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terreau : tout ce qu'il savoir pour le choisir et bien l'utiliser
conseil

Comment choisir un bon terreau ?

pour semer, rempoter ou cultiver

Le terreau est un produit de base que bien des jardiniers utilisent. Cependant, il existe de nombreux types de terreaux, assez différents : terreau universel, horticole, terreau pour semis, terreau géranium … Ce qui fait qu’il est parfois difficile de s’y retrouver et de choisir, par conséquent, le bon terreau.

Mais, commençons par le début ! Qu’est-ce qu’un terreau ? Le terreau est un support de culture composé de matières organiques (sphaigne, tourbe, fibres et déchets végétaux, compost, fumier, etc.), auxquelles sont rajoutées des matières minérales (sable, perlite, vermiculite, argile, dolomie, etc.) et souvent de l’engrais.

Le terreau est, dans la majorité des cas, destiné à remplacer la terre pour la culture des plantes en pots, ou hors sol, pour semer, repiquer ou rempoter. Ce substrat doit permettre un bon enracinement et une meilleure assimilation des nutriments afin que les plantes poussent dans des conditions optimales.

Découvrez comment décrypter les étiquettes et comment choisir le meilleur terreau, en fonction de son utilisation et des besoins des plantes !

Pour bien choisir, apprenez à lire l'étiquette

L’analyse des étiquettes peut paraître compliquée à décrypter. Matière organique, matière sèche, conductivité électrique, pH, NPK et autres dénominations barbares… à quoi cela correspond-il ?

choisir un bon terreau, déchiffrer les étiquettes

Étiquette d’un terreau universel bon marché.

  • La matière sèche

Le taux de matière sèche est une donnée primordiale, car il permet de connaître la teneur en eau de votre terreau. En effet, la matière sèche est ce qu’il reste une fois que l’on a enlevé l’eau. Ce taux est toujours exprimé sur le produit brut (la totalité du sac) et peut varier du simple au double.

Dans notre exemple, l’étiquette indique 36% de matières sèches. Cela signifie qu’il y a 9 kg de matières utiles pour les plantes et 16 kg d’eau ! Autrement dit, c’est un terreau qui contient beaucoup trop d’eau.

  • La matière organique

C’est la matière organique qui permet la fixation de l’eau et des minéraux afin d’assurer une bonne croissance des végétaux. Le taux de matière organique peut être très variable selon s’il est calculé :

  • à partir du produit brut, c’est-à-dire sur tout le contenu du sac, l’eau comprise.
  • à partir de la matière sèche, c’est-à-dire sans l’eau.

Ce qui peut prêter à confusion et vous faire payer plus cher un terreau contenant beaucoup d’eau et moins de matière utiles.

Lorsque le taux de matières organiques est exprimé sur la matière sèche, cela peut induire le consommateur en erreur, car le nombre est grand et peut faire penser qu’il s’agit d’un terreau de qualité.

Pour connaître le pourcentage de matières organiques sur le produit brut, quelques petits calculs s’imposent :

Dans notre exemple, le sac de terreau pèse 25 kg.

Le sac contient 36% de matière sèche. Il vous suffit de faire un petit calcul pour connaître le poids de matière sèche réel dans le sac : poids du sac multiplié par le pourcentage de matières sèche soit (25 Kg x 36 %)/100 = 9.
=>Il y a donc 9 kg de matières sèches dans notre sac de terreau.

– L’étiquette nous dit 72% de matières organiques sur le produit sec. Pour connaître le poids de matières organiques dans le sac : poids de matière sèche multiplié par le pourcentage de matières organiques soit (9 Kg x 72 %)/100 = 6,48.
=> Il y a donc 6,48 kg de matières organiques dans le sac.

Si l’on remet cette valeur en pourcentage : 6,48 / 25 x 100 = 25,92.
=>Il y a donc seulement 25,9 % de matières organiques sur le produit brut.

  • La capacité de rétention en eau

Il s’agit de la capacité du terreau à retenir l’eau lors des arrosages. C’est pourquoi cette valeur est exprimée en millilitre d’eau par litre de terreau (ml/l) et plus elle est élevée, plus le terreau retiendra l’eau.

  • La conductivité électrique ou la résistivité

La conductivité électrique représente la capacité du substrat à laisser passer le courant électrique, il permet donc de mesurer la salinité du milieu. Les engrais se présentent sous la forme de sels, eux même composés d’ions et les ions conduisent le courant. Elle est ici exprimée en milliSiemens/mètre (mS/m) mais elle peut être indiquée en milliSiemens/centimètre (mS/cm) ou encore en microSiemens/m (µS/m).  Plus la valeur est élevée, plus le taux de salinité du terreau l’est aussi et plus le terreau est riche en minéraux. Pour un terreau en général, cette valeur varie entre 25 et 85 mS/m, tandis que pour les terres de bruyère, elle varie entre 5 et 45 mS/m.

Parfois, certains terreaux indiquent la résistivité. C’est en fait le contraire de la conductivité. Lorsque la résistivité est élevée, le terreau contient peu de minéraux. Cette donnée s’exprime en Ohm centimètre (Ohm.cm) et la valeur moyenne est de 1400 Ohm.cm.

  • Le pH

Il indique l’acidité ou l’alcalinité du substrat. Certaines plantes y sont très sensibles, c’est donc un paramètre à ne pas négliger. Il est compris entre 0 et 14 sachant que plus la valeur est élevée, plus c’est alcalin et inversement, un Ph de 7 sera neutre.

  • Les engrais NPK

Les engrais sont généralement composés de trois éléments majeurs pour la croissance des plantes et représentés par leur symbole chimique : N (Azote), P (Phosphore) et K (Potassium). Ils sont toujours donnés dans le même ordre, dans notre exemple : 8-2-7 cela signifie que le terreau contient 8 % d’azote, 2 % de phosphore et 7% de potassium.

Notez que cette notion est très importante. Elle diffère selon si vous voulez favoriser l’enracinement, la floraison, la fructification ou le feuillage :

  • Pour favoriser le feuillage, choisissez un engrais avec un bon taux d’azote.
  • Pour favoriser l’enracinement, tournez-vous vers un engrais avec un bon taux de phosphore.
  • Pour favoriser la floraison ou la fructification, privilégiez le taux de potassium.

Un engrais contenant le même pourcentage d’azote, de phosphore et de potassium est polyvalent. Attention, un engrais 20-10-10 par exemple, est deux fois plus concentré qu’un engrais 10-5-5, les doses ne seront donc pas les mêmes.

  • La Capacité d’Échange Cationique ou CEC

Certains sacs de terreau précisent la CEC. Elle nous indique si le substrat est capable de retenir plus ou moins bien les engrais. Donc plus la valeur est élevée, mieux il les retient. La CEC s’exprime en milligrammes d’équivalent par 100g de substrat (meq/100g) et elle varie entre 10 et 200 meq/100g.

Le bon terreau, en fonction des utilisations

  • Semer

Pour semer vos graines, utilisez un terreau spécial semis. Ce substrat est spécialement étudié pour faciliter la réussite des semis et boutures. Sa granulométrie est fine. Il est léger, drainant tout en ayant une bonne capacité de rétention en eau et sain (stérilisé). Il contient de la tourbe, du sable, de la perlite et/ou de la vermiculite. Le pH doit se situer entre 6,5 et 7,5 soit légèrement alcalin et la conduction ne doit pas dépasser 20 mS/m.

Ce terreau peut être utilisé aussi bien pour les semis de fleurs, que de légumes, en jardinière et même en couverture de semis de pleine terre.

Tout comme les jardiniers avertis, vous pouvez bien sûr préparer votre terreau à semis vous-même. Mélangez par exemple : 60% de terreau universel et 20% de compost préalablement tamisés, ajoutez 20% de perlite ou de vermiculite.

  • Repiquer

Le repiquage consiste à déplacer une plantule vers un autre endroit, pour permettre le développement de cette dernière vers un stade plus avancé. Un terreau pour le repiquage doit donc pouvoir nourrir la plante jusqu’à sa plantation en pleine terre ou dans un contenant. Mélangez idéalement 1/3 de terreau universel, 1/3 de compost mûr ainsi que 1/3 de la terre de votre jardin.

  • Rempoter

Le rempotage consiste à changer une plante de pot quand celui-ci commence à être trop petit pour le système racinaire et quand le substrat est épuisé. Pour rempoter une plante, vous devez choisir un terreau adéquat en fonction des besoins ou des spécificités de votre plante. Une plante acidophile appréciera une terre de bruyère au pH acide, tandis qu’un cactus sera rempoté dans un terreau pour cactées, ultra drainant.

Un terreau adapté à chaque type de plantes

Vous avez à votre disposition un panel de terreaux avec des spécificités propres selon l’utilisation que vous voulez en faire :

  • Le terreau universel

Le terreau universel contient de la tourbe, des écorces de résineux compostées, du compost, de l’engrais… C’est un substrat polyvalent qui peut convenir à la majorité des plantes, en pleine terre. Cependant, il est souvent de médiocre qualité. Lisez bien les étiquettes ! Un bon terreau doit être sombre, presque noir, sentir l’humus, avec peu ou pas de débris végétaux mal décomposés. Autrement dit, la granulométrie (consistance) doit être fine. Il doit aussi se réhydrater rapidement. Enfin, dans tous les cas, il n’est pas adéquat pour les plantes en pots et jardinières, ni pour les semis ou le rempotage.

  • Le terreau horticole

C’est un terreau universel amélioré, plus riche en humus, en oligo-éléments. Il est enrichi en fumier et en algues. Il s’utilise particulièrement au potager mais s’avère plus polyvalent. En effet, il convient bien pour une grande majorité des plantes excepté les plantes acidophiles. Sachez aussi qu’il donne de la consistance aux terres sableuses.

  • Le terreau à géranium

C’est un terreau ordinaire enrichie, la composition varie selon les marques. Sachez qu’il n’est pas indispensable et peut être remplacé par une bonne terre de jardin additionné de compost bien mûr ou d’engrais.

  • Le terreau pour rosiers

Ce terreau est très riche en humus et en fumier. Il peut être mélangé à la terre au moment de la plantation afin de faciliter l’enracinement. Il n’est pas indispensable pour les rosiers en pleine terre qui s’adaptent bien à tous les types de sols selon le porte-greffe utilisé. Vous pouvez aussi l’utiliser pour la plantation de vos rosiers en pots.

  • La terre dite de bruyère et la véritable terre de bruyère

La terre dite de bruyère est un terreau classique que l’on a acidifié artificiellement afin de correspondre aux besoins des plantes de terre de bruyère. La composition est variable selon les marques, elle peut être composée de tourbes blondes et brunes, de sable, d’écorces compostées, de fibres et de terre végétale, d’un mouillant et d’engrais…

Contrairement au substrat précédent, la véritable terre de bruyère est une terre naturellement acide que l’on a prélevée dans la nature. Elle se trouve plus difficilement dans le commerce.

Ce sont des substrats légers, riches en humus mais très perméables donc qui sèchent rapidement en été et demandent des arrosages réguliers. Le pH se situe généralement aux alentours de 4 à 5. Ils correspondent aux exigences des plantes de terres acides : azalée, rhododendron, camélia, skimmia, pieris, etc.

Ne l’utilisez pas pure mais en la mélangeant à la terre de votre jardin si celle-ci est peu calcaire. Pour cela, comptez 1/3 de terre de bruyère pour 2/3 de terre de jardin.

  • Le terreau pots et jardinières

Il s’agit d’un terreau à base de tourbe. Il peut contenir aussi des écorces compostées, des fibres de coco, de la terre végétale et de l’engrais. Il est léger et aéré, avec une forte rétention en eau et un drainage optimal. Il s’utilise tel quel.

  • Le terreau spécial agrumes

Ce terreau est destiné à la culture des agrumes en pots. Il est composé, selon les marques, de tourbe brune et blonde, d’écorces et de fibres, de pouzzolane, de perlite, d’argile, de sable, d’engrais… Il peut s’utiliser pur mais il est préférable de lui ajouter un peu de terre de jardin ou du compost.

Vous pouvez aussi réaliser votre propre mélange : 1/2 de terre de votre jardin (si celle-ci est non calcaire sinon remplacez-là par du terreau), 1/4 de terreau horticole et 1/4 de sable de rivière.

  • Le terreau pour cactées et plantes grasses

Il contient beaucoup de sable, de la tourbe, de la pouzzolane et de l’engrais. Il ne s’utilise pas tel quel, contrairement à ce qui est préconisé sur les emballages. En effet, il est trop riche en matière organique et retient trop l’eau. Ce qui rend le substrat compact et favorise le développement des micro-organismes. Si vous observez des éléments grossiers (fibres par exemple), prenez le temps de le tamiser. Un bon substrat à cactées doit être drainant, aéré et majoritairement minéral. Vous pouvez lui ajouter des éléments drainants comme 1/3 de sable de rivière, 1/3 de pouzzolane de petite granulométrie ou 1/3 de petites billes d’argiles.

 

Vous pouvez également faire votre mélange avec de la terre, du terreau et du sable à parts égales. Ce mélange conviendra alors à la majorité des espèces.

  • Le terreau sans tourbe

Le terreau sans tourbe permet de préserver les tourbières et sa biodiversité, milieux fragiles qui souffrent d’une exploitation intensive.

Exploitation d’une tourbière.

Il peut être composé par exemple de fibres de coco, d’écorces compostées, enrichi de compost, de fumier et d’algues, de l’engrais. Vérifiez la composition sur le sac. Il  s’utilise comme un terreau horticole.

Il est tout à fait possible de le créer soi-même en mélangeant de la terre de votre jardin (40%), du compost (40%) et du sable (20%).

Questions souvent posées par les jardiniers sur le terreau et ses utilisations

  • Faut-il mélanger le terreau avec de la terre ?

Si vous avez une bonne terre de jardin, riche et légère, l’ajout de terreau est inutile. Par contre, si votre sol est particulièrement lourd, trop léger ou trop pauvre, un apport de terreau permettra de corriger un peu ces inconvénients. Utilisez alors du terreau universel ou du terreau horticole. La proportion recommandée est d’environ 1/3 de terreau pour 2/3 de terre.

  • Quelle est la différence entre terreau et compost ?

Ne confondez pas terreau et compost ! Le compost est issu de la décomposition de déchets verts du jardin, il n’est pas utilisé pur, mais en tant qu’amendement. Il peut parfaitement être employé en complément du terreau, pour l’enrichir.

  • Comment faire son terreau de feuilles ?

Obtenu à partir de la décomposition des feuilles mortes, ce n’est ni plus ni moins qu’un terreau universel. Il est riche en matières organiques et du fait de son pH acide, il peut être utilisé pour les plantes acidophiles. Il suffit de composter vos feuilles mortes. Rien de plus simple :

  • En automne, construisez un silo à l’aide de grillage à poule et remplissez-le de feuilles.
  • Remuez de temps en temps avec une fourche pour aérer le tas de feuilles.
  • Vous pouvez l’enrichir en ajoutant régulièrement du purin d’ortie, de consoude, des fientes de volailles ou encore du fumier décomposé.
  • Évitez les feuilles qui se décomposent difficilement ou broyez-les au préalable.
  • Sachez que le volume de feuilles ne donne que 10% de terreau donc n’hésitez pas à composter une grosse quantité.
  • Au printemps suivant, retournez le tas et patientez encore au moins 1 an.

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