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processionnaire du pin : dangers et lutte
conseil

Chenille processionnaire du Pin : dangers et moyens de lutte

Reconnaître la Processionnaire du Pin et s'en débarrasser

Terrible ravageur des forêts de Pins en France et ailleurs, la Processionnaire du Pin est aussi problématique dans nos jardins. Même si elle ne tue pas les arbres, elle provoque un fort ralentissement de la croissance de celui-ci ainsi qu’une sensibilité accrue aux maladies et à d’autres ravageurs.

De plus, cette peu sympathique chenille pose des problèmes de santé publique pour nous mais aussi pour nos animaux. Comment la reconnaître ? Comment faire pour s’en protéger et s’en débarrasser ? On vous dit tout dans cet article.

Qu'est-ce que la Processionnaire du Pin ?

Description

La Processionnaire du pin ou Thaumetopoea pityocampa est un papillon (lépidoptère) nocturne de la famille des Notodontidées. Elle est appelée ainsi en raison de son mode de déplacement en procession (« à la queue leuleu« ) lorsqu’elles descendent du nid. L’adulte est un papillon qui mesure environ 1.5 cm de longueur (longueur de l’aile antérieure) et qui replie ses ailes le long du corps au repos. De couleur gris-brunâtre, avec des dessins en vagues de couleurs plus foncées, c’est un insecte qui passe finalement assez inaperçu. La chenille n’est pas plus colorée : elle est de couleur sombre, un peu orangée mais recouverte de poils. Ce sont surtout le nid fabriqué en soie, visibles de loin, et leur procession qui permettent de les différencier d’un autre papillon.

chenilles processionnaires, chenille urticante

Nid de chenille processionnaire

Nota bene : sa cousine Thaumetopoea processionea ou la Processionnaire du Chêne est fort similaire morphologiquement et biologiquement à la Processionnaire du Pin. La chenille possède aussi des poils urticants et allergisants mais se nourrit de feuilles de chênes.

Cycle de vie

  • A la mi-juin, les papillons sortent de terre pour s’accoupler. Les mâles meurent aussitôt après l’accouplement. Les femelles pondent entre 100 et 300 œufs sur des pins puis meurent à leur tour.
  • Entre 30 et 45 jours plus tard, les chenilles sortent de l’œuf et commencent à se nourrir d’aiguilles. En grossissant, elles changent de couleur et se couvrent de poils urticants.
  • En automne, les chenilles fabriquent une sorte de nid en soie dans les branches d’un pin. Elles y passent l’hiver « bien au chaud ».
  • Au printemps, toute la colonie descend de l’arbre et entame sa procession, menée par une femelle. On appelle cela la procession de nymphose et cela peut durer plusieurs jours.
  • Après cette procession, les chenilles s’enterrent dans le sol, fabriquent un cocon et se transforment en chrysalides. Cet état peut durer de quelques mois à plusieurs années.
  • Finalement le papillon sort de sa chrysalide et sort de terre pour aller s’accoupler à son tour.

Répartition en France et en Belgique

Pour l’instant, la processionnaire du Pin est présente partout en France sauf dans la région Nord-Est et le massif central mais elle est en progression vers le Nord. Quelques cas signalés en Belgique à ce jour : Brabant Wallon et Région flamande. Elle est surtout présente dans les forêts de pins mais est parfois déplacée, via la vente de bois, dans d’autres régions.

chenilles processionnaires, chenille urticante

Chenille processionnaire / papillon

Les dangers de la chenille processionnaire

La chenille processionnaire du pin est dangereuse : pour vous, pour les animaux mais aussi pour les arbres. En effet, au troisième stade larvaire, lors de la fameuse « procession », les chenilles des Processionnaire du Pin se couvrent de poils urticants qu’elles envoient dans l’air dès qu’elles se sentent menacées. Ces poils très cassants contiennent une substance urticante et allergisante : la thaumétopoéïne.

Faites attention à vous !

Les symptômes de contact avec ces poils sont les suivants :

  • éruptions cutanées et sévères démangeaisons,
  • développement d’une conjonctivite sévère pouvant dans certains cas découler sur un glaucome ou de la cataracte,
  • éternuement, mal de gorge et gène respiratoire pouvant entraîner une crise d’asthme sur les sujets sensibles,
  • s’il y eu ingestion de poils urticants, ceux-ci peuvent entraîner des maux de ventre et des vomissements,
  • les symptômes peuvent s’aggraver en cas de contacts répétés avec les poils urticants et allergisants.

→  en cas de réaction importante, contactez votre médecin

Faites attention aux animaux !

Ces poils sont allergisants et urticants et provoquent des démangeaisons aux chiens et aux chevaux (moins souvent sur les chats, mais faites attention quand même).

Pour les animaux, les symptômes sont les suivants :

  • les chiens et chevaux vont se lécher aux endroits qui les démangent ou touchent les chenilles ou les nids avec leur museau ou leur bouche,
  • l’animal souffre et se met à baver abondement,
  • la langue gonfle et change de couleur jusqu’au violet,
  • dans les cas graves, l’animal ne peut plus se nourrir ni boire et sa langue se nécrose

→  ne prenez aucun risque, au moindre signe suspect, contactez un vétérinaire ! Un traitement à la cortisone et aux anti-histaminiques lui sera administré. Si la langue est nécrosée, l’amputation d’une partie ou de la totalité de celle-ci sera nécessaire.

chenilles processionnaires, chenille urticante

Faites attention aux arbres !

Comme son nom l’indique, la Processionnaire du Pin s’attaque aux Pins mais pas seulement car elle peut aussi atteindre les cèdres. La chenille se nourrit préférentiellement sur les Pinus nigra en premier lieu (Pin noir d’Autriche, Pin laricio de Corse et Pin laricio Salzmann) puis sur le Pin maritime, le Pin sylvestre et enfin le Pin d’Alep. Parfois, la Processionnaire du Pin peut se rabattre sur le Cèdre de l’Atlas ou le Cèdre du Liban.

Une attaque de Processionnaires du Pin occasionne deux problèmes :

  • la défoliation partielle ou parfois totale de l’arbre. Les chenilles se nourrissent des aiguilles de Pin. L’arbre ne peut donc plus réaliser la photosynthèse correctement et la croissance est ralentie voire arrêtée.
  • un affaiblissement de l’arbre qui le rend plus vulnérable face aux maladies ou  attaques d’un autre ravageur (insectes xylophages, champignons, …) ce qui peut entraîner la mort de l’arbre.

Comment s'en débarrasser efficacement ? Les moyens de lutte

La lutte « mécanique »

Deux principaux moyens sont utilisés : la pose de piège et la suppression des nids.

  • les colliers Ecopiège : on place, en fin d’hiver ou tout début de printemps, une sorte de gouttière tout autour du tronc du Pin, celle-ci est reliée à un sac. Les chenilles tombent dans ce sac lorsqu’elles redescendent de l’arbre au début de leur procession. Attendez plusieurs semaines que les chenilles se transforment en chrysalides pour pouvoir les détruire en toute sécurité.
  • l’échenillage : cette technique consiste à « cueillir » les nids à l’aide d’un échenilloir puis à les détruire par incinération. Il faut parfois grimper assez haut et éviter tout contact avec les poils des chenilles ! Mon conseil : faites appel à des professionnels pour une telle opération !
chenille processionnaire du pin

Collier Ecopiège : dispositif simple, efficace et écologique

La lutte biologique : les traitements

La lutte contre les chenilles processionnaires peut également se faire par des traitements biologiques.

Les moyens utilisés :

  • Pulvérisation de biotoxines issues d’une bactérie nommée Bacillus thunringiensis en fin d’automne. Cette biotoxine tue les Processionnaire du Pin. Cette technique est à réserver aux spécialistes et aux professionnels de gestion de forêt.
  • Pièges à phéromones : ces pièges utilisent des phéromones sexuelles pour attirer les mâles lorsqu’ils sortent pour se reproduire (entre mai et juillet en fonction du climat).

Les ennemis naturels de la Processionnaire du Pin

Comme tous les êtres vivants, la chenille processionnaire du Pin possède de nombreux prédateurs, parasitoïdes ou autres ennemis naturels. Des champignons, des virus, des bactéries ou des insectes prédateurs ou parasites peuvent réduire la population de ce papillon. Mais les plus efficaces sont les mésanges en général (mention spéciale pour la Mésange huppé qui apprécie le même biotope que la Processionnaire du Pin), le Coucou gris et la Huppe fasciée. Hélas, ces deux derniers oiseaux sont en régression partout et ont même pratiquement disparu dans certaines régions. Deux espèces de chauve-souris sont aussi prédatrices de ces papillons.

Pour favoriser la présence des ennemis naturels de la chenille processionnaire du Pin, vous pouvez donc installez des nichoirs à mésanges dans votre jardin et faire en sorte que votre jardin soit accueillant pour les oiseaux : point d’eau, haie libre…

Enfin, sachez que l’‘odeur du bouleau éloigne les chenilles de Processionnaire du Pin. La plantation de quelques bouleaux près de vos pins pourrait donc être une bonne idée pour les protéger, en plus de l’apport esthétique indéniable. Il faut privilégier la diversité botanique d’une forêt et éviter les « mono-cultures » de Pins surtout dans les zones à risques. Retenez aussi ce conseil pour votre jardin !

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