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Lorsque nous avons froid, nous nous rajoutons une bonne laine sur le dos. Et s'il fait vraiment trop froid, nous rentrons dare-dare nous calfeutrer à l'intérieur de nos maisons avec un bon chocolat chaud et un chat sur les genoux. Mais dans le cas des plantes au sein de la nature ou au jardin ? Ces pauvrettes ne peuvent se déplacer (et encore moins boire du chocolat chaud !). Comment font-elles pour survivre au froid parfois intense de l'hiver ? Faisons le point sur les adaptations des végétaux au gel et au froid en général ! 

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Stratégie 1 : on s'adapte au froid ! 

L'hiver n'arrive pas du jour au lendemain (enfin, normalement...). Les plantes ont donc plusieurs semaines pour commencer à ralentir progressivement leur métabolisme et se préparer à la période hivernale. Les jours raccourcissent, la température baissent... voici autant de signaux que le végétal attend pour initier cette phase de ralentissement végétatif. On dit alors que les plantes entrent en dormance.

Ainsi, dès le printemps, la plante va progressivement redémarrer sa végétation dès que les jours deviendront plus longs et les températures plus clémentes. Mais attention ! Bien souvent, les plantes vont initier ce processus trop tôt et se faire surprendre par un épisode de gel tardif. Ces périodes de gel, "non prévues" par la plante, peuvent causer au mieux de gros dégâts, au pire la mort du végétal. 

Stratégie 2 : on évite le froid ! 

Si on n'est plus là durant la mauvaise période, on ne souffre pas ! 

  • "Pour vivre heureux, vivons caché" : ce pourrait être l'adage des plantes bulbeuses, rhizomateuses ou à tubercules qui ne gardent que la partie souterraine en hiver. Leurs organes de réserve se terrent sous terre et attendent un redoux pour pousser à toute allure l'année suivante. En effet, le sol en hiver est toujours un peu plus "chaud" que l'air ambiant, faisant gagner facilement 2 ou 3 degrés ;
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Les plantes bulbeuses printanières comme les tulipes sont protégées du froid, car sous terre !

  • "Réveillez-moi au printemps !" : le cas des bisannuelles et des vivaces est particulier. Certaines vivaces disparaissent totalement en hiver, tandis que d'autres affrontent fièrement les frimas mais... pas n'importe comment. Elles ralentissent leur métabolisme et font en sorte de rester sous forme plus basse, plus proche du sol. Elles ne gardent alors qu'une rosette ou une petite touffe basale. Cela leur permet de gagner quelques degrés et d'éviter les pertes en eau. La partie végétative morte peut aussi, dans certains cas, leur servir de protection contre le froid. Cependant, quelques vivaces sont totalement persistantes, grâce à la modification de leur feuillage (voir plus bas) ; 
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Une Euphorbe en plein hiver, qui repartira comme si de rien n'était au printemps (© Gwenaëlle David)

  • "Adieu, monde cruel... Argh !" : c'est paradoxal mais, l'écologie des plantes annuelles peut être comprise comme une adaptation des espèces au froid hivernal. Une plante annuelle germe, se développe, fleurit et produit ses graines durant la même année pour mourir juste avant l'hiver. Les graines germeront au printemps suivant, pérennisant ainsi l'espèce ; 
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Une plante annuelle pousse, fleurit, produira ses graines, puis disparaitra

  • "Bah... Vous n'êtes pas mort finalement ?" : la cryptobiose est un état arrêté du métabolisme, la plante semble morte, mais il n'en est rien. Par la suite, dès que les conditions le permettent, elle se remet à croitre. C'est la reviviscence ou anabiose. Les lichens et les mousses peuvent le faire couramment, mais aussi certaines plantes vasculaires comme des fougères (Fougère-aigle, Cétérach officinal...). C'est avant tout une adaptation à la sécheresse induite par le gel hivernal. 
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Ptedirium aquilinum

Stratégie 3 : on tolère le froid ! 

Le cas des arbres et arbustes à feuillage caduc ou marcescent

En hiver, le gel ne permet plus à l'eau d'être disponible pour la plante. De plus, la sève risque de geler, elle aussi, donc de prendre du volume et de faire éclater les cellules (on dit alors que la plante a grillé). Les ligneux caducs vont donc adopter la solution de faire redescendre la sève vers les racines, de stopper leur métabolisme et... de perdre les feuilles, responsables de l'évapotranspiration (perte en eau). Les feuilles marcescentes, bien que mortes, restent sur l'arbre ou l'arbuste durant l'hiver, mais suivent le même processus. 

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Oui, mais les végétaux à feuillage persistant alors ? 

En premier lieu, les feuilles vont être plus coriaces, plus épaisses et vernissées. De plus, la surface des feuilles va se réduire dans une grande majorité des cas. Nous ne trouverons pas de feuillage découpé (qui augmenterait la surface), mais des feuilles généralement plus petites, parfois même plus que des aiguilles comme chez les conifères. Les feuilles matures des végétaux à feuillage persistant sont aussi généralement plus foncées que celles de leurs homologues à feuillage caduc. Cela permet une meilleure captation de l'énergie solaire sous forme de chaleur. 

Les feuilles persistantes contiennent moins d'eau que celles caduques. Mais les végétaux persistants vont réduire aussi leur métabolisme en hiver.  La sève se concentre en sucres et en minéraux (surtout du potassium), elle va s'épaissir donc circuler moins vite. Cette sève gorgée de sucres et de minéraux va abaisser le point de gel de la sève, servir d'anti-gel en somme. Jusqu'à un certain point évidement... La résistance au gel dépendra des espèces. 

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Un buis sous le gel, même pas peur ! (© Gwenaëlle David)

Stratégie 4 : on résiste au froid ! 

  • Comme on l'a déjà vu, le feuillage peut devenir très coriace et réduit à l'extrême (de simples aiguilles) pour limiter la surface donc les pertes en eau ; 
  • Dans les cas extrêmes (montagne, pôle...), la plante va adopter une forme en coussin. Cette forme sphérique est la plus adaptée au froid. En effet, c'est la forme géométrique qui expose le moins de surface, ce qui a pour effet de diminuer les pertes en eau et en chaleur ; 
  • Une forme prostrée, proche du sol, permet aussi une moindre prise au vent et... une protection par la neige ; 
  • Enfin, une forme en touffe, comme les graminées par exemple, permet de créer un microclimat bénéfique à la survie de la plante en lui faisant gagner quelques degrés. D'ailleurs, certaines plantes passent l'hiver en une sorte de grosse rosette basale, protégeant un bourgeon de tige qui débourrera dès les premiers redoux ; 
  • Lorsqu'une plante se couvre d'une pilosité, cela peut dans certains cas créer aussi ce "microclimat" mais c'est, avant tout, une manière de réduire encore les pertes en eau. 
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Les formes tapissantes de nombreux conifères permettent une excellente résistance au froid

 

Lorsque nous avons froid, nous nous rajoutons une bonne laine sur le dos. Et s’il fait vraiment trop froid, nous rentrons dare-dare nous calfeutrer à l’intérieur de nos maisons avec un bon chocolat chaud et un chat sur les genoux. Mais dans le cas des plantes au sein de la nature ou au jardin ? […]

Quoi de neuf au jardin ? Pas grand-chose en vérité. Mon jardin se situe dans la région de Lille et il faut bien reconnaitre qu'en plein mois de février, c'est un peu morne et triste. Quelques Galanthus montrent leurs blanches et vertes clochettes, les hellébores entament leur belle saison, les cornus à bois (la caravane passe...) décoratifs arborent leurs couleurs chatoyantes et... ah, mais oui ! Où avais-je la tête ? C'est le début de la saison des chatons ! 

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Mais non, pas ce type de chaton, voyons !

Rien à voir avec nos compagnons à moustaches, mais plutôt avec la floraison des saules. Mais, pas n'importe quels saules ! Les premiers à fleurir, donc à produire ces fameux chatons, sont des saules asiatiques. Nos saules indigènes (Salix alba, Salix viminalis, Salix fragilis, Salix caprea, Salix aurita...), quant à eux, attendent sagement leur heure pour fleurir. Ce qui ne saurait tarder d'ailleurs. 

Le saule 'Mount Aso' 

Le Salix chaenomeloides 'Mount Aso' est extraordinaire à plus d'un titre ! En saison, il forme un beau buisson de 2,50 m en tous sens, sous nos climats. Le feuillage vert est caduc et laisse deviner des jeunes rameaux rouge vif en hiver. Mais c'est au moment de sa floraison qu'il s'avère vraiment spectaculaire. Dès le mois de février et durant plusieurs semaines, de gros chatons duveteux rose-rouge vont éclore. C'est magnifique de par la couleur, mais aussi par le graphisme de l'arbuste en lui-même. Et le tout à une saison où peu de choses se passent au jardin.

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Salix 'Mount Aso' (©Olivier Allard)

Saule 'Griffe de Loup'

Le Salix gracilistyla var. melanostachys (à vos souhaits !) est un saule qui ne paie pas de mine si on n'y fait pas trop attention. Mais si on y regarde de plus près... On m'en a donné une bouture l'année passée, l'arbuste est donc encore très jeune. Mais malgré son jeune âge, ce saule 'Griffe de loup' me gratifie déjà de deux chatons... totalement noirs. Le tout porté sur des rameaux bien rouges. Je vous laisse imaginer la beauté de l'arbuste quand celui-ci aura pris sa taille adulte. J'ai hâte de voir ça dans 2 ou 3 ans. 

Salix gracilistyla var. melanostachys (©Virginie Douce)

Salix koriyanagi 

C'est un saule coréen (on le retrouve aussi en Chine et au Japon) peu connu et difficilement trouvable en dehors de quelques pépiniéristes-collectionneurs spécialisés. J'ai eu la bonne idée d'en planter un tout jeune sujet il y a deux ans. Et j'en suis ravi ! Les jeunes rameaux semblent tout frêles et droits comme des "i". On les utilise en vannerie en Asie. Et dès le mois de février, l'arbuste se couvre d'une multitude de mini-chatons femelles. Effet graphique assuré ! Le feuillage caduc ressemble un peu à celui d'un Saule des vanniers (Salix viminalis), mais les feuilles sont plus petites et orangées au débourrement. 

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Salix koriyanagi (©Olivier Allard)

Conditions de culture de ces 3 saules 

Ils sont tous les trois très rustiques : -15 °C sans problème en hiver. Ils réclament du soleil et une terre restant fraiche à humide toute la saison. Cependant, ils s'avèrent suffisamment résistants à la sécheresse une fois bien établis. Un sol ordinaire leur convient, peu importe le pH. La terre peut même être lourde et argileuse : en fait, ils adorent carrément ça ! Une taille de temps à autre en sortie d'hiver, après la floraison, si vous en ressentez le besoin. Ce sont des arbustes sans soucis à croissance rapide. Bref, des arbustes qui mériteraient d'être plus plantés ! 

Découvrez également de beaux chatons dans le jardin de Virginie.

Février est souvent un mois un peu triste au jardin. Quelques floraisons démarrent néanmoins…

Rater la plantation d'un arbre est plus facile qu'il n'y parait. Malgré leur robustesse générale comparée aux annuelles ou aux vivaces, avec un peu de savoir-faire, on y arrive très bien. Suivez nos conseils pas à pas et vous aussi, vous pourrez bientôt louper avec succès la plantation de vos arbres et arbustes !

Leçon n°1 : Négligez la préparation du trou de plantation

Les ayatollahs de la bêche et de la binette qui réussissent leurs plantations recommandent de creuser une fosse -2 à 3 fois plus volumineuse que la motte- et d'y mettre du compost, des matériaux de drainage et autres diableries permaculturelles qui favorisent le développement des racines. Pour bien rater, voici les étapes à suivre avec application :

  • Creusez un petit trou à la va-vite, à la pioche, houe, transplantoir, voire à la petite cuillère. Le plus étroit et le moins profond possible.
  • Disposez les racines, que vous aurez préalablement laissées sécher à l'air libre et au soleil pendant toute une journée. Formez une masse compacte et ne taillez surtout pas les extrémités abîmées, c'est le meilleur moyen pour que des champignons se développent et parasitent votre arbre.
  • TRÈS IMPORTANT : Enterrez bien le collet ! Vous savez, cette partie qui délimite les racines et le tronc. C'est le geste clé pour bien rater votre plantation. Enterrez-le à plus de 3-4 cm sous terre, les racines ne pourront plus respirer et l'arbre mourra plus ou moins rapidement au printemps ou dans le courant de l'été. Méthode à réserver notamment aux grands arbres : chênes, hêtres, bouleaux, etc.
  • Si votre terre est humide ou pauvre, n'ajoutez ni matériaux drainants, ni compost, JAMAIS !
  • Ne tassez pas ! Et surtout, n'arrosez pas afin de conserver un maximum de poches d'air dans le sol et ainsi asphyxier les racines.

C'est une méthode qui a fait ses preuves et que nous préconisons. Un trou de plantation exigu, c'est aussi la meilleure technique pour sur les racines forment un chignon et s'étouffent d'elles-mêmes. Ratage assuré !

Un trou le plus petit possible pour votre arbre... réussite assurée !

Leçon n°2 : Plantez n'importe quand !

"A la Sainte Catherine, tout bois prend racine", entend-on dans la bouche des vieux jardiniers rassis. Et il n'y a qu'eux pour mettre les mains dans la terre fin novembre, quand il fait gris et froid alors que le bon sens nous dicte de rester au chaud sous la couette (ou devant le feu avec un bon livre) tout l'hiver...

Si vous voulez rater avec panache, plantez tout d'abord quand VOUS en avez envie. À commencer par les arbres en racines nues, que vous installerez au printemps, pile au moment où ils produisent leurs nouvelles racines et que leurs branches se gorgent de sève. Vous bloquerez ainsi leur croissance et les ferez dépérir à coup sûr.

Les températures dépassent les 25°C et le soleil brille ? Enfilez votre plus beau short, vos tongs et foncez au jardin... Et surtout, n'oubliez pas de partir en vacances juste après, pendant au moins trois semaines. C'est la méthode express pour se planter ! Vous aurez en effet la chance d'avoir un arbre qui ne pourra ni s'acclimater à votre terrain, no prendre le temps de s'enraciner et d'aller chercher l'eau en profondeur. Si par miracle l'arbre survit, passez alors directement à la leçon n°5.

Planter un arbre les racines à l'air alors qu'il est encore en pleine végétation... Un miracle s'il survit !

Leçon n°3 : Faites l'impasse sur le tuteurage !

Les jardiniers sectaires, obnubilés par tout ce qui pousse droit, vous diront peut-être qu'il est indispensable de tuteurer tout arbre planté au vent. Ces mêmes hurluberlus vous diront aussi que ce tuteur doit être dimensionné selon la taille de l'arbre. Ils emploieront des termes étranges, à la limite du dialecte, tels que "tuteurs en oblique", "tuteurs bipodes", ou encore "tuteurs tripodes". Ils parleront d'une technique sauvage appelée "haubanage" et qui permet d'ancrer fortement les grands arbres.

Pour rater convenablement la plantation d'arbres soumis au vent ou plantés dans un sol trop meuble, bannissez bien évidemment tout support. creusez, plantez et laissez faire la nature. Dès les premières bourrasques, l'arbre s'inclinera et finira par se coucher. Et pour une belle croissance tordue, outre l'absence de tuteur, ne tassez surtout pas le sol à la plantation. Quoi de plus ravissant qu'un arbre qui rampe au sol après le premier coup de vent ?

Pas de tuteurage ? Même pas peur !

Leçon n°4 : Sélectionnez n'importe quelles variétés !

"Tenez compte de votre sol, de votre climat, de votre exposition et de votre savoir-faire pour bien planter", peut-on lire sur Plantfit, la nouvelle appli que les jardiniers chevronnés utilisent sans modération.

Pour rater vos plantations, plantez ce que VOUS voulez ! Vous habitez Strasbourg et cette jolie azalée ferait merveille dans vos massifs ? Plantez-la ! Le feuillage de cet arbuste de sol acide jaunira au contact du sol alcalin puis finira par végéter et mourir. Bravo ! Marre de cultiver des végétaux de climat méditerranéen dans votre belle ville d'Avignon ? Succombez donc au charme des fougères arborescentes et plantez-les au printemps, lorsque le mistral souffle. Leur feuillage vert pomme se teintera rapidement d'une belle couleur brunâtre. Effet décoratif assuré.

Ainsi lorsque vous choisissez vos arbres et arbustes, oubliez totalement de "planter adapté" en fonction de votre jardin et de votre savoir-faire : c'est la meilleure façon de ne pas les voir grandir, ou de devoir user et abuser d'engrais et autres fertilisants, gestes ô combien responsables !

Un Rhododendron chlorosé, planté en terre calcaire

Leçon n°5 : Arrosez de temps en temps, si vous y pensez !

Si votre arbre vit encore, c'est que vous l'avez trop choyé. Les drogués de la chlorophylle qui réussissent leurs plantations citent souvent des extraits de leur littérature ésotérique. On peut y lire que la première année étant clé dans la reprise de végétation des arbres : il faut arroser régulièrement pour qu'ils développent leur système racinaire, aménager une cuvette de plantation autour de la motte pour créer une réserve d'eau indispensable, évitant à l'arbre de souffrir en été, ou encore épandre du bois raméal fragmenté (dit BRF) au pied de vos arbres pour maintenir la motte fraîche durant la période estivale.

Oubliez tout ceci ! Pour rater la plantation, oubliez votre arbre ! Laissez-le vivre sa vie et se débrouiller tout seul !

Bonne chance !

-> Retrouvez toutes nos variétés d'arbres ici.

Rater la plantation d’un arbre est plus facile qu’il n’y parait. Malgré leur robustesse générale comparée aux annuelles ou aux vivaces, avec un peu de savoir-faire, on y arrive très bien. Suivez nos conseils pas à pas et vous aussi, vous pourrez bientôt louper avec succès la plantation de vos arbres et arbustes ! Leçon […]

C'est l'hiver. Il fait froid. Et par froid, entendez par là des températures qui descendent parfois sous la barre du 0°C. Oui, oui, même dans le Sud. Ce qui nous apporte un étrange phénomène physique : l'eau devient solide. On appelle cela communément du gel. Étonnamment, l'hiver revient chaque année, malgré les tentatives répétées de l'Homme pour réchauffer le climat, et toujours aussi étonnamment, il surprend bon nombre de jardiniers qui y perdent quelques plantes fragiles laissées sans la moindre surveillance.

Alors pourquoi votre plante a-t-elle soudain trouvé l'idée saugrenue de geler sans vous en demander l'autorisation ? On vous l'explique tout de suite.

Pourquoi vous ?

Vos voisins ne se plaignent jamais de l'hiver, eux. Tout au plus une rouspétance ou deux lorsqu'il faut retirer la neige d'un sapin ou qu'il faut attendre un redoux pour planter un arbre mais ça s'arrête là. D'ailleurs c'est chouette la neige au jardin !

Mais pour vous, l'hiver est synonyme d'angoisse perpétuelle. Vous scrutez le ciel et votre propre station météo professionnel dès qu'un nuage pointe le bout de son nez ou que l'une de vos connaissances souffre de ses rhumatismes. Pour la plupart des jardiniers une petite phase de gel, n'est en rien gênante mais vous, vous savez que ce sera bien pire ! Vous sentez venir le drame ! Ah ! Chienne de vie !

Pourquoi elle ?

C'est vrai ça, pourquoi elle ? Toutes vos autres plantes survivent d'ordinaire parfaitement à l'hiver et au gel. Et puis paf ! C'est justement votre préférée qui en prend un coup. Celle que votre tonton des Antilles vous a envoyée par caisson climatisé et que vous avez dû faire déposer dans votre jardin par hélitreuillage. Elle vous a coûté une véritable petite fortune et faisait votre fierté car personne (et pour cause!) n'en avait dans le quartier. Et la voilà qui trépasse du jour au lendemain sans même vous prévenir par recommandé. Toutes les autres, plantées pourtant juste à côté, ne vous ont pas coûté le dixième et elles ont survécu sans tracas d'aucune sorte. En plus, vous jureriez qu'elles ricanent...

Le sort s'acharne ! Mais que s'est-il donc passé ?

Pourquoi, tout court ?

L'hiver est l'occasion d'un changement de rythme pour les plantes

Les arbustes caducs entrent en dormance lorsqu'ils perdent leurs feuilles. C'est une adaptation à la difficulté de pomper de l'eau dans le sol car en effet, celle-ci est devenue solide sitôt la température descendue dans les valeurs négatives. Donc pour ne pas perdre trop d'eau par évapotranspiration au niveau des feuilles quoi de plus efficace que de les laisser simplement choir sur le sol. Les conifères avec leurs aiguilles ont trouvé quant à eux la parade astucieuse de réduire la surface de leurs feuilles, ainsi que le fait qu'elles soient aussi plus épaisses et vernissées. Mais les autres persistants ? Ils ralentissent leur rythme, oui, mais n'entrent pas en dormance pour autant.

Effet physiologique lors de période de gel

La plupart des plantes pouvant pousser chez nous sont préparées à l'hiver. Elles réduisent leurs teneurs en eau (en perdant leurs feuilles par exemple) et augmentent la teneur en sels minéraux et en sucres ce qui a pour effet d'augmenter aussi le point de gel de l'eau dans les tissus. S'il fait encore plus froid, une partie de l'eau est expulsée des cellules pour se mettre dans les espaces intercellulaires. Ce qui reste d'eau dans les cellules ne gèlera plus car il y aura une concentration encore plus haute en sucres et sels minéraux. S'il fait encore plus froid, là, c'est la fin des parades anti-gel ! L'eau devient solide au sein même des cellules. L'eau solide prend plus de volume que l'eau liquide et boum ! Patatra ! La cellule éclate comme une bouteille en verre casserait lorsque l'eau gèle à l'intérieur. Cela se voit à diverses blessures des plantes en période de gel : feuilles comme grillées, tronc fissuré, ... Tout cela peut entraîner la mort de votre plante.

Que faire contre cela ?

  • Privilégier les plantes résistantes et adaptées

Si une plante est reconnue comme rustique jusque -15°C, tout ira pour le mieux. Les plantes indigènes de votre région sont aussi à privilégier.

  • Tenir compte des zones de rusticité... ou pas

Pour s'y retrouver, il existe ce qu'on appelle des zones de rusticité. Elles vous donnent une idée des extrêmes de température mais ne sont pas précises au jardin près. Tout dépendra de votre sol, des expositions, du vent, de l'orientation de votre jardin, ...

  • Regarder autour de vous

Si un type de plante pousse chez vos voisins depuis des années sans souci, il y a fort à parier qu'elle tiendra le coup chez vous aussi. En plus, cela vous fournira l'occasion de papoter avec votre voisin autour de votre sujet favori : le jardin.

  • Protéger les plantes fragiles

Si vous n'avez tenu aucun compte des trois points précédents (comme nous tous !), il vous faudra protéger vos plantes par un bon paillage végétal ou minéral (car les pierres peuvent se réchauffer la journée et restituer la chaleur durant la nuit). Vous pouvez aussi emmitoufler votre plante à l'aide de voile d'hivernage, de toiles de jute, ... voire même de carton si vous n'avez que cela sous la main. On vous dit tout sur la protection des plantes en hiver dans cet article.

Protection avec du voile d'hivernage et du plastique bulles
  • Éviter l'eau stagnante

Il faut à tout prix évitez que l'eau reste près des racines. Pour cela, n'arrosez pas avant une période de gel et surtout songez à placer une couche drainante lors de la plantation d'une plante fragile : quelques graviers ou un peu de sable. Ou plantez carrément sur une petite butte.

  • Planter au bon endroit et au bon moment

Vous connaissez votre jardin mieux que quiconque. Vous savez donc où sont les endroits les plus froids et a contario, les plus chauds. Repérez-les et installez-y vos frileuses ! Évitez aussi de planter ces petites précieuses en automne : elles n'auront pas le temps de développer un système racinaire suffisant pour passer l'hiver sans encombres. Plantez plutôt au printemps lorsque tout risque de gel aura disparu.

Malgré tout ma plante a gelé quand même ! Qu'est-ce que je fais maintenant ?

Votre plante semble avoir gelé malgré vos précautions et autres incantations... Tout d'abord retirez la protection si vous en aviez placé une pour la laisser un peu respirer. Si un redoux plus ou moins long se fait sentir (au moins deux semaines), arrosez bien au pied avec de l'eau tiède. Il faut à tout prix lui éviter une déshydratation. Et puis... attendez ! Certaines plantes paraissent définitivement perdue pour la patrie et... renaissent finalement de leurs cendres tel un phénix dès que le printemps arrive. Voici d'ailleurs un court article de Michaël sur le sujet.

Le froid n'est pas une mauvaise chose !

C'est dur de perdre une plante, certes. Une belle et rare de surcroît. Mais n'oubliez pas que toutes vos autres plantes ont besoin du froid pour bien fleurir, germer ou faire du bois : c'est ce qu'on appelle la vernalisation. Cette période de froid est indispensable à bon nombre de végétaux pour passer du stade végétatif au stade reproductif, donc pour développer leur floraison.
Alors ne pestez pas trop sur l'hiver ! Cette période de froid est variable selon les espèces et même variétés et certaines en ont besoin plus que d'autres. Voilà pourquoi certaines plantes de ne peuvent pousser qu'au Nord.

En conclusion

"La bonne plante au bon endroit." disait Beth Chatto

Et j'ajouterai même au bon climat et au bon moment. Il est fort amusant de tenter des choses plus exotiques en les protégeant bien ou en leur trouvant un micro-climat. Et c'est d'ailleurs très gratifiant de voir que certaines s'épanouissent de nombreuses années. Mais il survient sans coup férir le moment fatidique, où la température sera vraiment trop basse pour qu'elles tiennent le coup. Vous en avez au moins profité un temps. C'est ce qu'il faut vous dire...

N'oubliez pas aussi les périodes de plantation. Ne tentez pas de planter une plante sensible au froid alors que des gelées sont encore à craindre. Le coup classique de la plantation trop hâtive des dahlias par exemple...

En conclusion, si vous souhaitez tout de même tenter quelques exotiques dans votre jardin : songez à placer une couche drainante au fond du trou de plantation et plantez votre plante à un endroit protégé. Et surtout... lâchez-prise. Si votre plante survit et prospère : Super ! Si elle meurt : tant pis pour elle ! Cela fera de la place pour une nouvelle adoption...

C’est l’hiver. Il fait froid. Et par froid, entendez par là des températures qui descendent parfois sous la barre du 0°C. Oui, oui, même dans le Sud. Ce qui nous apporte un étrange phénomène physique : l’eau devient solide. On appelle cela communément du gel. Étonnamment, l’hiver revient chaque année, malgré les tentatives répétées de l’Homme […]

Non piquants, caducs, rustiques et très fructifères, ces houx encore peu connus dans nos jardins, flamboient dans les massifs durant tout l'automne grâce à une profusion de baies hautement décoratives. Ils se déclinent en deux variétés : l'une à fleurs mâles qui permet de polliniser et de garantir une fructification généreuse sur la seconde dotée de fleurs femelles.

Ilex verticillata, absolument splendide en hiver !

Découvrez ces deux arbustes d'exception !

Ilex verticillata 'Maryland Beauty' : une variété femelle très fructifère et décorative

Originaire du Canada et du nord-est des USA, l'Ilex verticillata 'Maryland Beauty' est une variété femelle de houx verticillé. Sélectionné pour son abondante fructification, particulièrement décorative jusqu'en fin d'hiver sur ses rameaux nus, il forme un arbuste buissonnant, culminant jusqu'à 8 m de hauteur.

C'est un houx parfaitement rustique dont les feuilles caduques, contrairement à celles du houx que nous connaissons tous, ne sont pas piquantes et tombent en automne.

Ornemental presque toute l'année, il trouve sa place dans un jardin naturel, dans une haie libre, mais également dans les terrains très humides et sur les berges des points d'eau qu'il affectionne tout particulièrement. Cette variété femelle sera pollinisée par un plant mâle 'Southern Gentleman' afin d'obtenir une fructification abondante et décorative.

Ilex verticillata 'Southern Gentleman' : une variété mâle aux belles couleurs automnales

L'Ilex verticillata 'Southern Gentleman' est une variété mâle originaire elle-aussi du Canada et du nord-est des USA. En tout point similaire à 'Maryland Beauty', ce houx forme lui aussi une touffe buissonnante culminant jusqu'à 2 m de hauteur et est dotée de feuilles caduques qui prennent de jolies teintes orangées en automne avant de tomber.

La différence réside dans ses fleurs mâles qui, dotées d'étamines, permettent de polliniser toutes les variétés femelles d'Ilex verticillata plantées non loin de lui à la fin du printemps.

Plantez-le en haie, en massif et même en bacs, à mi-ombre dans tout sol acide, à 2 m d'un pied femelle. Un pied mâle peut polliniser jusqu'à 4 pieds femelles.

Pour aller plus loin

Non piquants, caducs, rustiques et très fructifères, ces houx encore peu connus dans nos jardins, flamboient dans les massifs durant tout l’automne grâce à une profusion de baies hautement décoratives. Ils se déclinent en deux variétés : l’une à fleurs mâles qui permet de polliniser et de garantir une fructification généreuse sur la seconde dotée […]

Le climat change. C'est un fait. Par conséquent, notre manière de jardiner et de planter change elle aussi. Certaines plantes vont désormais pouvoir être acclimatées sans problème chez nous alors qu'a contrario, d'autres vont disparaitre de nos jardins petit à petit. La question : "doit-on encore protéger certaines plantes en hiver ?" parait simple de prime abord. Une réponse catégorique est pourtant très compliquée à apporter. On fait rapidement le point sur la protection des plantes en hiver. 

Moins froid en hiver mais aussi plus humide

Les hivers rigoureux semblent n'être qu'un lointain souvenir. Enfin... jusqu'à nouvel ordre. En effet, en tant que jardinier, nous n'avons finalement que quelques années de recul et il est tout à fait possible que nous subissions un hiver très froid dans quelque temps. Ce qui remettra en cause tout ce qu'on pensait jusque-là sur le jardin. 

Mais partons tout de même sur le principe que nos hivers sont nettement moins froids par rapport à il y a 20 ans. D'un premier abord, on pourrait se dire que les plantes plus frileuses (résistantes jusqu'à -5 °C à -10 °C) peuvent désormais s'acclimater facilement dans le Nord ou les régions froides de France et de Belgique. Oui... mais. N'oublions pas que les hivers sont désormais plus humides aussi. Comme une sorte d'automne qui durerait 4 à 5 mois. Or les espèces de climat doux n'apprécient que rarement d'avoir les pieds dans l'eau en hiver. Il faudra donc vérifier que la terre soit bien drainée ou à défaut améliorer le drainage de celle-ci afin d'éviter le pourrissement des racines. 

Hivers moins froids mais plus humides !

Des épisodes de gel tardif de plus en plus récurrents 

Si les derniers hivers ne sont plus très rigoureux, ce n'est hélas pas le cas de certains jours de printemps. Depuis 5 ans au moins, il n'est plus rare de subir d'horribles gelées printanières qui arrivent toujours pile au plus mauvais moment. En effet, un hiver doux permet une reprise de la végétation plus précoce. Et boum patatra ! C'est l'horreur ! Certains feuillages et quelques floraisons se retrouvent fort abîmés, voire détruits. C'est le cas de la floraison des fruitiers comme les Pruniers, les pommiers, les abricotiers ou des plantes ornementales comme la glycine. Le feuillage des actinidias (Kiwis), des catalpas ou des érables japonais est bien souvent "grillé" littéralement par le gel. Et que dire des vivaces bien trop optimistes en début de saison qui se retrouvent soudainement face à un coup de froid dévastateur : hostas, astilbes, persicaires ou bien entendu gunneras ?

On ne compte plus les années "sans fruits" à cause d'une destruction des fleurs de pruniers, pommiers, poiriers... (ou de leurs pollinisateurs). Mes magnolias et ma glycine "tirent une tête d'enterrement" face aux gelées tardives et ne s'en relèvent que difficilement (l'année dernière, j'ai personnellement cru que l'heure de mon Magnolia X soulangeana était arrivée !). Et je ne parlerais même pas de nos années "sans hortensias", Hydrangea macrophylla et Hydrangea serrata notamment, qui arrivent elles aussi tous les deux ou trois ans lorsque les fleurs sont dramatiquement détruites en début de saison. 

Tous ces végétaux sont-ils devenus inadaptés pour nos régions ? Peut-être bien en effet. Libres à nous de leur trouver des remplaçants moins capricieux dont le débourrement ou la floraison se font plus tardivement. 

Dégâts du gel tardif

Bref : que fait-on ? 

"Prudence est mère de sureté"

Dans le doute, continuons à protéger ce qui doit l'être ! Un bon paillage, une haie contre le vent, une terre suffisamment drainée, une protection à l'aide d'un voile d'hivernage : tout est bon pour protéger vos plantes les plus frileuses. "Prévoir, c'est gouverner", et il vaut mieux trop en faire que de se rendre compte trop tard qu'une protection aurait été nécessaire.

Ceci dit, inutile de tomber dans la psychose du froid et de protéger vos plantes lorsqu'il gèle à peine. Guettez les épisodes de froid intense, notamment en sortie d'hiver, et n'intervenez qu'à ce moment-là à l'aide d'un simple voile d'hivernage pour vos plantes les plus frileuses.

Mais "Qui ne tente rien n'a rien

Tentons des choses nouvelles ! Le monde végétal est vaste. Pourquoi ne pas profiter de ces changements climatiques pour tester d'autres plantes provenant d'autres régions du monde ? Je pense notamment à certaines régions de l'Europe de l'Est ou des Balkans, deux régions habituées aux saisons très contrastées. Et puis, invitons des essences plus "sudistes". On ne sait jamais, nous n'avons le risque que de réussir. 

Des espèces végétales exotiques... ou pas. En effet, la plupart des plantes indigènes ou semi-indigènes présentent une étonnante résistance voire adaptation face à ces changements (pas toutes cependant !). Peut-être est-ce l'occasion de leur retrouver une place dans nos jardins ?

Paillage d'une touffe d'Agapanthe en début d'automne

Un véritable défi pour les années à venir 

En d'autres termes, durant les années qui vont suivre, nous, jardiniers et professionnels du secteur, allons devoir nous retrousser les manches et les neurones pour faire face efficacement à ces différentes problématiques. Dénicher de nouvelles espèces, créer de nouvelles variétés, expérimenter de nouvelles plantations... Mais c'est ça aussi qui est gai dans le jardinage... 

Le climat change. C’est un fait. Par conséquent, notre manière de jardiner et de planter change elle aussi. Certaines plantes vont désormais pouvoir être acclimatées sans problème chez nous alors qu’a contrario, d’autres vont disparaitre de nos jardins petit à petit. La question : « doit-on encore protéger certaines plantes en hiver ? » parait simple de […]

Le "Paris Moscou" a glacé nos jardins ces derniers jours… Les figeant même parfois sous la neige. Le dégel, amorcé dans de nombreuses régions, s'accompagne d'un spectacle peu réjouissant : feuillages ramollis, jeunes pousses brûlées… Que faire maintentant ?

1) Si le froid n'a pas été suivi de pluie, arrosez abondamment.

On n'y pense pas assez mais les froids secs et intenses privent les plantes d'eau, c'est d'ailleurs souvent cela qui les fait mourir. Ce sont les végétaux à feuillage persistant qui sont les plus exposés au manque d'eau après le gel. Arrosez donc en priorité les lauriers tin, rhododendrons, camélias, Pieris et bambous.

2) Après la protection, une bonne ventilation.

Si vous avez protégé vos plantes frileuses à l'aide d'un voile d'hivernage, c'est très bien. Pensez néanmoins à les retirer après deux ou trois jours de redoux. En effet, cette protection va permettre à votre plante de se réchauffer mais il faut éviter le phénomène de condensation. Laissez respirer votre plante, elle en a besoin !

3) Ne vous précipitez pas sur le sécateur !

Malgré leur aspect peu engageant, de nombreuses vivaces vont se remettre naturellement et se redresser d'ici quelques jours ou semaines. Pour les arbustes, si tout paraît mort, avant d'arracher, vérifiez leur état sanitaire. Pour cela, à l'aide d'une lame tranchante, égratignez l'écorce jusqu'à l'aubier. Si celui-ci est noir ou marron foncé, le bois est mort et devra être coupé. En revanche, si l'aubier est vert ou blanc, le bois est sain, la plante est encore en dormance et se réveillera prochainement, soyez patient !

Enfin, sachez qu'à toute chose malheur est bon : après le dégel, la terre est très facile à travailler. C'est le moment idéal pour planter vivaces et arbustes !

Le « Paris Moscou » a glacé nos jardins ces derniers jours… Les figeant même parfois sous la neige. Le dégel, amorcé dans de nombreuses régions, s’accompagne d’un spectacle peu réjouissant : feuillages ramollis, jeunes pousses brûlées… Que faire maintentant ? 1) Si le froid n’a pas été suivi de pluie, arrosez abondamment. On n’y pense pas […]

Redoutée par certains, attendue par d'autres, la neige ne laisse décidément pas les jardiniers indifférents ! Certains lui prêtent des vertus fertilisantes tandis que d'autres y voient une source de désagrément. Alors bienfait ou vraie galère au jardin la neige? Essayons d'y voir un peu plus clair.

La neige, une protection parfaite pour les vivaces et les bulbes

Lorsque les météorologues parlent de couverture neigeuse, ils ne croient pas si bien dire. On n'y pense pas de premier abord mais lorsqu'elle tombe en couche au-delà de 10 cm d'épaisseur, la neige offre un pouvoir isolant élevé. En emprisonnant l'air elle agit comme un édredon et régule la température du sol. Si elle tombe en abondance sur un sol à 0°C elle maintiendra ce sol à température même s'il fait -20°C à l'extérieur. Elle protégera donc efficacement les plantes vivaces et les bulbes d'un froid sibérien !

Les bulbes sont les premiers végétaux à bénéficier de la lumière à la fonte des neiges.

Mais attention, comme tout bon isolant, elle peut aussi jouer le rôle inverse. Si elle tombe sur un sol gelé en profondeur, elle le maintiendra gelé et ce durant une longue période. De même qu'une neige humide, lourde et plus compacte n'offrira pas la même protection thermique qu'une neige sèche et légère.

Mais une calamité pour les arbustes persistants !

Si les plantes vivaces sont à l'abri bien au chaud sous la neige, les arbustes et notamment les arbustes persistants sont en revanche moins en joie ! Leurs branches feuillées offrent une accroche plus importante par rapport aux essences caduques. Résultat, lorsque la neige est humide, les flocons s'accrochent aux feuillages puis aux rameaux et les branches cassent sous le poids de la neige. Ce n'est pas rare de voir, en fin d'hiver, des cyprès ou des thuyas ouverts en deux et cassés jusqu'à la base !

Branche d'un Camélia cassée sur le poids de la neige

Sur les bambous en revanche c'est différent. Les chaumes ne cassent pas mais ils ploient et peuvent à la longue soit se déraciner, soit conserver une forme arquée. N’hésitez pas à retirer la neige de vos bambous !

 

Un fertilisant naturel, la neige ?

Les anciens se souviennent du proverbe "Neige en février vaut un bon fumier", autrement dit, l'azote de l'air piégé dans les flocons de neige se diffuserait dans le sol lors de la fonte  et fertiliserait abondamment les terres. Croyance populaire infondée ou vraie observation ?

Voir les sol verdir rapidement à la fonte des neiges n'est pas une vue de l'esprit. Beaucoup de jardiniers assimilent cela au fait que la neige piège l'azote de l'air et le libère lors de la fonte. Ils oublient cependant que le sol protégé du froid se réchauffe plus vite et tous ne savent pas non plus que la neige favorise la germination des graines. Ce sont ces facteurs qui contribuent avant tout au verdissement des sols.

Plusieurs études récentes, rapportées ici par Isabelle Charissou pour le réseau Tela Botanica, montre que l'hypothèse de la neige qui emprisonne l'azote de l'air pour le restituer tel quel dans le sol n'est pas avérée. En revanche lorsqu'elle fond l'eau se diffuse lentement et permet de maintenir davantage d'azote assimilable par rapport à une forte pluie. La neige permet donc une meilleure absorption de l'eau dans le sol et le maintient humide en profondeur longtemps mais elle n'agit pas ou très peu comme un fertilisant naturel.

Un vrai bénéfice pour les semis

C'est souvent à la fonte des neiges que de nombreuses plantules germent et émergent du sol et ce n'est pas donc pas dû à l'azote mais à l'action combinée du froid, de l'abrasion et l'eau. En fondant, la neige agit comme agent abrasif sur les graines et les stratifient. Elle ramollit et altère l'enveloppe externe de la graine (le tégument) et libère le germe. Certaines graines sont dotées d'une dormance embryonnaire et c'est l'action du froid et de l'eau qui vont dégrader les enzymes bloquant cette dormance et permettre la germination.

Hormis les semences de plantes annuelles qui germent facilement, toutes les semences de vivaces et d'arbustes recevant de la neige lèvent plus facilement. N'hésitez pas à semer vos semences réputées difficiles début janvier et couvrez vos semis de neige (si celle-ci veut bien tomber). Dès les mois de mars/avril les premières germinations seront plus abondantes que d'habitude !

Redoutée par certains, attendue par d’autres, la neige ne laisse décidément pas les jardiniers indifférents ! Certains lui prêtent des vertus fertilisantes tandis que d’autres y voient une source de désagrément. Alors bienfait ou vraie galère au jardin la neige? Essayons d’y voir un peu plus clair. La neige, une protection parfaite pour les vivaces […]

"Ciaran, Domigos : Tempête sur le jardin", ce pourrait être le titre d'un nouveau roman ou d'un énième film catastrophe qui me donne envie de me plonger dans un bon catalogue de plantes (devinez lequel !), de rêver à des jours plus lumineux et à de nouvelles plantations ! D'ailleurs, je me demande pourquoi les tempêtes et les cyclones portent presque toujours des noms de femmes ? Étrange... mais ce n'est pas le sujet ! Bref, ces derniers jours, la France a subi des phénomènes météorologiques violents. Nombreux jardins ont été confrontés à des pluies diluviennes (flop flop flop... au moins, ça a fait beaucoup rire les enfants !) et surtout à d'importantes rafales de vent qui ont occasionné des dégâts plus ou moins graves suivant les régions.

Cela dit, zen... Soufflez un bon coup, ça va bien se passer ! Voici ce que vous pouvez faire après le passage d'une tempête, mais aussi les précautions à prendre en prévision des prochaines.

1) QUE FAIRE APRÈS LA TEMPÊTE ?

Tout d'abord, patientez. Si le vent souffle encore, ce n'est pas encore le moment d'aller faire votre promenade quotidienne pour évaluer les dégâts. Ça ne tombera pas plus bas !

Une fois que tout risque est écarté :

  • Commencez par ramasser le bois mort. Cela peut être désolant, mais soyez positif et pragmatique : c'est un élagage naturel ! C'est fait et vous n'aurez pas la peine de jouer les équilibristes sur une échelle bancale pour aller couper ces branches !

Bois mort tombé des suites d'une tempête

  • Au besoin, repassez avec un sécateur ou une petite scie d'élagage derrière les arbres et arbustes abîmés pour faire des coupes nettes et propres.
  • Remettez en état les serres tunnel endommagées : en effet, il arrive souvent que les bâches se déchirent et s'envolent.
  • Redresser les arbustes fraîchement plantés qui n'auraient pas été tuteurés et les vieux arbres ou des sujets récemment transplantés qui n'auraient pas été haubanés. À ce propos, sachez qu'il n'est jamais trop tard pour bien faire : préparez le matériel nécessaire pour les haubaner, car l'hiver n'est pas terminé.

Pour savoir comment faire : suivez nos conseils en vidéo : "Haubaner un arbre".

  • Remettez en place le paillage qui se serait envolé (ou tassé) sur les plantes gélives.
  • Ramassez, re-palissez les plantes grimpantes tombées. Et retaillez un peu s'il y a de la casse !
  • Si un vieil arbre ou arbuste est déraciné totalement, il n'y a plus grand-chose à faire : paix à son âme ! En revanche, s'il est arraché partiellement (pas plus d'1/3 des racines arrachées), retaillez-les, allégez la ramure, haubanez sur trois ancrages et attendez le printemps pour voir s'il reprend.
  • Enfin, si les dégâts sont importants, chez vous et chez vos voisins, et que vous êtes obligés de passer par la case tronçonnage, organisez-vous pour louer un gros broyeur ensemble. C'est plus économique, rapide et cela vous permettra de constituer une réserve de paillage, toujours bienvenue.

2) QUE FAIRE AVANT UNE TEMPÊTE ?

Nous sommes désormais alertés quelques jours à l'avance de l'arrivée d'une tempête. C'est le meilleur moment pour limiter les dégâts au jardin. Pour cela :

  • Ramassez et abritez tout ce qui est susceptible de s'envoler : les meubles de jardin, le trampoline des enfants ou des petits-enfants, la petite réserve de godets laissée dans un coin...

Le trampoline volant est un grand classique en cas de gros coup de vent... S'il n'est pas démonté, vous risquez fort de le retrouver chez le voisin ou... dans la piscine 🙁

  • Arrimez les petites constructions de type poulailler ou les petites serres plastiques (idéalement, rentrez-les l'hiver).
  • Fermez bien vos serres ou, si ce n'est pas possible, laissez-les ouvertes : si le vent entre, il faut qu'il puisse sortir !
  • Si vous jardinez sur un balcon ou une terrasse, rentrez les jardinières suspendues et regroupez tous les pots dans un même endroit, le plus abrité possible.

Et comme ces phénomènes météorologiques risquent fort de devenir de plus en plus fréquents à l'avenir, pensez aussi sur le long terme :

  • Ne plantez pas de grands conifères (Cèdre, Sequoiadendron, Pins...) près des habitations. Leurs branches souvent fragiles offrent une prise au vent très importante et il n'est pas rare que de grosses branches cèdent sous les rafales.
  • Plantez une vraie haie brise-vent du côté des vents dominants : il n'y a rien de plus efficace pour protéger un jardin ! Pour cela, optez pour une haie libre où se côtoient petits arbres et arbustes de haie, caducs ou persistants. Inspirez-vous des haies bocagères de votre région et plantez, par exemple, Sureau, Fusain, Troène, Noisetier, Amelanchier, Cornus, Viorne...

Et chez vous ? Des dégâts dans le jardin ? Peut-être avez-vous en tête quelques conseils supplémentaires pour protéger le jardin du vent... N'hésitez pas à les partager dans les commentaires !

« Ciaran, Domigos : Tempête sur le jardin », ce pourrait être le titre d’un nouveau roman ou d’un énième film catastrophe qui me donne envie de me plonger dans un bon catalogue de plantes (devinez lequel !), de rêver à des jours plus lumineux et à de nouvelles plantations ! D’ailleurs, je me demande pourquoi les […]

L’hiver est là dans de nombreuses régions, les températures baissent inexorablement et les oiseaux ont de plus en plus de mal à trouver de quoi se mettre dans le bec. Boules de graisse, silo à graines, mangeoires… sans oublier de l’eau, tout est bon pour les aider à subsister pendant la mauvaise saison !

Une Sittelle torchepot qui se délecte de graines de tournesol

Dans mon village, un gentil papy installe tous les ans un restaurant cinq étoiles ! Dans mon jardin, je ne vais pas jusque là mais je veille néanmoins à ce que les oiseaux aient de quoi se sustenter.

La Mangeoire 5 étoiles : diversité et abondance au programme !

J’ai une petite mangeoire, un silo qui contient un mélange de graines (tournesol, millet, blé, avoine) et je mets quelques boules disséminées un peu partout. Une année, j’avais confectionné des demies noix de coco remplies d’un mélange de graines et de graisse végétale. Je les ai toujours d’ailleurs, il faudrait que les réutilise. J’ai aussi installé de quoi les abreuver et je change l’eau très régulièrement, surtout quand il gèle !

Une Mésange bleue à l'abreuvoir du jardin

C’est un vrai bonheur de les voir s’envoler de branche en branche dans le jardin dans une cacophonie vivifiante.

Quand nourrir les oiseaux du jardin ?

Je commence le nourrissage quand je sens qu’il n’y a plus grand-chose à glaner dans le jardin et les alentours, quand le nombre d’insectes a drastiquement diminué, que les gelées commencent à se faire plus présentes et que la neige s’invite, soit vers la fin novembre, en général. Il suffit d’observer la nature, elle nous donne le signal. De temps en temps, je laisse quelques pommes flétries ou un peu pourries à l’attention des merles et des grives qui s’en délectent. Les rouges-gorges aiment bien aussi les quartiers de pommes. Et j’arrête progressivement de les nourrir vers la mi-mars.

Rouge-gorge

Les règles à respecter

Nourrir les oiseaux peut paraître simple, mais rappelez-vous que parfois, l'enfer est pavé de bonnes intentions. Voici donc quelques règles à respecter pour que tout se passe dans de bonnes conditions.

A FAIRE :

  • Les graines doivent toujours être conservées dans des conditions aussi sèches que possible, de préférence dans un récipient hermétique.
  • Installez la nourriture tôt le matin ou en fin de journée mais essayez de le faire tous les jours à peu près aux mêmes heures.
  • Vérifiez régulièrement vos graines, elles doivent être exemptes de toute moisissure.
  • L’hygiène est essentielle :  les mangeoires et les bains à oiseaux doivent rester propres et l’eau changée très régulièrement afin de ne pas favoriser la transmission de maladies.
  • Si possible, privilégiez des graines bio.
  • Installez mangeoires, boules, etc... hors de portée des prédateurs.
  • Préférez plusieurs points de nourrissage à un seul, afin que les oiseaux les plus timides puissent, eux aussi, se nourrir.
  • Enfin, distribuez, si possible, de petites quantités de graines plusieurs fois dans la journée plutôt qu'une grosse quantité une fois par semaine.

A NE PAS FAIRE :

  • Il est inutile de mettre à manger aux oiseaux toute l’année.
  • Si vous commencez à les nourrir, ne vous arrêtez pas en cours d'hiver.
  • Bannissez le pain sec, les biscottes, la noix de coco desséchée, le riz cru et les restes de pâtisserie. Ces aliments gonflent dans l’estomac des oiseaux et peuvent aller jusqu’à entraîner la mort.
  • Si vous fabriquez vos propres boules ou pains de graisses, prenez des graisses végétales (si possible à base de colza) et non d’origine animale qui provoquent des maladies cardiovasculaires.
  • Ne donnez pas d’aliments salés, ne mettez pas de sel dans l'eau des abreuvoirs pour qu'elle ne gèle pas.
  • Ne leur donnez pas non plus de larves de mouches (sait-on jamais !), ni de lait.
  • Méfiez-vous des mélanges de graines de mauvaise qualité qui pourrait contenir des graines d’ambroisie, une plante invasive qui pose vraiment problème.

Et si vous croisez un ours, dites-lui gentiment que les graines ne sont pas pour lui !

J'ai cru voir un gros ours poilu !

Si, comme moi, vous aimez les oiseaux, sachez que l'hiver est aussi la saison idéale pour fabriquer des nichoirs et pour planter des haies constituées d'arbustes qui leur offrent à la fois le gîte et le couvert. C'est un peu plus long que de faire la distribution de graines mais c'est également très utile !

A découvrir, la vidéo d'Olivier : Nourrir les oiseaux : quand, comment et pourquoi ?

Découvrez également nos tutoriels pour fabriquer une suspension de graines pour les oiseaux en hiver et comment faire une mangeoire à oiseaux avec des oranges.

L’hiver est là dans de nombreuses régions, les températures baissent inexorablement et les oiseaux ont de plus en plus de mal à trouver de quoi se mettre dans le bec. Boules de graisse, silo à graines, mangeoires… sans oublier de l’eau, tout est bon pour les aider à subsister pendant la mauvaise saison ! Dans […]

Le Camélia 'Marshmallow' est déjà en fleurs dans nos serres, bientôt aussi dans mon jardin... J'ai découvert cette nouvelle variété chez Promesse de Fleurs l'an dernier, et j'ai craqué pour elle au tout premier regard ! D'abord pour sa jolie floraison hivernale, que je trouve aussi sophistiquée que simple et dont j'adore la couleur : chaque fleur a une forme d'anémone, formée d'une corolle de pétales rouge-rose carminé, tirant sur le cerise, et d'une bosse d'étamines pétaloïdes blanc ivoire au centre. De taille moyenne mais très nombreuses, les fleurs se renouvellent sans interruption deux mois durant de février à avril ! 

Non content d'avoir une longue floraison, il arbore un feuillage persistant d'un beau vert sombre et brillant, et n'atteint que des dimensions modestes qui lui permettent de se glisser dans tous les jardins et même en pot. Il est aussi bien rustique, alors où que vous soyez, ne craignez pas de succomber vous-même à son charme dévastateur !

Fleurs de Camelia Marshmallow

Camélia 'Marshmallow', un hybride de Camellia japonica ultra tendance aux innombrables fleurs d'anémone rouge carminé à centre ivoire. Florifère et compact, adoptez-le sans hésiter !

Le Camélia ‘Marshmallow’ est déjà en fleurs dans nos serres, bientôt aussi dans mon jardin… J’ai découvert cette nouvelle variété chez Promesse de Fleurs l’an dernier, et j’ai craqué pour elle au tout premier regard ! D’abord pour sa jolie floraison hivernale, que je trouve aussi sophistiquée que simple et dont j’adore la couleur : chaque […]

C’est bientôt l’heure des premiers semis au potager. Et en cette année, riche en surprises côté météo, il est plus que prudent de les protéger du froid. En effet, pour récolter tôt petits pois, salades, carottes et jolis radis, il ne faut plus tarder à les semer. Mais, vous le savez, jusqu'aux Saints de Glace, le gel peut encore mordre, et cruellement ! Voici donc toute la gamme de solutions qui s’offre à vous pour éviter que froid ne vienne anéantir tous vos espoirs.

1) Les voiles de croissance ou d’hivernage

Les voiles se présentent en différentes épaisseurs. Les plus lourds (60 g voire 90 g au m2 sont surtout utilisés en maraîchage, dans les zones à hivers très froids). Pour le jardinier amateur, on trouve couramment du P17 (17 grammes par m2), dit voile de croissance et du P30, appelé voile d’hivernage. La protection thermique varie, vous l’aurez compris, en fonction de ce poids. Leur principale action consiste à briser le vent et à atténuer les effets d'une pluie battante ou de la grêle. Perméables à l’eau et respirants, ils permettent ainsi de créer un microclimat favorable à la croissance des plantes. Mais ne protègent pas tous franchement du gel, surtout s’il est sévère. Ces voiles sont réutilisables à condition de les choisir de bonne qualité et d’en prendre soin !

L’avantage des voiles est leur grande facilité de pose : on recouvre tout simplement les jeunes semis et on les maintient en place avec, au choix, de grosses pierres, des sacs remplis de sable, des planches de bois…

2) Les mini tunnels avec films de forçage ou rigides

À côté des voiles de croissance, on trouve les films de forçage. En plastique plus ou moins épais, perforés ou non, ils permettent d’accélérer la croissance des plantes en créant non plus un microclimat, mais plutôt un effet de serre. Ils sont généralement posés sur des arceaux afin de former des petits tunnels (dits « tunnels nantais » ou « chenilles »). Si vous les posez dans les règles de l’art, à l’aide de véritables arceaux maraîchers en métal et de la ficelle, vous pourrez facilement relever les côtés pour l’aération et l’arrosage éventuel. Comme pour les voiles : misez sur la qualité des films pour pouvoir les utiliser de nombreuses années !

Une autre solution consiste à poser des mini-tunnels rigides. Ils sont plutôt bien étudiés et disposent même, pour certains modèles, d’une trappe amovible sur le dessus pour l’arrosage. Posés en deux temps trois mouvements, ils sont vraiment pratiques… mais un peu coûteux.

protection du potager contre le froid

Différentes manières de protéger ses cultures : tunnel rigide et cloche (Photo : Garantia) et voile de forçage (Direct-Filet)

3) Le châssis froid

Généralement composé d’un coffre en bois, recouvert d’une vitre (en verre ou en polycarbonate), le châssis froid est plutôt destiné aux semis précoces, qui seront repiqués au potager une fois le printemps bien installé. Mais rien ne vous empêche d’y cultiver vos premiers radis ou vos premières salades. Mais, attention, comme pour les tunnels, il faudra penser à ventiler voire à ouvrir complètement les châssis lors des premières belles journées !

4) Les autres types de protection : les cloches, le paillage et la récup' !

Les cloches en verre, si jolies, sont désormais rares dans les potagers… et quand on en trouve dans le commerce, elles sont, elles aussi, très chères. Elles ont été remplacées par des modèles en plastique qui possèdent, pour les meilleures, des aérations. Elles sont tout à fait adaptées à la protection des jeunes plants, mais pas vraiment pour les semis. Et comme pour les châssis, gare à la surchauffe !

On sous-estime souvent l’effet protecteur du paillage. Pourtant, il existe, mais il est plutôt destiné à abriter les jeunes plants plutôt que les semis. Feuilles mortes, paille étalés en couche épaisse permettent souvent de prévenir des effets du gel.

Enfin, vous pouvez improviser de nombreux abris avec les moyens du bord : des cagettes retournées, habillées ou non de voile et placées sur les semis pour la nuit, des petits tipis constitués de rameaux… et si vous utilisez des voiles anti-insectes l’été, sachez qu’ils offrent aussi une bonne protection contre le vent en début de printemps ! Mais, n’oubliez pas de les ôter pour les légumes dont les fleurs ont besoin d’être pollinisées pour produire : pas d’insectes = pas de légumes !

C’est bientôt l’heure des premiers semis au potager. Et en cette année, riche en surprises côté météo, il est plus que prudent de les protéger du froid. En effet, pour récolter tôt petits pois, salades, carottes et jolis radis, il ne faut plus tarder à les semer. Mais, vous le savez, jusqu’aux Saints de Glace, le […]

Aglagla, le froid est de retour et il fera son offensive sur une grande partie de la France ces prochains jours. Rien de vraiment anormal en janvier... et puis, ça tue la vermine au jardin !

Mais les derniers hivers furent tellement doux ces dernières années que nous en avions presque oublié les rudesses... Optimistes, vous avez peut-être relâché votre vigilance et négligé la protection des plantes les plus frileuses. Il n'est pas trop tard !

Cet automne, nous vous parlions de la protection des Dahlias. Si vous les avez laissés en terre, rajoutez une épaisse couche de paillis. Votre stock de feuilles mortes ou de paille est épuisé : utilisez du carton, c'est vilain mais c'est toujours mieux que rien !

Les plantes en pot sont particulièrement vulnérables : mettez-les à l'abri, hors gel, dans un garage par exemple... Si, comme moi, vous avez quelques plantes en attente dans leurs godets, ne les oubliez pas !

Habillez les méditerranéennes comme le Laurier rose d'un bon voile d'hivernage (plus le grammage est élevé, meilleure sera la protection...). Au potager, servez-vous également de ce voile pour protéger vos cultures d'hiver... qu'elles soient en terre ou sous serre froide.

Si vous avez, au jardin, de belles exotiques comme le Gunnera, retrouvez les conseils de Michael qui vous explique comment le protéger.

Enfin, n'oubliez pas de nourrir mais aussi d'abreuver les oiseaux... et de faire des photos : le givre, la neige, c'est tellement beau !

Grand froid au jardin : comment le progéter

Pour aller plus loin : à relire, sur le blog, l'article détaillé de Michael : "Le froid arrive, protégez vos plantes !"

Aglagla, le froid est de retour et il fera son offensive sur une grande partie de la France ces prochains jours. Rien de vraiment anormal en janvier… et puis, ça tue la vermine au jardin ! Mais les derniers hivers furent tellement doux ces dernières années que nous en avions presque oublié les rudesses… Optimistes, […]

Je ne suis pas une inconditionnelle de Noël. Au risque de passer pour une rabat-joie, j’avoue que je traîne à l'installer et je jubile quand arrive (enfin) le moment de débarrasser le salon du (maudit) sapin.

Autant vous dire qu’à la question « Que faire du sapin après les Fêtes ?», j’ai de multiples réponses :

1) Replanter son sapin de Noël

Si vous avez acheté un grand sapin, en motte ou container, avec ses racines, vous pouvez le replanter dans le jardin. Pour mettre toutes les chances de votre côté, il faudra cependant n'avoir pas surchauffé la pièce et avoir pensé à l'arroser.

L'Épicéa commun (celui qui sent bon, mais qui perd ses aiguilles) et le Sapin de Nordmann (celui qui garde ses aiguilles, mais qui ne sent rien) sont tous deux faciles à cultiver. Vous ferez un geste écologique en lui offrant une seconde vie, mais aussi un geste économique en faveur des élagueurs… dans 20 ans. Car, ils sont bien mignons ces sapins, mais sachez, qu’à l’âge adulte, ces deux conifères atteindront facilement plus de 30 mètres de haut. Comprenez-moi bien : si vous répétez ce geste tous les ans, en 10 ans, vous aurez l’embryon d’une forêt. Bienvenue dans les Vosges !

(Au cas où vous douteriez de mes dires, je vous invite à consulter cette page, qui parle du devenir des graines de sapins offertes en 1975 par le magazine Pif Gadget)

2) Conserver son sapin pour l’année prochaine

Si vous avez opté pour un petit sapin (avec racines), vous pouvez tout à fait le conserver dans un grand pot au jardin et le rentrer l’année prochaine. Il survivra très bien quelques années à condition que vous lui épargniez (comme pour les grands sapins) la chaleur du radiateur, que vous ne prolongiez pas trop son séjour à l'intérieur et que vous pensiez à l’arroser (à la maison, mais aussi en été, à l’extérieur).

3) Recycler son sapin

Si, comme nous, vous achetez un sapin coupé, la question de la deuxième vie ne se pose pas… ou en d’autres termes puisqu’il s’agit dès lors de le recycler. Certains magasins proposent de vous l’échanger (à condition qu'il provienne de chez eux) contre un bon d’achat. C’est pratique si vous avez justement besoin d'étagères ! A Paris et dans de nombreuses autres communes, les sapins sont collectés afin d’être broyés et servir ensuite de paillage.

Recyclage des sapins de noel - Mairie de Paris

Broyage des sapins de Noël - Source : Paris.fr

Chez nous, je m’en occupe. Dans mon jardin, la notion de déchet vert n’existe pas : tout est ressource ! Armée d’un bon sécateur, je découpe tout simplement les branches en petits morceaux que j'étale ensuite, en fonction des besoins, au pied des fraisiers, des petits fruits rouges ou des plantes acidophiles comme les arbustes de terre de Bruyère. Ce paillage est considéré comme acidifiant, mais à long terme. Rassurez-vous, il ne modifierait le PH de votre sol que si vous en abusiez (10 sapins tous les ans, pendant 10 ans…). N’hésitez donc pas à l’utiliser partout au jardin, cela ne comporte aucun risque, même pour les plantes à tendance calcicoles.

Voilà, il ne me reste plus que le tronc. Chez nous, on le laisse sécher pendant deux ans et il passe dans le poêle. Mais vous pouvez aussi laisser libre cours à votre imagination, et le transformer en pot à crayon, en abri pour insectes ou, coupé en tronçon, pour réaliser de charmantes décorations... de Noël ! Une façon élégante de boucler la boucle, non ?

Déco et petit cadeau de Noël

Source : Ikea (pot à crayon) et Designmom.com (décoration de Noël)

Je ne suis pas une inconditionnelle de Noël. Au risque de passer pour une rabat-joie, j’avoue que je traîne à l’installer et je jubile quand arrive (enfin) le moment de débarrasser le salon du (maudit) sapin. Autant vous dire qu’à la question « Que faire du sapin après les Fêtes ?», j’ai de multiples réponses : 1) […]

Votre Gunnera manicata a exhibé de superbes feuilles immenses et imposantes tout l'été ? Et bien il est grand temps de le protéger si ce n'est pas déjà fait ! Pourquoi, quand, comment, on vous dit tout !

Ça se pavane tout l'été avec un feuillage bodybuildé... mais à la moindre bise ça grelotte et ça attrape la grippe ! Oui, le Gunnera du Brésil est un petit être fragile qui mérite de l'attention en hiver sous peine de ne plus pouvoir profiter du spectacle de ses grandes feuilles luxuriantes l'année suivante. C'est donc en ce moment, avant les fortes gelées de janvier, que l'on protège la bête du froid.

Gunnera manicata

Gunnera manicata en juillet.

Etape 1: On lui coupe les feuilles

Coupez d'abord toutes les tiges des feuilles (les pétioles) au ras du bourgeon pour mettre à nu le bourgeon central de la plante. Utilisez une machette, ou à défaut un sécateur pour couper les pétioles. N'oubliez pas de vous munir de gants, les pétioles sont piquants!

 

Etape 2: On protège et on bichonne le bourgeon

Que faire des feuilles mortes qui s'accumulent dans le jardin ? Une protection thermique pour le Gunnera pardi !  Déposez une grosse couche de feuilles mortes au pied et au dessus du bourgeon. N'hésitez pas à recouvrir le bourgeon d'au moins 30 cm de feuilles mortes. Ça peut paraître épais mais il faut garder en mémoire qu'elles se tasseront pendant l'hiver. Et c'est ce gros bourgeon qui assure la pérennité de la plante. S'il est abîmé par le gel, la plante mourra ou repartira très difficilement (et mourra la saison suivante). Donc, ne lésinez pas sur l'épaisseur de feuilles mortes. Si vous n'avez pas de feuilles mortes, de la paille, de la paillette de lin ou des copeaux de bois feront l'affaire.

La souche du Gunnera est recouverte de feuilles mortes puis, recouverte de ses propres feuilles.

La souche du Gunnera est recouverte de feuilles mortes puis recouverte de ses propres feuilles.

Etape 3: On recouvre et en laisse reposez tout l'hiver

Les feuilles de la plante que vous avez taillée à ras servent de protection contre l'humidité. Recoupez-les en séparant le limbe du pétiole. Posez les limbes à l'envers sur la protection, ils protégeront de la pluie et limiteront la dégradation des feuilles mortes. Puis enfin, posez les pétioles bien lourds sur le tout pour tenir et stabiliser contre les tempêtes de l'hiver !

Protection hivernale sur Les gunnéras.

Protection hivernale sur Les gunnéras.

 Etape 4: On ne touche plus à rien!

C'est bête à dire mais c'est quand arrive la fin de l'hiver qu'on est tenté de retirer toutes ces feuilles mortes pour faire "respirer" la plante. On voit même de nouvelles pousses sortir alors pourquoi ne pas les dégager de cette gangue de vieilles feuilles moches?

Retirer la protection quand la plante redémarre est le meilleur moyen d’abîmer, voire de réduire à néant ces travaux de protection consentis avant l'hiver. La chaleur dégagée par la dégradation des feuilles mortes + les jours qui rallongent = une stimulation précoce qui pousse la plante à produire  ses nouvelles feuilles et même lorsque les gelées matinales persistent. Les jeunes feuilles tendres se développent dans un cocon chaud et s'endurcissent à mesure qu'elles s'allongent et atteignent la surface. Résultat, elles sortent plus tôt mais sont acclimatées et mieux armées contre les gelées tardives. Laissez donc la protection en place jusqu'à mai, les feuilles mortes continueront de se dégrader et apporteront tous les nutriments nécessaires qui permettront une croissance démesurée du feuillage de votre  Gunnera.

Le feuilles mortes décomposées constituent un excellent terreau pour donner un coup de fouet en début de végétation.

Le feuilles mortes décomposées constituent un excellent terreau pour donner un coup de fouet en début de végétation.

 

Après de long discours, je vous propose une petite vidéo pour résumer les étapes clés de la protection du Gunnera :

Hiverner un gunnera - video jardinage

Votre Gunnera manicata a exhibé de superbes feuilles immenses et imposantes tout l’été ? Et bien il est grand temps de le protéger si ce n’est pas déjà fait ! Pourquoi, quand, comment, on vous dit tout ! Ça se pavane tout l’été avec un feuillage bodybuildé… mais à la moindre bise ça grelotte et […]

Cette fois-ci, je crois que c'est officiel : l'hiver pointe doucement son nez. Il y aura certainement encore de belles journées pour jardiner mais l'heure du repli vers le foyer a sonné. Avec l'arrivée des fêtes de fin d'année, on se concentre désormais plus sur la maison et ses abords directs, comme l'entrée ou les rebords des fenêtres, qui peuvent encore être garnis de petites merveilles.

Au printemps dernier, j'avais craqué pour une ravissante potée, présentée dans l'un de mes magazines préférés. La période de plantation de ces vivaces étant un peu dépassée, j’avais gardé l'idée sous le coude avec la ferme intention de m'en inspirer.

Je vous montre ?

potée pour l'hiver

Création Jacky Mills pour Garden Illustrated - source : www.Gardensillustraded.com

La résolution de photo ne lui rend pas justice... mais je lui trouve beaucoup de charme. Chez moi, elle trônera dans une bassine en zinc mais elle sera aussi charmante en large jardinière.

Pour la composer, voici ma sélection : l'Hellébore Madame Lemonnier, quelques Perce-Neige, de jolis Cyclamens, du Lierre et quelques uns de mes petits bulbes préférés, les Fritillaires Pintade.

Vous aimez ? Et vous, quelles sont vos associations préférées pour les compositions d'hiver ?

Cette fois-ci, je crois que c’est officiel : l’hiver pointe doucement son nez. Il y aura certainement encore de belles journées pour jardiner mais l’heure du repli vers le foyer a sonné. Avec l’arrivée des fêtes de fin d’année, on se concentre désormais plus sur la maison et ses abords directs, comme l’entrée ou les rebords […]

Novembre est un mois plutôt creux au potager car, à moins d’habiter dans une région très clémente, l’heure est plus au « nettoyage » qu’aux semis. Partisane de l’effort modéré (autant par conviction que par manque de temps), c’est ma période préférée pour prendre soin du sol et préparer la terre pour un long sommeil réparateur.

1 ) Récolter les derniers légumes et faire place nette au potager

Partout où le semis d’engrais vert n’a pas été possible, pour cause d’occupation de la parcelle, j’effectue les dernières récoltes. Plutôt que d’arracher les plants, je les sectionne à leur base en laissant les racines en terre. Elles se décomposeront toutes seules et fourniront, pour les Légumineuses ou Fabacées comme les haricots, de l’azote au sol. Je réserve ces précieux déchets verts pour plus tard ou je les mets au compost puis je désherbe un peu si besoin.

2 ) Décompacter rapidement le sol avant l'hiver

Paillée en permanence, le sol du potager conserve une bonne souplesse. Mais les paillis fondent comme neige au soleil. Et je sais, d’expérience, que ma terre argilo-limoneuse reste lourde tard au printemps. C’est pourquoi je préfère la décompacter à l’automne, même rapidement. Tout d’abord parce que ce qui est fait n’est plus à faire, mais aussi parce je risque moins de la déstructurer que si je le faisais à la hâte et dans de mauvaises conditions en mars ou avril. Pour cela, j’utilise, non pas une bêche, mais une « Bio-Bêche » ou « Grelinette ». C’est l’un de mes outils préférés car ses longues dents ameublissent en profondeur sans retourner le sol, tout en épargnant mon dos.

denis-pepin-bio-beche
Denis Pépin et sa bio bêche - source : Le jardin des Pépins - www.jardindespepins.fr

3) Apporter de la matière organique : compost ou fumier

J’essaie, au maximum, de respecter la rotation des cultures au potager. Mais, prévoir l’emplacement de chaque légume 6 mois à l’avance s’avère franchement au-dessus de mes forces… Je réserve la corvée de l’assolement aux longues journées pluvieuses où cette projection vers le printemps (ainsi que ma grosse commande de graines) tombe à pic pour remonter mon moral !

Je me contente donc de déterminer les parcelles qui ne doivent pas recevoir de compost (là où je cultiverai les fèves, les pois, les haricots, l’ail, les oignons l’année prochaine) et fournis partout ailleurs une dose « moyenne » de l’ordre de 2 - 3 kilos par mètre carré. Il sera toujours possible, au printemps, d’apporter un complément pour les cultures gourmandes comme les courges. Si vous manquez de compost maison, vous pouvez utiliser du fumier bien décomposé ou encore du fumier déshydraté, proposé en granulés.

Le compost répandu, mûr ou demi-mûr, n’est pas enfoui en profondeur, mais simplement étalé sur le sol et rapidement griffé. En effet, cette matière organique n’est pas destinée directement à la terre, mais à nourrir les êtres vivants qui l’habitent. Et croyez-moi, ils savent bien la trouver et c'est heureux car s’il y a bien une chose que j’ai retenue des enseignements de Denis Pépin, c’est que les vers travaillent en mangeant et mangent en travaillant. Et tant qu'il y a de la nourriture sur la table, pas de grève, il continuent à creuser leurs galeries et à nous gratifier leur turicules !

L’avantage de cette pratique, vous l’aurez compris, est donc de "sous-traiter" le travail du sol tout en entretenant sa fertilité, très naturellement.

4) Pailler très généreusement le sol

Une fois les parcelles fertilisées, le paillage peut commencer. Il s'étale chez mois sur plusieurs semaines, parfois jusqu'à mi-décembre. L’objectif est toujours le même : protéger la terre (des adventices, de la battance des pluies, du lessivage) et, surtout, créer un climat favorable au travail des êtres vivants du sol.

Comme à l’accoutumée, j’utilise tout ce qui me tombe dans ma brouette : les tontes de mon voisin (je suis adepte du mulching pour ma pelouse), les résidus de culture potagère (indemnes de maladies), de la paille lorsque j’en trouve et surtout : des feuilles mortes, un matériau précieux en jardin bio. Au cas où vous n'auriez rien de tout cela, servez-vous de cartons bruns, ce n'est pas très esthétique, je vous l'accorde, mais c'est toujours mieux que rien !

Vous pouvez les ramasser tout simplement au râteau ou à la pelle, à la Prévert. C'est une technique longue, fastidieuse, mais comique par temps venteux. Pour ma part, je préfère la tondeuse qui les avale et les découpe (rapide et efficace !). Mais, notre jardin étant encore jeune, la ressource est vite épuisée. Alors, j’ai donc pris l’habitude de faire appel aux services techniques de mon village. À l’automne, ils ne savent plus qu'en faire m’en livrent généralement 3 ou 4 mètres cubes. Je les répartis prioritairement au potager, mais aussi dans les massifs de vivaces et au pied des haies.

Le paillage est très généreux : j'accumule jusqu’à 30 cm de feuilles sur les planches pour constituer une véritable couette ou anorak. Cette protection isole très bien du froid et permet au vers de terre de continuer leur travail même par température négative.

Au printemps, tout ou presque aura disparu et il ne me restera plus qu’à planter ou à écarter le paillage pour semer !

Et vous ? Où en êtes-vous des travaux d'automne au potager ? Avez-vous d'autres techniques à partager ?

Pour aller plus loin :

  • "Compost et Paillis" de Denis Pépin - Editions Terre vivante

PS : Suite à différents échanges avec Denis Pépin, il nous est apparu utile d'apporter quelques précisions : les vers de terre du sol ne se nourrissent pas de compost mais des débris végétaux en décomposition, riches en cellulose (les paillis tendres déposés à la surface : restes de culture, feuilles vertes, feuilles mortes tendres, brindilles fines...). Le compost, lui, est destiné à apporter de l'humus stable et des éléments nutritifs pour les plantes de l'année suivante. Le compost ne s'impose pas avant des cultures peu exigeantes, mais seulement avant des cultures exigeantes.

Le décompactage en automne est essentiel pour aérer un sol compact car les êtres vivants du sol (bactéries surtout) ont besoin de beaucoup d'oxygène. Et ce particulièrement en automne, lorsque leur activité est à leur maximum. De fait, la terre sera ensuite moins tassée au printemps et plus facile à reprendre.

Novembre est un mois plutôt creux au potager car, à moins d’habiter dans une région très clémente, l’heure est plus au « nettoyage » qu’aux semis. Partisane de l’effort modéré (autant par conviction que par manque de temps), c’est ma période préférée pour prendre soin du sol et préparer la terre pour un long sommeil réparateur. 1 […]

couverture-jardins-d_hiver_polletIl y a des livres qui vous tapent dans l’œil, sans même avoir besoin d’être ouverts. "Jardins d’Hiver : une saison réinventée" de Cédric POLLET en fait partie.

Lorsqu'en avril, j’ai vu passer, sur Facebook, différentes options de couverture, j'ai immédiatement pensé : "Il me le faut ! ". Fin septembre, il sortait enfin aux Editions ULMER, révélant un contenu au-delà de mes espérances.

Pour être tout à fait honnête, je connaissais Cédric POLLET, mais sans vraiment le savoir. J’avais admiré son exposition "Écorces" à l’arboretum d’Angers, il y a quelques années, et comme beaucoup, j'avais été séduite par les superbes clichés de ce photographe botaniste. Mais j’ignorais que ce passionné était également Paysagiste de formation, une facette méconnue, enfin mise à profit dans son dernier livre.

"Jardins d'Hiver" est l'aboutissement de 9 années de recherche durant lesquelles Cédric POLLET a parcouru la France et l'Angleterre pour capturer les plus belles images de jardins.

Mais, ne vous méprenez pas, bien qu’illustré de magnifiques photos, "Jardins d’Hiver" n’est pas un beau livre destiné à trôner négligemment sur une table basse. C’est bel et bien un ouvrage complet qui révèle le formidable esthétisme des jardins d’hiver (ou Winter Garden, un style à part entière en Angleterre). Car, pour chaque scène, Cédric Pollet pose son regard de paysagiste : il analyse la lumière, le jeu des couleurs, la façon dont elles se répondent mais aussi l'intérêt de chaque variété.

Sublimes, spectaculaires et même surprenantes parfois, les images n’en finissent pas de nous éblouir et nous forcent à oublier la grisaille que nous inspire généralement les jardins en hiver. Ouvrez les yeux et admirez : le blanc immaculé des bouleaux, le rouge orangé des Cornus, le vert bleuté du Cèdre de l’Atlas, le rose pourpré des bruyères… Triste l’hiver? Enchanteur, oui!

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© Cédric POLLET

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© Cédric POLLET

Au fil des pages, on ne peut que s’inspirer de toutes ces judicieuses associations, comme, par exemple, le trio Cornus 'Sibirica', Bergenia 'Bressingham ruby' et Chionochloa rubra (♥ page 69)  ou l'heureuse union du Bouleau 'Keylang' et du Callicarpa bodinieri 'Profusion'.

Jardins d'hivers Cédric Pollet

© Cédric POLLET

Mais pour réinventer un jardin, les idées et les belles images ne suffisent pas : la "matière" est indispensable, ce dont le livre "Jardins d’Hiver" ne manque pas ! En effet, la dernière partie du livre de Cédric POLLET est consacrée à la palette végétale. Et ce terme a rarement été employé de façon aussi juste… on a envie d’y plonger le pinceau.

Pas moins de 300 plantes sont présentées, parfois rares, parfois courantes mais toutes sélectionnées pour leur intérêt hivernal : arbres à écorces décoratives, arbustes aux bois  flamboyants, à baies ou fruits ornementaux, à lumineuse floraison (la double page consacrée aux Hamamélis est une pure merveille) mais, bien sûr, vivaces et graminées...

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© Cédric POLLET

Pour conclure, je n'aurais qu'un conseil : achetez-le, pour vous ou pour vos proches… car c'est aussi une idée parfaite pour les cadeaux de fin d'année, qui ravira tous les jardiniers.


  • "JARDINS D'HIVER - Une saison réinventée" - Cédric POLLET
    Editions Ulmer - 224 pages - 480 photos - 39.90 euros TTC

A découvrir, également, du même auteur :

  • "ECORCES - Voyage dans l'intimité des arbres du monde" - Prix Redouté 2009 « Prix artistique »
  • "ECORCES - Galerie d'art à ciel ouvert"  - Prix Redouté 2012 « Coup de cœur du public »

Cédric POLLET expose ses photographies jusqu'au 3 décembre 2016 à la Galerie Jardins en Art - 19 rue Racine - 75006 PARIS

Enfin, vous pouvez consulter son site à cette adresse : www.cedric-pollet.com

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Il y a des livres qui vous tapent dans l’œil, sans même avoir besoin d’être ouverts. « Jardins d’Hiver : une saison réinventée » de Cédric POLLET en fait partie. Lorsqu’en avril, j’ai vu passer, sur Facebook, différentes options de couverture, j’ai immédiatement pensé : « Il me le faut ! « . Fin septembre, il sortait enfin aux Editions ULMER, révélant un contenu au-delà […]

Bien que mes Dahlias affichent encore une floraison éclatante, je pressens que leurs jours sont désormais comptés.

Se pose alors la sempiternelle question de l'hivernage des dahlias : faut-il vraiment les arracher ? Où et comment les conserver pendant l'hiver ?

Arracher les dahlias, est-ce vraiment nécessaire ?

Et bien, cela dépend ! Originaires du Mexique, les Dahlias ont la frilosité inscrite dans leurs gènes et bien qu’ils se soient très bien acclimatés chez nous, leur rusticité n’est pas sans limite. C’est pourquoi, et pour faire simple, je dirais que déterrer des Dahlias est, selon les cas, obligatoire, prudent ou facultatif.

Une mesure obligatoire en climat froid

Si vous vivez dans une région à hivers rudes, où les températures peuvent régulièrement et durablement descendre en dessous - 5 ° C. L’arrachage est obligatoire sous peine de les perdre tous à cause du gel. Et bien que nous vous réservions quelques splendides nouveautés pour le printemps prochain, ce serait dommage, n’est-ce pas ?

Un geste prudent en terre lourde

Les Dahlias ne craignent pas que le gel, ils redoutent aussi l’humidité. En climat doux, mais humide (on ne peut pas tout avoir !), tout se passera bien à condition que votre terre soit légère, plutôt sableuse ou s’ils sont plantés sur une butte ou un talus. Par contre, en sol argileux ou dans les endroits régulièrement saturés d’eau en hiver, la pourriture est un risque majeur. Pour ne pas le prendre, je vous conseille donc fortement de saisir votre courage (et votre fourche bêche) à deux mains !

Une précaution facultative en climat doux et sol drainant

En sol drainant et partout où le gel est occasionnel et léger, vous pouvez tout à fait les laisser en terre, en les protégeant néanmoins par une épaisse couche de paillage, idéalement constituée de feuilles mortes, de paille ou de matériaux secs (en aucun cas sous une couche d’herbe fraîche !)

Arrachage vs. conservation en terre

Finalement, cest dans les régions clémentes que la décision d’arracher ou non les dahlias est la plus difficile à prendre.

Pour peser le pour et le contre, examinons les avantages de l’arrachage et de la conservation en terre.

Avantages de l’arrachage

  • Arracher les dahlias, ça change des pommes de terre 😉 et la découverte de tubercules énormes est tout simplement jubilatoire !
  • Déterrer les dahlias permet de varier les plaisirs en composant chaque année de nouveaux massifs, en les changeant de place ou en les associant de différentes façons,
  • L’arrachage permet de diviser les tubercules (pratique quand on a un grand jardin ou beaucoup d’amis), mais aussi une mise en végétation en pot, dès mars - avril afin d’obtenir une floraison plus précoce, mais aussi de les protéger de l’appétit printanier des limaces
  • Dans de bonnes conditions (hors gel, dans un endroit sombre et bien ventilé), les dahlias se conservent admirablement bien, le risque de perte est proche de zéro.

Avantages de la conservation en terre

  • Laisser les dahlias en terre, c’est gagner du temps et de l’espace car nettoyer, étiqueter et stocker les différentes variétés est un travail qui requiert un peu de disponibilité et un local adapté… que tous les jardiniers n’ont pas !
  • En terre toute l’année, vos dahlias ne sont pas perturbés. Et vous ne risquez pas de les blesser (un malencontreux coup de fourche bêche, ça arrive souvent) et ils pourront continuer de se développer à leur aise pour former une belle touffe.

Quand et comment arracher les Dahlias ? Comment les conserver ?

Chaque jardinier a ses habitudes quant au meilleur moment pour arracher les Dahlias. Le top départ est lancé à l'occasion des premières flambées dans la cheminée pour les uns, les premiers vrais coups de gel qui noircissent le feuillage pour les autres. Faites comme bon vous semble, l’important étant de ne pas intervenir trop tard !

Concernant l’arrachage à proprement parler, c’est une opération  simple, résumée dans ce tutoriel :

Pour le stockage, munissez-vous de cagettes ou de caisses en carton ou en plastique garnies de paille, de tourbe ou de sable, d’étiquettes et d’un bon feutre... dont l'encre ne s'effacera pas en quelques semaines.

Comme pour vos vins préférés, et à défaut de trouver sur le marché de cave à dahlia, choisissez judicieusement l’endroit : il doit être obscur, hors gel, mais pas trop chaud et bien ventilé… Cela peut-être un sous-sol ou une cave pas trop humide, ou tout simplement votre garage.

Enfin, pensez à leur rendre visite régulièrement, c'est la meilleure façon de prévenir tout souci et de garantir ainsi une conservation optimale !

Bien que mes Dahlias affichent encore une floraison éclatante, je pressens que leurs jours sont désormais comptés. Se pose alors la sempiternelle question de l’hivernage des dahlias : faut-il vraiment les arracher ? Où et comment les conserver pendant l’hiver ? Arracher les dahlias, est-ce vraiment nécessaire ? Et bien, cela dépend ! Originaires du Mexique, […]

L'année 2015 s'est achevée avec des températures anormalement chaudes et une végétation en redémarrage, et si les deux premières semaines de 2016 laissaient envisager un hiver sans gel, le coup de froid qui arrive nous indique que l'hiver n'est pas fini, alors, faut-il encore protéger les végétaux s'ils sont en plein redémarrage?

La végétation perturbée par la douceur de novembre et décembre, révèle des floraisons inhabituelles: consoudes, bergénias, benoîtes, hellébores, Rhododendrons, Primevères sont déjà en fleurs. Les boutons floraux des cerisiers et des forsythias sont prêts à s'ouvrir et même la pelouse anormalement haute serait bonne à tondre, alors que faire et comment avec ce froid qui arrive?

Rien, ou presque! Si les fleurs et les jeunes feuilles déjà formées seront brûlées par le froid, la végétation est armée pour résister à des températures négatives, même tardives. Voici 3 petits trucs cependant pour que vos végétaux ne souffrent pas du froid qui arrive:

  • Les boutons floraux sont à protéger en premier: Exposés au vent et au froid les boutons floraux des arbustes vont être les premiers à être endommagés. Protégez les arbustes les plus fragiles (Camélias, Agrumes, Mimosas...) en les recouvrant d'un voile de forçage.
  • Refaire les niveaux de feuilles ou de paille: Le vent et la pluie ont tassés ou éparpillés les protections hivernales qui assurent une bonne isolation thermique sur les souches fragiles. Remettez si besoin un peu de paille ou des feuilles mortes pour assurer une bonne protection contre le froid.
  • Balayez la neige sur les persistants: Si la neige est bénéfique pour les vivaces, elle pèse un poids considérable sur le branchage des végétaux persistants et provoque souvent de gros dégâts. Sur les conifères la neige écarte les branches et les cassent, dénaturant ainsi le port, sur les Photinias, Laurier cerise, Laurier tin... elle écrase le branchage et provoque la casse des branches charpentières. Et sur les bambous, elle les couche au sol et lorsque le froid dure longtemps, les branches arquées conservent leur forme, donc un conseil, balayez la neige sur vos branchages autant que possible.

 

L’année 2015 s’est achevée avec des températures anormalement chaudes et une végétation en redémarrage, et si les deux premières semaines de 2016 laissaient envisager un hiver sans gel, le coup de froid qui arrive nous indique que l’hiver n’est pas fini, alors, faut-il encore protéger les végétaux s’ils sont en plein redémarrage? La végétation perturbée […]

Le Cornouiller Bâton Rouge ('Minbat') porte bien son nom !

Le Cornouiller Baton Rouge (Cornus alba 'Minbat') brille littéralement sous le soleil hivernal !

Il rayonne en ce moment à la pépinière à la faveur des rayons de soleil rasants de l'hiver... le cornouiller blanc 'Baton Rouge' (Cornus alba 'Minbat') ne pourrait pas être mieux nommé ! Cette obtention française des pépinières Minier en 2007 est de loin celle qui possède la couleur rouge la plus vive. Le cornus 'Baton Rouge' porte aussi ses rameaux vraiment bien droits, pour une silhouette graphique impeccable, et se montre (encore) plus rustique que l'ancienne variété 'Sibirica'. En bref, c'est la nouvelle référence des cornouillers à bois rouge !

Il rayonne en ce moment à la pépinière à la faveur des rayons de soleil rasants de l’hiver… le cornouiller blanc ‘Baton Rouge’ (Cornus alba ‘Minbat’) ne pourrait pas être mieux nommé ! Cette obtention française des pépinières Minier en 2007 est de loin celle qui possède la couleur rouge la plus vive. Le cornus ‘Baton Rouge’ […]

Les températures en forte baisse de ces derniers jours sont un bon indicateur pour se préoccuper des plantes frileuses. Elles requièrent une protection hivernale adaptée, voici quelques conseils pour maintenir intacts vos végétaux préférés.W49_05
Souvent cultivées en pot dans les régions froides, les plantes non-rustiques, c'est à dire celles qui craignent le gel et meurent dès -5C° (les agrumes et les palmiers en autres) seront hivernées dans la maison ou un local lumineux, maintenu hors gel.

Ce qu'il faut savoir: Si les variétés caduques rentrent en dormance l'hiver, celles dont le feuillage est persistant devront être arrosées et stockées dans une pièce ventilée et lumineuse. La fréquence des arrosages sera de 1 fois par mois à 1 fois tous les 15 jours selon la température de stockage, veillez à de pas trop arroser, à cette époque le terreau reste humide plus longtemps.W49_07Les plantes semi-rustiques, c'est à dire celles qui restent en terre mais peuvent geler à partir de -10C°, seront protégées, soit d'un voile d'hivernage pour les persistantes, soit d'une couche de feuilles pour les caduques.

Ce qu'il faut savoir: Les persistantes (Trachycarpus, Pittosporum, romarin...) sont sensibles aux vents froids et humides, il sera donc important de recouvrir tout le branchage d'un voile d'hivernage, qui sera enlevé régulièrement la journée pour que le feuillage voit la lumière. Plus résistantes au froid, les variétés caduques (hedychiums, gunneras, bananiers...) seront protégées d'une litière de paille ou de feuilles, qui fera office de protection thermique et empêchera la terre de geler au niveau de la souche.
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Les températures en forte baisse de ces derniers jours sont un bon indicateur pour se préoccuper des plantes frileuses. Elles requièrent une protection hivernale adaptée, voici quelques conseils pour maintenir intacts vos végétaux préférés. Souvent cultivées en pot dans les régions froides, les plantes non-rustiques, c’est à dire celles qui craignent le gel et meurent […]

Si pendant de nombreuses années les hellébores ne se sont résumées qu'à la traditionnelle Rose de Noël blanche, depuis plus d'une décennie maintenant de nombreuses variétés aux couleurs éclatantes ont vu le jour. Voici une sélection des plus belles variétés en fleurs actuellement dans nos serres.

Hellébore orientale guttatus Pink

Hellébore orientale guttatus Pink

Les plus populaires et les plus colorées des hellébores, sont issues de croisement et de sélection de l'Hellébore orientale, on trouve désormais presque toutes les couleurs et les formes de fleurs possible. Elles sont aussi faciles de culture que la Rose de Noël (Helleborus niger), mais fleurissent un peu plus tard, courant mars-avril et demandent une exposition mi-ombragée et un sol riche en humus.

Hellébore orientale Double Blanc

Hellébore orientale Double Blanc

Hellébore orientale Black

Hellébore orientale Black

Hellébore orientale Abricot

Hellébore orientale Abricot

A première vue, le nom de cette variété est un peu trompeur, il suffit d'observer le revers des pétales pour comprendre pourquoi elle a ainsi été nommée.

Hellébore orientale Abricot

Hellébore orientale Abricot, chez cette variété ce n'est pas l'intérieur de la fleur mais bien l'extérieur qui fait toute son originalité.

Hellébore orientale Blanche à centre Rouge

Hellébore orientale Blanche à centre Rouge

Si les hellébores orientales sont réputées pour leurs fleurs, les hellébores sternii et nigercors, toutes deux issues de croisement inter-espèce, sont réputées pour leurs feuilles ornementales et leur grande capacité de culture. En effet, ces hellébores disposent de feuilles persistantes, souvent panachées de gris et d'argent et toutes deux supportent les sols desséchants ET calcaires. Les hellébores (x) sternii sont le résultat du croisement de l'hellébore de Corse (Helleborus argutifolius) et de l'hellébore livide (Helleborus lividus) originaire de l'ile de Majorque. Elles supportent donc très bien la chaleur, les sols drainants et desséchants mais sont un peu plus frileuses que les hellébores orientales; elles sont cultivées avant tout pour leurs feuilles colorées et graphiques. Elles seront plantées dans une rocaille d'ombre ou un massif sec, minéral, avec des bulbes de tulipes botaniques et des petites vivaces graminiformes: fétuques, carex, ophiopogon.

Hellébore sternii Remi

Hellébore sternii Remi

Les hellébores (x) nigercors sont le fruit du croisement de la Rose de Noël (Helleborus niger) et l'hellébore de Corse (Helleborus argutifolius). Elles sont en tout point similaires aux hellébores sternii à la seul différence près, elles sont plus rustiques mais surtout disposent de fleurs, souvent de grande taille, dans des teintes très variées de blanc et de rose, certaines variétés, à l'instar de Candy Love, paraissent même bicolores.

Hellébore nigercors Magic Leaves

Hellébore nigercors Magic Leaves (Détail de la fleurs: ici les pétales sont blancs et vert anis)

 

Hellébore nigercors Magic Leaves

Hellébore nigercors Magic Leaves (Détail du feuillage)

Hellébore nigercors Candy Love

Hellébore nigercors Candy Love, l'hybride du moment le plus florifère. Ses fleurs d'abord blanches se colorent progressivement de rose dans des teintes très variées.

Du nord au sud, du climat méditerranéen sec au climat océanique humide, les hellébores seront choisies et plantées suivant la nature du sol et le type de climat. Les hellébores orientales ne craignent ni le froid, ni les sols lourds, elles conviendront très bien à une bonne moitié nord de la France. Les hellébores sternii, c'est l'inverse, elles supportent très bien la chaleur, les sols calcaires et sont un peu moins rustiques que les orientales, elles conviendront mieux à une bonne moitié sud de la France. Quant aux hellébores nigercors, elles sont très consensuelles et acceptent à peu près tous les climats,  sans excès ni de chaleur, ni de calcaire, ni de froid!

 

 

Si pendant de nombreuses années les hellébores ne se sont résumées qu’à la traditionnelle Rose de Noël blanche, depuis plus d’une décennie maintenant de nombreuses variétés aux couleurs éclatantes ont vu le jour. Voici une sélection des plus belles variétés en fleurs actuellement dans nos serres. Les plus populaires et les plus colorées des hellébores, […]

"Faut-il, oui ou non, nettoyer les massifs avant l'hiver ?" Cette question est récurrente et nous est souvent posée en fin d'automne, à l'approche des fêtes, certainement pour rendre le jardin aussi présentable que la maison ! Si elle fait l'objet d'un article, vous l'aurez deviné, c'est que la réponse ne peut se résumer à un "oui" ou un "non" !

Parmi  nos clients qui s’interrogent, l'expérience nous a permis d'établir deux principaux profils type de jardiniers en fin de saison :

  • Le profil 1 : l'hyperactif du sécateur, qui préfère couper à ras toutes les vivaces et nettoyer les massifs avant l'hiver pour se débarrasser tout de suite de la grosse corvée du printemps.
  • Le profil 2 : l'hibernant de la binette qui délaisse le jardin au profit du canapé (et d'une bonne série sur netflix)  en se disant que quitte à nettoyer le jardin, autant le faire au printemps lorsque les conditions climatiques seront meilleures.

Ceci étant dit, rappelons que c'est d'abord le climat qui détermine l'attitude à avoir dans le jardin avant l'hiver ! Voyons donc ce qu'il convient de faire dans les massifs du jardin, pour les plantes vivaces et pour les arbres et arbustes.

Les plantes vivaces

En effet, en climat doux, il est préférable de nettoyer les massifs avant l'hiver, pratiquer des tailles sommaires sur les plantes vivaces et continuer de désherber les plates-bandes car les végétaux conservent une croissance, certes ralentie par le manque de lumière, mais toujours active tant que les températures restent positives. Il suffit pour cela d'observer une acanthe mollis en zone méditerranéenne en l'hiver pour constater que sa souche vigoureuse se propage et fournit une masse de belles feuilles opulentes tandis que la même espèce cultivée plus au nord offre une souche en dormance dotée éventuellement d'un trognon de feuilles atrophiées par le froid.

En climat froid, les végétaux rentrent volontairement en dormance l'hiver pour se protéger... du froid, par conséquent, retirer toutes les tiges fanées des vivaces avant l'hiver c'est exposer inutilement leur souche au grand froid. Mieux vaut donc tailler quelques inflorescences fanées pour éviter les semis spontanés que de couper à ras.

Massif d'hiver, les végétaux sont recouverts d'une fine pellicule de givre.

Dans ce massif, les tiges fanées sont habillées de givre qui scintille dès les premières lueurs du jour.

Les arbres et arbustes

Pour les arbres et arbustes, c'est un peu différent : ils ne peuvent pas rentrer sous terre pour se protéger, le bois qui constitue leur squelette les isole du froid, ils sont donc mieux armés pour résister aux fortes gelées et peuvent par conséquent, ils peuvent être taillés mais attention : les essences à bois tendres et les bois à moelle (peuplier, saule, sureau, hortensia, etc) supportent mal la taille d'hiver car l'eau s'infiltre facilement dans leur bois tendre et sous l'action du gel, abîme les rameaux taillés.

Si les travaux de taille peuvent être réalisés après les grands froids, il est impératif de protéger les plantes fragiles avant l'hiver et pour cela, les feuilles mortes constituent le matériau de choix. 15 à 20 cm de feuilles mortes au pied d'une souche permet d'augmenter considérablement la résistance au froid d'une plante.

Pour tout savoir sur les différentes façons de protéger vos plantes du froid, rendez-vous sur cet article : "Le froid arrive, protégez vos plantes"

« Faut-il, oui ou non, nettoyer les massifs avant l’hiver ? » Cette question est récurrente et nous est souvent posée en fin d’automne, à l’approche des fêtes, certainement pour rendre le jardin aussi présentable que la maison ! Si elle fait l’objet d’un article, vous l’aurez deviné, c’est que la réponse ne peut se résumer à […]

L'Edgeworthia chrysantha ou "Arbre à papier" est un petit arbuste de terrain léger débute enfin sa floraison chez nous dans le nord. Outre ses fleurs originales et parfumées, son intérêt réside dans le fait que ses fleurs s'épanouissent bien avant le feuillage à l'instar des Cornus mas, Hamamélis ou autres Forsythias. Bien visible, la floraison n'est pas parasitée par le feuillage, qui lui, s’épanouira bien après, courant avril.

On le dit peu rustique mais, à dire vrai, il est bien plus résistant que ce que l'on pourrait le croire. L'arbuste est planté ici dans une rocaille mi-ombragée, il bénéficie donc d'un terrain léger, ni trop sec ni trop humide et il est naturellement protégé par de grands arbres au nord et à l'ouest. Il a connu des gelées de l'ordre de -16° C sans souffrir, enfin sans souffrir... les fleurs, qui se forment assez tôt courant décembre-janvier, sont très résistantes lorsqu'elles sont en bouton mais dès qu'elles s'ouvrent (mi-février chez nous) les gelées matinales peuvent les abîmer et les brûler.

Edgeworthia chrysantha ou Arbre à papier : un petit arbuste à superbe floraison

Edgeworthia chrysantha

Ce petit arbuste (1,50 m de hauteur) est plutôt facile de culture dans les régions tempérées, ailleurs il vaudra mieux le planter contre le mur d'une maison, à l'ouest ou au sud dans une ambiance fraîche et légèrement tamisée. Lorsque les gelées matinales ne sont pas trop fortes, les inflorescences s'épanouissent pleinement jusqu'à s'arrondir, les fleurs exhalent un parfum suave et puissant qui embaume dans un rayon de 5 m autour de la maison.

L’Edgeworthia chrysantha ou « Arbre à papier » est un petit arbuste de terrain léger débute enfin sa floraison chez nous dans le nord. Outre ses fleurs originales et parfumées, son intérêt réside dans le fait que ses fleurs s’épanouissent bien avant le feuillage à l’instar des Cornus mas, Hamamélis ou autres Forsythias. Bien visible, la floraison […]

Nous avons fait la semaine dernière une petite ballade dans l'arboretum de Kalmthout....Pas très loin de chez nous, mais de l'autre coté de la frontière, en Belgique à une dizaine de km au nord d'Anvers.

Kalmthout c'est: un petit chateau, un parc arboré de 10 hectares démarré au XIXe  siècle, et, dit-on, 7 000 variétés d'arbres et arbustes, dont une collection incroyable d'hamamelis (on y reviendra), des prunus,....

Quelques impressions juste pour vous donner envie d'y aller voir par vous même....

 

arboretum de Kalmthout

Le parc

Le parc et la mare sous la neige de la fin février. Un grande variété de persistants et caducs qui permet de garder du volume en hiver. Beaucoup de variétés de graminées aussi, du bambou, et une plantation très étudié des arbres et arbustes avec de belles perspectives.

Hamamelis pallida

Des hamamelis un peu partout (mais promis on y reviendra).

 

Des bouleaux saisis par le froid.... On n'est pas en Sibérie, mais bien en terrain acide.

De petites jungles un peu partout.

Parlant de jungle.....Les bananiers sont bien au chaud  dans une épaisse couverture de feuilles mortes, et à l'abri de la pluie (ca marche bien, on recommande la technique).

  Et aussi, pour finir, de belles échappées un peu plus formelles.

Nous avons fait la semaine dernière une petite ballade dans l’arboretum de Kalmthout….Pas très loin de chez nous, mais de l’autre coté de la frontière, en Belgique à une dizaine de km au nord d’Anvers. Kalmthout c’est: un petit chateau, un parc arboré de 10 hectares démarré au XIXe  siècle, et, dit-on, 7 000 variétés […]

Feuillage d'Ophiopogon planiscapus 'Nigrescens' en hiver

Même par -12c°, le feuillage givré de l'Ophiopogon 'Nigrescens' reste décoratif.

 

Beaucoup de feuillages persistants souffrent en hiver mais il faut reconnaître que l'Ophiopogon 'Nigrescens' tire son épingle du jeu, c'est incroyable à quel point le givre fait ressortir le noir profond du feuillage. Son feuillage est intact en toute saison, ce qui est rare dans le nord de la France!

 

De la neige recouvre le feuillage noir ébène de l'Ophiopogon planiscapus 'Nigrescens'

Neige immaculée sur Ophiopogon givré

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Beaucoup de feuillages persistants souffrent en hiver mais il faut reconnaître que l’Ophiopogon ‘Nigrescens’ tire son épingle du jeu, c’est incroyable à quel point le givre fait ressortir le noir profond du feuillage. Son feuillage est intact en toute saison, ce qui est rare dans le nord de la France!             […]