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conseil

Cétoine dorée : tout savoir sur ce gros insecte du jardin

et ne plus le confondre avec un hanneton !

Connaissez-vous la cétoine dorée ? Peut-être pas… Pourtant, vous avec certainement déjà rencontré  ce gros insecte d’une incroyable couleur verte métallique au jardin. Quand il ne vrombit pas à vos oreilles, il est vautré dans les grosses fleurs comme les roses, les pivoines où il met un chambard pas possible.  Il se rencontre aussi très souvent au stade larvaire, sous la forme de gros vers blancs, dans le bac à compost ou dans les jardinières… Cette grosse bestiole qui ressemble beaucoup à un hanneton suscite de nombreuses questions : comment la reconnaître ? Est-elle dangereuse pour les plantes ? Est-ce vraiment un problème au jardin ? Faut-il l’éliminer ou au contraire la laisser vivre sa vie ? Voici les réponses !

Qui est la Cétoine dorée ?

On l’appelle de divers petits noms poétiques : hanneton des roses, catinette, émeraudine, … Son véritable nom officiel est : Cétoine dorée ou Cetonia aurata

La Cétoine dorée au stade ‘imago’

La cétoine dorée est en réalité un insecte coléoptère de la famille des cetoniidae assez commun en Europe (mais plus rare dans le nord au delà du Danemark). Elle mesure adulte entre 13 et 20 mm et ne vit que quelques mois. Elle est de couleur vert métallique ponctuée de points blancs avec parfois des reflets bleus ou rouges. Comme tous les coléoptères, elle possède une paire d’ailes « renforcées » appelées « élytres ». Mais ses élytres sont soudés entre eux et ne s’ouvrent pas comme chez la coccinelle par exemple. Il y a juste un espace sur les côtés de l’insecte qui lui permet de passer ses deux autres ailes membraneuses lui permettant de voler (avec brio d’ailleurs !).

Cet insecte aime le soleil et la chaleur. On peut le rencontrer à l’état adulte (on appelle les insectes adultes : imago) entre avril et octobre mais c’est surtout en plein été qu’il sera le plus actif, entre juin et août. 

Malgré sa grande beauté, le jardinier ne l’aime pas beaucoup car elle possède la fâcheuse habitude de se nourrir de nectar mais aussi d’étamines, ce qui induit parfois une castration de la fleur visitée et devient problématique pour la fructification future (il lui arrive aussi de manger quelques pétales). Car la Cétoine dorée aime les fleurs de roses, de sureaux, d’ombellifères, de quelques arbustes à fleurs (Philadelphus, Crataegus, Syringat, …) mais aussi… les fleurs de quelques fruitiers (pommiers, poiriers, pruniers, …) dont elle réduit forcément un peu la production fruitière. Mais paradoxalement c’est aussi un insecte pollinisateur qui apporte le pollen d’une fleur sur une autre. Son côté destructeur de fleurs est donc mis en balance avec son côté auxiliaire du jardin. Comme d’habitude, c’est le nombre qui fait le problème. Si le nombre de cétoines dorées est régulé par les prédateurs naturels, tout ira bien (voir plus bas).

La Cétoine dorée peut aussi consommer quelques petits fruits mûrs comme ceux des sureaux, des troènes, des spirées, des amélanchiers, …

Il faut distinguer ces deux régimes alimentaires : les cétoines qui mangent les étamines des fleurs sont celles qui ont hiverné et qui sortent au printemps pour pondre en juin des tout petits œufs sphériques et blancs puis mourir. Tandis que les cétoines qui se nourrissent de petits fruits sortent en automne et vont à leur tour hiverner puis pondre l’année suivante en fin de printemps. L’hivernage se fait sous un tas de feuilles, dans un paillis de BRF, dans le tas de compost ou dans une vielle souche d’arbre.

La larve de la Cétoine dorée (à ne pas confondre avec celle du hanneton)

La larve est dite mélolonthoïde : pas de panique ce n’est pas une maladie ! C’est simplement le nom de certaines larves de scarabées en forme de gros vers blanc en « virgule » comme celles des hannetons (Melolontha sp. d’où un nom si bizarre…). La larve peut vivre plusieurs années dans une vielle souche, le creux d’un arbre mort, un paillis de BRF ou le tas de compost avant de se transformer. En effet, le bois mort dont elle se nourrit n’est pas une nourriture très nourrissante, la larve ne grandit et n’évolue que lentement. A la fin de son développement, elle se constituera une petite coque façonnée avec de la fibre de bois et de la terre dans laquelle elle pourra se nymphoser pour devenir un adulte volant.

Même si la confusion est fréquente, la larve de la cétoine est différente du hanneton. Pour les différencier, c’est assez simple :

  • la cétoine dorée a une petite tête brune et un gros derrière,
  • celle du hanneton est la totale opposée : une grosse tête et petit derrière.

La larve de cétoine possède aussi de plus petits pattes, des poils dressés sur le dos et se déplace sur son dos plutôt que sur le côté comme la larve de hanneton. Ajoutez à cela, un régime alimentaire foncièrement différent :

  • la larve de Cétoine dorée ne se nourrit que de bois mort,
  • celle du hanneton va grignoter quelques racines… et c’est pour cela qu’elle est particulièrement redoutée.
cétoine et hanneton

Comparaison entre les larves de hanneton (en haut) et de cétoine (en bas)

Son rôle au jardin et dans la nature

La larve de la Cétoine dorée est saproxylophage : cela veut dire qu’elle ne se nourrit, à l’état larvaire, que de bois mort. Par conséquent, c’est une recycleuse naturelle hors pair et au sein d’un compost, elle permet même d’en accélérer sa maturation. Elle n’est pas du tout intéressé par les racines de vos plantes mais, il faut quand même le signaler : si vous avez beaucoup de larves dans un pot ou une jardinière, elles finiront par abîmer certaines racines en fouillant le substrat. La bonne solution consiste à en prélever le plus possible et à les déplacer vers un petits tas de bois mort ou les placer sous quelques feuilles mortes. 

L’adulte quant à lui est un pollinisateur au même titre que les abeilles, les bourdons, les papillons… En effet, voletant d’une fleur à l’autre pour se nourrir, la cétoine dorée emporte du pollen sur ses poils jusqu’à la fleur suivante. Hélas, ce n’est pas un insecte très délicat et il apparaît souvent comme un petit bulldozer vrombissant lorsqu’il « s’attaque » à nos fleurs. A noter que certaines fleurs ne semblent pas pâtir extérieurement du passage de la cétoine dorée: Philadelphus, Weigela, certaines roses plus sauvages…

Ses prédateurs naturels

La larve de Cétoine dorée est un met de choix pour quelques oiseaux vermivores ou omnivores comme le Pic vert, le merle noir ou la Corneille par exemple. Mais elle est également appréciée des musaraignes et des taupes. Tous ces prédateurs permettent de réguler la population de cétoines dans un jardin naturel et équilibré, évitant ainsi les soucis de destructions de fleurs trop importants.

prédateurs de la cétoine

Quelques prédateurs naturels de la cétoine : 1-Pic vert ; 2-Taupe ; 3-Merle noir ; 4-Musaraigne

La cétoine est aussi la proie d’une guêpe solitaire nommée Scolie hirsute, qui pond ses œufs directement dans la larve. les larves de guêpes se nourrissant alors de la larve de Cétoine directement de l’intérieur (un bel exemple de parasitisme). Hélas, cette guêpe est en voie de disparition et n’est plus à même de réguler efficacement les cétoines, notamment la cétoine funeste (voir plus bas).

L’imago, la cétoine adulte, est moins prédaté par les insectivores. C’est quand même une grosse bête ! Mais certaines se perdent parfois sur des toiles d’araignées ou se font capturer par des oiseaux insectivores plutôt motivés : Rouge-gorge familier ou Pouillot véloce.

Quelques autres cétoines du jardin

On peut rencontrer d’autres insectes de la famille des cétonidés au jardin. Notamment la Cétoine grise et la Trichie fasciée.

La Cétoine grise Oxythyrea funesta de son autre nom Cétoine funeste est plus petite que la Cétoine dorée et bien moins colorée : elle est gris-noirâtre ponctuée de points blancs. Elle vit plus ou moins comme sa cousine verte mais peut s’attaquer aux racines des plantes. De plus, elle cause souvent plus de dégâts aussi aux fleurs notamment les fleurs d’actinidia, d’agrumes ou d’autres fruitiers. Elle possède les mêmes prédateurs que la Cétoine dorée.

La Trichie fasciée Trichius fasciatus est bien plus sympathique que sa cousine précédente. Elle est toute jaune et toute velue avec des élytres oranges décorés de bandes noires. Elle vit aussi comme la Cétoine dorée mais ne cause aucun dégâts aux fleurs qu’elle visite : asteracées, roses, ombellifères, …

De nombreuses autres cétoines existent de par le monde, surtout dans les régions tropicales. Toutes plus colorées les unes que les autres, certaines sont de taille réellement impressionnante (même en collection entomologique !). Les Goliaths, des cétoines d’Afrique tropicale, peuvent mesurer près de 11 cm de long. Imaginez que cette grosse bestiole, vous tourne autour… ou pire… qu’elle atterrisse dans votre massif de roses.

Le petit mot d'Oli

Hélas, la suppression en forêt et au jardin de tous bois morts entraîne la raréfaction de la cétoine dorée dans nos régions. Heureusement, les forestiers se sont rendus compte de leur erreur il y a quelques années et commencent à laisser quelques arbres morts sur pied par hectare dans les forêts ce qui permet de récupérer un équilibre naturel. Le bois mort étant un écosystème à part entière, il fournit nourriture et abri à de nombreux êtres vivants qui le dégraderont pour le « rapporter » à la terre par la suite.  Laisser des petits tas de bois morts au jardin ne vous prendra pas beaucoup de place et vous pouvez les cacher derrière un arbuste par exemple si vous craignez une perte d’esthétisme. De nombreuses petites et moyennes bestioles vous remercieront : hérisson, insectes xylophages, … mais aussi divers champignons.

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10 réflexions au sujet de « Cétoine dorée : tout savoir sur ce gros insecte du jardin »

  • Aline

    Bonjour! Entomologiste et maman, nous avons prélevés avec mon fils des larves trouvées dans le tas de bois issu du broyeur l’année dernière! Elles sont dans un petit terrarium on attend avec impatience leur sortie! Les adultes dint de véritables petits bijoux!?
    Merci pour ce bel article ;)

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  • LECOCQ F

    Merci Olivier pour cet article documenté, très éclairant et si agréable à lire bonne continuation

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  • Brech Mad

    Bonjour, je viens de découvrir des larves de cetoines dans la terre d'un pin (15 ans) en pot , en terrasse. J'ai lu qu'elles se nourrissaient de bois mort ; mon pin serait-il en fin de vie ?.merci de me renseigner !..Cordialement Mad

    Répondre
    • Virginie T.

      Bonjour,
      La cétoine n’est pas du tout intéressé par les racines de vos plantes mais, il faut quand même le signaler : si vous avez beaucoup de larves dans un pot, elles finiront par abîmer certaines racines en fouillant le substrat. La bonne solution consiste à en prélever le plus possible et à les déplacer vers un petits tas de bois mort ou les placer sous quelques feuilles mortes. Vous saurez tout sur la cétoine dans l'article d'olivier sur notre site : Cétoine dorée : tout savoir sur ce gros insecte du jardin.
      Cordialement

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  • Lousteau

    J’ai de superbes rosiers odorants les cétoines les mangent comment m’en débarrasser merci

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    • Virginie D.

      Bonjour, Cela concerne que quelques roses, non ? Honnêtement, j'en avais 2 ou 3 dans mon jardin chaque année et peu de dégâts, c'était vraiment anecdotique.

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  • Mallaun

    J’ai une haie de photinias et j’ai beaucoup de ces insectes uniquement sur une plante, ils volent tout autour et se posent sur le sommet! Dois je faire quelque chose? Merci

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    • Virginie D.

      Bonjour,
      C'est difficile de vous répondre ne sachant pas de quel insecte il pourrait s'agir. Toutefois, cela ne me parait pas alarmant. A part les otiorhynques, le Photinia ne connait pas de parasites et ce sont des insectes nocturnes.
      Cordialement

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    • Olivier

      Non aucun souci. Olivier

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  • Tabet Françoise

    Depuis que j'ai planté un magnifique rosier aux roses blanches c'est une catastrophe car les fleurs sont déchiquetées en quelques minutes. Les roses de couleur sont très peu agressées par contre. Votre article est très précis mais en ce qui me concerne ces cétoines je ne les supporte plus et pourtant j'adore la nature et n'emploie pas de pesticides. Cdt

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