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Araignée rouge : identification et traitement

Les reconnaitre et lutter efficacement

Appelées à tort « araignée rouge », ce petit acarien de nos jardins est un ravageur moins célèbre que le puceron ou la limace. Pourtant, capables de développer des colonies de plusieurs centaines d’individus, ces petits suceurs de sèves peuvent venir à bout d’une plante en quelques dizaines de jours ! Découvrez comment identifier ce nuisible ainsi que les moyens de luttes pour contrer ces bestioles bien trop gourmandes.

Comment reconnaitre une attaque d'araignée rouge ?

D’à peine 1 mm à l’âge adulte, ils sont assez difficiles à repérer à l’œil nu sur une plante. C’est bien souvent à l’arrivée des premiers dégâts sur la plante que nous remarquerons sa présence. Ce minuscule acarien peut être de différentes couleurs (rouge, jaune ou vert) selon les plantes parasitées. Il adore les conditions sèches et chaudes, ainsi il s’attaque aux plantes de balcons, d’intérieurs et de la serre préférentiellement. 

Dès que les conditions sont très favorables aux araignées rouges (température de 30°C), une seule femelle peut pondre une centaine d’œufs qui atteindront le stade adulte en à peine une semaine. Vous imaginez donc facilement la croissance exponentielle que peut prendre une colonie de ces bestioles durant l’été. L’avenir s’annonce d’ailleurs plutôt radieux pour elle grâce aux étés chauds et secs que le changement climatique nous concoctera à l’avenir !

Heureusement, celles-ci ont du mal (du fait de leur taille) à se déplacer d’une plante à l’autre, ce qui évite beaucoup d’ennuis supplémentaires.  Il faudra néanmoins prendre garde à ne pas les propager via vos vêtements ou vos outils de jardins.

araignée rouge

Sur quelles plantes retrouve-t-on des araignées rouges ?

Les araignées rouges sont des acariens qui peuvent s’attaquer à des centaines de plantes différentes. Elles sont très généralistes dans leurs attaques. Citons parmi les victimes préférées au jardin :

  • Les légumes et petits fruits du potager (aubergine, carotte, courge, concombre, pois, groseillier, fraisiers, tomates…) ;
  • Les arbres fruitiers (pêchers, poirier, pommiers…) ;
  • Les plantes ornementales (cyclamens, dahlias, hortensia…) ;
  • Les conifères ou les plantes vertes d’intérieurs. 

Elles s’attaqueront de préférences aux feuilles ou aiguilles tendres qui sont plus faciles à percer avec leur rostre (pièce buccale).

Un autre facteur facilitant son apparition est l’excès d’azote dans le sol. Cela va rendre vos plantes plus « succulentes » et fragiles. Les acariens percent alors plus facilement l’épiderme d’un végétal qui aura tendance à pousser trop rapidement à cause des excès d’engrais.

Quelles sont les symptômes sur la plante ?

Un des symptômes les plus faciles à reconnaître est la présence de soies sur vos plantes. Ces soies sont d’ailleurs à l’origine du nom du parasite. Lorsque qu’une colonie commence à prendre de l’ampleur, elles donnent une impression de toile d’araignée. Si vous vaporisez de l’eau sur vos plants, elles ressortiront encore plus facilement.

Les feuilles vont ensuite se consteller de tâches blanches ou jaunâtres et finiront par tomber complétement desséchées. Elles peuvent aussi avoir un aspect grisâtre.  En cas de pullulation périodique, la plante peut succomber rapidement ne pouvant plus effectuer sa photosynthèse correctement.

araignée rouge

Une minuscule araignée rouge… qui fait pourtant bien des dégâts

Comment lutter contre ce ravageur ?

Lutte préventive

  • Limiter les apports d’engrais riches en azote qui vont rendre vos végétaux fragiles et attirants pour le parasite ;
  • Préférez un apport de compost plutôt qu’un engrais à action rapides. Votre plante sera mieux renforcée contre les attaques ;
  • Aspergez régulièrement les feuilles de vos plantes (de préférence le soir) avec de l’eau de pluie fraîche pour maintenir une ambiance humide dans votre serre ou dans votre habitation autour des sujets sensibles (attention tout de même au mildiou pour vos tomates). Si le temps est vraiment très sec, effectuez également une pulvérisation tôt le matin ;
  • Tentez de maintenir un maximum le sol frais grâce au paillage (tontes, foins, copeaux de bois, toile…)  ou un système de goutte-à-goute.
  • Pulvérisez à l’avance un purin d’ortie ou une décoction de prêle.

Solutions de traitement

  • Comptez 20-25 gouttes d’huile essentielle de romarin que vous mélangerez d’abord avec 3 ou 4 gouttes de savon noir liquide et 5 mL d’huile de colza. Diluez ensuite le tout dans 1 litre d’eau puis pulvérisez ;
  • Une décoction d’ail (30 g/litre d’eau) diluée à 30 % et pulvérisée sur la plante donnera de bons résultats. Pour ne pas laisser les oeufs éclore, renouvelez les pulvérisations tous les 3 jours durant une quinzaine de jours ;
  • Si la plante croule sous les acariens, coupez-la et brulez-la. Cela peut paraître radical, mais il vaut mieux perdre un pied de légume ou une plante plutôt que tout un rang/parterre ;
  • Il est possible de lutter biologiquement en introduisant d’autres espèces prédatrices qui se nourriront des acariens. Sous abri ou au potager, vous pouvez utiliser un prédateur naturel de l’araignée rouge tel que Phytoselulus persimillis. C’est un autre petit acarien de taille et couleur semblables qui se nourrit des œufs, larves et adultes de l’araignée rouge ;
  • Les larves de chrysopes se nourrissent des oeufs de ce parasite. N’hésitez pas à placer un hôtel à insectes ou un tas de branchages morts près de vos plantes sensibles pour leur offrir un logis.

Le conseil de François : Il existe des insecticides chimiques prévus pour les acariens mais nous vous les déconseillons car ils sont nocifs pour votre santé et tuent tous les autres insectes en contact avec le produit. Parmi ceux-ci il y aura à coup sûr des auxiliaires qui vous auraient été bien utiles pour lutter contre ce même parasite ! De plus, les acariens deviendront au fil du temps résistants à la molécule chimique utilisée, année après année. Le produit perdra son efficacité quoi qu’il arrive.

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Huile essentielle de romarin, hôtel à insectes : 2 moyens de lutte et de prévention contre l’araignée rouge

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Une réflexion au sujet de « Araignée rouge : identification et traitement »

  • laurence lanze

    Cet acarien est devenu une véritable plaie au potager dans le sud-est de la France, au point que ça fait 2 ans que mes récoltes de tomates sont fortement compromises. J'ai essayé le savon noir, l'ail, mouiller les feuilles, mais la pullulation devient incontrôlable au bout d'un moment (T° trop hautes >35 pendant au moins 2 mois + zéro précipitation). Mes voisins sont touchés de la même façon. J'ai l'impression d'arriver à mieux lutter avec des plants que je laisse courir au sol. Je vais généraliser cette méthode l'an prochain et tenter le physolulus (ou un truc comme ça) mais j'ai peur que nos températures soient trop hautes. Un conseil supplémentaire?

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