5 Grevillea pour une haie

5 Grevillea pour une haie

Des variétés idéales pour délimiter un espace, créer un brise-vue ou un brise-vent au jardin

Sommaire

Mis à jour le 3 Août 2023  par Marion 6 min.

Nous aimons particulièrement les Grevillea pour leur feuillage persistant décoratif en toutes saisons, mais aussi pour leur floraison d’allure souvent un peu échevelée, aux petits airs exotiques. Les espèces présentent une grande diversité de tailles, de silhouettes, de périodes de floraison et de formes de feuillage.

Originaires d’Australie, ces arbustes ou petits arbres se plaisent en climat doux, ensoleillé et protégé des fortes gelées, du fait de leur rusticité moyenne.

Les Grevillea peuvent être cultivés en pot, en massif ou en rocaille. Ils sont aussi de très bons candidats pour la conception de haies, que ce soit pour se soustraire aux regards, pour structurer une zone ou pour se protéger du vent. Voici donc nos 5 espèces préférées pour former un bel écran végétal durable.

Difficulté

Le Grevillea rosmarinifolia : pour une haie rustique, à floraison printanière

Le Grevillea rosmarinifolia est le plus rustique du genre, capable de supporter des gelées de l’ordre de -15°C ponctuellement, s’il est cultivé en sol parfaitement drainé (qui ne se gorge pas d’eau en hiver). Cette tolérance permet de le cultiver pour former une haie dans une bonne partie de nos régions.

Cet arbuste atteint rapidement environ 2 mètres de hauteur pour autant d’envergure, ce qui permet de constituer une haie assez haute. Sa silhouette touffue d’aspect broussailleux permet d’obtenir un rendu dense et occultant.

Plus modeste et moins rustique (supportant jusqu’à –10°C), le cultivar ‘Clearview David’ s’adapte aux plus petits espaces, avec sa silhouette équilibrée atteignant 1,50 mètre en tout sens. En situation protégée sur un balcon ou une terrasse, il pourra tout à fait être cultivé en pot pour concevoir une barrière végétale.

Le Grevillea rosmarinifolia tient son nom de la forme de son feuillage en aiguille, rappelant celui des romarins. Il fait partie des premiers arbustes à fleurir en fin d’hiver : à partir de février, en continu, parfois jusqu’au milieu du printemps, il dévoile son explosive floraison. Les fleurs de 5 cm sans pétale sont constituées de longues étamines recourbées, leur donnant un style arachnéen. Elles arborent un rouge framboise plein de vitalité, qui ne passe pas inaperçu au jardin.

Résistant à la sécheresse et aux maladies, c’est un arbuste facile à vivre. Offrez-lui un emplacement ensoleillé dans un sol léger, même pauvre. Le substrat sera plutôt acide ou neutre, mais impérativement dépourvu de calcaire.

Installez-le par exemple aux côtés d’un Callistemon, qui partage les mêmes origines que notre Grevillea et apprécie les mêmes conditions de culture. Son étonnante floraison en rince-bouteille prendra le relais en été, pour une haie fleurie pendant de nombreux mois. En climat doux, mais plus humides, pensez aussi aux Camellia sasanqua (‘Kanjiro’, ‘Choji Guruma’), qui apprécient aussi les terres plutôt acides et précèderont la floraison du Grevillea. Ajoutez le feuillage dense et éclatant d’un Griselinia littoralis.

arbuste exotique

Grevillea rosmarinifolia et le cultivar ‘Clearview David’

Le Grevillea johnsonii : pour une haie libre et sauvage en climat côtier

Le Grevillea johnsonii nous gratifie des mêmes qualités que ses congénères. Il dispose tout d’abord d’un feuillage persistant ornemental toute l’année, ici constitué de fines aiguilles vertes rappelant celles des pins.

Sa généreuse floraison débute à la fin de l’hiver et peut se prolonger jusqu’au début de l’été, en se renouvelant quasiment sans interruption. Elle est constituée d’étonnantes fleurs rouge clair ou rose vif, qui s’enroulent sur elles-mêmes à la manière de coquilles d’escargot. Elles sont accompagnées de longs pistils colorés. Nectarifère, cette floraison attire immanquablement les précieux insectes butineurs au jardin.

En 3 à 4 années seulement, il atteint une hauteur d’environ 3 mètres pour 2 mètres d’envergure, ce qui permet de constituer rapidement une haie bien haute, qui pourra évoluer librement sans nécessiter de taille soignée. Sa silhouette buissonnante constitue ainsi un parfait écran végétal.

Sa rusticité limitée à -10°C environ le destine plutôt aux régions côtières douces du bord de mer ou d’océan, d’autant qu’il résiste bien aux embruns. Pour bien fleurir, le Grevillea johnsonii a besoin de soleil, en situation bien dégagée. Il est tout à fait capable de supporter la sécheresse estivale, ce qui en fait un bon candidat pour les jardins méditerranéens.

Offrez-lui comme compagnons un céanothe persistant, plutôt dans les tons blancs ou rosés (Ceanothus thyrsiflorus ‘Millerton Point’ par exemple), pour créer une jolie harmonie avec la floraison de notre Grevillea. Testez aussi le Pittosporum tobira, arbuste persistant emblématique des haies de bord de mer ou méditerranéennes. Pour une haie défensive, pensez plutôt au buisson ardent Pyracantha ‘Teton’, à la floraison blanc pur en fin de printemps et aux jolis fruits décoratifs.

arbuste exotique

Grevillea johnsonii

Le Grevillea juniperina : une valeur sûre qui fleurit dès l’hiver

Le Grevillea juniperina ou Grevillea à feuilles de genévrier est certainement l’une des espèces les plus populaires du genre, avec le grand Grevillea robusta. Il est reconnaissable par son feuillage vert éclatant, constitué de feuilles fines en forme d’aiguilles piquantes, comme chez le genévrier. Cet arbuste persistant forme un généreux buisson touffu de 2 mètres en tout sens.

Sa floraison hâtive intervient dès l’hiver en climat doux, mais plutôt au printemps en régions plus fraiches. Elle peut ensuite se prolonger pendant de longs mois jusqu’à l’été. Les fleurs, d’un étincelant rouge vif, sont rassemblées en grappes. Ne portant pas de pétales, elles sont constituées de styles pétaloïdes qui s’enroulent sur eux-mêmes et laissent apparaître de longues étamines dressées. Leur forme peut faire penser à celle d’une araignée, ce qui leur confère un charme peu commun.

arbuste exotique

Grevillea juniperina

Comme tous les Grevillea, cette espèce se révèle facile de culture. Elle ne demande qu’une situation bien ensoleillée et un sol léger, bien drainant, afin que l’eau n’y stagne pas. Du fait de sa rusticité moyenne (-10 à -12°C maximum), il pourra être cultivé en pot et utilisé comme haie temporaire pendant les beaux jours, permettant ainsi de laisser passer la lumière en hiver.

Notre arbuste résiste aussi bien aux maladies qu’à la sécheresse. En jardin sec dans lequel il trouvera indubitablement sa place, accompagnez-le de genêts dans les tons roses ou rouges (Cytisus scoparius ‘Burkwoodii’, ‘Roter Favorit’ ou encore ‘Boskoop Ruby’), d’un myrte commun qui prendra le relais de la floraison en été ou encore d’un Elaeagnus ebbingei au feuillage très ornemental. Pensez aussi au Pistacia lentiscus, bel arbuste supportant même le soleil brûlant. Si sa floraison printanière est plutôt insignifiante, les pieds femelles pollinisés se couvrent de fruits rouges très décoratifs, qui restent en place jusqu’à l’hiver.

Le Grevillea rhyolitica : une espèce à grande feuille plus frileuse, mais généreuse

Le Grevillea rhyolitica est aussi connu sous le nom de Grevillea deua. Il a la particularité de présenter un feuillage lancéolé, moins répandu chez le genre. Ses grandes et larges feuilles ovales sont pointues en leur extrémité et offrent un aspect mat. Elles restent en place toute l’année.

Incroyablement florifère, cet arbuste fleurit de février à septembre, voir toute l’année si le climat est assez doux. Peu rustique, il ne supportera de toute façon pas les gelées supérieures à -5°C, ce qui limite sa culture en pleine terre à quelques régions privilégiées. Ses fleurs tubulaires arborent un rouge corail très lumineux, accentuant encore l’aspect exotique de la plante. Mellifères, elles font le bonheur des insectes pollinisateurs.

Côté silhouette, notre Grevillea atteindra vite 2 mètres en tout sens et se montrera bien compact. Cela lui permettra d’ailleurs d’être cultivé sans problème en pot dans les régions moins clémentes.

Comme ses congénères, il demandera une exposition bien ensoleillée, dans un sol léger et filtrant, même pauvre. Pour constituer une haie d’allure exotique, associez-le à un laurier-rose, dont les couleurs de floraison roses, rouges, saumonées ou même blanches se marieront à merveille avec la sienne. Ajoutez une Euphorbia mellifera, vivace persistante s’apparentant à un arbuste, ainsi qu’un très architectural Melianthus major. Pour une touche d’originalité, installez à proximité un Protea  à l’incroyable floraison colorée.

arbuste exotique

Grevillea rhyolitica

Le Grevillea gracilis ‘Clearview David’ : pour une haie modeste, mais efficace

Le Grevillea gracilis ‘Clearview David’ atteint 1,50 mètre en tout sens, ce qui permet de l’utiliser pour la création de haies pas trop hautes, mais suffisantes pour délimiter un espace. Cet arbuste buissonnant dispose ici encore de feuilles en aiguilles, rappelant celles du romarin. Elles sont d’un joli vert foncé et restent décoratives toute l’année.

Notre arbuste atteindra sa taille définitive assez vite, au bout de 3 à 4 ans. Il formera alors une belle masse végétale dense et broussailleuse.

Peu avare en fleurs, il habillera le jardin pendant de longs mois, de la fin de l’hiver au début de l’été. Ses fleurs d’un rouge écarlate apportent facilement dynamisme et exotisme.

Presque sans entretien et toujours facile à vivre, ce Grevillea ne redoutera que les sols lourds (argileux, humides), le calcaire et les fortes gelées. Sa rusticité se limite à -8°C à -10°C maximum, à condition d’être cultivé en sol parfaitement drainé. Dans une haie de terre de bruyère, vous pourrez l’accompagner de l’Erica canaliculata, dont les fleurs roses égayent les courtes journées d’hiver, ou encore de l’Erica mediterranea.

arbuste exotique

Grevillea gracilis ‘Clearview David’

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