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lutter contre la fusariose
conseil

La Fusariose, prévention et traitement

au potager et au jardin

La Fusariose est une maladie cryptogamique causée essentiellement par deux genres de champignon Fusarium et Microdochium. Ces derniers sont assez spécifiques d’un genre ou d’une famille de plantes comme Fusarium oxysporum f. sp. dianthi qui ne s’attaque qu’aux œillets, Fusarium oxysporum-gladioli, spécifique des glaïeuls… Ils affectent principalement les tomates, les asperges, les pommes de terre lors de la conservation, les céréales ainsi que de nombreuses plantes ornementales comme les œillets, glaïeuls, tulipes et Reines-marguerites. Le champignon agit en bouchant ou déstructurant les vaisseaux conducteurs de sève et persiste dans le sol pendant plusieurs années si bien qu’il faut changer la terre ou éviter de planter une même famille de plantes pendant au moins 4-5 ans.

Quelles sont les espèces sensibles à la Fusariose ?

Les plantes sensibles à la Fusariose sont généralement des plantes herbacées, annuelles ou vivaces faisant partie aussi bien du potager que du jardin d’ornement.

La tomate, l’aubergine, l’asperge, le poireau, le melon, la betterave, l’épinard, le haricot, le pois ainsi que les céréales, le gazon sont affectés au moment de leur culture tandis que la pomme de terre et certains bulbes présentent les symptômes souvent au moment du stockage.

Parmi les fleurs ornementales, la Fusariose est classée comme étant la plus grave maladie de l’oeillet (destruction de 50% de la production d’œillet en France entre 1960 et 70), du glaïeul, de la Reine-Marguerite (Callistephus). Elle affecte aussi certaines variétés de tulipe, de dahlia, de Narcisse, de Lis…

On rencontre aussi la Fusariose chez le phoenix des Canaries dans tous les pays où poussent cette espèce y compris en France.

maladie fusariose

Fusariose : début de dessèchement d’un pied de tomate

Comment reconnaître la Fusariose ?

Les symptômes généraux sont assez semblables d’une plante à l’autre – Pourriture du bulbe ou flétrissement progressif du feuillage depuis la base – mais il apparaît quelques variations lorsque l’on rentre dans le détail .

Reconnaître un bulbe ou tubercule infesté par la Fusariose

  • Chez le glaïeul, la pourriture du bulbe apparaît sous forme de taches déprimées brun plus ou moins foncé, à surface souvent ridée, s’enfonçant profondément dans les tissus et situées principalement près des racines du bulbe. Le cœur du bulbe est pourri ainsi que les vaisseaux conducteurs. Parfois les bulbes brunissent entièrement et se momifient selon les conditions de stockage. Le mycélium du champignon peut hiverner dans un bulbe qui paraît sain.
  • Chez la pomme de terre, lors du stockage, des taches brunes déprimées recouvertes de moisissures blanches évoluent vers une pourriture sèche associée à une odeur désagréable. Le tubercule se durcit et se momifie.
  • Chez la tulipe, dès l’arrachage du bulbe, une pourriture molle à odeur aigre se situe à la base du bulbe qui se durcit et se momifie lors du stockage si les conditions sont favorables (forte humidité, chaleur).

Reconnaître une plante infestée par la Fusariose

  • Le jaunissement des pousses et des feuilles part de la base de la plante, souvent sur un côté, puis gagne le sommet de la plante qui finit par se flétrir et se dessécher.
      • Chez la tomate, le dessèchement de la plante s’accompagne de taches brun rose sur les tiges et d’un chancre en forme de flamme de plusieurs centimètres qui se forme d’un seul côté, tandis que le collet brunit et les fruits ternissent. Lorsque vous arrachez la plante, vous observez sur une coupe transversale le brunissement des vaisseaux conducteurs, des lésions brunes et des racines qui commencent à pourrir.
      • Chez le melon, les nervures des feuilles jaunissent avant que le limbe ne se recroqueville et sèche, dégageant une odeur de chèvrefeuille, avec les tiges portant des nécroses brunes. La plante meurt.
      • Chez l’asperge, les vieilles tiges jaunissent et sèchent  tandis que la base des nouvelles tiges rougit entraînant leur affaissement. Un feutrage blanc couvre les racines à l’arrachage.
      • Chez la Reine-Marguerite et l’Aster, la base des tiges noircit puis la plante flétrit et se couvre d’un feutrage blanc rosé.
      • Chez l’Œillet, les feuilles et fleurs flétrissent de façon progressive du bas vers le haut aboutissant à des pousses recourbées en crosse puis des coussinets jaunes à rouges apparaissent.
      • Chez le gazon, des plaques apparaissent au sein de la pelouse, sèchent et deviennent en période pluvieuse ou après l’hiver rosée puis blanches. On l’appelle la Fusariose froide.
    maladie fusariose

    Apparition de la fusariose sur le gazon

    • Chez le Palmier des Canaries, Fusarium oxysporum f. sp. canariensis, les palmes les plus développées se dessèchent sur un côté tandis que le rachis devient brun rouge. Les symptômes se propagent vers le sommet de l’arbre jusqu’à atteindre parfois le cœur et entraîner la mort du sujet.

Les facteurs favorisant la Fusariose

Le Fusarium est un champignon fréquent dans le sol ou les terreaux non aseptisés. Il décompose habituellement  la matière organique morte mais dans certaines conditions, il devient parasitaire. Il persiste pendant plusieurs années sous forme de spores de résistance puis pénètre par les racines ou à la faveur de blessures sur le feuillage ou les tiges. Il peut ainsi très bien se transmettre par les outils de taille aussi, pensez à bien les désinfecter entre chaque individu mais aussi par les semences.

Bon à savoir :

Parmi les nombreuses espèces de Fusarium, seules quelques-unes sont des agents pathogènes. Certaines sont susceptibles d’émettre des mycotoxines qui sont des substances produites par le champignon ayant une action toxique à faible dose sur les animaux. Il peut être dangereux de consommer les plantes ou fruits affectés par la maladie !

Les risques pour les rendements varient selon les conditions météorologiques et selon les espèces et variétés considérées. Chez les céréales à paille comme le blé, la maladie se développe lorsqu’il fait humide au début de floraison tandis que par temps sec, elle peut apparaître sur le maïs. Lors du stockage des céréales, il est rare que la maladie se développe en raison de la très faible humidité des céréales mais les toxines produites au champ avant stockage persistent sur le grain. Chez le Glaïeul, la fusariose apparaît par temps humide avec des températures supérieures à 25° C. Le mycélium poursuit son développement dans le bulbe stocké jusqu’à des températures de 4° C.

De façon générale, les facteurs favorisant la fusariose sont :

  • des condition humides entre le printemps et l’automne,
  • un sol acide et léger,
  • un manque de calcium et d’azote,
  • des températures élevées (+ de 25°C chez l’œillet, 28 °C pour la flétrissure des tomates),
  • un manque de lumière prolongée due à une culture trop dense.

Lutte et traitement de la Fusariose

Il n’existe pas vraiment de moyens de lutte, une fois que le champignon a pénétré dans la plante aussi un arrachage et brûlage rapide des plants infectés est recommandé ainsi que le remplacement de la terre autour des racines.

On peut cependant faire en sorte d’éviter le développement de la Fusariose par différents moyens

Les mesures culturales

  • Le choix de variétés modernes notamment chez la tomate ou le melon qui ont été sélectionnées pour leur résistance à la fusariose et de plants certifiés indemnes.
  • Effectuer des rotations de culture autant que possible car le champignon est souvent spécifique d’une famille de plantes. Attendez 4-5 ans avant de replanter une espèce qui aurait été contaminée. Évitez par exemple d’installer toutes plantes de la famille des Cucurbitacées (courgette, concombre…) après une culture de Melon infectée.
  • Faire un apport de compost chaque année de manière à réintroduire de nouveaux champignons qui puissent faire concurrence au Fusarium pathogène.
  • En sol acide, réaliser un apport de calcaire sous forme de dolomie ou de calcaire broyé.
  • Pailler le sol pour éviter la dissémination des spores par éclaboussures.
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Paillez et plantez suffisamment espacé !

  • Planter de manière suffisamment espacée afin que l’air circule et que la lumière pénètre partout.
  • Espacer les arrosages de manière à ce que la surface du sol s’assèche sur  2 cm entre 2 arrosages.

Sur les bulbes et semences

  • Tremper les bulbes ou tubercules dans une solution de purin de prêle avant de les planter. Puis avant de les stocker, saupoudrez-les de soufre.
  • Tremper les graines juste avant leur semis dans du Peroxyde d’hydrogène <5%  (eau oxygénée) pendant 5 à 15 mn pour éliminer tous les spores du champignon.
  • Utiliser du terreau de semis du commerce qui a été aseptisé.

Sur le gazon

  • Aérer régulièrement le Gazon en enfonçant les piques d’une fourche bêche ou d’une grelinette. Eviter de piétiner la pelouse par temps humide ou lorsqu’elle est couverte de neige ou gelée. Évitez les apports d’azote en fin de saison qui fragilisent la plante.

 

Le saviez-vous ?

Il existe en lutte biologique des champignons antagonistes comme Trichoderma harzanium pour les tomates que l’on peut inoculer sur les semences ou dans la parcelle de culture qui va entrer en concurrence avec le Fusarium. Il n’a pas d’effets secondaires et se montre plus efficace qu’un fongicide mais possède un coût assez élevé.

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