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Quand et comment utiliser le fumier au potager ?

Tous nos conseils pour faire bon usage du fumier

Les balades à la campagne sont toujours accompagnées d’effluves du fumier. Qu’il soit de bovins, d’équidés, de volaille ou d’ovins, ce fumier est considéré depuis des millénaires comme un bien précieux pour le sol et les récoltes. Mélange de matière végétale comme la paille et d’excréments d’animaux, le fumier est un amendement particulièrement utile au potager. Il dispose aussi d’éléments nutritifs (azote, phosphore et potasse) et de matières organiques qui enrichissent le sol. Pour autant, un usage abusif ou mal maîtrisé du fumier au potager peut être néfaste. Je vais vous expliquer quand et comment épandre ce fumier au potager pour obtenir les meilleurs résultats d’amendement et de fertilisation.

Pourquoi utiliser du fumier au potager ?

À la différence d’un engrais qui agit directement sur la croissance de la plante potagère, le fumier est considéré comme un amendement. Ce qui signifie qu’il améliore la structure de la terre en l’aérant ou en la rendant plus compacte. De même, en se décomposant, le fumier augmente l’activité biologique et ensemence le sol en une multitude de micro-organismes qui maintiennent ou créent de l’humus. Enfin, parce qu’il est riche en azote, potassium et potasse, le fumier enrichit le sol et favorise le développement des végétaux.

fumier

Au potager, le fumier améliore la structure du sol et fertilise la terre

Une distinction est faite entre fumier froid et fumier chaud. Le fumier chaud se dégrade plus rapidement, il chauffe les sols et est plus adapté aux sols compacts, lourds et à tendance argileuse. Tandis qu’un fumier froid se décompose lentement et est idéal pour les sols à tendance calcaire ou siliceuse, plutôt légers.

De l'importance de bien le choisir...

Le choix d’un fumier ne se fait pas au hasard au risque d’être contre-productif pour votre potager. Au-delà du type de fumier, il faut aussi veiller à son « âge de vieillissement » et à sa provenance.

Les différents types de fumier

Comme le fumier est constitué de déjections animales mélangées aux litières (riches en carbone), il existe différents types de fumier :

  • le fumier d’équidés (chevaux et ânes) : c’est un fumier très chaud qui allège les sols lourds
    fumier

    Le fumier de cheval est l’un des plus utilisés et bénéfiques au potager

  • le fumier de bovins (vaches) : c’est un fumier froid, assez lent à se décomposer donc destiné aux sols légers
  • le fumier d’ovins (moutons et chèvres) : c’est un fumier chaud, très riche en potasse. Il est lent à se dégrader
  • le fumier de volaille (poules pondeuses ou poulets) : c’est un fumier très riche en azote à utiliser avec parcimonie. Il faut éviter de l’utiliser pur et l’idéal est de le mélanger au compost. Je vous explique d’ailleurs, dans un autre article, comment bien utiliser les fientes de vos poules au potager
  • le fumier de porc est un fumier froid, mais très liquide. Il est surtout utilisé par les agriculteurs et très peu au potager
  • le fumier de lapin est un fumier chaud également riche en azote.

Le niveau de vieillissement d’un fumier

Un fumier est dit frais quand il vient juste d’être produit des animaux. Il n’a donc pas commencé son processus de décomposition. À l’inverse, un fumier vieilli ou mûr a au moins 6 mois d’âge. Il a été entreposé en tas à l’air libre et a entamé son processus de dégradation. Au cœur du tas, une température d’au moins 50 °C doit être atteinte afin de détruire les potentiels agents pathogènes. Idéalement, ce tas de fumier doit être légèrement surélevé sur des palettes afin de permettre à l’air de circuler et au liquide de s’écouler.

On trouve aussi du fumier composté. C’est un fumier qui a vieilli, intégré au compost, donc mélangé à des déchets organiques et à des résidus végétaux (branchages/paille/feuilles mortes). Ce processus s’étale sur plus d’un an, et là encore la température atteint au moins 50 °C. Le compost doit être retourné régulièrement et maintenu à un juste degré d’humidité. Ce fumier composté peut être fait maison ou acheté en sac.

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Fumier composté et fumier en granulés

Il est également possible de se procurer aujourd’hui du fumier en granulés. Virginie vous dit tout sur ce fumier en granulés. Tandis qu’Olivier vous explique en images comment l’utiliser.

La provenance du fumier

Si vous avez la chance de pouvoir vous procurer du fumier frais ou vieilli auprès d’un agriculteur ou d’un centre équestre, renseignez-vous au préalable sur les méthodes culturales de l’exploitation ou les traitements administrés aux animaux.

Quand et comment épandre son fumier ?

Il existe deux grandes périodes d’épandage du fumier. Mais n’oubliez jamais qu’un fumier frais ne doit pas être déposé au pied de vos plantes potagères, car il les grillera à coup sûr.

Deux cas de figure se distinguent :

  • le fumier frais ou légèrement décomposé s’épand en automne sur la terre nue du potager. Il aura ainsi tout l’hiver pour bien se décomposer et se transformer en humus grâce à l’aide de la microfaune. Il suffit juste de le répartir équitablement sur le sol sans l’enterrer. Vous pouvez aussi le recouvrir d’une petite couche de paille ou de feuilles mortes pour le protéger des intempéries. Ensuite, au printemps, au moment des plantations, il suffit de griffer pour finir de l’incorporer au sol
  • le fumier mûr ou composté s’épand en fin d’hiver, au mois de mars. Il faut le répartir sur le sol après bêchage puis légèrement l’enfouir, sur quelques centimètres, en passant simplement un coup de croc.
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    Le fumier frais s’épand en automne, le fumier composté ou bien décomposé au printemps

Quant à la quantité de fumier à épandre, elle est variable suivant le type de fumier, mais surtout la nature du sol ou les légumes, plus ou moins gourmands, qui seront cultivés. De plus, il n’est pas recommandé d’intégrer du fumier toutes les années. En général, pour amender et fertiliser un sol, on compte 3 à 5 kg de fumier au m2. Ensuite, tous les 2 à 3 ans, épandez 1 kg par m2.

D'autres utilisations du fumier au potager

Toujours au potager, le fumier, et en particulier le fumier de cheval, peut être utilisé pour d’autres méthodes culturales. On peut ainsi l’intégrer à une couche chaude ou bien à une butte constituée en lasagne, directement inspirée de la permaculture.

L’utilité du fumier dans la couche chaude

La technique de la couche chaude se pratique dans un châssis, orienté plein sud et permet de cultiver des légumes en plein hiver. La couche chaude se prépare mi-novembre pour une mise en culture en janvier.

Concrètement, il s’agit de creuser un trou de la taille de votre châssis et de 50 à 60 cm de profondeur. Remplissez le trou d’un mélange de fumier de cheval, de mouton ou de lapin mélangé à des déchets organiques comme des feuilles mortes, de la paille et des branchages broyés. Ensuite, tassez avec soin en piétinant puis arroser. Recouvrez enfin d’une couche de terreau de 15 à 20 cm et replacez votre châssis.

En une dizaine de jours, la couche chaude atteindra une température de 60 à 70 °C, appelé le « coup de chaud ». Ensuite, la température redescend autour de 25 °C, la température idéale pour faire les semis, après avoir légèrement griffé la surface.

Pour en savoir plus sur la couche chaude, n’hésitez pas à consulter les articles de Solène : Comment faire une couche chaude ? ou d’Ingrid : semer à chaud ou sur couche chaude 

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Le fumier est utilisé pour la culture en couche chaude ou en buttes

Le fumier dans une butte en lasagne

Là encore, il s’agit d’une méthode de culture en différentes couches superposées qui forment une butte, idéales pour cultiver des légumes gourmands. Ces buttes se préparent en automne afin d’être prêtes en fin d’hiver.

Elles sont composées d’une première couche de branchages broyés grossièrement. Ensuite, on superpose une couche d’environ 5 cm constituée de tontes de gazon, d’adventices et d’épluchures de légumes. La couche suivante, sur 10 cm d’épaisseur, est composée de fumier en cours de décomposition, éventuellement additionné de feuilles mortes ou de paille. Enfin, on finit la butte avec une couche de 20 cm de compost bien mûr. Pour protéger la butte pendant l’hiver, on peut la recouvrir de feuilles mortes, de paille ou de branches.

Cette butte peut être créée sur plusieurs jours ou semaines. Il est important de copieusement arroser à chaque couche.

Au printemps, on pourra y repiquer des tomates ou des courgettes.

Pour retenir la butte sur les côtés, vous pouvez placer des rondins de bois. Ces buttes en lasagnes sont essentiellement destinées au jardin bénéficiant d’un sol pauvre, trop acide ou trop calcaire.

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