Veuillez patienter...

Continuer mes achats Voir le panier & Commander

{{var product.name}} a été retiré de votre panier

Continuer mes achats
Voir le panier & Commander
Commander avec les refs catalogue
Vers de la cerise : prévention, traitement
conseil

La mouche de la cerise : prévention et traitement

Comment y faire face ?

La mouche de la cerise, Rhagoletis cerasi, est un petit insecte qui pond ses œufs dans les fruits du cerisier au début du printemps. Les vers éclosent et se nourrissent des fruits, qui deviennent bruns et pourrissent. Elle est capable de gâcher complètement une récolte, ne laissant derrière elle que des fruits véreux. Découvrez nos conseils pour la reconnaître, limiter les risques d’attaques, et y faire face en piégeant ces insectes !

Présentation de la mouche de la cerise et des dégâts

La mouche de la cerise se nomme Rhagoletis cerasi. Il s’agit d’un diptère, comme les autres mouches, moucherons, syrphes et moustiques, dont la particularité est de ne posséder qu’une seule paire d’ailes. La mouche de la cerise mesure 4 à 5 mm de longueur. Elle a un corps noir, avec une tache jaune sur le dos, mais elle est surtout bien reconnaissable par ses ailes translucides striées de bandes noires. Elle s’attaque uniquement aux cerises.

Au printemps, à partir de fin avril et jusqu’en juin, les adultes se posent sur les fruits, percent l’épiderme et y pondent leurs œufs. Une mouche peut pondre entre 60 et 70 œufs, avec un seul œuf par cerise. Les larves éclosent en une à deux semaines, et s’installent en général au centre du fruit, autour du noyau. Elles vont se développer en consommant le fruit sur trois semaines à un mois. Ensuite, elles tombent au sol et s’enfoncent dans la terre où elles se transformeront en nymphes. Ces nymphes peuvent rester deux à trois ans dans le sol avant de ressortir, au printemps, pour recommencer le cycle et pondre à leur tour dans les fruits.

Mouche de la cerise, Rhagoletis cerasi

La mouche de la cerise : individu adulte et larve dans un fruit (photos : Drahkrub / Bauer Karl)

Quels sont les symptômes ?

Après avoir récolté les cerises, si elles sont atteintes, vous pourrez voir en les ouvrant de petits vers blancs. Les asticots mesurent jusqu’à 6 mm de longueur.

Vous pouvez aussi repérer les fruits touchés car ils portent un petit trou, et des taches brunes apparaissent. Parfois, les fruits atteints tombent au sol avant d’être mûrs. Si vos fruits tombent ou pourrissent d’une façon inexpliquée, n’hésitez pas à en ouvrir quelques-uns pour voir s’il y a des asticots à l’intérieur.

Il existe un autre insecte qui s’attaque aux cerises : il s’agit d’un moucheron asiatique, Drosophila suzukii, arrivé en France au début des années 2010. Il s’attaque à plusieurs petits fruits : framboises, fraises, prunes, cerises… Il est plus petit que la mouche de la cerise, ne mesurant que 2 ou 3 mm de longueur. Il a un corps brun clair et des yeux rouges. Comme elle, le moucheron asiatique pond ses œufs dans les fruits avant qu’ils soient mûrs, les œufs éclosent et les larves se nourrissent de la chair du fruit. Les fruits concernés ont tendance à devenir mous et liquides. Avec Drosophila suzukii, plusieurs larves se développent dans le fruit, tandis qu’avec la Mouche de la cerise, il n’y a en général un seul ver dans chaque fruit.

Drosophila suzukii

Le moucheron asiatique Drosophila suzukii : mâle et femelle (photo Shane F. McEvey, Australian Museum)

Les méthodes de prévention

Afin d’éviter ou de limiter les attaques :

  • Privilégiez les variétés hâtives, qui se récoltent en mai-juin, plutôt que les tardives. Elles sont beaucoup moins attaquées par la mouche de la cerise. Vous pouvez par exemple cultiver les cerisiers ‘Burlat’, ‘Bigarreau hâtif Delbart’, ‘Early Rivers’, ‘Napoléon’, ‘Bigarreau de la Saint Jean’
  • Ne laissez pas de fruits mûrs dans l’arbre et éliminez ceux qui tombent au sol. Ils risquent d’héberger des larves et de perpétuer le cycle. Si les fruits sont mûrs et non véreux, vous pouvez les manger, sinon jetez-les (ne les compostez pas !).
  • Vous pouvez aussi étendre une bâche au pied du cerisier pour éviter aux larves de se réfugier dans le sol.
  • Une autre solution consiste à biner le sol autour du cerisier, de façon à détruire les larves. Plus simplement, vous pouvez y installer des poules ! Elles viendront gratter le sol et consommer les larves, qui sont enfoncées peu profondément dans la terre.
  • Pour la Drosophile, il est important également de détruire les fruits mûrs pour éliminer les larves.

les traitements naturels contre la mouche de la cerise

Il faut intervenir au début du printemps, avant que les fruits soient mûrs et que les insectes n’aient eu le temps de pondre leurs œufs.

  • Les pièges chromatiques en carton englué

La méthode la plus efficace et écologique consiste à utiliser des disques jaunes en carton, couverts de glue. Les mouches sont attirées par la couleur jaune et se collent sur le piège. Ces disques, que l’on trouve facilement dans le commerce, sont à installer dès le mois d’avril. On peut en poser trois ou quatre pour un arbre de taille modeste, le nombre devant être plus important si l’arbre est grand. Ces disques ont un trou au centre, ce qui permet de les glisser facilement sur les branches du cerisier. En général, ces pièges sont également enduits de phéromones, afin d’attirer spécifiquement la mouche de la cerise. C’est une solution naturelle, qui évite d’utiliser des pesticides de synthèse.

Il s’agit de récipients en plastique, avec un couvercle en entonnoir. Les insectes sont attirés, rentrent et se noient dans une solution placée au fond du récipient et qui contient des phéromones. On trouve dans le commerce ces phéromones sous forme de capsules, à installer dans le piège. Cela permet d’attirer les mâles en mimant des hormones sexuelles femelles, ce qui empêche la fécondation et donc la ponte d’œufs dans les fruits.

Il est possible de pulvériser un insecticide à base de pyrèthre (issu de Tanacetum cinerariifolium), mais son efficacité reste limitée. De plus, il risque de tuer également les autres insectes, et pas uniquement la mouche de la cerise, ce qui nuira donc à l’équilibre écologique de votre jardin.

  • Il existe aussi un traitement naturel à base du champignon enthomopathogène Beauveria bassiana. Les spores du champignon atteignent l’insecte, germent et le tuent. Cependant, cette solution est plutôt destinée aux professionnels.
  • Contre la mouche de la cerise, il est parfois conseillé d’épandre, en fin d’hiver, du sulfate de fer au sol. Cependant, nous vous déconseillons cette solution car il s’agit d’un produit irritant pour la peau, le système respiratoire et les yeux. Il risque aussi de nuire aux vers de terre et à l’équilibre écologique de votre jardin.
  • Contre le moucheron asiatique Drosophila suzukii, vous pouvez trouver dans le commerce un piège spécifique, en plastique, dans lequel on place un appât liquide qui attirera le parasite.

Fabriquer un piège

Il est facile de fabriquer un piège pour la Drosophile en utilisant une bouteille en plastique. Il faut commencer par percer en haut, dans le col de la bouteille, six ou sept trous de 3 mm de diamètre, ou alors installer un adaptateur à bouteille, spécialement prévu pour piéger la Drosophile. Ensuite, on place dans la bouteille un appât liquide, ou on fait soi-même un mélange de vinaigre de pommes et de vin rouge, additionné d’une ou deux gouttes de liquide vaisselle. Enfin, on referme la bouteille, puis on la suspend à une branche dans l’arbre.

Articles connexes

1 Étoile
2 Étoile
3 Étoile
4 Étoile
5 Étoile
( votes, moyenne: sur 5)
Laisser un commentaire