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Cytise, Laburnum : planter, tailler et entretenir

Le Cytise en quelques mots

  • Les Laburnums sont de petits arbres à la floraison en grappes de fleurs jaunes très spectaculaire.
  • Ces fleurs attirent un grand nombre d’insectes butineurs
  • Les cytises s’utilisent en haie libre, en isolé, en bosquet ou même, en grand jardin, pour former un tunnel
  • Ils sont très rustiques car d’origine montagnarde et se sont d’ailleurs naturalisés dans l’Est de la France.
  • Ces petits arbres se cultivent dans tous sols bien drainés même pauvres mais au soleil

Le mot de notre expert

Si on demandait à quelqu’un de non-botaniste ou de non-jardinier de décrire en une phrase un Cytise, il vous dira « on dirait une glycine jaune… mais en arbre ». Et bien oui ! C’est d’ailleurs l’un de ses petits surnoms car on jurerait effectivement des grappes de fleurs de glycines, une cousine botanique, mais… jaunes et portées par un  petit arbre au feuillage trifoliolé.

Cette floraison printanière n’enchante d’ailleurs pas que le jardinier car elle attire et nourrit au printemps une multitude d’insectes butineurs : abeilles, bourdons et syrphes notamment.

On peut utiliser les cytises simplement en isolé pour créer un point focal au jardin ou en haie libre parmi d’autres petits arbres ou arbustes à fleurs dont les floraisons s’enchaîneront sur l’année. Mais c’est en voûte qu’ils seront les plus spectaculaires. Imaginez alors un véritable tunnel formé de branches et de feuilles illuminé au printemps par une impressionnante pluie de goutte d’or. Un cadre enchanteur dans votre jardin !

Les cytises sont des petits arbres très rustiques car ils sont originaires de montagnes du sud-est de l’Europe. Ils se sont d’ailleurs naturalisés dans une bonne partie de la France.

Les Laburnum ne sont pas exigeants et se cultivent toujours en plein soleil dans tous sols bien drainés même pauvres. Car, et c’est une particularité de la famille des Fabacées, ces plantes savent fixer l’azote au niveau de leurs racines, enrichissant ainsi petit à petit le sol.

Description et botanique

Fiche d'identité

Nom latin : Laburnum sp.

Famille : Fabacées

Noms communs : Cytise, Aubour, Faux-ébénier, Glycine jaune

Floraison : mai à juillet

Hauteur : jusqu'à 10 m

Exposition : soleil ou mi-ombre

Sol : tous sols bien drainés même pauvres

Rusticité : -15°C

Les Cytises ou Laburnum font partie de la famille des fabacées au même titre que le Pois de senteur, le Haricot, le trèfle ou la Glycine (pour ne citer que ces quelques exemples). Le genre comprend trois espèces : Labrunum anagyroides, Laburnum alpinum et Laburnum alschnigeri. Outre « Cytise », les noms communs des Laburnums peuvent être aussi Aubour, Faux ébénier et Glycine jaune.

Le Laburnum anagyroides est originaire des montagnes du centre et du sud de l’Europe  et s’est naturalisé dans l’est et le sud de la France. Il apprécie les plateaux calcaires très ensoleillés et pousse dans les forêts de feuillus des Alpes-Maritimes. Le Laburnum alpinum se rencontre dans les mêmes endroits en France mais surtout sur toute la partie Est du pays : de la Lorraine jusqu’aux Alpes-Maritimes. Le croisement de Laburnum alpinium avec Laburnum anagyroides a donné toute une série d’hybrides, baptisés Laburnum x watereri. Le troisième larron, le Laburnum alschingeri, était encore il y a peu considéré comme une sous-espèce de Laburnum anagyroides. Il est désormais reconnu comme une espèce à part entière.

Les Cytises sont de petits arbres de moins de 10 mètres de haut et de large. Ils développent régulièrement plusieurs troncs. L’écorce d’abord verte puis devenant grise au fil des années est lisse avec des lenticelles apparentes, tandis que les rameaux sont pubescents.

Les feuilles sont alternes, pétiolées, velues et d’une couleur vert glauque au revers. La feuille est en réalité constituée de trois folioles arrondies ou pointues. Chaque foliole mesure 5 à 7 cm de long et l’ensemble, c’est-à-dire la véritable feuille, fait une dizaine de centimètres de long. Le feuillage prend une couleur jaune en automne avant de tomber rapidement.

La floraison se dispose en longues grappes pendantes oscillants entre une dizaine et une cinquantaine de centimètres de long selon l’espèce ou l’hybride, apparaissant entre les mois d’avril et de juin en fonction de l’espèce. Les fleurs sont de couleur jaune très vif et légèrement parfumées, attirant bon nombre d’insectes butineurs. Les grappes regroupent entre dix et quarante fleurs « papilionacées« , typiques de la familles des fabacées (anciennement appelée d’ailleurs… « Papilionacées »). Elles sont hermaphrodites et constituées d’un calice à cinq dents et de la corolle composée de cinq pétales : l’étendard, les deux ailes latérales ainsi que la carène sur le dessous formée par deux pétales soudés.

laburnum

La fructification apparaît sous forme de gousses soyeuses brune-grisâtres, plates et bosselées, de 5 à 10 cm de long. Elles contiennent de 2 à 7 graines  brunes ou noires, en forme de rein aplati et sont très toxiques. Les fruits persistent longtemps sur l’arbre à partir de juillet jusqu’au printemps.

La longévité est de l’ordre du siècle souvent plus. La croissance de ces petits arbres est moyenne à rapide.

Dans la nature, les Cytises servent à reboiser et stabiliser les sols calcaires. C’est aussi une espèce pionnière en raison de sa faculté à fixer l’azote atmosphérique, préparant ainsi le terrain pour l’implantation d’autres plantes par la suite.

Nos variétés préférées

Laburnum anagyroides - Cytise à grappe en pot de 3/4L

Période de floraison Mai à Juil.

Hauteur à maturité
8.00 m

Ce petit arbre est très connu pour sa floraison remarquable en longues grappes de fleurs jaunes d'or très parfumées. Originaire des régions méditerranéennes, il s’avère parfaitement adapté aux sols drainants à secs et apprécie le soleil.

Laburnum watereri Vossii - Cytise pluie d'or

Période de floraison Mai à Juin

Hauteur à maturité
3.00 m

Le Laburnum (x) watereri 'Vossii' est aussi connu sous le nom de « cytise pluie d'or » tant cet arbuste très rustique étonne par son incroyable floraison de grappes de fleurs jaunes qui s’étale de la fin du printemps jusqu’au début de l’été. Cette variété au feuillage sombre est parfaitement adaptée aux sols pauvres, drainés, même calcaires et secs à une exposition ensoleillée.

Plantation du Cytise

Où planter ?

Les Cytises sont des petites arbres indigènes et d’origine montagnarde, ce qui veut dire qu’ils résistent aussi bien aux grands froids qu’à la chaleur : ils n’ont pas peur des saisons très contrastées.

Ils apprécient le plein soleil mais s’accommodent de la mi-ombre.

Tous les types de sols leur conviennent même argileux ou calcaire du moment qu’ils sont bien drainés. Le Cytise résiste bien à la pollution urbaine et se contente de sols pauvres grâce à sa faculté de fixer l’azote.

Quand planter ?

La plantation se fera préférentiellement à l’automne entre novembre et décembre. On peut toutefois postposer la plantation en terrain lourd, pour ne la faire qu’au printemps en avril-mai.

Comment planter ?

  • Réhumidifez la motte en plongeant quelques minutes la plante dans l’eau puis dépotez-la
  • Prévoyez un trou d’un volume double à celui de la motte
  • Gardez la terre extraite et mélangez-la avec du sable grossier et quelques graviers pour alléger la terre, surtout si elle est lourde
  • Évitez de placer une couche de graviers au fond du trou pour améliorer le drainage comme on l’entend ou lit parfois, cela accentue au contraire la stagnation de l’eau près des racines.  Ajoutez plutôt au fond du trou quelques poignées de terreau
  • Placez la motte dans le trou et remplissez avec la terre extraite (mélangée au sable et graviers)
  • Tassez légèrement la terre au pied de la plante
  • Apportez un bon arrosoir d’eau pour limiter le risque d’obtenir des « poches d’air » entre le substrat et les racines
  • Apportez un paillage de feuilles mortes ou de BRF au pied.

Taille et entretien

Entretien

Peu d’entretien est à prévoir. Néanmoins, n’oubliez pas d’arroser l’arbre la première année qui suit la plantation pendant l’été s’il n’a pas plu depuis plusieurs jours. Par la suite, l’arbre se débrouillera seul et sera justement très résistant à la sécheresse. 

Comme tous les représentants de la famille des Fabacées (comme le haricot ou le pois de senteur par exemple), le Cytise est capable de fixer l’azote atmosphérique via des bactéries vivant en symbiose près de ses racines. Inutile donc d’engraisser le sol pour qu’il pousse plus vite. Il se débrouille, là aussi, tout seul et fait même profiter les plantes alentours.

Taille

On peut procéder à une taille légère pour garder un port élégant à l’arbre et pour supprimer le bois mort. Ce sera aussi l’occasion d’enlever les gousses qui sont toxiques. La taille se fera juste après la floraison dès la fin du mois de juillet selon l’espèce ou l’hybride.

Maladies et ravageurs éventuels

Les pucerons, s’ils sont en très grand nombre, peuvent provoquer un développement de la fumagine, une maladie cryptogamique qui se reconnait par un noircissement du feuillage. Ce n’est pas dramatique mais un peu disgracieux. La seule solution consiste à limiter le nombre de pucerons en privilégiant leurs prédateurs naturels (larves de coccinelles et de syrphes, fauvettes…) ou en vaporisant préventivement une solution de savon noir.

La rouille peut aussi apparaître sous la forme de petites pustules orangées sur le feuillage lors des printemps trop humides. Ce n’est pas grave non plus mais le mieux pour éviter cela et de ne pas trop arroser et surtout de ne pas trop serrer les plantes.

Les limaces et escargots grignotent parfois un peu le feuillage sur les jeunes arbres, sans conséquence pour l’arbre.

En début et fin d’été, un petit diptère, une Agromyza sp. faisant partie des « mouches mineuses » pond ses œufs dans le limbe foliaire. La larve creuse alors des galeries dans les feuilles. C’est un peu inesthétique, il faut le reconnaître, mais n’est pas dangereux pour l’arbre. Si cela vous inquiète, la seule chose à faire et d’écraser ces larves en pinçant les feuilles occupées.

Multiplication : semis, bouture

Par semis

Les Cytises « botaniques »se ressèment souvent spontanément au jardin. Vous pouvez dans ce cas, déplacer vos jeunes arbres en automne vers un autre emplacement ou pour donner à un(e) ami(e).

Vous pouvez aussi forcer la chose en semant en automne quelques graines préalablement trempées quelques jours dans de l’eau tiède. Semez ces graines en les enterrant d’1 cm dans un substrat drainant : un mélange 1/3 terreau universel et 2/3 sable de rivière. Placez vos semis (en terrine ou en pot) à l’ombre et maintenez humide mais sans excès.

Au stade de trois feuilles, vous pouvez les repiquer délicatement en godet dans du terreau. Attendez le printemps suivant pour les replanter en pleine terre mais pas plus car les arbres et arbustes de la famille des fabacées n’apprécient pas de rester trop longtemps en pot et la reprise risque d’être compromise.

Par bouture

On peut aussi bouturer les cytises, surtout ceux qui ne se ressème pas.

Dans ce cas choisissez quelques extrémités de branches d’une vingtaine de centimètres en été. Coupez la base en biseau et enlever les feuilles sauf les deux dernières au bout de la branche. Une bouture a besoin d’un minimum de feuilles mais il convient d’en retirer la majeure partie pour réduire l’évapotranspiration. Placez vos boutures en pot dans un substrat léger : un mélange 2/3 terreau et 1/3 sable de rivière. Vous placerez vos boutures racinées au printemps suivant en pleine terre.

Associer le Cytise

Une haie fleurie pour les quatre saisons

Le Laburnum anagyroides sera bien à son aise au sein d’une haie fleurie et champêtre laissée en liberté. Accompagnez-le d’un beau lilas ‘Capitaine Baltet’ et d’un Philadelphus coronarius ‘Aureus’ pour fleurir le printemps. Un Heptacodium miconoides pourra alors créer un bel effet entre l’été et l’automne. Tandis qu’un Hamamelis ‘Pallida’ et un Cognassier du Japon ‘Eximia’ se chargeront d’égayer la mauvaise saison. Et pourquoi ne pas tenter une glycine du Japon, comme la variété ‘Okayama’, formée en arbre pour accompagner son cousin aux fleurs jaunes ?

Une voûte de pluie d’or

Imaginez une longue allée dans votre jardin, ponctuée ça et là et de part et d’autres de quelques Laburnum x wateri ‘Vossii’. Ceux-ci vont grandir, vont pousser, jusqu’à se rejoindre en tendant les branches, formant alors comme une voûte de branches et de feuilles. Mais ça ne s’arrête pas là ! Une fois la floraison venue au printemps, les grappes vont littéralement dégouliner vers vous en une fantastique pluie d’or, légèrement parfumée. Les tons jaunes es fleurs pourront être rehaussé par une couleur complémentaire : du bleu-violet. Grâce à quelques alliums ‘Purple Sensation’ ou des Muscari armeniacum ‘Big Smile’ disséminés aux pieds des arbres.

Le saviez-vous ?

  • Toute la plante est toxique (même les gousses !) en raison de la présence de différents alcaloïdes à toxicité aiguë. Il y a déjà eu des cas d’empoisonnement chez les chevaux, les moutons et les chèvres mais aussi chez l’Homme. Prudence donc… Le poison se retrouve d’ailleurs dans l’organisme des chenilles et des larves d’une mouche-mineuse qui se nourrissent des feuilles ce qui les rend immangeables pour leurs prédateurs naturels.
  • Le cytise attire beaucoup  d’insectes butineurs, notamment un nombre impressionnant de bourdons d’espèce différentes.
  • Au XVIIIe siècle, le conservateur du Jardin botanique de Chelsea, Phillip Miller, lui donna le nom scientifique de Cytisus. En 1830, le botaniste tchèque Jan Svatopluk Presl décida, quant à lui, de l’inclure dans le genre Laburnum.
  • Le jardin de Bodnant à Conwy au Pays de Galles est célèbre pour son arche entièrement constitué de Laburnum x watereri ‘Vossii’, longue de plus de 50 mètres.
  • En 1826, une greffe du genêt Cytisus purpureus sur un tronc de Laburnum anagyroides fût tentée dans une pépinière parisienne. Phénomène rare, les deux arbres fusionnèrent leur patrimoine génétique, ce qui donna  un curieux hybride : Laburnocytisus adamii. Cet étrange arbuste produit des branches à fleurs jaunes et des branches à fleurs pourpres…
  • Le Laburnum alpinum planté en 1601 au Jardin botanique de Leiden aux Pays-Bas est toujours en vie à l’heure actuelle.
  • Le bois du cytise est tellement foncé que d’aucuns le surnommèrent le « faux-ébénier ». Ce bois a servi pour fabriquer des meubles et des manches d’outils.  Le bois du Laburnum alpinum est encore aujourd’hui utilisé dans la confection d’arcs de haute qualité.
  • Les feuilles séchées du Laburnum anagyroides servent en phytothérapie pour leurs effets  sur la vésicule biliaire.

Ressources utiles

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