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Comment se débarrasser naturellement des cochenilles sur les plantes d'intérieur ?

Comment se débarrasser naturellement des cochenilles sur les plantes d'intérieur ?

Conseils et solutions pour éliminer ces parasites tenaces

Sommaire

Créé le 13 décembre 2025  par Pascale 7 min.

Un matin, alors que vous arrosiez vos plantes d’intérieur, une minuscule excroissance brune attire votre attention. Horreur ! Il s’agit de cochenilles, ces ravageurs qui figurent en tête du palmarès des nuisibles. Ces petits insectes discrets, mais redoutables, peuvent rapidement affaiblir, voire détruire, une collection de plantes si l’on n’intervient pas à temps. Il va vous falloir dégainer les méthodes naturelles, douces et efficaces pour éliminer ces parasites.

Découvrez les stratégies et les traitements écologiques pour dire adieu aux cochenilles et restaurer la vitalité de vos plantes d’intérieur. Sans oublier nos conseils de prévention pour éviter leur apparition.

Difficulté

Connaître l'ennemi pour mieux le combattre !

Pour mieux lutter contre un parasite, il est essentiel de bien le connaître. Les cochenilles sont de petits insectes de l’ordre des Hémiptères, et de la famille des Coccoidea. Le terme cochenille ne désigne pas une seule espèce, mais un groupe très diversifié. Les cochenilles se développent principalement lorsque les conditions environnementales sont favorables et que les plantes sont affaiblies par un stress. Ainsi, la chaleur et la faible aération, des conditions typiques des intérieurs, comme le manque de lumière, un arrosage inapproprié ou une carence nutritive, favorisent l’apparition des cochenilles. Elles profitent également de votre négligence en termes d’inspection du feuillage pour croître rapidement et sans entrave.

Deux types de cochenilles sur les plantes d’intérieur

  • Les cochenilles farineuses (ou cotonneuses) : ce sont les plus courantes et les plus visibles. Elles ressemblent à de petits amas cotonneux blancs ou gris, souvent regroupés aux aisselles des feuilles, sur les tiges ou au revers. Elles s’abritent sous cette protection cireuse qui les rend résistantes à de nombreux traitements
  • Les cochenilles à carapace (ou à bouclier) : elles sont immobiles et ressemblent à de petites bosses brunes, noires ou grisâtres, fermement attachées aux tiges et aux nervures des feuilles. Leur carapace protectrice, non amovible, les rend encore plus difficiles à atteindre par les pulvérisations.

    comment se débarrasser des cochenilles sur les plantes d'intérieur ?

    Cochenilles à carapace

Les dégâts causés

Indépendamment de leur type, les cochenilles se nourrissent de la sève de la plante grâce à leurs pièces buccales piqueuses-suceuses.

  • La plante perd de sa vigueur, sa croissance ralentit, et les feuilles jaunissent
  • Elles excrètent une substance sucrée et collante appelée miellat
  • Le miellat favorise le développement d’un champignon noir, la fumagine, qui, bien que non directement pathogène, empêche la photosynthèse et détériore l’aspect de la plante.

La première étape : l'isolement et le nettoyage du feuillage

Dès la découverte des cochenilles, deux actions immédiates sont impératives pour éviter une infestation généralisée de toutes vos plantes d’intérieur et préparer le traitement :

  • Isoler la plante infestée : les cochenilles se propagent rapidement par contact entre les feuilles ou même via les outils de jardinage. C’est pourquoi il est urgent de déplacer la plante malade loin de toutes les autres. Placez-la dans une pièce séparée, idéalement bien éclairée, pour faciliter le traitement
  • Nettoyer le feuillage manuellement : c’est l’étape la plus longue, mais la plus efficace, pour réduire immédiatement la population de parasites. Avec un coton-tige imbibé d’alcool à 70°, il faut tamponner ou essuyer délicatement chaque cochenille visible. L’alcool dissout la carapace cireuse des cochenilles farineuses et pénètre sous la carapace des cochenilles à bouclier, les tuant instantanément. Pensez à inspecter minutieusement le dessous des feuilles, les tiges et les nœuds car ce sont leurs cachettes préférées. Rincez ensuite la plante à l’eau claire pour éliminer les résidus d’alcool et le miellat. Si la plante est très sévèrement touchée, taillez les branches les plus atteintes et jetez les débris à la poubelle (jamais au compost, au risque de propager le problème).

Les traitements naturels par pulvérisation

Une fois le nettoyage initial effectué, passez à un traitement de fond pour éliminer les larves et les cochenilles oubliées car bien cachées. Il existe différentes méthodes naturelles.

Le classique savon noir

Le savon noir est l’un des remèdes naturels les plus sûrs et les plus polyvalents pour le jardinage. Il agit par contact. Il détruit l’enveloppe protectrice des insectes, les asphyxiant. C’est également un excellent nettoyant pour éliminer le miellat et la fumagine.

  • La recette : mélangez 1 à 2 cuillères à soupe de savon noir liquide (sans glycérine, ni additif) pour 1 litre d’eau tiède. Ajoutez éventuellement 1 cuillère à café d’huile végétale (colza ou olive) pour renforcer l’effet occlusif, et une cuillère à café d’alcool à 70 °C. Il existe aussi des mélanges prêts à l’emploi
  • L’application : Vaporisez abondamment toute la plante, en insistant sur le revers des feuilles et les tiges.
  • La fréquence : Répétez l’opération tous les 5 à 7 jours pendant 3 à 4 semaines, car il faut cibler les différentes générations de cochenilles (adultes, larves et œufs).

    traitement contre les cochenilles

    Les pulvérisations d’un mélange à base de savon noir sont relativement efficaces

L’huile de neem pour un effet choc

L’huile de Neem est un insecticide et fongicide naturel très puissant, utilisé en agriculture biologique.

Elle agit de deux manières : par contact, l’huile étouffant les insectes, ou par ingestion. Dans ce cas, l’azadirachtine perturbe le cycle de reproduction et de mue des cochenilles.

  • La recette : mélangez 1 cuillère à café d’huile de Neem pure avec 1 litre d’eau tiède. Ajoutez quelques gouttes de savon noir liquide pour aider l’huile à se mélanger à l’eau
  • L’application : vaporisez la plante de manière ciblée.
  • Une précaution : L’huile de Neem a une odeur forte qui peut incommoder certains. Assurez-vous d’aérer la pièce après application. Testez toujours sur une petite feuille avant de traiter toute la plante.

Les macérations de plantes

Bien que moins puissantes que l’huile de neem, certaines macérations peuvent servir de répulsif et de traitement léger. Entre autres l’ail, un excellent répulsif naturel. Il suffit de hacher 3 à 4 gousses d’ail, et de les faire infuser une nuit dans 1 litre d’eau. Filtrez et pulvérisez.

La lutte intégrée : pourquoi pas ?

Pour les jardiniers souhaitant une solution plus sophistiquée et durable, la lutte biologique (ou lutte intégrée) est la méthode ultime. Elle consiste à introduire des prédateurs naturels des cochenilles. Si c’est relativement facile à l’extérieur, c’est plus compliqué pour les plantes d’intérieur. Vous pouvez tout de même essayer en installant les plantes atteintes dans une véranda ou un garage lumineux.

Le prédateur le plus simple à introduire est la coccinelle mangeuse de cochenilles (Cryptolaemus montrouzieri). Ces petites coccinelles australiennes sont le prédateur le plus efficace des cochenilles farineuses. Elles sont souvent vendues au stade larvaire, qui est le plus gourmand. Les larves ressemblent étrangement aux cochenilles farineuses car elles sont recouvertes d’une cire blanche, ce qui les aide à se camoufler pendant qu’elles se nourrissent des œufs et des adultes des nuisibles. On les introduit directement sur les plantes infestées. Elles nécessitent une température ambiante minimale et ne doivent pas être utilisées avec des insecticides, même naturels comme le neem ou le savon noir, au risque de les tuer.

lutte biologique contre les cochenilles

Les larves de la coccinelle Cryptolaemus montrouzieri

La prévention, le meilleur des traitements

Une plante saine est une plante résistante. L’environnement dans lequel elle évolue est la clé pour éviter le retour des cochenilles.

L’inspection régulière

C’est l’action la plus importante. Prenez l’habitude d’inspecter vos plantes au moins une fois par semaine, en soulevant les feuilles et en regardant les aisselles et les tiges. Détecter une infestation naissante rend le traitement 100 fois plus facile.

L’optimisation des conditions culturales

Les cochenilles sont souvent attirées par les plantes affaiblies.

  • Assurez-vous que votre plante reçoit la bonne quantité de lumière. Une plante qui manque de lumière s’affaiblit et est une cible facile

  • Évitez le stress hydrique : trop d’eau ou pas assez d’eau

  • Un apport équilibré en engrais au printemps et en été permet à la plante de développer ses propres défenses immunitaires.

Le nettoyage du feuillage

La poussière sur les feuilles entrave la photosynthèse. Un essuyage régulier avec un chiffon humide permet non seulement de garder la plante propre, mais aussi de repérer les nuisibles.

La quarantaine

Lors de l’achat d’une nouvelle plante, maintenez-la isolée pendant 3 à 4 semaines dans une autre pièce avant de l’introduire avec les autres plantes. Cela vous donne le temps de vérifier qu’elle n’est pas porteuse de cochenilles ou d’autres parasites.

Des plantes d'intérieur plus sensibles que d'autres aux cochenilles ?

Certaines plantes d’intérieur sont nettement plus sensibles aux cochenilles, souvent à cause de leur structure ou de leur sève particulièrement appréciée.

Voici les familles de plantes les plus couramment et sévèrement touchées :

  • Les plantes grasses et les cactées : Leurs replis et leurs aréoles offrent des cachettes idéales, et leur croissance lente rend l’infestation difficile à détecter et à gérer. Elles attirent surtout les cochenilles farineuses
  • Les orchidées : Elles sont très vulnérables, en particulier aux cochenilles à carapace qui se fixent sur les feuilles et les tiges florales
  • Les ficus : Leur sève riche attire les cochenilles, et leurs nombreuses aisselles de feuilles offrent beaucoup d’endroits pour se cacher
  • Les aracées (comme le monstera, le philodendron ou le dieffenbachia) : Leurs grandes feuilles et tiges sont fréquemment attaquées.

En règle générale, les plantes avec de nombreux recoins (plantes touffues ou avec des nervures profondes) ou celles qui produisent beaucoup de miellat sucré sont des cibles de choix pour ces nuisibles.

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cochenilles (Coccoidea) sous une feuille