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Amorphophallus : planter et entretenir

L'Amorphophallus en quelques mots

  • C’est une étrange et fascinante plante vivace bulbeuse
  • Il possède un très gros bulbe
  • La floraison a lieu en fin de printemps, sous forme de grandes spathes spectaculaires
  • Il peut s’élever jusqu’à 1,50 m de hauteur, voire davantage
  • Frileux, il doit être protégé l’hiver, sa culture se fera essentiellement en grand pot

Le mot de notre experte

L’Amorphophallus est une plante tuberculeuse vivace cousine des arums. A l’instar des Amorphophallus bulbifer et Amorphophallus konjac, il affiche  en fin de printemps une spectaculaire floraison en forme de cornet, une grande spathe blanche, violette, pourpre, rose ou vert jaune entourant un long spadice. La floraison a lieu uniquement sur les sujets matures avant l’apparition du feuillage. Elle dégage parfois une odeur nauséabonde, comme chez l’Amorphophallus titanum (l’Arum titan), destinée à attirer les pollinisateurs. Les premières années, il produit une seule et unique feuille pouvant s’élever jusqu’à 1,50 m de haut, voire davantage.

La culture de l’Amorphophallus est assez délicate. Il pousse à partir d’un très gros bulbe souterrain assez frileux, qui peut à terme mesurer 30 cm de longueur et peser 1 à 2 kg, parfois bien plus. Rustique jusqu’à -8/-10°C, ce curieux bulbe est plus facile à cultiver dans un grand pot à remiser en hiver, durant sa période de dormance. Il pourra néanmoins être installé en pleine terre dans nos régions clémentes à condition d’être bien protégé de la pluie en hiver.

Découvrez comment cultiver cette véritable curiosité botanique !

Amorphophallus, langue du diable, konjac

Amorphophallus titanum

Description et botanique

Fiche d'identité

Nom latin : Amorphophallus

Famille : Aracées

Noms communs : Amorphophallus

Floraison : Mai à Juin

Hauteur : 1 à 2 m

Exposition : Mi-ombre

Sol : Riche, frais, bien drainé

Rusticité : -10°C

L’Amorphophallus est une plante vivace à tubercule de la famille des Aracées comme l’Arum ou Calla ou arum des fleuristes (Zantedeschia). Le genre Amorphophallus compte 170 espèces natives des régions tropicales et subtropicales d’Asie notamment et environ 400 hybrides. On les retrouve spontanément dans les forêts claires, sur les collines calcaires, ou à haute altitude. Certaines espèces sont endémiques du Népal, et du Bangladesh, on les trouve dans les montagnes himalayennes.

L’Amorphophallus se cultive très souvent en pot sous nos climats car il craint l’humidité hivernale et est peu rustique, devant être protégé du froid en hiver.

Cette plante herbacée vivace se développe à partir d’une grosse racine tubérisée. Le tubercule prend des formes variées selon les espèces, globuleuse, aplatie, allongée ou biscornue. Il peut mesurer jusqu’à 80 centimètres et peser entre 1 et 15 kg, parfois beaucoup plus selon les espèces. L’Amorphophallus titanum, ou arum titan fait dans la démesure, sa racine pouvant atteindre à terme plus de 80 cm de diamètre. L’Amorphophallus konjac présente également des dimensions hors-normes.

Amorphophallus, langue du diable

Amorphophallus titanum (à gauche), Amorphophallus napalensis et Amorphophallus konjac en floraison

Durant ses premières années suivant la plantation, la plante produit tout d’abord des feuilles qui sont caduques disparaissant en hiver. La végétation émerge du sol au printemps, généralement en mai-juin sous la forme d’un solide pétiole vert. A son extrémité, le limbe foliaire se déplie sous la forme d’une grande feuille verte et solitaire découpée en de nombreuses folioles aux nervures saillantes. Cette feuille peut être portée jusqu’à 1,80 à 2,20 m de haut et persiste environ 4 mois. Dans leur habitat naturel, le limbe peut atteindre 4 m de large chez les plus grandes espèces. L’Amorphophallus bulbifer a la particularité de produire des bulbilles à l’aisselle des folioles et des ramifications du pétiole, c’est une vraie curiosité botanique.

La floraison spectaculaire est rare et ne plaît pas à tous les nez ! Elle n’a lieu que sur des plantes matures, au bout de plusieurs années. Certaines espèces sont plus lentes à fleurir et à refleurir. La floraison se produit après 2 à 4 ans puis chaque année, chez certains comme chez l’Amorphophallus bulbifer. Elle n’est pas toujours annuelle et apparaît de manière aléatoire au fil des ans.

De la fin du printemps à la fin d’été, le bulbe émet alors une inflorescence au-dessus du sol, à la base de la plante, avant le feuillage. Elle est typique des Aracées, et est constituée, à l’instar des arums, d’une bractée en forme de cornet, appelée spathe, qui enveloppe un spadice, c’est-à-dire un épi de fleurs charnu. Cette colonne centrale dressée et charnue évoque une forme de phallus, d’où le nom vernaculaire de la plante signifiant en grec « pénis informe ». Elle peut prendre des proportions impressionnantes chez certains Amorphophallus, avoisinant les 70 cm de long. La spathe mesure environ 20 à 30 cm de hauteur. Une fois encore l’Amorphophallus titanum se distingue par la taille de sa fleur proche des 2,50 m de hauteur, certainement l’une des plus grandes dans le règne végétal !

La spathe se colore de brun pourpre, de rose tendre, de pourpre violacé, de blanc verdâtre ou encore de vert-jaune pâle. Le long spadice est blanc, jaune à base brun-rosé, violet foncé selon les espèces, offrant un beau contraste avec la spathe qui l’entoure.

Certaines Aracées prêtes à être fécondées dégagent une odeur putride, nauséabonde destinée à attirer les insectes pollinisateurs, mouches et abeilles notamment : un stratagème extraordinaire ! L’intérieur de la cage est tapissé de crêtes pour retenir ceux-ci temporairement. Les insectes restent prisonniers de la spathe, le temps de polliniser les fleurs femelles, puis en sont libérés le lendemain couverts de pollen pour féconder une autre spathe.

Ces fleurs en spathes sont suivies de baies globuleuses rouges, orange, blanches, jaunes ou bleues selon les espèces, réunies en grappes serrées.

La plante disparaît lors des fortes chaleurs. Elle rentre en dormance en fin d’été, puis passe l’hiver au repos sous terre, avant de reparaître au printemps après avoir restauré ses réserves nutritives.

Le tubercule de  l’Amorphophallus campanulatus est comestible et consommé couramment dans la cuisine en Asie.

Amorphophallus, langue du diable, konjac

Tubercule, feuillage et fruit de l’Amorphophallus konjac

Plantation des bulbes d'Amorphophallus

Où le planter ?

Adapté à un climat tropical, rustique jusqu’à -10°C en sol très drainé, cette plante d’exception ne se cultive en pleine terre que dans nos régions clémentes et peu pluvieuses. En été, l’Amorphophallus a besoin d’une température minimale de 22 °C le jour. Il est indispensable de le cultiver en potées que vous abriterez en hiver dans les régions plus froides et plus humides. Un hivernage des bulbes ou des pots dans un local frais et aéré sera indispensable.

Réservez aux bulbes d’Amorphophallus une place au soleil léger, ou à la mi-ombre, ils ont besoin de luminosité pour fleurir mais ne supportent pas une exposition brûlante. Comme dans la nature, l’Amorphophallus pousse dans des forêts et en sous-bois humide, plantez-le dans un sol bien drainé, léger, riche en matières organiques à tendance acide, typique d’une terre de sous-bois, restant fraîche de mai à septembre. Une humidité stagnante favoriserait le pourrissement des tubercules. La fraîcheur du sol sera maintenue avec un bon paillis pendant la période de végétation.

Il a aussi besoin d’espace car sa feuille peut atteindre jusqu’à 2 m de hauteur.

Quand planter l’Amorphophallus ?

Les bulbes d’Amorphophallus se plantent en pleine terre au printemps, de mars à mai, lorsqu’il n’y a plus de risques de gelées.

Comment le planter ?

En pleine terre

Préparez bien le sol en le bêchant. Si votre sol est trop lourd, faites un apport de terreau et de graviers si l’eau a tendance à stagner. Veillez à enterrer le bulbe suffisamment profondément afin qu’il puisse rester bien stable et supporter la longue feuille à venir.

  • Creusez un trou correspondant à 3 fois le volume du bulbe
  • Posez le bulbe au fond à 30-50 cm de profondeur, soit sous 2 à 2,5 fois son diamètre
  • Comblez avec un mélange de terre de bruyère et de terreau
  • Arrosez
  • Paillez le sol quand la reprise est assurée

En pot

Les bulbes d’Amorphophallus sont bien adaptés à la culture en pot, d’autant qu’ils sont assez sensibles aux froid. Prévoyez un contenant suffisamment grand, d’au moins deux fois plus large et plus profond que le tubercule pour permettre un bon développement racinaire. Le substrat doit être léger et riche. Un mélange de 50 % de bon terreau, de 25 % de perlite ou pouzzolane, et de 25 % de terre de bruyère conviendra bien.

  • Étalez une couche drainante de billes d’argiles au fond du pot
  • Remplir partiellement du mélange sur 5-10 cm environ
  • Posez le bulbe de manière à ce qu’il soit enterré sous 2 à 2,5 fois son diamètre
  • Comblez avec le mélange de terre enrichi d’un engrais à libération lente
  • Arrosez et maintenez humide
  • Sortez le pot après les gelés et placez-le en situation semi-ombragée
Amorphophallus, langue du diable, konjac

Amorphophallus titan cultivé en pot

 

Culture et entretien

En pleine terre

L’Amorphophallus est facile à cultiver à condition de respecter quelques gestes simples. Dans les régions froides où le thermomètre descend régulièrement en dessous -10° C, l’arrachage des bulbes en pleine terre est nécessaire afin de les protéger du froid. Procédez comme pour les bulbes de dahlias, en les plaçant dès les premières gelées et que le feuillage est tombé, à hiverner dans une cave ou dans un garage, au sec et à l’abri du froid.

Dans les régions à hivers doux où les gels sont légers et peu fréquents, les tubercules peuvent rester en place : vous les protégerez en hiver simplement avec un épais paillage de feuilles sèches ou de paille.

En période de végétation, gardez le sol humide en arrosant régulièrement mais sans excès : un sol détrempé en permanence risque de faire pourrir le bulbe. Nous vous conseillons également de pailler le sol avec un paillage organique pour éviter qu’il ne se dessèche trop rapidement. En période de croissance, vous pouvez déposer au pied de la souche une couche de compost ou de fumier bien décomposé.

Stoppez les arrosages quand la plante entre en dormance et perd sa végétation. Maintenez au sec le temps que le bulbe se reconstitue.

Éliminez les feuilles une fois qu’elles sont jaunies.

En pot

Les arrosages devront être un peu plus fréquents si vous le cultivez en pot, veillez à maintenir la terre humide mais non détrempée, sans jamais laisser le substrat s’assécher. Tout est question de mesure !

Une fois par mois, de mai à août, apportez avec un engrais à base d’algues.

Les sujets en pot seront rentrés dès les premières gelées dans un garage ou un local peu chauffé et ressortis au printemps. Pour respecter le repos végétatif de la plante, évitez d’arroser en hiver.

Maladies et ennemis éventuels

Les bulbes d’Amorphophallus sont sensibles aux nématodes et aux cochenilles qui s’attaquent aux tubercules, surtout en intérieur. Les nématodes sont de petits vers parasites qui laissent des verrues sur les bulbes et provoquent leur dessèchement. Pour les repousser vous pouvez planter des Tagètes à proximité. En serre ou en intérieur, si vous constatez la présence de cochenilles visibles à la poudre cireuse blanche qu’elles laissent sur les racines, rempotez la plante dans un nouveau substrat sain.

Multiplication

Les bulbilles aériens de l’Amorphophallus bulbifer peuvent être prélevés puis replantés, pour donner de nouvelles plantes. La multiplication se fait également par division des tubercules au printemps.

Par division

  • Déterrez les rhizomes d’une fourche-bêche s’ils sont en pleine terre, sinon profitez du rempotage
  • Coupez-les en plusieurs fragments, à l’aide d’un couteau désinfecté ou à la main
  • Replantez-les immédiatement à leur place définitive, au jardin ou en pot

Associer l'Amorphophallus

Cette plante de sous-bois clair s’associera au jardin avec d’autres végétaux aimant comme elle les sols frais à humides comme les Hostas ou les fougères (Dicksonia antartica), le Lysichiton americanus aux grandes spathes jaune beurre ou le Lysimaque de Chine.

Dans un massif frais ombragé, on pourra associer l’Amorphophallus également à des fatsias, des bananiers au large feuillage, ou des bambous Fargesia non traçants. Pensez aussi pour l’accompagner à d’opulentes touffes d’Hakonechloa par exemple pour une ambiance exotique, et au Gunnera tinctoria, pour une scène réellement luxuriante.

Il se plaira dans un massif de terre de bruyère en compagnie d’un Hydrangea heteromalla aimant comme lui les ambiances d’ombre légère ou de mi-ombre.

Amorphophallus, langue du diable, konjac

Au centre, Amorphophallus titanium, associé à un Hydrangea heteromalla, un Fatsia japonica, un Gunnera tinctoria, des Hostas ‘Francee’ et un Musa sikkimensis

Questions souvent posées par les jardiniers

Mon Amorphophallus ne fleurit pas tous les ans est-ce normal ?

La feuillaison, la floraison tout comme la période de dormance de l'Amorphophallus sont difficiles à situer. La floraison a lieu sur des plantes âgées de plusieurs années. Certains fleuriront après seulement 2 années de culture, d’autres après 3 à 4 ans, parfois il faudra attendre davantage pour les voir fleurir pour la première fois. La floraison n’est pas forcément annuelle, il lui faut parfois de 4 à 6 ans pour refleurir. 

Ressources utiles

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