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Comment préparer un purin de prêle maison ?

Avant-propos

Redevenu très à la mode dans les jardins biologiques ces dernières années, les purins végétaux ont de nombreuses utilités et actions bénéfiques sur nos plantes ornementales et potagères.

Ils peuvent être utilisés à la fois comme puissants fertilisants, activateurs de composts mais également comme traitements curatifs ou préventifs de certaines pathologies courantes dont souffrent parfois nos plantes cultivées au jardin.

Il vous faudra cependant respecter quelques règles essentielles pour éviter de nuire à vos plantes et… à vos narines.

Le plus « célèbre » des purins est bien sûr celui d’orties qui créa une polémique sur sa commercialisation il y a peu. Cependant, un nombre étonnant de plantes sauvages de nos jardins peuvent aussi se révéler très efficaces en purin ou décoction.

La prêle des champs (Equisetum arvense) fait partie de celles-ci et nous vous proposons aujourd’hui une présentation de ses utilisations au jardin.

Qu'est ce qu'un purin végétal ?

Un purin est un fertilisant liquide (contenant peu de matière sèche) obtenu à partir de déjections d’animaux (principalement le bétail des élevages agricoles)  ou de végétaux macérés.

Contrairement aux purins d’origines animales, les purins végétaux sont issus de plantes macérées dans de l’eau et non de « déchets » d’origines animales (urines, excréments liquides, etc…).

Quelques mots sur la prêle.

Equisetum arvense : planche botanique.

Les prêles sont des plantes très anciennes et archaïques appartenant en botanique  au groupe des fougères. Ce sont donc des plantes qui ne produisent pas de fleurs ni de graines mais des spores (à l’instar des champignons).

L’espèce la plus présente dans nos régions est la prêle commune (Equisetum arvense) que l’on retrouvera principalement dans les champs (comme son nom l’indique) mais également le long des routes, des talus et sur les sols humides ayant été déstructurés. Elle affectionnera tout particulièrement les sols sablo-limoneux.

Beaucoup de jardiniers la craignent car sa tige souterraine (rhizome) est très difficile à retirer.

La plante comporte deux parties très différentes : l’une stérile et verte servant à la photosynthèse ; l’autre fertile, brune, sans feuillage et ayant une forme de champignon à son extrémité servant à disséminer les spores. La prêle émerge du sous- sol grâce à un rhizome (tige souterraine)  puissant très difficile à retirer.

Les prêles sont des plantes très riches en silice et dans une moindre mesure en potassium et calcium.

purin de prele

Equisetum arvense

 

Comment la préparer en purin?

La recette:

Trouver un kilogramme de prêles, un seau en plastique et 10 litres d’eau de pluie.

La meilleure période pour cueillir cette plante se situe de mai à juin.

Plonger votre prêle hachée au ciseau ou au sécateur dans un seau d’eau de pluie.

Plus la prêle sera finement découpée, plus celle-ci libérera ses éléments !

Placez un couvercle sur votre seau pour éviter l’accès aux animaux, l’évaporation ainsi que les odeurs indésirables.

Vous n’aurez plus qu’à mélanger tous les 4 à 5 jours votre préparation à l’aide d’un bâton.

Tant que celle-ci formera des bulles en surface, vous devrez laisser se poursuivre la fermentation.

Les prêles étant des plantes plus coriaces que les orties ou la consoude, la fermentation durera environ 15 jours.

Cela n’est cependant pas une règle absolue car plus la température extérieure sera élevée, plus rapide sera le résultat.

Filtrez ensuite votre liquide à l’aide d’une vieille passoire pour ne pas boucher la pomme de vos arrosoirs ou obturer le conduit de votre pulvérisateur avec les résidus solides de la plante.

Remarque : il est fortement déconseillé d’utiliser un seau en métal qui dénaturerait votre préparation en l’oxydant.

De même, ne jamais stocker votre purin dans un récipient métallique.

Comment et pourquoi l'utiliser?

Grâce à sa forte teneur en silice, la prêle se révèle être un antifongique très efficace.

Selon l’utilisation que vous en ferez, il vous faudra diluer votre purin.

Il est impératif de ne jamais l’administrer de manière pure sous peine de faire dépérir votre plante.

En général, on l’utilisera en dilution de 5 à 10% en pulvérisation et jusqu’à 20 % lorsqu’il est épandu sur le sol  comme antifongique (fonte des semis)  ou comme  fertilisant au pied de la plante.

Exemple : 10 litres d’eau de pluie et de 0,5 à 1 litre voir 2 litres  de purin par seau/pulvérisateur.

Grâce à sa richesse en calcium, potasse et silice, il contribue à renforcer les défenses naturelles de la plante contre les attaques extérieures lorsque vous l’épandez au pied de vos plantes.

Il a également un effet répulsif sur les pucerons ainsi que certains acariens (araignées rouges) qui peuvent sévir en conditions sèches.

On peut d’ailleurs ajouter une cuillère à café de savon noir pour un effet encore plus efficace !

Il vous permettra de lutter contre les maladies cryptogamiques  des feuillages sur vos rosiers, fruitiers, légumes et autres.

Il est toujours préférable d’agir en préventif plutôt qu’en curatif (mieux vaut prévenir que guérir !)

Pulvérisez par temps sec, peu venteux tôt le matin ou tard le soir.

Conseil : Lorsque que vous l’utilisez comme fertilisant (au pied de votre plante), il est judicieux de le mélanger à du purin de consoude (Symphytum officinale) ou d’ortie (Urtica dioica) (recette identique à celle citée plus haut) pour un effet encore plus complet pour votre plante.

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Quelques précautions

Vous l’aurez compris, un purin est un concentré puissant d’éléments minéraux et organiques divers. Comme le veut l’adage, « c’est la dose qui fait le poison ».

On veillera donc à respecter scrupuleusement les doses préconisées plus haut pour éviter de brûler vos plants lors de la pulvérisation ou de l’arrosage.

Il convient également d’éviter l’accès à la préparation aux animaux ainsi qu’aux plus jeunes. On prendra garde  enfin tant que possible d’éloigner la préparation de l’habitat pour des raisons évidentes d’odeurs…

Tige stérile à gauche, et tige fertile finissant par un épi oblong (à droite)

Comment conserver votre purin?

L’idéal sera de converser votre préparation dans un endroit sec, à température constante et bien à l’abri des UV (lumière directe du soleil).

On utilisera un récipient plastique et surtout pas métallique afin d’éviter l’oxydation de votre purin.

Une variante : la décoction

La décoction de prêle est plus rapide à préparer mais ne se conservera pas dans le temps et devra être utilisée endéans les 15 jours.

Elle nécessite moins de prêle ce qui est un avantage si vous avez du mal à en trouver des quantités suffisantes  près de votre domicile.

Préparation :

Laissez tremper 100 grammes de prêles fraîches 24 heures dans un litre d’eau de pluie. Portez à ébullition de 20 à 30 minutes et filtrez une fois la solution refroidie. On l’utilisera jusqu’à 20% diluée pour la pulvériser.

La décoction de prêle ( tout comme le purin) est un allié efficace pour lutter contre les maladies cryptogamiques (champignons) qui s’attaquent surtout aux arbres fruitiers du jardin (poiriers, pommiers, coings, cerisiers,…) mais aussi à certains légumes (pommes de terres, cucurbitacées, alliacées …).

Elle ne s’utilise généralement pas comme fertilisant mais bien comme antifongique contrairement au purin qui peut remplir les deux fonctions.

Cette recette pourra lutter efficacement contre l’oïdium, la tavelure, la moniliose, la rouille, le botrytis, la fonte des semis, la cloque du pêcher,…

On commencera à l’appliquer dès le printemps avant même l’arrivée des feuilles au verger !

On continuera la pulvérisation jusqu’à la récolte des premiers fruits fin août à raison d’une fois semaine.

La terre sera quant à elle pulvérisée après le semis des graines potagères à même le sol ou même carrément sur les graines en places avant de les recouvrir de terre.

Astuce : il est tout à fait possible de cultiver la prêle des champs (Equisetum arvense) chez soi.

Cependant, il vaudra mieux le faire en pot plutôt qu’en terre vu le caractère envahissant de la plante.

Il suffit de prélever un morceau de rhizome (tige souterraine de la plante) à l’aide d’une bêche et de l’enterrer dans un pot de bonne taille 10 à 15 litres à l’automne de préférence.

Un mélange terre de jardin et compost lui conviendra tout à fait.

Ne pas oublier d’arroser régulièrement durant l’été (les potées se desséchant plus rapidement que les plantations en pleine terre)

Conclusion

Les purins sont de bonnes aides pour obtenir des plantes saines et productives mais ne sont pas des remèdes miraculeux.

Une plantation adéquate, un sol convenablement amendé et paillé (vivant), un emplacement adapté dans votre jardin et un choix de variétés rustiques et résistantes sont cruciaux pour obtenir des plantes saines.

 Il pourra remplacer avantageusement la bouillie bordelaise parfois décriée pour sa toxicité pour le sol du fait de sa forte teneur en cuivre (pollution aux métaux lourds).

Le purin de prêle a l’avantage d’être peu onéreux, facile à préparer et à utiliser. Il vous faudra simplement apprendre à la reconnaître et à la cueillir lors de vos balades champêtres.

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