Veuillez patienter...

Continuer mes achats Voir le panier & Commander

{{var product.name}} a été retiré de votre panier

Continuer mes achats
Voir le panier & Commander
Commander avec les refs catalogue
aménager un jardin sans arrosage
conseil

Aménager un jardin sans arrosage (ou presque)

Nos conseils pour jardiner en économisant l'eau

L’aménagement d’un jardin sans arrosage peut laisser perplexe certains d’entre nous de prime abord car cela nécessite parfois de rompre avec de vieilles habitudes de jardinage. Or, passer le cap pour aborder le jardin différemment, en oubliant la pelouse verdoyante, les haies opulentes taillées au cordeau chaque année et les massifs regorgeant de fleurs colorées, peut être un casse-tête pour beaucoup. Que vous y veniez pour réduire vos factures d’eau, par conviction écologique ou pour vous épargner de fastidieux week-end jardinage, vous devrez prendre en compte différents facteurs, et surtout accepter de faire changer votre vision du jardin. Car au final, la nature décide toujours, et nous devrons nous adapter aux restrictions d’eau pour venir au jardin sans arrosage ou tout du moins limiter considérablement nos besoins en eau !

Compositions de jardins secs

Le jardin sans arrosage permet de créer de magnifiques ambiances

Envisager le jardin différemment

Prendre conscience que l’eau est une ressource précieuse amène à penser le jardin en rupture avec la vision classique des espaces verts. Lorsque l’on parle de jardin sec, on pense souvent s’adresser aux jardiniers en climat méditerranéen, mais de nos jours, il est récurrent de parler de sécheresse en Alsace, en région parisienne ou sur la façade atlantique. Une des premières constatations est que la pelouse tend de plus en plus à devenir une étendue sèche dès le début de l’été. Oublions l’arrosage sur ces zones et faisons le choix entre trois options :

  • laisser pousser pour transformer le triste carré de pelouse en prairie naturelle, habitat pour nombre d’insectes, oiseaux et petits mammifères. Sortez la tondeuse simplement pour tracer des allées sinueuses et laissez vos enfants cueillir des bouquets de fleurs des champs, c’est bien plus gratifiant ! Il suffira de tondre lorsque votre jolie prairie aura séché en fin d’été ou début d’automne. Pour un petit coup de pouce à la nature, vous pouvez semer en automne des mélanges de graines de jachères fleuries. Il existe des sélections special « terrain sec » pour voir fleurir Nigelles, giroflées, fleurs de lin, etc.
  • Une autre alternative consiste à supprimer la pelouse pour créer un jardin sec sur graviers. Cette option demande plus de travail de mise en œuvre et s’inscrit dans le cadre d’une remise en question plus radicale de votre jardin. Il faudra prévoir la mise en place d’une bâche géotextile et étaler dessus un paillage minéral en graviers. Il est tout à fait possible de mixer les deux solutions pour transformer une zone du jardin de cette façon et de procéder ensuite par étapes lorsque vous serez convaincus les avantages de ce style de jardin, beaucoup plus facile à vivre et nécessitant beaucoup moins d’entretien.
  • Enfin, il est possible de remplacer le gazon, gourmand en eau, par des alternatives comme l’Achillée crithmifolia, le Phyla ou Lippia nodiflora ou encore le Gazon des Mascareignes Zoysia tenuifolia. Ces plantes couvre-sol résistent parfaitement au piétinement et à la sécheresse. Leur caractère traçant permet de remplacer les zones engazonnées et elles nécessitent bien moins d’entretien par leur faible hauteur naturelle.
Jardin sec sans pelouse arrosée

Oublier l’arrosage et la tonte des pelouses pour adopter le jardin sec sur graviers et les jachères fleuries

La préparation de sol et le drainage

Une fois déterminée la ou les zones à planter en jardin sans arrosage, l’étape suivante sera la préparation de sol. Commencez par décompacter les zones à planter avec une grelinette pour aérer la terre, sans la retourner. Puis, vient l’étape du drainage, qui est primordial pour le bon développement des végétaux de jardins secs. Ils sont bien adaptés physiologiquement au stress hydrique mais ce qui peut leur porter préjudice, c’est l’asphyxie des racines. Votre sol peut être naturellement drainant, avec la présence de cailloux et pierres en tout genre, dans ce cas tant mieux pour vous.

Si au contraire votre terre de jardin est lourde et compacte, il faudra la drainer au risque de voir vos plantes végéter, voire dépérir. Vous pouvez procéder au drainage en creusant de bonnes fosses de plantation bien décompactée en profondeur pour que les racines puissent se développer facilement, et y apporter des graviers ou du sable grossier mélangés à la terre dans le fond. Il faut éviter le sable top fin qui constituera une sorte de béton avec l’argile.

Une autre méthode consiste à créer des massifs surélevés grâce à un apport de terre végétale. Les eaux de pluie ruisselleront pour se concentrer en contrebas, occasionnant un drainage naturel de la zone plantée. Il faudra néanmoins également bien drainer et décompacter le fond des trous de plantation. Ne soyez pas paresseux lors de cette étape, vos plantes vous le rendront bien ! Les trous de plantation doivent être larges et profonds. Pour un arbuste en conteneur de 2 litres, prévoyez au minimum un trou de 40cm de large et de profondeur et une cuvette d’arrosage large et profonde.

Importance de la préparation de sol

Aération du sol à la grelinette et réalisation de cuvettes d’arrosage au pied des végétaux

Choisir des végétaux adaptés

La palette végétale que vous choisirez pour votre jardin sans arrosage doit évidemment être adaptée à vos conditions climatiques locales. Il faudra penser à prendre en compte les températures hivernales et les conditions de vent, Mistral et Tramontane renforçant les conditions de sécheresse et de froid. Il faudra également tenir compte de l’alcalinité du sol puisque toutes les plantes ne seront pas forcément adaptées au calcaire, ou au contraire à un sol acide. Les plantes adaptées à un jardin sans arrosage sont celles originaires du bassin méditerranéen, du Chili, de Californie, d’Afrique du Sud, d’Australie et de Nouvelle-Zélande, car ces régions du globe ont des conditions climatiques proches. Leurs feuilles sont coriaces, fines, duveteuses ou succulentes et de magnifiques associations de leurs fleurs sont possibles ! L’application Plantfit vous permettra de sélectionner facilement les végétaux économes en eau adaptés à votre jardin :

  • Les arbres sont vos alliés : ils créent des zones d’ombre, freinent les vents et participent à créer un micro-climat où vous jardinerez d’autant plus facilement avec la sécheresse pour alliée. Les chênes verts et chênes liège, l’olivier et olivier de Bohême, les arbousiers, les pins, les cyprès, l’Albizzia, l’Arbre de Judée… Selon vos goûts et la taille de votre jardin, de nombreuses espèces sont possibles.
  • Les arbustes de terrain sec sont légion, depuis le Viburnum tinus, les innombrables variétés de Laurier-rose, les Grevillea, Callistemon connus sous le vocable de Rince-bouteilles, les MyrtesLes plus hauts créent des brises-vent et de l’ombrage à l’instar des arbres, les autres permettent la création de massifs somptueux peu gourmands en eau… et en entretien !
  • En complément pour les massifs, la multitude de vivaces et les graminées de sol sec, ainsi que les bulbes de printemps et les bulbes d’été.
  • Les couvre-sols permettent de remplacer les zones engazonnées pour supprimer les arrosages et les tontes. Dans les massifs, elles permettent de couvrir des surfaces importantes qui resteront vertes toute l’année et fleuries sans une goutte d’eau.
  • Les grimpantes jouent un rôle de climatiseur naturel car le fait de végétaliser les murs de votre habitation leur apporte ombrage et fraîcheur. De même un jardin clos, un patio ou un balcon étouffants en été deviendront un havre agréablement rafraichi grâce aux grimpantes de terrain sec.
  • Enfin les cactées et plantes grasses sont également incontournables pour structurer un jardin sans arrosage, leur résistance à la sécheresse étant parfois  tout simplement miraculeuse.
Palette végétale pour un jardin sans arrosage

Dans le sens des aiguilles : Arbre de Judée en fleurs et cyprès dans un jardin méditerranéen, fleurs de laurier-rose, vivaces et petits arbustes résistants à la sécheresse, le couvre-sol Lippia nodiflora, grimpantes sur une façade dans le Sud et agaves

Planter petit

Ne choisissez pas les plantes comme vous choisiriez des objets de décoration pour votre intérieur : un arbuste ou une vivace magnifiques et imposants n’auront que très peu de chances de bien reprendre et de s’installer durablement dans un jardin soumis à la sécheresse. Une règle s’impose : planter petit ! Entre une lavande en pot de 5 litres et une lavande en godet, préférez celle en godet. Bien sûr elle fait moins rêver à l’achat. Mais elle aura deux grands avantages : vous coûter nettement moins cher et avoir une bien meilleure chance de reprise ! De toute façon, l’idéal est de procéder à une taille des végétaux à la plantation pour une meilleure reprise.

Jardin planté de végétaux en godet pour une meilleure reprise

Privilégiez les petites plantes pour une meilleure reprise en sol sec

Planter au bon moment

Tout le monde connait le dicton : « à la Sainte Catherine, tout bois prend racine ». Planter en automne en région soumise à la sécheresse est gage de bien meilleure reprise pour vos plantations. Attendez les premières bonnes pluies automnales pour profiter de l’humidité naturelle du sol et sortez la bêche ! La plupart des plantes seront en repos végétatif en hiver et pourront tranquillement commencer à prendre racine, profitant de températures moins chaudes et de l’eau des pluies. Les premières chaleurs arriveront quelques mois plus tard lorsqu’elles seront prêtes à les affronter. Alors qu’avec les plantations de printemps, vos végétaux devront se battre en même temps sur tous les fronts : produire des racines, des feuilles, des rameaux et des fleurs ET résister à la chaleur ! Vous leur laissez peu de chances de survie et devrez arroser toujours plus pour tenter de les sauver.

Planter au bon endroit

Toutes les plantes n’ont pas les mêmes exigences, en termes de sol, de résistance à la sécheresse ou de rusticité. Renseignez-vous sur ces exigences avant de composer vos massifs, afin de regrouper les plantes ayant des besoins similaires. Les agaves, opuntia, lavandes, helichryses, gauras, phlomis tolèrent très bien la sécheresse et les sols ingrats ? Regroupez-les ! Le Cassia floribunda , la Diosma et le Galvezia speciosa sont plus frileux ? regroupez-les à l’abri des vents dominants et soignez bien le drainage. Le Leptospermum scoparium, la lavande stoechas et le ciste ladanifer ont besoin d’un sol acide ? Là encore, associez-les dans vos compositions. En procédant de la sorte, vous vous faciliterez la vie et donnerez toutes les chances à vos végétaux de se développer merveilleusement !

Bien gérer l’arrosage

La plantation dans un jardin sans arrosage… nécessite tout de même quelques arrosages, au moins les deux premières années.

  • Tout d’abord, pensez à aménager des cuvettes d’arrosage au pied de chaque sujet planté. L’eau d’arrosage restera ainsi bien au pied plutôt que de ruisseler autour sans aucun effet bénéfique. Ces arrosages doivent être importants, mais espacés. Le but est de favoriser un enracinement profond, ce qui ne sera pas le cas si vous ne mouillez le sol que sur les 2 ou 3 premiers centimètres. Le système racinaire se centrera en surface, là où le sol sèchera immédiatement dès les premières chaleurs.
  • Arrosez copieusement à la plantation, si nécessaire n’hésitez pas à faire tremper les mottes au préalable si celle-ci sont trop déshydratées. Faites une cuvette de grande dimension par rapport à vos végétaux. Là encore il ne s’agit pas de faire de la décoration mais de favoriser l’installation d’un être vivant peut-être pour des dizaines d’années ! Le visuel n’est pas important à cette étape, la cuvette doit pouvoir recueillir au moins 20 litres d’eau pour un arbuste en une seule fois. Si vous plantez de petites plantes assez densément, type couvre-sols ou vivaces, n’hésitez pas à faire une cuvette « collective » pour plusieurs plantes. En cas de dénivelé, pensez à remonter un peu le bord de la cuvette du côté le plus bas sinon l’eau débordera systématiquement et sera gaspillée.
  • Ensuite, arrosez au rythme d’au moins 20 litres d’eau toutes les 3 semaines. Si le stress hydrique est trop visible sur une plante, adaptez en arrosant un peu plus tôt : cette fréquence est une indication et doit être modulée en fonction de la température, de votre type de sol et des végétaux plantés. Néanmoins, c’est en période de stress dû à la sécheresse que la plante va développer son système racinaire en profondeur pour être plus autonome, donc pas d’affolement !
  • Maintenez cette fréquence d’arrosage les deux premières années, surtout en été, sauf si les précipitations se font rares en automne ou si le vent a tendance à accentuer le dessèchement. N’oubliez pas que les jeunes plants peuvent aussi mourir de soif en hiver. Si vous avez choisi des végétaux adaptés, ils n’auront par la suite plus besoin d’aide et vous pourrez profiter de votre jardin sans les fastidieuses corvées d’arrosage !

Pailler

Le paillage consiste à recouvrir le sol entre les végétaux. Surtout les deux premières années, ne serrez pas le paillage trop près des plantes pour éviter le pourrissement du collet. Le paillage a plusieurs fonctions :

  • Maintenir l’humidité du sol
  • Permettre le développement de la vie du sol
  • Eviter le développement des herbes indésirables

Les paillages organiques peuvent être diverses écorces et paillettes vendues dans le commerce (cacao, lin, chanvre…) ou tout simplement les déchets de taille de votre jardin, si possible broyés. Pour qu’il soit efficace, ce paillage doit faire une épaisseur de 8 à 10 cm. Pour un aspect plus « soigné » – donc à réserver surtout aux abords de l’habitation – vous pouvez opter pour un paillage minéral : graviers, pouzzolane, galets… Les fournisseurs vous proposent une multitude de matériaux que vous choisirez selon vos goûts… et votre budget ! Une plantation dense permet aussi une sorte de paillage naturel : lorsque vos végétaux seront développés, le sol ne doit plus être à nu. Les plantes se protègeront les unes les autres et les adventices qui pourraient les concurrencer au niveau de l’absorption de l’eau auront bien plus de mal à se développer.

Différente méthodes de paillage

Paillage organique constitué de végétaux broyés et paillage minéral en graviers

Articles connexes

1 Étoile
2 Étoile
3 Étoile
4 Étoile
5 Étoile
( votes, moyenne: sur 5)
Laisser un commentaire