Veuillez patienter...

Continuer mes achats Voir le panier & Commander

{{var product.name}} a été retiré de votre panier

Continuer mes achats
Voir le panier & Commander
Commander avec les refs catalogue
Piège à phéromones
conseil

Pièges à phéromones : pourquoi et comment les utiliser au jardin ?

Pour une lutte biologique efficace

Les pièges à phéromones sont redoutablement efficaces pour réguler une attaque d’insectes ravageurs. Autrefois utilisés exclusivement par les producteurs et agriculteurs dans la lutte biologique, ils font désormais leur entrée au sein de nos jardins. Les pièges à phéromones sont surtout utiles au verger et au potager pour quelques espèces d’insectes bien précises comme la Mouche de la carotte, les carpocapses ou encore la chenille processionnaire du Pin. Comment fonctionnent-ils ? Pourquoi et quand les utiliser ? On vous dit tout cela dans notre fiche conseil.

Les pièges à phéromones : c'est quoi ?

Pour faire simple, les phéromones sont des molécules, comparables aux hormones, sécrétées par les animaux (dont les insectes) pour créer une communication chimique entre les représentants d’une même espèce.

Parmi la foultitude de phéromones différentes, on connait surtout les phéromones sexuelles secrétées par les insectes femelles pour attirer les mâles durant la reproduction.

Au jardin, comme en agriculture ou en arboriculture, c’est justement avec cela que l’on va travailler ! Notamment pour certains papillons et diptères, sous forme de « pièges à phéromones« . Ces pièges à phéromones sont essentiellement constitués de deux éléments : un diffuseur de phéromones synthétiques au sein d’une capsule et un système de capture, souvent une sorte de « boîte entonnoir » remplie d’eau ou disposant d’une plaque engluée.

On utilise ces pièges à phéromones en agriculture biologique ou lorsqu’on est soucieux de l’environnement car ils ne présentent aucune toxicité et n’attirent que les espèces concernées.

Les pièges à phéromones : comment les utiliser ?

Il existe deux grands types principaux de pièges à phéromones :

  • Les pièges qui permettent de capturer : les individus mâles sont piégés et ne peuvent plus s’accoupler. Plus d’accouplement, plus de jeunes larves dévastatrices !
  • Les pièges qui permettent d’alerter : ils capturent aussi les mâles mais cela offre des indications sur la période de reproduction (période de vol)  mais aussi le nombre d’individus mâles, ce qui permet de connaître l’importance de l’attaque à venir.

Évidemment, si vous voulez que ces pièges soient efficaces, il vous faudra les poser avant les périodes de reproduction des insectes visés. Mais ils doivent aussi être placés aux endroits de reproduction de ces insectes : sur le bon arbre ou arbuste et à une hauteur d’homme (entre 1.50 et 2 m) ou dans le cas des ravageurs de légumes, au centre des rangs de légumes, un peu au-dessus de ceux-ci.

Le nombre de pièges varie si vous souhaitez ne réaliser qu’un léger contrôle ou si vous souhaitez lutter contre les insectes en surnombre. En contrôle, un piège ou deux par jardin sera suffisant ; pour la lutte, un piège pour 4 arbres sera efficace.

Les pièges à phéromones : quand les poser ?

Cela dépendra de l’espèce visée, donc de leur période de reproduction.

Au sein du potager

  • Mouche de la carotte : de mi-avril à juillet ;
  • Teigne du poireau : de mars à avril et de juin à août ;
  • Tordeuse du pois : avril, au début de la floraison ;
  • Noctuelle du chou : mi-mai à début juin ;
  • Mineuse de la tomate : d’avril à septembre.

Au sein du verger

piège à phéronomes pour le verger

Un exemple de piège à phéromones, ici pour la mouche de la cerise

Au sein du jardin ornemental

Attention : les pièges à phéromones doivent être renouvelés chaque année pour rester efficaces. 

Le p'tit mot d'Oli

Les pièges à phéromones bien que plus écologiques que… tout le reste des produits d’extermination habituels, n’en reste pas moins la tentative d’un écocide perpétré pour une espèce donnée.

Certes les autres représentants de la faune de votre jardin ne seront pas impactés directement car les pièges n’agissent que sur une espèce donnée. Mais n’oublions pas que les espèces interagissent entre elles suivant ce que l’on nomme les réseaux trophiques : en gros, l’individu 1 mange l’individu 2 qui songeait bien à consommer l’individu 3. Comptons aussi que les espèces d’insectes possèdent chacune un rôle (parfois méconnu) dans la nature : prédation, nourriture, hôte pour des parasites mais aussi pollinisation et déplacement des graines pour ne citer que ces grands exemples.

Bref, l’annihilation d’une espèce au jardin entraînera des désagréments pour le reste de la faune et de la flore. Parfois minime… Parfois dramatique… Pensez-y avant d’agir !

Le mieux est toujours de laisser faire la nature pour la régulation de parasites, de prédateurs ou de ravageurs. Dans un jardin naturel où la faune (et la flore sauvage !) a sa place, l’équilibre naturel sera suffisant pour réguler tout ce petit monde.

Articles connexes

1 Étoile
2 Étoile
3 Étoile
4 Étoile
5 Étoile
( votes, moyenne: sur 5)
Laisser un commentaire