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Le jujubier : planter, tailler et entretenir

Le jujubier en quelques mots

  • Cet arbuste originaire de Chine produit de petits fruits charnus comestibles appelés jujubes
  • Rustique jusqu’à – 15°, il est particulièrement adapté à une culture en région méditerranéenne où il était il y a une cinquantaine d’années très courant
  • Avec son port tortueux et son feuillage vernissé, le jujubier est un bel arbre d’ornement
  • Il apprécie les sols secs, pauvres et bien drainés et tolère les embruns
  • Sa floraison discrète est très parfumée et nectarifère

Le mot de notre experte

Originaire de Chine, le jujubier (Ziziphus jujuba) s’est largement répandu de par le monde entier et pousse aujourd’hui de l’Europe du sud au sud ouest des États-Unis, en passant par le Moyen et le Proche-Orient, l’Inde, la Chine du Nord, le Japon… De par sa résistance à la sécheresse et aux embruns et sa tolérance des sols secs et calcaires, il est particulièrement adapté à une culture dans le sud de la France. Rustique jusqu’à -15°, il peut pousser ailleurs mais la fructification sera plus difficile. Si la chaleur est au rendez-vous, le jujubier offre en septembre-octobre des fruits ovales, de taille variable suivant la variété, appelées jujubes ou dattes chinoises.

Doté d’une jolie silhouette au port retombant et légèrement tortueux, le jujubier constitue un arbre d’ornement qui trouve sa place dans un jardin d’agrément ou un verger aux côtés d’oliviers ou d’amandiers. Plus ou moins épineux, le jujubier peut également être planté dans une haie vive ou défensive, d’autant qu’il est particulièrement drageonnant. En été, de discrètes fleurs verdâtres, particulièrement mellifères, naissent aux aisselles des feuilles.

Description

Fiche d'identité

Nom latin : Ziziphus jujuba

Famille : Rhamnacées

Noms communs : dattier chinois, gingeolier (ginjolier), chirchoulier, dindoulier, guindanlier, lotus des anciens, pomme surette

Floraison : estivale

Hauteur : de 6 à 10 m

Exposition : plein soleil

Sol : sec, calcaire, pauvre, rocailleux

Rusticité : jusqu'à – 15°

Le Ziziphus jujuba appartient à la famille des Rhamnacées, une famille de plantes à fleurs qui donnent naissance à des baies, des drupes charnues ou des noix. La famille Rhamnaceae regroupe également des arbres ou arbustes aux feuilles comportant des stipules. Parmi les espèces les plus connues de cette famille, on trouve le jujubier mais aussi le Céanothe (Lilas de Californie) ou les Rhamnus (Nerprun et Bourdaine).

Cultivé dans l’est de l’Asie, en Inde et en Chine depuis plus de 4000 ans, le jujubier commun aurait été introduit en Europe méridionale depuis la Syrie via l’Italie par l’empereur Auguste. Il est encore très cultivé au centre et au nord de l’Italie mais aussi en Algérie ou au Maroc. En Algérie, Annaba, l’antique Hippone, l’une des principales citées de l’Afrique romaine, signifie « ville des jujubiers ». Et, dans l’Atlas marocain, on produit encore un miel délicieux confectionné avec les jujubes. Il y a encore une cinquantaine d’années, de nombreux petits jardins du sud de la France possédait leur jujubier, appelé chirchoulier (ou circoulier) dans le Midi.

Ziziphus jujuba tire son origine de l’arabe « zizouf ». Le genre Ziziphus compte une dizaine d’espèces et plus de 400 cultivars, développés en Chine et aux États-Unis.

Le jujubier est un petit arbre fruitier qui est tombé en désuétude depuis quelques années mais qui mérite pourtant d’être réintroduit dans nos jardins de par ses nombreux atouts. Rustique jusqu’à – 15°, voire plus pour certaines variétés, il pourra se cultiver presque partout en France. Pour autant, c’est dans le sud de la France, en Provence, qu’il fructifiera car il lui faut une longue période de chaleur pour produire ses drupes. Ailleurs, le jujubier commun sera utilisé comme arbuste d’ornement en isolé dans un jardin, ou encore dans une haie défensive ou libre. Le jujubier dispose en effet de pas mal d’atouts de séduction.

jujubier

Planche botanique du Ziziphus

Son port arrondi lui confère une jolie silhouette. Doté d’une ramure tortueuse à sermenteuse en zigzag et légèrement retombante, le jujubier est un arbuste vivace au feuillage caduc et coriace, d’un beau vert foncé vernissé. Finement dentées, les feuilles alternes, ovales et lancéolées, sont pourvues de stipules épineuses., situées de par et d’autre du pétiole. Certaines autres variétés seront toutefois inermes. C’est cette particularité qui fait du jujubier un arbuste totalement adapté à une implantation en haie défensive.

Chez les sujets âgés, l’écorce d’un beau beige rosé se crevasse et se couvre d’écailles. De croissance lente, le jujubier bénéficie d’un enracinement profond et très étendu. Il est également très drageonnant et peut produire de nombreux rejets, loin du pied mère. Il peut atteindre une hauteur de 6 à 8 mètres et une largeur de 3 à 4 mètres.

La floraison est pratiquement insignifiante visuellement mais présente un intérêt olfactif. En mai et juin, pendant une quinzaine de jours, le jujubier donne naissance à des bouquets de 2 à 5 petites fleurs de verdâtre à blanchâtre qui se confondent avec le feuillage. Longues de 3 à 4 mm, constituées de 5 sépales, 8 étamines et 5 pétales, ces fleurs hermaphrodites apparaissent discrètement à l’aisselle des feuilles. Pour autant, leur parfum est remarquable et les fleurs sont extrêmement nectarifères et mellifères, attirant de nombreux insectes et en particulier les abeilles.

Jujubier ziziphus jujuba

Les fleurs du jujubier sont très parfumées et nectarifères

Dans le Midi, on cultive essentiellement le jujubier pour ses fruits, les jujubes, également appelés dattes chinoises ou chichourles. De forme ovoïde, ces drupes charnues arrivent à maturité entre septembre et octobre. Comestibles, les fruits possèdent un noyau plus ou moins gros, exploité pour ses vertus cosmétiques, et une pulpe ferme, gélatineuse ou farineuse, à la saveur légèrement acidulée et sucrée. Lorsque le fruit est blet, il prend la texture d’une datte. Suivant les variétés, la taille des fruits se rapproche de celle d’une olive ou d’une pomme. Jaunes ou vertes au début, les drupes prennent une teinte rougeâtre à brun cuivré à maturité.

Jujubier ziziphus jujuba

Suivant les variétés de Ziziphus, les jujubes varient de la taille d’une olive à celle d’une pomme. Quant à leurs couleurs, elles se déclinent du rouge brun au jaune

Le jujubier ne produit qu’à partir de sa quatrième année et, avec le temps, sa fructification est exponentielle. A la condition qu’il bénéficie de températures suffisamment chaudes sur une longue durée. Le jujubier appartient à cette catégorie de petit arbre résistant à la sécheresse, aux embruns et aux sols marins.

Les principales variétés

Le Ziziphus jujuba compte plusieurs variétés cultivées un peu partout dans le monde. Certains cultivars ont été particulièrement développés dans le sud de la France, d’autres en Asie, d’autres encore aux États-Unis.

Dans le Midi, on cultivait des variétés traditionnelles dites Ziziphus jujuba de Provence. Ces jujubiers produisent de gros fruits oblongs, jaunes ou rouges à maturité, particulièrement sucrés, qui peuvent se consommer flétris. Fructification abondante mais irrégulière. Les rameaux sont épineux.

Parmi les cultivars diffusés par les États-Unis, on trouve Ziziphus jujuba ‘Sherwood’ aux gros fruits tardifs, un arbuste peu épineux au port colonnaire. Ziziphus jujuba ‘Honey Jar’ produit des fruits plus petits très sucrés.

D’autres cultivars ont été développés en Chine, parmi lesquels on peut retenir Ziziphus jujuba ‘Lang’ aux très gros fruits en forme de poire. Pratiquement inerme, il a une mise à fruits rapide, au bout d’un à deux ans. Ziziphus jujuba ‘So’ est très décoratif avec son port compact et offre des fruits ronds de belle taille. Il est idéal pour les petits espaces.  Notre préféré est Ziziphus jujuba ‘Li’.

Ziziphus jujuba Li - Jujubier à gros fruits

Période de floraison Juin à Juil.

Hauteur à maturité
6.50 m

C'est un cultivar très vigoureux qui possède peu d'épines et produit en abondance de gros fruits à consommer à maturité ou flétris.

On peut aussi rencontrer d’autres espèces de Ziziphus : Ziziphus lotus est très résistant à la sécheresse tandis que Ziziphus mauritiana (Jujubier des iguanes) produit des fruits ronds rouge brun à jaune à la pulpe douce.

La plantation du jujubier

Où planter le jujubier ?

Le jujubier se plante en plein soleil, à l’abri des courants d’air qu’il craint particulièrement. Évitez toutefois de le planter trop près d’une habitation, son système racinaire s’étendant largement. Dans le sud de la France, il peut à la rigueur accepter une situation à mi-ombre.

Le jujubier résiste assez bien à la sécheresse et tolère les embruns.

Quant au sol, le jujubier n’a que peu d’exigence puisqu‘il peut se plaire dans des terres arides, sèches et rocailleuses. Il préfère les sols neutres ou calcaires, mais surtout légers. Un très bon drainage est donc indispensable, une terre humide et lourde lui sera d’ailleurs fatale. Bien que prospérant en terre pauvre, le jujubier n’est pas contre un sol fertile qui facilite sa fructification. Accommodant, il prospère aussi en sol salin.

Quand planter un jujubier ?

Généralement, le jujubier se plante au printemps, en mars ou en avril. Toutefois, sur le pour tour méditerranéen, on peut procéder à une plantation automnale.

Comment planter le jujubier ?

  • Faites un trou de 40 cm de profondeur et de largeur. Si vous souhaitez planter des jujubiers au sein d’une haie, espacez-les d’au moins 80 cm.
  • Ajoutez un peu de sable si votre terre est trop lourde
  • Faites un apport de compost bien mûr ou de terreau pour un coup de fouet à votre arbuste.
  • Rebouchez le trou et tassez.
  • Arrosez abondamment.

Les soins à apporter au jujubier

Une fois bien installé, le jujubier ne demande que peu de soins. En revanche, les première et deuxième années après la plantation, il doit être arrosé copieusement une à deux fois par semaine surtout en été. Ensuite, deux arrosages par mois suffisent dès la troisième année. La pose d’un paillage permettra de conserver une certaine humidité.

Une fois par an, un apport de fumure ou de compost riche en azote est à faire pour faciliter la fructification.

Les premières années, il est également recommandé de le couvrir d’un voile d’hivernage si les températures sont trop fraîches.

La taille du jujubier

Si la taille n’est pas obligatoire, elle peut toutefois être pratiquée tous les 3 ans afin d’éliminer les branches mortes et supprimer les rameaux centraux mal orientés. Cet élagage aura pour but d’offrir un joli port au jujubier mais aussi de rendre la récolte des jujubes plus simple. Cette petite taille peut aussi se faire tous les ans, en fin d’hiver, en mars. Quoi qu’il en soit, prenez vos précautions en vous équipant de gants et de manches longues, le jujubier étant un arbre épineux !

Jujubier ziziphus jujuba

Une taille d’élagage peut se pratiquer tous les 3 ans

Si vous souhaitez conduire votre jujubier en basse-tige, coupez la flèche et gardez 3 à 4 branches charpentières.

Les maladies et ravageurs du jujubier

Le seul véritable ennemi du jujubier est la mouche méditerranéenne que l’on rencontre souvent dans les vergers du sud de la France. Ceratitis capitata de son petit nom, cette mouche pond ses œufs sous la peau des jujubes lorsqu’ils parviennent à maturité.

Mouche méditerranéenne

La mouche méditerranéenne est le principal ennemi du jujubier

Généralement, des fruits piqués ou marqués de galeries sont des signes annonciateurs d’attaques de mouches méditerranéennes. Dans ce cas, il faut agir vite en supprimant les fruits abîmés. Mais le plus efficace reste la prévention en usant de moyens naturels. Au printemps, posez des pièges à phéromones dans votre jujubier ou bien des bandelettes chromatiques engluées jaunes pour piéger les mouches adultes.

Comment multiplier le jujubier ?

La multiplication du jujubier reste relativement accessible mais longue. Elle intervient par semis, par bouturage ou par division des drageons. Pour autant, évitez de prélever dans la nature un jujubier non greffé qui se ressème facilement et risque de devenir envahissant. De même, il peut produire d’innombrables rejets.

La multiplication par semis

Au moment de la cueillette des fruits, prélevez des graines et enlevez avec soin la chair qui l’entoure. Avant de les mettre en terre, il est nécessaire de procéder à une scarification : mettez pendant 3 mois le noyau au chaud puis, pendant trois autres mois, dans du sable humidifié continuellement. Ainsi, le printemps venu, le noyau peut être semé dans un mélange de sable et de terreau et conservé en châssis froid. Pour faciliter la germination, vous pouvez casser le noyau. La levée reste aléatoire, elle peut intervenir rapidement quelques semaines après le semis ou le printemps suivant !

Ensuite, lorsque les plantules de jujubier se sont développées, repiquez-les en pot et laissez sous châssis pendant l’hiver.

La multiplication par bouturage

Pour le jujubier, on bouture des tiges ligneuses de 1 an à l’automne.

  • Prélevez une tige de 15 cm environ, en coupant sous des bourgeons et supprimez les feuilles inférieures pour ne garder que deux ou trois feuilles supérieures.
  • Plantez dans un mélange de terreau et de sable
  • Mettez sous châssis froid pendant l’hiver.
  • Repiquez au printemps en pleine terre.

La multiplication par division des drageons

Cette division des drageons se fait en automne ou en hiver. Les drageons prélevés doivent avoir au moins un an pour posséder un système racinaire assez développé.

Commencez par creuser entre le pied mère et le drageon puis, avec une bêche ou un sécateur, tranchez nettement la racine. Le rejet peut être planté à son emplacement définitif s’il est suffisamment vigoureux. Sinon, repiquez-le dans un pot et vous le mettrez en terre le printemps suivant. Arrosez copieusement après plantation.

Avec quoi associer le jujubier ?

Avec son port tortueux et sa profusion de fruits colorés, le jujubier est du plus bel effet dans un jardin d’ornement, seul ou en association avec d’autres arbustes ou arbres comme le grenadier à fruits, le néflier du Japon, le figuier, ou même un olivier. Dans un verger, il se plaira en compagnie d’amandiers ou de pêchers.

Comme c’est un arbuste pourvu d’épines, le jujubier peut être planté au sein d’une haie défensive. Il sera difficile dans ce cas de figure de récolter les fruits donc il pourra être implanté dans des régions moins clémentes, à l’abri des courants d’air. Pour une haie réellement dissuasive, vous pouvez associer un Pyracantha (Buisson ardent), un Berbéris Thunbergii (épine-vinette), un Mahonia aquifolium, un Poncirus trifoliata, un Ilex (houx) ou une aubépine. Tous ces arbustes ont le mérite de clôturer un espace tout en offrant le couvert aux oiseaux du jardin.

La récolte des jujubes

Les drupes du jujubier parviennent à maturité en septembre ou octobre, suivant la précocité des variétés. On peut les consommer à juste maturité ou flétries, ce qui peut faire évoluer la saveur et la couleur. Le jujube ou chichourle dans le sud a un léger goût de pomme lorsqu’il est jeune et tend vers la datte lorsqu’on la consomme flétri..

Au-delà de son goût, le jujube recèle de multiples bienfaits : il est riche en vitamines A, B, B1, B2 et B6 et surtout C (20 fois plus qu’une orange!) ce qui lui confère un pouvoir antioxydant. Et ce en étant moins calorique qu’une datte. Le jujube est également bien pourvu en minéraux comme le fer, le calcium, le phosphore et est source de fibres alimentaires, utiles pour stimuler le transit.

Les jujubes se dégustent frais ou préalablement séchés sur des claies, comme une datte.

jujubier ziziphus jujuba

Les jujubes se consomment frais ou séchés

On peut aussi les transformer en confitures, en compotes, en gelées, en pâtes de fruits ou en fruits confits, les mettre en bocaux dans du sirop ou les utiliser en liqueur. On utilise aussi le jujube en infusion.

Le saviez-vous ?

Le miel de Sidr ou miel de jujubier est souvent qualifié de meilleur miel du monde. Souvent produit au Yémen, au Pakistan ou encore à Madagascar ou au Maroc, il bénéficie d’une saveur exceptionnelle tout en possédant de hautes qualités nutritionnelles et thérapeutiques.

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