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Le rutabaga : semis, culture, récolte

Le rutabaga en quelques mots

  • Le rutabaga est un légume racine très ancien à la chair dense, très riche d’un point de vue nutritionnel
  • Sa racine tubérisée et renflée se consomme cuite, ou crue et tranchée finement dans les salades
  • Il est issu du croisement entre le chou et le navet, mais son goût est plus fin que ces derniers, et marqué d’une saveur prononcée de noisette
  • Le rutabaga est également utilisé comme plante fourragère afin de nourrir les animaux d’élevage
  • Facile à cultiver au soleil, dans un sol frais et drainé, le rutabaga est rustique et apprécie les climats froids et humides
  • En Irlande et en Écosse, on creuse les racines du rutabaga pour former des lanternes d’Halloween

Le mot de notre experte

Légume ancien très productif apparu en Scandinavie à la fin du Moyen Âge, le rutabaga, Brassica napus var. napobrassica, fait partie de ces espèces oubliées, comme le topinambour, ayant souffert de sa réputation de “légume de guerre”. Son goût fin, plus subtil que celui du navet et du chou, mérite aujourd’hui d’être redécouvert.

Le rutabaga est le résultat d’un croisement entre le Brassica oleacea (ancêtre du chou) et le Brassica napus (le navet). On le consomme principalement cuit de la même façon que les pommes de terre, où dans les ragoûts et potées d’hiver auxquels il apporte sa saveur intéressante aux notes prononcées de noisettes. Riche en fiches et en potassium, le chou-navet est une plante très nutritive qui profite de nombreuses vertus médicinales.

Le chou-navet s’installe au potager en situation ensoleillée, loin des autres brassicacées. Rustique et facile de culture, il demande toutefois un sol bien drainé, constamment frais et humide. On le sème sous abri ou en place au printemps pour une récolte automnale, parfois hivernale.

Rutabaga nadmorska

Rutabaga nadmorska

Bisannuel, il est doté d’une floraison mellifère qui attire les pollinisateurs. Toutefois, celle-ci ne survient généralement qu’au cours de la seconde année de culture du rutabaga. 

Voici tous nos conseils sur cette plante potagère aux qualités nutritionnelles exceptionnelles.

Description et botanique

Fiche d'identité

Nom latin : Brassica napus var. napobrassica

Famille : Brassicacées

Noms communs : Chou-navet, Chou de Siam, Chou Suédois, Chou de Laponie

Floraison : juin

Hauteur : 30 à 50 cm

Exposition : ensoleillée

Sol : bien drainé, profond, fertile, riche et humifère

Rusticité : -10°C à -20°C

Le rutabaga, Chou-navet, Chou de Siam, Chou de Laponie, ou encore Chou Suédois est un légume racine qui se cultive en tant que plante potagère nutritionnellement très riche. Il appartient à la grande famille des Brassicacées (autrefois appelés Crucifères) comme les navets, les choux, les radis, la moutarde, ou encore la giroflée. Le rutabaga est originaire d’Europe du Nord.

Plus de quarante variétés de rutabagas sont inscrites au catalogue européen, et trois au catalogue français. Parmi les variétés à racine ronde les plus connues de nos assiettes, on trouve le rutabaga Champion, le rutabaga wilhemsburger, le jaune de Saint-Marc, ou encore le Blanc d’Aubigny. Bien que certaines variétés soient souvent réservées au fourrage du bétail, toutes sont en réalité excellentes pour l’homme lorsqu’elles sont jeunes.

Brassica napus var. napobrassica est une plante bisannuelle considérée comme un légume racine, bien que sa partie comestible est davantage un hypocotyle (partie de la tige située en dessous des cotylédons). Celui-ci s’épaissit jusqu’à former une boule piriforme de 12 cm de diamètre en moyenne, renflée et presque totalement dissimulée dans le sol, puisque seul le collet émerge de terre. La partie comestible de la plante est généralement colorée de vert ou de rouge sur sa moitié supérieure.

Le feuillage caduc du chou-navet s’installe en rosette sur le sommet de l’hypocotyle. Des feuilles longues et profondément lobées, très similaires à celles du navet, bien qu’elles ne soient pas pubescentes (poilues) contrairement à ce dernier.

Rutabaga à collet rouge

Plante mellifère, la floraison du rutabaga intervient généralement au cours de la deuxième année de culture. Elle offre alors de petites fleurs à pétales jaunes, réunies en grappes terminales.

Riche en vitamine C, en fibres et en sels minéraux, le rutabaga offre de nombreuses qualités nutritionnelles.

Principales variétés de rutabagas

Les plus populaires

Navet Rutabaga Champion


Hauteur à maturité
30 cm

Le très volumineux rutabaga Champion, arrondie et rouge violacé est une variété rustique et résistante avec un excellent rendement. Sa chair est particulièrement fine et très nourrissante.

Nos préférés

Rutabaga Wilhemsburger (à collet vert) - Vilmorin Graines


Hauteur à maturité
30 cm

Le rutabaga Wilhemsburger est une grosse variété à collet vert et à chair blanche. Rustique et particulièrement productif, il se cultive facilement.

Rutabaga Magres Graines


Hauteur à maturité
30 cm

Le rutabaga Magres est une variété à tubercules violets et à chair jaune de très bonne qualité gustative. Rustique, résistant aux maladies, il est facile à cultiver.

Rutabaga Brora Graines


Hauteur à maturité
30 cm

Le rutabaga Brora est une variété tendre à saveur très douce et sans aucune amertume. Rustique, il présente une peau pourpre rougeâtre et une chair jaune.

Culture, entretiens et soins du rutabaga

S’il accepte les situations mi-ombragées, le rutabaga favorise les expositions ensoleillées.

Légume racine idéal pour les climats froids et humides, le chou de Siam est une plante potagère rustique capable de supporter le gel et les températures avoisinant les -20°C, à condition toutefois que le sol soit bien drainé. Un sol qu’il apprécie profond, fertile, riche et humifère. En revanche, mieux vaut éviter de le cultiver dans un sol pauvre et calcaire.

Culture de rutabaga

Culture de rutabaga © Eileen Kane – Flickr

Facile de culture une fois bien en place, le rutabaga est une plante qui demande peu d’entretiens et de soins pour prospérer. Même en se contentant de lui apporter les soins minimums, le rutabaga parvient facilement à maturité.

Le rutabaga est gourmand en eau. Les arrosages doivent être réguliers, mais la terre ne doit jamais être détrempée. Pailler les pieds du chou-navet à l’aide de feuilles ou de tonte séchée permet de maintenir l’humidité du sol et d’en garder la fraîcheur durant l’été.

Pensez à sarcler et à biner régulièrement autour de vos plants de rutabaga afin de permettre à l’eau de bien pénétrer le sol et de limiter la prolifération des mauvaises herbes.

Pour les rutabagas conservés en pleine terre une partie de l’hiver, procédez à un buttage du pied à l’automne et installez un paillis de feuilles pour le protéger du gel.

Quand et comment semer le rutabaga ?

Quand le semer ?

Les semis de choux-navet sont menés sous abri au début du printemps (mars-avril), ou directement en place à la fin du printemps, début de l’été (mai à juillet).

Semis de rutabaga

Semis de rutabaga © Hefin Owen – Flickr

Semer sous abri

  • Semez sous abri à partir de 15°C
  • Semez en caissette ou en godets remplis d’un substrat riche en humus et bien drainé
  • Enterrez les graines de rutabaga à 1 ou 2 cm de profondeur
  • Couvrez légèrement les graines
  • Tassez et arrosez en pluie fine pour humidifier légèrement le substrat
  • La levée intervient au bout de 10 jours environ
  • Éclaircissez les plants à 7 cm quand ils portent 2 à 3 feuilles

Repiquer les plants de semis sous abri

Les semis réalisés sous abri sont repiqués en place entre les mois de mai et de juin.

  • Choisissez un emplacement à exposition ensoleillée ou mi-ombragée
  • Repiquez les jeunes plants pourvus de 3 ou 4 feuilles
  • Espacez les plants de 30 à 40 cm en tous sens
  • Arrosez régulièrement sans détremper la terre
  • Paillez les pieds pour préserver la fraîcheur et l’humidité du sol
  • Binez régulièrement

Semer en place

  • Optez de préférence pour un emplacement ensoleillé
  • Retournez le sol sur une hauteur de 20 cm
  • Amendez la terre avec du terreau
  • Semez en ligne tous les 30 cm environ sur un même rang
  • Enfoncez les graines à 2 cm de profondeur
  • Arrosez en pluie fine sans détremper
  • La levée survient au bout d’une dizaine de jours

Récolte, conservation et utilisations du rutabaga

Récolte

On récolte le rutabaga au fur et à mesure des besoins de la fin de l’été à l’automne (septembre à novembre), et parfois même jusqu’au cœur de l’hiver (février). On retiendra que le chou-navet est bien plus tendre et savoureux lorsqu’il est récolté avant la pleine maturité. Procédez alors par arrachage des pieds, de préférence par temps sec.

Récolte de rutabaga

Récolte de rutabaga © Johnathan Nightingale – Flickr

À noter : le rutabaga est prêt à être récolté s’il est bien ferme et lourd. On estime les récoltes à environ 4 kg par m².

Conservation

Le rutabaga est un légume-racine rustique, qui peut être conservé en terre jusqu’au mois de février. La récolte peut toutefois devenir plus difficile en cas de gel prolongé. Le rutabaga d’hiver peut être laissé en terre jusqu’au mois de mars à condition d’avoir été semé le plus tard possible.

Une fois récolté, on le conserve de préférence en silo dans une cave, enfoui dans du sable ou de la tourbe dont la température n’excède pas 10°C. Il peut également être entreposé dans une pièce plutôt fraîche et obscure.

Au réfrigérateur, le chou-navet se conserve quelques jours dans le bac à légumes.

Utilisations

  • Utilisation fourragère

Les variétés fourragères de rutabaga sont utilisées pour l’alimentation des bovins et des ovins au pâturage. Il est d’ailleurs particulièrement apprécié des chevaux. Seul le feuillage et la partie hors terre de l’hypocotyle sont alors utilisés.

  • En cuisine

Plus léger que le navet, le rutabaga est particulièrement apprécié en cuisine pour son goût de noisette bien prononcé.

On le cuisine le plus souvent cuit, exactement comme la pomme de terre, sous forme de purée, de gratin, ou encore frit.

Le chou de Siam se marie également très bien aux légumes d’hiver comme le navet et la carotte. Il accompagne astucieusement les plats mijotés traditionnels de l’hiver, et en particulier le pot-au-feu.

À noter : l’épaisseur de la chair du rutabaga le rend difficile à éplucher avec un économe. Utilisez donc de préférence un couteau plutôt qu’un épluche-légumes.

  • Vertus médicinales

Le chou-navet est un légume réputé très riche en fibres et en potassium. Une composition qui en fait un bon diurétique et qui réduirait les risques d’hypo-citraturie. Les propriétés diurétiques du rutabaga aideraient à lutter contre l’hypertension artérielle et l’insuffisance cardiaque.

On prête également au chou de Siam des propriétés laxatives, digestives et reminéralisantes.

À noter : Le rutabaga, comme l’ensemble des végétaux du genre Brassica, favoriserait l’apparition de goitres simples (hypertrophie du corps thyroïde, de nature bénigne).

Maladies et ennemis éventuels du chou-navet

Le rutabaga peut être sujet à diverses maladies.

  • L’Alternariose, ou brûlure alternarienne, fait référence à une série de maladies fongiques provoquées par les champignons des genres Alternaria ou Ulocladium.
  • La hernie du chou, maladie cryptogamique causée par un protiste myxomycète, champignon microscopique de la famille des Plasmodiophora Ceae.
  • Le mildiou, maladie cryptogamique causée par un champignon pathogène, le Phytophtora infestans qui se développe principalement par temps humide entre 17 et 20°C.
  • L’oïdium, également appelé pourriture blanche ou maladie du blanc, qui fait référence à une série de maladies cryptogamiques causées par la forme asexuée de certains champignons ascomycètes.

Du côté des parasites, le navet-chou peut faire l’objet d’attaques de divers insectes ravageurs tels que l’altise, la cécidomyie, le charançon, la mouche du chou, la noctuelle et la piéride.

 Les gastéropodes, limaces et escargots, sont également friands de feuilles de rutabaga.

Afin de prémunir vos rutabagas contre les risques de maladies et les parasites, certains gestes préventifs peuvent être observés :

  • Pour lutter contre la mouche du chou ou l’altise, pensez à retirer les racines de la terre au début du mois d’août.
  • Alternez les cultures au potager pour éviter l’oïdium et le pourrissement des racines.
  • En désherbant régulièrement et en paillant le sol, vous éviterez également la prolifération de certains parasites.

Multiplication du rutabaga

Comme nous l’avons vu précédemment, la multiplication du rutabaga est réalisée par semis sous abri entre mars et avril, ou directement en place entre mai et juillet, lorsque tout risque de gelées est écarté.

Mieux vaut alors faire l’acquisition de semences de rutabaga dans le commerce. En effet, la récolte des graines est particulièrement complexe dans le cas du chou-navet, puisqu’il s’agit d’une plante bisannuelle qui ne fleurira que si vous la laissez en terre tout l’hiver.

Associer le rutabaga au potager

Le rutabaga apprécie la compagnie de nombreuses autres plantes potagères, telles que les laitues, les carottes, le céleri, la menthe, les fèves, ou encore les haricots.

Association Rutabaga au potager

1.Laitue 2.Carottes 3.Céleri 4.Rutabaga 5.Menthe 6.Fèves, 7.Haricots

En revanche, pour éviter un éventuel déséquilibre minéral du sol, évitez le voisinage d’autres Brassicacées (radis, navets, choux, brocolis…). De même, ne semez pas vos rutabagas là où vous aviez précédemment cultivé d’autres Brassicacées. Préférez également attendre quelques années avant de replanter des rutabagas au même emplacement dans votre potager.

Ressources utiles

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