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Couvert végétal, culture de couverture : tout savoir !

Couvert végétal, culture de couverture : tout savoir !

Pour ne jamais laisser le sol à nu

Sommaire

Mis à jour le 7 Juin 2023  par Olivier 4 min.

Le couvert végétal, ou engrais vert, permet de ne jamais laisser le sol à nu entre chaque culture, mais aussi durant la culture entre les légumes du potager, au pied des arbres ou dans un jeune massif en cours de végétalisation. Cette culture de couverture aura pour bénéfice de protéger le sol de l’érosion hydrique et éolienne, de maintenir la fertilité du sol, d’améliorer la structure de celui-ci en l’aérant et en le drainant, et de limiter la prolifération d’adventices. Parmi, les espèces végétales permettant cela, on citera la phacélie, la moutarde blanche, le trèfle blanc, le seigle, la vesce, le sarrasin… Cette culture de couverture peut être fauchée, puis incorporée au sol, dans ce cas, on parlera plutôt d’engrais vert. C’est d’ailleurs sous ce nom que l’on retrouve le plus souvent les plantes à semer pour un couvert végétal.

→ Découvrez dans cette fiche-conseil les différentes plantes pour la culture de couverture, les bienfaits de celle-ci, et comment procéder à un semis d’engrais verts dans son jardin.

Couvert vegetale, culture de couverture

Vesce et avoine

Difficulté

Qu'appelle-t-on "culture de couverture" ou CC ?

Une plante de couverture, ou couvert végétal ou encore engrais vert, est une espèce végétale que l’on sèmera sur un sol nu (champ, zone de culture, parcelle libre, planche potagère…) dans le but de limiter l’érosion du sol (dû au lessivage et au vent), de contribuer à sa fertilité (fixation d’azote par les Fabacées), d’en améliorer parfois la structure et de combattre les adventices ou « mauvaises herbes ». Cette plante de couverture ne sera pas récoltée ou détruite à l’automne.

Grâce aux racines de ces végétaux, le sol augmente sa capacité de rétention d’eau, ce qui le rend moins vulnérable à la sécheresse, mais le drainage est aussi amélioré. Les éléments fertilisants sont mobilisés en surface, cela permet de les rendre disponible pour la culture qui suivra. Grâce aux cultures de couverture, les microorganismes et toute la vie du sol (notamment les mycorhizes) sont maintenus actifs. Enfin, la mise en place de certaines espèces végétales en couverture contribue à briser le cycle de vie de certains insectes ravageurs ou de certaines maladies.

Certaines espèces, comme la phacélie ou le trèfle blanc, semées pour le couvert végétal ou en tant qu’engrais vert, produisent des fleurs qui attirent et nourrissent les insectes butineurs. Ce qui est un plus pour les pollinisations au jardin et dans les cultures.

Cette ancienne pratique, oubliée depuis les années 1940, revient très fort depuis quelques décennies dans nos jardins, mais aussi chez les maraichers et les agriculteurs, car le couvert végétal permet de réduire fortement l’utilisation d’herbicides et autres pesticides. La couverture du sol est l’un des éléments primordiaux dans l’agriculture de conservation des sols et en agriculture biologique.

Les plantes de couverture sont soit semées après la culture (en dérobée), soit semées durant la culture (culture intercalaire). Les engrais verts sont semés avant ou après la culture, mais enfouis dans le sol par la suite pour en augmenter le taux d’azote.

Nota bene : Certaines cultures (maïs, soja, légumes…) peuvent être semées sous couvert végétal permanent (SCV). Le sol n’est donc jamais à nu, un sous-semis de plantes de couvert se fait après chaque récolte. Cette couverture végétale sert donc de paillis végétal ou de plante-abri pour la culture suivante.

Couvert vegetale, culture de couverture, engrais vert

Trèfle blanc

Quelles plantes choisir pour une culture de couverture ?

On classera les plantes pour le couvert végétal en 4 catégories :

  • les légumineuses ou Fabacées, comme le trèfle blanc, le trèfle rouge, le trèfle incarnat, la féverole ou la vesce : en plus des bienfaits habituels des cultures de couverture, les fabacées fixent l’azote dans le sol et le rendent disponibles pour les cultures suivantes ;
  • les graminées (Poacées), comme le seigle ou le Ray-grass : améliorent la structure du sol, favorisent la formation de matière organique (humus) et contribuent à limiter l’érosion hydraulique et éolienne ;
  • les crucifères ou Brassicacées, comme le radis fourrager ou la moutarde : souvent utilisés avec d’autres végétaux, les crucifères forment un couvert végétal très dense qui étouffe les adventices ou « mauvaises herbes » ;
  • les autres plantes : le lin, la phacélie, le tournesol, le sarrasin…

Bien évidement, les mélanges sont tout à fait possibles et même souhaitables, car ces dernières se complètent en termes de bienfaits apportés au sol.

Couvert vegetale, culture de couverture, engrais vert

Feverolle, seigle, radis fourrager et phacélie

Quand et comment procéder au semis ?

On ne parlera ici que des couverts végétaux pour nos jardins, notamment pour le potager ou le pied des arbres fruitiers.

Quand semer son couvert végétal ?

Si vous souhaitez un couvert végétal semé après la culture, n’attendez pas trop. Dès que vos légumes seront récoltés et que le sol est nu, vous pourrez semer votre culture de couverture.

Mais vous pouvez aussi semer vos graines directement durant la culture, voire au même moment que vos semis ou la plantation des légumes : ce sera, dans ce cas, une culture intercalaire.

La saison de semis se déroule environ de mars à octobre. Les semis les plus précoces sont pour la vesce, le trèfle blanc, la phacélie, la moutarde blanche et la luzerne. On peut encore semer en octobre du lotier corniculé ou de la vesce commune.

Privilégiez des mélanges ! : le couvert végétal sera plus touffu, le système racinaire sera bien plus dense et les intérêts de chaque espèce se compléteront.

Comment procéder ?

Il faut que le sol soit propre. Préparez le sol de façon à ce qu’elle soit un peu grumeleuse en surface. Semez vos graines puis arrosez bien pour faciliter la levée et maintenez le sol humide. Vous pouvez aussi ajouter un peu de compost en surface.

Si vous avez placé un paillage dans votre culture, vous pouvez en enlever une partie et semez votre couvert végétal.

Dans le cas d’un semis à la volée : placez vos semences (ou votre mélange de graines) dans un seau et mélangez-les avec du sable de rivière bien sec. Ainsi, les graines trop légères ne risquent plus de partir trop loin, mais aussi, vous verrez mieux où les graines sont tombées, car le sable est plus clair que la terre humide.

Remarque : on peut aussi semer un couvert végétal au pied des arbres fruitiers pour éviter un enherbement.

Couvert vegetale, culture de couverture, engrais vert

Moutarde semée à la volée

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Engrais vert, trèfle blanc