apprécie un sol léger, neutre à acide, frais, et une exposition ensoleillée.

Plantation

Où planter le Mélèze ?

Malgré ses origines montagnardes, le mélèze d’Europe s’adapte très bien à la culture en plaine. Son cousin le Mélèze du Japon (Larix kaempferi) offre cependant une meilleure croissance sous un climat doux et humide de bord de mer du moins au cours de ses 20 premières années. Le Mélèze d’Amérique (laricina) est adapté aux sols marécageux pauvres, acides des tourbières à sphaignes du Canada ce qui ne l’empêche pas de préférer comme les deux autres espèces (decidua et kaempferi) un sol frais mais bien drainé.

Évitez les situations arides, les sols argileux et compacts,  la pollution urbaine et l’excès de calcaire sauf chez le mélèze d’Europe peu exigeant sur le pH.

Ils s’épanouissent dans les endroits très ensoleillés, non loin d’un point d’eau mais les variétés naines s’accommodent aussi d’une exposition mi-ombragée. La croissance du mélèze d’Europe est de 4 à 5 m en 10 ans, celle du Mélèze du Japon de 5 à 6 m.

Quand planter ?

La meilleure période de plantation se situe d’octobre à novembre ou de février à mars lorsque les feuilles ne sont pas encore apparues.

Comment planter ?

Choisissez un emplacement ensoleillé à mi-ombragé pour les espèces naines. Le sol doit être profond pour que l’enracinement se fasse correctement. Choisissez des plants assez jeunes afin qu’ils puissent développer leur pivot.

  • Plongez le pot dans un seau d’eau pour bien l’imbiber.
  • Démêlez les racines si elles ont tourné dans le pot.
  • Creusez un trou 3 fois plus large que la motte et aérez la terre autour avec les dents de la fourche-bêche.
  • Ajoutez quelques pelletées de sable grossier et de terre de bruyère pour acidifier le sol si besoin et assurer un bon drainage autour des racines. En sol lourd, optez pour une plantation sur butte ou au sein d’une rocaille.
  • Apportez du fumier ou du compost décomposé si la terre est pauvre.
  • Installez la plante dans le trou de plantation en vérifiant que le collet ne soit pas enterré ou pas suffisamment enfoui.
  • Replacez la terre et tassez légèrement.
  • Arrosez.
  • Enfoncez 2 à 3 tuteurs autour de la motte pour les arbres de haut jet même si la portance au vent est moindre que chez les conifères persistants.

Si vous souhaitez élever un mélèze en pot, choisissez un pot profond, même s’agissant d’un spécimen mené en bonsaï et réalisez un mélange de sable grossier, de terre de bruyère et de terreau ajouté à la terre du jardin. Pour former une haie de mélèzes taillée à libre, espacez les plants respectivement de 1 à 2 m.

Mélèze

Les aiguilles du Mélèze virent au jaune d’or en automne

Entretien et taille du larix

Veillez à arroser copieusement durant les deux premières années de son installation et en cas de sécheresse prolongée.

Le chancre pose parfois problème en conditions humides et froides, qui se manifeste par des malformations suintantes du tronc et des branches. Coupez et brûlez les parties atteintes lorsque c’est possible.

Taille du Mélèze

La taille n’est pas nécessaire, mais on peut accentuer un port original comme celui d’un mélèze globuleux ou pleureur en raccourcissant les rameaux en février-mars. Une haie de Mélèzes destinée à servir de brise-vent se taille aussi facilement une à deux fois par an, en hiver et/ou en juin pour une cicatrisation plus rapide.

Multiplication

La multiplication la plus simple consiste à semer les espèces botaniques et à bouturer les cultivars fin août début septembre.

Bouturage

Préparez un pot profond en le remplissant de terreau mélangé à du sable et de la tourbe.

  • Prélevez des rameaux semi-aoûtés en tirant dessus pour obtenir un talon (bout d’écorce).
  • Supprimez les feuilles sur les 2/3 de leur longueur.
  • Trempez la base dans de l’hormone de bouturage.
  • Piquez les boutures sur les 2/3 de leur longueur en évitant qu’elles ne se touchent.
  • Tassez délicatement tout autour afin d’éliminer les poches d’air et d’assurer un bon contact entre le terreau et la bouture.
  • Placez-les à l’étouffée pendant tout l’hiver, en posant une feuille de plastique transparent par-dessus.
  • Au printemps, supprimez les boutures n’ayant pas débourré du pot et conservez les autres sans y toucher, jusqu’à l’automne dans une zone ombragée  tout en maintenant la fraîcheur du substrat.
  • Plantez vos plantes au printemps suivant en pleine terre.

Semis

  • Semez à l’automne les graines récoltées en fin d’été, sous châssis froid  ou attendez le printemps après leur avoir fait subir un traitement au froid pendant environ 3 mois.
  •  Espacez vos graines de 10 cm environ pour pouvoir repiquer les plants sans les abîmer à l’automne suivant.

Utilisations et associations

Les mélèzes de forme érigée vigoureuse ou moyennement vigoureuse comme ‘Diana’ (jusqu’à 6 m de haut) sont de magnifiques sujets à planter dans un parc, en isolé au sein d’une pelouse ou en alignement le long d’une allée. Evitez d’installer ce genre de conifère près de constructions ou en ville car ils risquent de végéter. Vous pouvez aussi créer un brise-vent parfait en climat de moyenne montagne exposée de préférence au nord (à l’ubac), ou de haute montagne où les conditions hostiles ne sont pas un souci et ce quelle que soit l’exposition. Au contraire le mélèze apprécie l’air pur, supporte les grands froids et le vent.

Associer le mélèze

Un exemple d’association : quelques touffes de Narcisses pour colorer le printemps, Larix decidua ‘Little Bogle’ par exemple, Picea pungens ‘Glauca Globosa’, Betula utilis var. jacquemontii et Pennisetum alocuperoides ‘Hameln’

Songez simplement à lui réserver un sol qui reste assez frais l’été et une exposition plutôt ensoleillée (le pied à l’ombre et la tête au soleil).

Les qualités graphiques des conifères de rocaille qu’ils soient en boule comme Larix decidua Little Bogle, pleureur comme L. kaempferi Blue Rabbit Weeping ou quelque peu échevelé comme L. laricina Arethusa Bog, s’imposent naturellement dans la conception d’un jardin contemporain, qui préfère l’esthétisme des formes à la profusion des couleurs. De croissance lente à moyennement rapide, ces sujets conviennent aussi dans un petit jardin romantique ou japonisant, en fond de massif associés à des plantes de terre de bruyère comme les camélias et les rhododendrons.

En isolé, sur fond de conifères persistants, l’embrasement du mélèze à l’automne fera sensation. Vous pouvez aussi lui associer d’autres arbres aux couleurs de feu comme le Liquidambar ou diverses variétés d’érables.

Pour aller plus loin

Découvrez notre gamme de Mélèzes : des variétés pour tous les jardins

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