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aleurode : identification et traitement
conseil

Aleurode ou mouche blanche : identification et traitement

Un ravageur particulièrement problématique...

Sous serre, au jardin ou même en intérieur, l’un des ravageurs les plus fréquents et les plus dangereux pour la plante se trouve être l’aleurode ou mouche blanche. On le reconnait facilement : dès qu’on approche de la plante, un véritable nuage blanc se forme pour ne s’apaiser que quelques secondes plus tard. Ces mouches blanches sont des insectes qui se reproduisent à une vitesse folle et s’attaquent à un grand nombre de végétaux. Les aleurodes se nourrissent de la sève de la plante, ce qui l’affaiblit et peut même, dans certains cas, la faire mourir. Heureusement des solutions naturelles existent. Mais quel est donc ce curieux petit insecte blanc et comment faire pour s’en prémunir ? On vous dit tout dans cette fiche conseil.

Aleurode ou mouche blanche : quel est cet insecte ?

Les aleurodes, aussi appelées mouches blanches, sont des insectes constituant une super-famille à part entière : les Aleurodidae. Les aleurodidées font eux-mêmes partie du sous-ordre des Sternorrhynches (cochenilles, psylles et pucerons…). Il existe 1200 espèces d’aleurodes dans le monde mais seulement 56 en Europe. La plupart de ces insectes ont été importés accidentellement d’Amérique du Sud et centrale (mais d’autres proviennent d’Asie). Voilà pourquoi, ils préfèrent la chaleur.

On les retrouve partout : dans nos intérieurs, en véranda, sous serres ou sous châssis mais aussi au jardin ou dans les cultures.

Les adultes mesurent à peine 3 mm de long au maximum (dépend de l’espèce) et sont munis deux paires d’ailes recouvertes d’une poudre blanche. Cette poussière farineuse recouvre aussi le corps de l’insecte. Ce sont des insectes équipés de pièces buccales de type piqueur-suceur. Les aleurodes sucent la sève des plantes ce qui les affaiblit, voire les tue.

On reconnait facilement les mouches blanches car ces dernières forment de véritables nuages blancs lorsqu’elles sont dérangées. Les adultes volettent à 40 cm au-dessus de leur plante-hôte pour réatterrir quelques secondes plus tard. La présence d’œufs et de toutes petites larves immobiles (2 mm de long) sur le revers des feuilles est aussi caractéristique.

Parmi les nombreuses espèces, les plus connues sont :

  • L’Aleurode des serres (Trialeurodes vaporariorum) : sous serres et attaque, entre autres, les tomates, les aubergines, les concombres ou les poinsettias ;
  • L’Aleurode du tabac (Bemisia tabaci) : sous serres et se nourrissant d’un grand nombre de plantes, notamment potagères ;
  • L’Aleurode du chou  (Aleyrodes proletella) : sous serres et en extérieur  et s’attaque aux légumes du potager ;
  • L’Aleurode du Fraisier (Aleyrodes lonicerae) : sous serres et en extérieur et s’attaque surtout aux fraisiers. 
aleurode ou mouche blanche

Gros plan sur des aleurodes et un oeuf

Le cycle de vie de l'aleurode

Les aleurodes aiment la chaleur. Ces insectes sont donc présents d’avril à mai en intérieur, sous serres et sous châssis mais seulement à partir de juin-juillet en extérieur.

Le développement de ces insectes est hétérométabole : métamorphose progressive mais incomplète sans réel stade nymphal entre la larve et l’adulte (totalement différent des papillons, par exemple).

Les œufs sont très petits, à peine 0.2 mm de long, et attachés aux feuilles par un court pédicelle. Ceux-ci et les larves sont fixés sur le revers des feuilles et recouverts d’une pellicule cireuse. L’incubation se fait en 6 à 20 jours en fonction de la température.

Une fois sorti de l’œuf, la larve va passer par 4 stades larvaires. Le premier stade est appelé « larve baladeuse » car elle est mobile. Les stades suivants seront sessiles, c’est-à-dire que la larve est fixée sur la feuille et donc immobile. Le quatrième et dernier stade est appelé « puparium » ou pseudo-nymphe. L’intégralité de ces transformations larvaires va durer entre 18 et 70 jours.

L’adulte ne vit qu’entre 20 et 30 jours mais la femelle peut pondre jusqu’à 600 œufs. En extérieur, les aleurodes peuvent produire 4 ou 5 générations chevauchantes par an  ; sous serres ou en intérieur, on peut aller jusqu’à 10 générations.

Ces mouches blanches peuvent occasionner de gros dégâts

Les aleurodes sont plutôt polyphages. Ces insectes se nourrissent de la sève d’un grand nombre d’espèces végétales différentes. Ils peuvent s’attaquer aux :

  • Solanacées : pomme de terre mais surtout tomate, poivron, aubergine…
  • Cucurbitacées : potiron, courge, courgette
  • Haricots
  • Choux
  • Fraisiers
  • Agrumes
  • Certaines plantes aromatiques : menthe, mélisse, verveine, marjolaine…
  • Plantes ornementales : azalée et rhododendron, fuchsia, hibiscus, pélargonium, chélidoine…
  • Plantes d’intérieur

Les répercussions d’une attaque d’aleurodes peuvent être terribles pour une plante ou une culture entière. Dans un premier temps, les mouches blanches, larves et adultes, vont sucer la sève de la plante. Ce prélèvement de sève affaiblira la plante parfois jusqu’à la mort si on n’intervient pas.

En second lieu, les aleurodes, comme les pucerons, secrètent par un orifice du miellat. Ce miellat s’accumule sous les feuilles et constitue un « substrat » adéquat pour que se développe un champignon pathogène : la fumagine. Cette maladie sera visible grâce à une sorte de feutrage noirâtre sous les feuilles. Le miellat peut aussi apporter de la nourriture à bon nombre de bactéries pathogènes.

Enfin, il ne faut pas oublier que les mouches blanches par les piqûres qu’elles apportent aux feuilles peuvent créer des portes d’entrées pour des phytovirus et en sont aussi les vecteurs en transmettant les virus d’une plante à une autre. Les genres principaux de ces phytovirus sont des Crinivirus, des Carlavirus, des Ipomovirus et des Begomovirus.

aleurode ou mouche blanche

Colonie d’Aleurodes sur des feuilles de choux

Comment agir contre une invasion d'aleurodes ?

Face aux aleurodes, il convient d’agir tôt, dès les premiers signes de présence et d’isoler, si possible, la plante infestée. Ce qui est évidement compliqué au jardin…

Prédateurs naturels

Comme tout insecte, les mouches blanches ont des prédateurs naturels.

  • Encarsia formosa et Eretmocerus eremicus sont tous les deux des micro-guêpes qui pondent leurs œufs sur les larves (ectoparasite). La larve des guêpes sort de l’œuf puis se fait un festin de larves d’aleurodes. Chaque micro-guêpe peut pondre environ 150 œufs ;
  • Macrolophus pigmaeus (anciennement M. caliginosus) est une petite punaise verte (Miridae) qui se nourrit des larves et des adultes d’aleurodes. Cet insecte auxiliaire est disponible au sein de notre pépinière en ligne.
  • Delphastus pusillus est une petite coccinelle toute noire qui se nourrit des œufs et des larves des mouches blanches ;
  • Dicyphus hesperus est une punaise (Miridae) spécialisée dans le contrôle des thrips et des aleurodes. Elle n’est pas mono-spécifique et chasse un grand nombre d’insectes nuisibles.

Piégeages des adultes

Si l’attaque d’aleurodes n’en est qu’à ses prémices, on peut utiliser des bandes de carton de couleur jaune et recouvert de glu ou de miel ou, à défaut, de l’adhésif de couleur jaune. Ces dispositifs à accrocher dans la serre ou directement sur les plantes n’est efficace qu’en début d’attaque. Attention ! La couleur jaune n’attire pas que les aleurodes mais une grande partie des insectes. Vous risquez donc de tuer sans le vouloir des insectes utiles (prédateurs, pollinisateurs…).

Traitements naturels

  • Eau savonneuse : de l’eau savonneuse (savon noir) additionnée de quelques gouttes d’huile végétale est une bonne solution insecticide à appliquer en pulvérisation. Le savon noir fait se détacher les larves et les œufs tandis que l’huile les étouffe.
  • Huile essentielle de Géranium rosat (Pelargonium X asperum) : cette huile essentielle est un insecticide efficace contre les aleurodes. 20 gouttes de cette huile essentielle diluées dans un litre d’eau est suffisant pour une pulvérisation sous les feuilles ;
  • Badigeon d’huile : s’il y a peu de larves d’aleurodes sur votre plante, vous pouvez tenter de passer un pinceau trempé dans de l’huile végétale sous les feuilles pour les enlever.

Répulsifs efficaces

  • Purin d’ortie : en plus de renforcer les défenses de la plante attaquée, le purin d’ortie est efficace comme répulsif contre les aleurodes ;
  • Tagètes, basilic et Arnica : ces trois plantes dégagent une odeur qui repousse les aleurodes. Mais il convient de les planter avant une attaque conséquente.

Bon à savoir

Les aleurodes détestent la fraicheur (10 °C) et l’humidité. Pour prévenir une éventuelle attaque de ces insectes, vous pouvez déplacer vos plantes d’intérieur à l’extérieur ou ouvrir grand vos châssis et votre serre lorsqu’il fait frais et qu’il pleut. Attention cependant au choc thermique pour vos plantes.

Le saviez-vous ?

  • Le nom « aleurode » provient d’un mot grec qui signifiait « farine de froment » en rapport avec la « poussière » blanche recouvrant les ailes et le corps des mouches blanches ;
  • Les aleurodes ont été jadis classés dans l’ordre des lépidoptères, c’est-à-dire, les papillons par Carl von Linné ;
  • Une étude de 2019 a démontré que les aleurodes étaient capables de « pirater » le système de défense des plantes attaquées. Ces dernières envoient alors des signaux chimiques affaiblissant les microorganismes censés s’attaquer aux aleurodes. Les mouches blanches ont alors le champ libre pour sucer la sève de la plante.
  • Les aleurodes résistent à de nombreux insecticides chimiques car les œufs et les larves sont protégés par une couche cireuse. Seuls les adultes sont alors touchés. Les seuls insecticides efficaces en culture sont des insecticides systémiques, c’est-à-dire, véhiculé par la sève.

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