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Plantes indigènes : faisons le point !

Les plantes indigènes font beaucoup parler d'elles ces derniers temps… Communes autrefois dans nos jardins de campagne, on se les arrache désormais dans les jardineries à la mode ! Les adeptes de la permaculture et des jardins naturels en raffolentEt c'est en toute simplicité qu'elles sont passées du statut de sauvage, de mauvaise herbe à celui de plantes terriblement tendance au point que certaines pépinières de plantes rares se spécialisent dans leur culture.
Mais, au juste, qu'est-ce qu'une plante indigène ? Quels sont leurs avantages ? Quelle utilité dans nos jardins ? Faudrait-il ne planter que cela pour qu'un jardin soit vraiment écologique et naturel ? Etant donné l'érosion de la biodiversité, planter des indigènes serait-il finalement l'ultime combat d'arrière-garde pour tenter de sauvegarder certaines espèces de notre flore et de notre faune ? On fait le point !

Qu'est-ce qu'une plante indigène ?

On peut les appeler aussi "plantes sauvages" et certaines mauvaises langues continuent de les appeler invariablement "mauvaises herbes". Une plante indigène est en réalité une plante qui a toujours ou presque (la définition exacte est floue sur le facteur temps...) prospéré dans nos régions et ce, sans intervention humaine. Et nos belles indigènes sont de plus en plus à la mode. Elles multiplient en effet les avantages au jardin et sont souvent très belles. Alors pourquoi ne pas les utiliser plus souvent au jardin !

Exemple d'intégration des plantes indigènes, ici le compagnon rouge (Silene dioica - Jardin sainte Anne, Ardennes)

Où les trouver ?

Certaines pépinières se sont spécialisées dans cette offre. Vous pouvez d'ailleurs en dénicher pas mal chez Promesse de Fleurs : de la tanaisie, de la salicaire, de l'achillée, des digitales, des arbustes indigènes pour les haies champêtres, ... Et j'en passe. La liste des indigènes de la flore française est très longue...

Mais vous pouvez aussi les trouver dans les bourses d'échanges entre jardinier, sur les bords de chemin ou dans la nature (attention toutefois de bien vérifier si vous avez l'autorisation de prélever à cet endroit) ou tout simplement... les accueillir lorsqu'elles s'invitent toute seules dans votre jardin. Merci le vent, les fourmis et les oiseaux !

Indigène ou non : comment savoir ?

C'est parfois compliqué de faire le tri dans toutes ces plantes proposées en jardinerie et pépinière. Il faut généralement avoir fait "botanique deuxième langue" pour s'y retrouver. Et même comme cela, ce n'est pas toujours gagné ! Certaines plantes sont chez nous depuis tellement longtemps qu'on ne sait plus dans quelle catégorie les classer (cfr. un précédent article sur les plantes invasives). Les "fiches plantes", chez Promesse de fleurs, indiquent généralement l'habitat d'origine. Mais on ne retrouve pas cette donnée partout, notamment en jardinerie. Ce qui complique les choses...

De plus, "indigène" ne veut pas toujours dire "qui pousse chez moi naturellement". Je m'explique : le Cornouiller mâle pousse à l'état sauvage en Belgique et dans le Nord de la France mais... uniquement sur des terrains calcaires donc absolument pas dans ma région (mais je m'en fiche, j'en ai planté quand même, na !). Finalement une espèce "exotique" peut très bien être plus adaptée à votre jardin (sol ou climat) qu'une espèce dite "indigène". Dans mon cas, le cornouiller mâle serait avantageusement remplacé par Cornus officinalis, un cousin asiatique.

Ajoutez à cela que certaines variétés ont tellement changé d'aspect au fil des sélections au niveau du feuillage, du port ou de la floraison, que la plante ne ressemble plus du tout à l'espèce type. Peu importe, elle sera tout de même "indigène". Exemples : les cultivars de Cornus sanguinea, de Sambucus nigra ou de Viburnum opulus, ... Ou encore les dernières obtentions de Geum urbanum ou Digitalis purpureum.

Cornus sanguinea

Les avantages des plantes indigènes

Elles sont souvent moins chers à l'achat parfois même gratuites si on se bouge jusqu'aux bourses d'échanges de plantes entre jardiniers ou simples amoureux des plantes. Il y en a même de très jolies qui viennent directement et naturellement dans nos jardins sans qu'on intervienne d'aucune sorte.

Elles sont aussi plus adaptées à notre climat, notre ensoleillement et à nos sols. Enfin, la majeure partie du temps... Forcément, elles poussent chez nous naturellement. D'où un entretien très limité : plus d'arrosage, plus d'amendements, ... Vous la laissez pousser comme elle veut sans trop vous en occuper. (Remarque : si vous choisissez les plantes adéquates en fonction de votre jardin, vous pouvez faire cela aussi avec les non-indigènes...)

Saviez-vous par ailleurs que la plupart de nos insectes ont co-évolué avec certaines plantes indigènes ? Et que si la plante disparaît, l'insecte aussi et vice-versa ? Et si l'insecte disparaît, c'est toute une partie de la chaîne alimentaire qui s'en ira avec lui dans une réaction en chaîne dévastatrice : oiseaux, micro-mammifères, reptiles, batraciens, ... et puis finalement nous. Bref ne plus planter de plantes indigènes, c'est la disparition à coup sûr d'une partie de la faune.
D'où l'importance de faire la part belle aux indigènes, même les plus mal-aimées comme la ronce et l'ortie, pour citer un exemple frappant, qui sont entre autre chose des hôtes de nombreuses espèces de papillons.
Enfin, sans exagérer non plus... N'allez pas me transformer votre jardin en friche ! (quoique...)

Or à notre époque, les réductions d'habitats naturels et les disparitions d'espèces ne sont plus problématiques : elles sont catastrophiques ! N'oublions pas que l'être humain fait partie de ce monde et de ce gigantesque écosystème complexe que nous appelons communément la Terre. Le moindre déséquilibre dans cet amas de pièces de puzzle comme la raréfaction d'une espèce, même la plus insignifiante à vos yeux, peut avoir des conséquences dramatiques. Oui, même pour notre propre espèce ! C'est presque un devoir de tout bon jardinier de tenter de panser un peu les plaies. Faire en sorte que nos jardins finissent par constituer une sorte de réserve naturelle morcelée. Une oasis pour la nature perdue dans un désert urbain et agricole. Cela parait être un sparadrap sur un membre arraché, mais je vous assure qu'au final l'effet bénéfique n'est pas négligeable.

Sambucus nigra

N'en oubliez pas les non-indigènes !

Mais bon... ça ne veut pas dire non plus que nous ne devons planter au jardin que des plantes indigènes lorsqu'on aime la nature. La nature en règle générale aime aussi les plantes d'Asie, d'Amérique ou de n'importe où ailleurs... Elles fixent autant le carbone que les autres, elles participent autant à la régulation du climat, elles tiennent autant les berges, certaines améliorent le sol, elles sont souvent nectarifères et mellifères à des périodes de l'année particulièrement critiques (tôt dans la saison pour les asiatiques et tard pour les américaines) et les oiseaux se moquent pas mal de faire leur nid dans une aubépine de chez nous ou dans un pyracantha asiatique, idem pour se nourrir des baies d'ailleurs. Et puis...

Si on ne plantait que des espèces indigènes, le choix finirait par être limité. N'oublions pas que l'acclimatation de plantes provenant d'autres contrées, parfois lointaines, nous vient des expansions territoriales et des échanges commerciaux de l'Empire Romain, il y a de cela deux milles ans... Et cela n'a fait que s'accentuer avec les croisades et autres colonisations ultérieures. D'ailleurs cela dit en passant, si on n'avait pas eu autant la bougeotte, on ne mangerait pas grand chose... Regardez un peu votre potager et votre verger ! Donc, évitons de tomber dans une sorte de racisme végétal !

Conclusion

  • Replantons des indigènes car c'est bon pour la biodiversité, elles sont souvent très belles et présentent des avantages comme une meilleure rusticité ou une résistance accrue aux maladies par exemple...
  • ...et faisons les cohabiter avec d'autres plantes plus exotiques : même un jardin naturel et écologique peut faire cohabiter les deux en toute quiétude.
  • N'oublions pas que certaines "indigènes" pourraient paradoxalement être moins adaptées dans votre jardin qu'une "exotique"
  • Renseignons-nous sur les plantes en général avant d'acheter et de planter : "D'où vient-elle ?" "Pourrait-elle être invasive ?" "Quels sont ses besoins ?"
  • Certaines variétés ne ressemble plus du tout à l'espèce type : feuillage plus coloré ou plus découpé, forme naine ou fastigié, floraison différente, ... Peu importe, elles auront les mêmes qualités et avantages pour la nature que l'espèce-type (petit bémol cependant sur les fleurs doubles qui ne servent à rien aux insectes car ils ne savent pas rentrer dans la fleur et profiter du nectar...).

Pour aller plus loin...

Si vous souhaitez transformer votre jardin en une sorte de morceau de réserve naturelle, vous pouvez le faire :

Ces deux organismes vous aideront dans votre démarche pour la réalisation d'un jardin naturel à haute valeur de biodiversité. Ils vous fourniront aussi une jolie pancarte à placer à l'entrée de celui-ci, histoire de repousser les rouspéteurs de tous bords venus vous enquiquiner parce qu'ils y ont entraperçu... une "mauvaise herbe". ;-)

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Une réflexion au sujet de « Plantes indigènes : faisons le point ! »

  • Christine

    Ah, le mouvement apparaît donc maintenant chez nous... Aux USA c'est un véritable dogme de planter des "natives" mais il paraît que leur environnement est bien plus sensible que le nôtre aux végétaux étrangers, je ne comprends d'ailleurs pas bien pourquoi.

    Répondre
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