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Mon potager vient de loin : petite histoire des principaux légumes du jardin

Les légumes qui nous sont aujourd’hui familiers sont le résultat de milliers d’années d’évolution et de domestication. La plupart sont originaires de continents lointains et ont dû voyager pour parvenir jusqu’à nous. De grands évènements historiques comme l’expansion de l’Empire romain ou les premiers voyages vers les Amériques ont progressivement permis de ramener ces plantes en Europe et de les répandre au sein du continent. Ces légumes ont évolué avec le temps et sont bien différents de leurs ancêtres sauvages, que les hommes cueillaient dans la nature. Les hybridations et croisements ont donné naissance à une grande diversité de variétés. Cela a permis avec le temps d’obtenir des légumes plus gros et charnus, une chair plus tendre, avec un goût plus sucré et moins d’amertume. Les légumes continuent d'ailleurs encore aujourd'hui à évoluer !

Alors, d'où viennent les principaux légumes de nos jardins et comment sont-ils parvenus jusqu'à nous ? Suivez-nous dans cette odyssée qui nous ramène aux origines du potager !

1 - La pomme de terre

La pomme de terre (Solanum tuberosum) est originaire de la Cordillère des Andes (Pérou, Bolivie, Chili...), et a été domestiquée depuis au moins 8 000 ans. Elle a été la base de l’alimentation de l’empire Inca. Ce sont les Espagnols qui l'ont ramené en Europe en 1 534. Cependant, on la pensait au départ impropre à la consommation humaine, et elle n’était utilisée en France que pour nourrir les cochons (et il est vrai que ses tiges, feuilles, fruits... sont toxiques). Elle resta mal considérée durant deux siècles : on l’accusait notamment de provoquer des maladies (lèpre, fièvre, peste...). En 1748, le Parlement de Paris interdisait même sa culture dans le nord de la France ! Il a fallu attendre le 18ème siècle, et le pharmacien Antoine Parmentier, pour faire évoluer les choses. En prison, il découvrit les qualités nutritives de la pomme de terre, puis, une fois libéré, travailla à la populariser. Parmentier élabora un stratagème : il fit garder des champs de pomme de terre par des soldats le jour, faisant ainsi croire aux riverains qu’il s’agissait d’une culture rare réservée aux nobles, puis levait la garde la nuit, afin de les inciter à voler ces tubercules ! Cela participa à populariser la pomme de terre dans le bassin parisien. Parmentier offrit également des fleurs de pomme de terre au roi Louis XVI, qui les porta à sa boutonnière et en plaça dans la perruque de Marie-Antoinette, faisant ainsi une vraie publicité à cette plante ! Il y eut par la suite un véritable engouement en Europe pour la pomme de terre. Elle devint alors une solution contre les famines et participa à la stabilité alimentaire des Etats européens. Cependant, étant devenue la base de l’alimentation en Irlande, une attaque de mildiou provoqua en 1850 une grande famine qui causa la mort d’un million de personnes et une émigration massive. Puis, en 1885, le scientifique Alexis Millardet découvrit un remède efficace contre le mildiou, la bouillie bordelaise ! Cela permis à la pomme de terre de s'implanter durablement en Europe puisqu'il n'y avait plus d'obstacle à sa culture.

Les fleurs de la pomme de terre, Solanum tuberosum

2 - La tomate

La tomate (Solanum lycopersicum) est originaire des régions andines du Nord-Ouest de l’Amérique du Sud, notamment du Pérou et de l’Equateur. Elle a d’abord été domestiquée et cultivée au Mexique, par les Aztèques, qui l’appelaient alors « Tomatl ». Elle était à l’origine plus petite, de la taille des tomates cerises. Christophe Colomb la découvrit au 15ème siècle, et elle fut ramenée en Europe en 1519 par les conquistadors Espagnols. Elle fut d’abord cultivée dans le Sud de l’Espagne, puis sa culture s’étendit progressivement au Portugal, à l’Italie, au sud de la France... Les Italiens la nommèrent pomi d'oro, puis pomodoro (pomme d’or). Elle est néanmoins longtemps restée une plante ornementale, car on la considérait vénéneuse, car elle est de la même famille que la belladonne, plante indigène d’Europe toxique. Il fallut attendre 1731 pour qu’elle soit enfin reconnue « comestible » par le botaniste Philippe Miller, qui lui donna son nom d’espèce esculentum, signifiant comestible. Elle commença alors à être plus largement consommée et cultivée en France. La Révolution aida à la diffuser : elle arriva à Paris avec les Révolutionnaires marseillais qui montèrent à la capitale et réclamèrent des tomates dans les auberges. Les maraîchers du bassin parisien se mirent alors à la cultiver, puis la tomate fut véritablement démocratisée à partir du 19ème siècle.  

Grappes de tomates-cerises, Solanum lycopersicum

3 - Le poivron et le piment

Le poivron provient du piment : il s’agit à l’origine de la même plante, Capsicum annuum, qui appartient à la famille des Solanacées. Les poivrons sont simplement des piments charnus et qui ont perdu leur substance piquante, la capsaïcine (d’ailleurs, dans les autres langues, le poivron porte toujours le nom de piment : il n’y a qu’en français que ces noms sont différents !) Cette plante vient du Mexique et d’Amérique du Sud, et aurait été domestiqué il y a au moins 5 000 ans. Les Indiens l’utilisaient pour assaisonner leurs plats, et lorsque les conquistadors espagnols découvrirent cette plante en 1493, ils crurent qu’il s’agissait d'une variété de poivre rouge, ce qui donna par la suite le nom de « poivron ». Ils l’introduisirent en Espagne sous forme de graines à la fin du 15ème siècle. Il se propagea en Europe sous sa forme piquante, restant durant longtemps un condiment ou une épice, et ne commença à se répandre en tant que poivron que vers la fin du 18e siècle. Par la suite, il se propagea rapidement aux autres continents, notamment en Asie et Afrique. Les variétés et couleurs de poivrons se diversifièrent également : ils devinrent rouge, jaune, orange, pourpre, vert...

Les poivrons et piments sont aujourd'hui cultivés comme plantes annuelles sous nos climats, en raison du froid, mais ils sont vivaces sous un climat tropical ou subtropical !

Le poivron, Capsicum annuum

4 - Le melon

Originaire d’Afrique tropicale, le melon a commencé à être cultivé en Egypte cinq siècles avant notre ère. Il était au début petit, faisant à peu près la taille d'un coing, et était très peu sucré. On le consommait généralement avec du sel et du vinaigre, parfois accompagné de salade. Il gagna progressivement la Grèce, puis l’Italie. Il fut particulièrement apprécié par les Romains. A la Renaissance, les moines le cultivèrent pour les papes, dans leur résidence d’été de Cantalupo, près de Rome... ce qui lui vaudra son nom de melon Cantaloup. Au fil du temps, le melon devient progressivement plus gros, plus parfumé et plus sucré. Il arriva en France en 1495, ramené d’Italie par le roi Charles VIII. Au départ, il était considéré comme un fruit rare et précieux, réservé aux nobles. Sa culture se répandit en France surtout aux 16ème et 17ème siècles, d’abord en Provence, dans la vallée du Rhône, en Anjou, en Touraine, puis en Charente.

Le melon, Cucumis melo

5 - Les concombres et cornichons

Le concombre est à l’origine la même plante que le cornichon, Cucumis sativus. Comme pour l'histoire du piment et du poivron, ils se sont différenciés avec le temps. Cette plante est originaire du nord de l’Inde, où elle poussait au pied de l’Himalaya. Elle a été domestiquée il y a au moins 3 000 ans, et s’est ensuite répandue en Chine et au Moyen-Orient, puis en Egypte, où elle était cultivée sur les bords du Nil. Elle fut particulièrement appréciée par les Hébreux, qui l’amenèrent lors de leur exil à travers le désert du Sinaï, jusqu’en Palestine, où ils établirent sa culture. Le concombre fut adopté également par les Grecs et les Romains au 5ème siècle avant J.C. A cette époque, il était bien plus petit qu’aujourd’hui, il avait encore la taille d’un cornichon, et était très amer (il a d’ailleurs conservé cette amertume au niveau de sa peau). On le consommait avec du miel afin de contrer son amertume. Il arriva finalement en France au 9ème siècle, sous l’impulsion de Charlemagne, qui lança ainsi la culture du concombre. On le cultivait au départ surtout plus pour ses propriétés médicinales que pour son intérêt alimentaire. Cependant, le concombre s’adoucit progressivement au fil du temps, perdant de son amertume. Au 17ème siècle, le jardinier en chef de Versailles, La Quintinie, eut l’idée de le cultiver sous serre pour le roi Louis XIV, qui était friand de ce légume. Il fallut néanmoins attendre le 19ème siècle pour que le concombre se démocratise réellement.

Le concombre, Cucumis sativus

6 - Le haricot

Le haricot (Phaseolus vulgaris) est originaire d’Equateur, du Mexique et des Andes, où il a été domestiqué 7 000 ans avant notre ère. Son nom vient d’ailleurs du mot aztèque « ayacolt ». Il constituait une des bases de l’alimentation des Amérindiens, qui consommaient uniquement les grains, une fois secs. Christophe Colomb découvrit le haricot à Cuba en 1492. Les explorateurs Espagnols ramenèrent ainsi des haricots qu’ils confièrent aux moines de Séville. C’est Catherine de Medicis qui l’introduisit en France au 16ème siècle. Puis il fut propagé en Afrique et en Asie. Il fut rapidement populaire en Europe, où il se substitua à d’autres légumineuses (pois chiches, lentilles...). Il était d’abord cultivé pour ses grains (consommés secs ou frais). Il faudra attendre la fin du 18ème siècle pour que les Italiens commencent à consommer les gousses jeunes et encore immatures, sous la forme des haricots verts que nous connaissons aujourd’hui.

Le haricot, Phaseolus vulgaris

7 - Les courges et courgettes

Les courges sont originaires d’Amérique centrale, notamment du Mexique et du Pérou. Elles ont été domestiquées depuis au moins 9 000 ans. Les Indiens consommaient principalement les graines, et parfois les fruits. Ils les cultivaient avec le maïs et les haricots. En les domestiquant, ils les ont rendu plus douces, moins amères que les formes sauvages. Les courges étaient cependant bien moins charnues que celles que nous consommons aujourd’hui ! Au 16ème siècle, les courges furent découvertes par les conquistadors espagnols, qui les ramenèrent en Europe. On récoltait les courges en automne, une fois qu’elles étaient arrivées à complète maturation, ce qui facilitait leur conservation. La culture des citrouilles se développa en France aux 16ème et 17ème siècle, d’abord dans le sud du pays (Languedoc, Provence...). Au 18ème siècle, les Italiens commencèrent à consommer une certaine variété de courge avant leur maturité... c’est ce qui donna la courgette ! Elle s’est ensuite étendue sur le territoire français au 20ème siècle, depuis le Bassin méditerranéen, mais ne prit le nom de courgette qu’à partir de 1930.

La courgette, Cucurbita pepo

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