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Maladies et parasites des néfliers

Identifier et traiter les maladies et ravageurs des néfliers commun et du Japon

Derrière le nom vernaculaire « néflier » se cachent deux arbres, certes tous deux membres de la grande famille des Rosacées, mais distincts par leurs caractéristiques et leurs propriétés. Le néflier commun (Mespilus germanica) est un fruitier rustique jusqu’à – 20 °C qui produit des nèfles au cœur de l’hiver alors que le néflier du Japon (Eriobotrya japonica), également appelé Bibacier, pousse en pleine terre uniquement dans le sud de la France de par le risque de gel de sa floraison printanière. Ses fruits orangés, les bibaces, se récoltent entre les mois de mai et juin. Pour autant, en tant que Rosacées, ces deux néfliers peuvent être sujets et sensibles aux mêmes maladies et ravageurs. Sachant que leur prolifération dépend beaucoup des conditions météorologiques et culturales. On vous aide à identifier, prévenir et traiter les différentes maladies et parasites du néflier.

Les principaux ravageurs des néfliers

Parce que ce sont des arbres fruitiers de la famille des Rosacées, le néflier du Japon et le néflier commun peuvent être attaqués par des ravageurs voraces qui s’en prennent tout autant aux fruits qu’au feuillage. Certains sont surtout à craindre car ils véhiculent des maladies.

La mouche méditerranéenne du fruit

Cette mouche méditerranéenne, Ceratitis capitata de son petit nom, s’attaque surtout au néflier du Japon et plus particulièrement aux bibaces. Très colorée, cette mouche sévit essentiellement dans les régions au climat doux. Ce sont les larves qui sont à craindre : elles naissent au cœur des fruits, là où la femelle a pondu, et se nourrissent de la chair.

mouche méditerranéenne des fruits

La mouche méditerranéenne des fruits est reconnaissable et repérable grâce à ses couleurs

Concrètement, une attaque de mouches des fruits se détecte par l’apparition de taches marron sur les fruits. Les taches grandissent et les fruits finissent par pourrir, avant de tomber prématurément.

Pour lutter contre cette mouche méditerranéenne, il existe différents moyens :

  • la surveillance des fruits. Dès que les premières taches apparaissent, il faut les ramasser et les détruire
  • la pose d’un filet à mailles fines sur le sol empêche les mouches de voler après leur hibernation
  • l’installation de pièges à mouches basés sur l’utilisation de phéronomes est de loin la solution la plus efficace.

Les pucerons

Les pucerons peuvent s’en prendre indifféremment au néflier commun et au néflier du Japon. Ils piquent les feuilles et sucent la sève, affaiblissant les arbres. Les feuilles se recroquevillent et le miellat les encollent, attirant par là-même les fourmis qui les « élèvent » pour ce miellat. De plus, les pucerons sont souvent vecteurs de maladies.

Le principal geste préventif réside dans la pose d’avril à juin de bandes de glu qui empêchent les fourmis de grimper le long des arbres. Le badigeonnage de blanc arboricole à base de lait de chaux sur le tronc en hiver permet de prévenir une nouvelle invasion.

Sinon, l’introduction de larves d’insectes auxiliaires prédateurs des pucerons s’avère efficace. Les larves de coccinelles, de syrphes et de chrysopes sont les plus voraces. Mais la meilleure solution reste la culture d’un jardin naturel où règne la biodiversité qui attire les insectes auxiliaires et les oiseaux.

Les cochenilles

Les cochenilles peuvent aussi s’en prendre aux néfliers. Ces insectes piqueurs-suceurs s’attaquent aux feuilles et aux tiges. Pour s’en débarrasser, une pulvérisation de purin d’ortie peut être efficace, tout comme le passage d’un jet d’eau très puissant sur les branches.

En prévention, le traitement au blanc arboricole en automne et au début du printemps permet d’éviter une nouvelle attaque.

La tavelure, la principale maladie du néflier

La tavelure des fruitiers est une maladie cryptogamique qui touche surtout le néflier du Japon. C’est une maladie due au champignon Fusicladium Dentriticum qui se développe en général lorsque chaleur et humidité règnent.

Symptômes

Les feuilles se cloquent, des taches brunes apparaissent sur les feuilles et les fruits finissent par tomber.

Prévention et lutte

  • Une pulvérisation de bouillie bordelaise au printemps lors du débourrage, à renouveler lorsque le fruit est de la taille d’une noisette. Le purin de prêle peut s’avérer également efficace en prévention
  • Ramasser et détruire par le feu avec soin les feuilles et les fruits atteints
  • Nettoyer avec soin la zone sous l’arbre et bien enlever les feuilles et les fruits tombés.

La moniliose, une maladie qui momifie les fruits

La moniliose du néflier est une maladie cryptogamique provoquée par différents champignons, qui touche la plupart des arbres fruitiers de la famille des Rosacées. Elle apparaît souvent lors des saisons humides et se développe sur des fruits déjà fragilisés par la grêle ou les oiseaux.

monilia

La moniliose touche de nombreux arbres fruitiers

Symptômes

En hiver, on peut apercevoir des chancres sur les branches. Plus tard, lors de la fructification, les nèfles se couvrent d’une tache marron et de points blancs. Elles finissent par pourrir et se momifient sur l’arbre.

Lutte et prévention

  • Supprimer tous les fruits momifiés et les branches porteuses de ces fruits ou couvertes de chancres et ramasser les nèfles gâtées tombées au sol
  • Faire un traitement à la bouillie bordelaise lors du débourrement. Une pulvérisation de purin d’ortie peut également être efficace. Ces deux traitements préventifs peuvent être renouvelés lors de la chute des pétales de fleurs.

Le feu bactérien, fatal pour le néflier

C’est la bactérie Erwinia amylovora qui provoque cette maladie très grave qu’est le feu bactérien. Elle touche en général les arbres fruitiers ou d’ornement de la famille des Rosacées, le néflier du japon comme le néflier commun y sont sensibles.

Les premiers symptômes apparaissent généralement au printemps lors des périodes chaudes et humides sur les inflorescences, les jeunes pousses et les feuilles.

Symptômes

Les feuilles présentent un noircissement d’abord sur le pétiole et les nervures puis sur toute la surface. Ce noircissement fait penser à des brûlures. Les fleurs et jeunes pousses se dessèchent et meurent. La maladie peut se propager aux branches charpentières et au tronc.

Lutte et prévention

Il n’y a aucune façon de lutter contre le feu bactérien, une maladie très contagieuse qui doit être signalée à la Mairie ou au Service régional de la protection des végétaux après identification.

reconnaître le feu bactérien

Feu bactérien (sur notre illustration sur un poirier)

La taille stricte et la destruction par le feu des rameaux infectés voire l’arrachage du néflier sont les seules solutions pour éradiquer la maladie.

L'entomosporiose, typique des Rosacées

L‘entomosporiose est une maladie cryptogamique due au champignon Entomosporium maculatum qui s’en prend à quelques arbres de la famille des Rosacées comme le néflier, le cognassier, le poirier. Les spores de ce champignon font penser à un insecte. Une période humide au printemps ou en été facilite le développement de la maladie.

Symptômes

De petites taches nécrotiques et rondes apparaissent sur les feuilles. Elles passent du rougeâtre au brun. Ensuite, les feuilles jaunissent et tombent. Les symptômes peuvent aussi toucher les fruits qui se crevassent et ne se développent pas ou mal.

endomosporiose

L’entomosporiose touche beaucoup le cognassier (notre photo) mais peut aussi se développer sur le néflier.

Lutte et prévention

  • Ramasser et détruire par le feu les feuilles et les branches sèches, les fruits infestés
  • Faire une pulvérisation de bouillie bordelaise à l’automne, lors de la chute des feuilles, et au printemps lors du débourrement.

Les pourritures en condition très humides

Les néfliers peuvent aussi subir les ravages de la pourriture grise ou de la pourriture des racines, deux maladies dues à une humidité trop importante.

La pourriture grise affecte en général les néfliers plantés dans des sols mal drainés ou en cas d’arrosages trop fréquents et trop copieux. Il suffit de diminuer drastiquement les apports d’eau ou d’offrir un sol mieux drainé à l’arbuste fraîchement planté.

Quant à la pourriture grise, elle est provoquée par le champignon Botrytis cinerea, très difficile à traiter. La maladie se manifeste par l’apparition de taches brunes couvertes d’un feutrage gris sur toutes les parties de l’arbre. Pour lutter, il faut limiter les arrosages et les excès d’azote, et pulvériser du purin d’ortie ou du purin de prêle en prévention.

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2 réflexions au sujet de « Maladies et parasites des néfliers »

  • LEQUEUX JACKY. B

    BONJOUR,
    Le tronc de mon neflier ainsi que quelques grosses branches souffrent de taches arrondies certaines de plus de 15 cm de diamètre d'autres plus petites, rondes et de couleur maron clair couleur caramel .
    Que dois je faire alors que le feuillage est normalement beau .
    cordialement
    JBL

    Répondre
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