Cultiver les philodendrons en intérieur

Cultiver les philodendrons en intérieur

Tous nos conseils d'entretien

Sommaire

Mis à jour le 9 Février 2024  par Leïla 7 min.

Les philodendrons se sont établis comme des incontournables dans l’univers des plantes d’intérieur. Originaires des régions tropicales, ces plantes au feuillage luxuriant apportent une touche d’exotisme dans nos intérieurs. La popularité des philodendrons repose également sur leur grande diversité. Il existe de nombreuses variétés, chacune présentant des caractéristiques uniques en termes de forme, de taille et de couleur de feuilles. Feuilles en forme de cœur ou très allongées, veloutées ou colorées, panachées, découpées, plante grimpante ou buissonnante : chaque variété a sa propre personnalité, offrant ainsi un large éventail de choix pour les amateurs de plantes.

Pour tirer le meilleur parti de ces plantes et assurer leur croissance optimale, il est essentiel de comprendre leurs besoins spécifiques en termes de pot, substrat, lumière, gestion des parasites. Découvrez dans cet article tous nos conseils d’entretien de ce genre très intéressant, appartenant à la grande famille des aracées.

Difficulté

Les philodendrons ont-ils tous les mêmes conditions de culture ?

Presque ! À part le choix de la taille du pot qui diffère évidemment selon la taille de la plante, et il existe des variétés de tout type de taille ! Les besoins en termes de substrat, de lumière, d’arrosage et d’humidité ambiante sont similaires chez tous les philodendrons.

differentes variétés de philodendrons

Quelques variétés de philodendrons à feuillages variés

Choix du pot

Le choix du pot est une étape cruciale dans la culture des philodendrons en intérieur. Un pot adéquat complète non seulement l’esthétique de la plante, mais il joue aussi un rôle essentiel dans sa santé et son développement.

Taille idéale du pot

La taille du pot doit être proportionnelle à la taille de la plante. Pour un jeune philodendron, un pot de 15 à 20 centimètres de diamètre est généralement suffisant. À mesure que la plante grandit, il peut être nécessaire de la rempoter dans un pot légèrement plus grand. Un bon indicateur pour le rempotage est lorsque les racines commencent à sortir des trous de drainage. Il est important de ne pas choisir un pot disproportionné par rapport à la taille de la plante, car un pot trop grand peut retenir l’excès d’eau et causer la pourriture des racines.

Matériaux recommandés

Les pots en terre cuite sont souvent recommandés pour les philodendrons en raison de leur porosité, qui permet une meilleure aération des racines et évite l’accumulation d’humidité. Cependant, les pots en plastique sont également une option viable, surtout s’ils sont équipés de trous de drainage adéquats. Le choix entre terre cuite et plastique peut dépendre de la fréquence d’arrosage. Vous arroserez plus fréquemment une plante dans un pot en terre cuite, mais si vous constatez que votre terreau met du temps à sécher, que votre atmosphère est un peu humide en hiver, c’est le choix à privilégier.

Importance du drainage

Le drainage est un aspect crucial. Un pot avec des trous de drainage adéquats est indispensable pour éviter l’engorgement de l’eau. Si l’eau stagne au fond du pot, cela peut entraîner la pourriture des racines, un problème courant et souvent fatal pour les philodendrons. Pour améliorer le drainage, il est aussi conseillé de placer une couche de gravier ou de billes d’argile au fond du pot avant d’ajouter le substrat.

Quel substrat ?

Tout est dans le substrat pour les philodendrons, il doit être assez précis. Il doit fournir un équilibre parfait entre rétention d’humidité, drainage et aération des racines, tout en offrant les nutriments nécessaires à la plante.

Pour les philodendrons, un substrat très léger et drainant est essentiel. Plusieurs mélanges sont possibles. Un mélange de terreau, de perlite à raison de 25 % du total et de fibre de coco est possible. La perlite améliore le drainage et la fibre de coco aide à retenir l’humidité tout en gardant le substrat léger. Vous pouvez aussi remplacer le terreau par des écorces de coco ou de l’écorce de pin et du charbon actif pour améliorer l’aération. Ce substrat imite l’environnement naturel des philodendrons, qui poussent souvent sur d’autres plantes ou arbres dans leur habitat naturel. Pour les environnements secs, n’hésitez pas à ajouter de la sphaigne pour améliorer la rétention d’humidité. Ajoutez du vermicompost pour la fertilisation à raison de 10 à 15 % du substrat.

Un substrat de qualité permet aux racines de se développer librement et d’absorber efficacement l’eau et les nutriments. Il contribue également à prévenir les maladies, notamment la pourriture des racines, en assurant un bon drainage. Un substrat bien choisi favorise une croissance saine et vigoureuse, ce qui se reflète dans la beauté et la vitalité du feuillage.

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Composez un substrat très drainant et aéré pour les philodendrons, avec beaucoup de perlite notamment

Comment planter ou rempoter ?

1- Pour planter un philodendron, commencez par remplir le fond du pot avec une couche de gravier ou de billes d’argile, puis ajoutez le substrat préparé.

2- Placez la plante au centre du pot et remplissez les espaces autour des racines avec le substrat, en veillant à ne pas enterrer la tige trop profondément.

3- Tassez légèrement le substrat autour de la plante pour éliminer les poches d’air et arrosez abondamment pour établir un bon contact entre les racines et le substrat.

Les philodendrons nécessitent un rempotage tous les deux à trois ans, ou lorsque vous observez des signes tels que le ralentissement de la croissance, les racines sortant des trous de drainage, ou un substrat qui se décompose ou se compacte. Le rempotage permet non seulement de fournir à la plante un substrat frais, mais aussi de lui offrir plus d’espace pour la croissance des racines.

Pour rempoter un philodendron, retirez délicatement la plante de son pot actuel et secouez doucement le substrat excédentaire des racines. Inspectez les racines et retirez celles qui sont endommagées ou pourries. Choisissez un nouveau pot légèrement plus grand que l’ancien et suivez les mêmes étapes que pour la plantation initiale.

Emplacement

Les philodendrons prospèrent dans des conditions de lumière indirecte modérée à intense, mais plutôt intense. L’emplacement idéal est près d’une grande fenêtre orientée au nord ou au sud-est ou sud-ouest. Si la lumière vient du sud, filtrez ou tamisez-la pour éviter l’exposition directe aux rayons du soleil, surtout aux heures les plus chaudes.

La quantité et la qualité de la lumière influencent directement la croissance et l’apparence des philodendrons. Une lumière adéquate favorise un feuillage dense et vibrant, tandis qu’une lumière insuffisante peut rendre les feuilles pâles et les tiges allongées. Il est important d’observer votre plante et d’ajuster son emplacement en fonction de sa réaction à la lumière disponible.

En plus de la lumière, considérez d’autres facteurs tels que la température et les courants d’air. Les philodendrons préfèrent un environnement tempéré et stable, sans courants d’air froids ou chauds. Évitez de placer la plante près de sources de chaleur directe comme les radiateurs ou les appareils de climatisation. Si nécessaire, tournez régulièrement la plante pour assurer une croissance uniforme de toutes les parties.

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Installez les philodendrons à une exposition bien lumineuse, sans soleil direct

Entretien

Fréquence et méthode d’arrosage

Il est important de ne pas sur-arroser les philodendrons. Ces plantes préfèrent un sol légèrement humide, mais ne tolèrent pas l’eau stagnante. La fréquence d’arrosage dépend de plusieurs facteurs, tels que la lumière, la température et le type de substrat. En règle générale, arrosez lorsque les premiers centimètres du substrat sont secs au toucher. Utilisez de l’eau à température ambiante et arrosez uniformément. Si vous avez respecté l’usage d’un substrat très drainant, n’hésitez pas à arroser abondamment, au-dessus d’un évier par exemple, à condition de ne pas laisser d’eau stagnante dans la soucoupe ou le cache-pot.

Gestion du taux d’humidité ambiant

Les philodendrons, originaires de milieux tropicaux, apprécient une humidité ambiante importante. Dans les environnements secs, particulièrement en hiver avec le chauffage, il peut être nécessaire d’augmenter l’humidité autour de la plante. Cela peut être accompli en plaçant un humidificateur à proximité ou en brumisant régulièrement la plante avec de l’eau.

Conseils de fertilisation

La fertilisation aide à fournir les nutriments nécessaires à la croissance des philodendrons. Utilisez un engrais équilibré, adapté aux plantes d’intérieur, et appliquez-le selon les instructions du fabricant, généralement une fois par mois pendant la saison de croissance. Évitez de fertiliser en hiver, lorsque la croissance des plantes ralentit. Si vous avez utilisé du vermicompost, pas besoin de fertiliser davantage, à condition d’en ajouter tous les 3 à 6 mois.

Maladies et parasites

Identification des maladies courantes

Les philodendrons peuvent être sujets à diverses maladies, notamment la pourriture des racines, souvent due à un arrosage excessif. Les symptômes incluent un jaunissement et un flétrissement des feuilles. Les taches foliaires, causées par des champignons ou des bactéries, se manifestent par des taches brunes ou noires sur les feuilles. Pour prévenir ces maladies, assurez-vous que le substrat est bien drainant et évitez l’excès d’humidité.

Lutte contre les parasites

Les parasites courants incluent les pucerons, les cochenilles et les araignées rouges. Ces nuisibles s’attaquent aux feuilles, entraînant un jaunissement, des taches ou une déformation du feuillage. Pour les combattre, ayez toujours à portée de main du savon noir que vous diluerez à 15 à 30 g par litre d’eau. Selon les parasites, il faut ajouter d’autres ingrédients pour composer un traitement efficace.

→ Lire nos articles dédiés pour en savoir plus sur les traitements adaptés : les pucerons, les cochenilles, les araignées rouges.

Prévention et solutions naturelles

La prévention est la meilleure stratégie contre les maladies et les parasites. Maintenir une bonne hygiène, assurer une circulation d’air adéquate autour de la plante, éviter les blessures aux feuilles, sont des mesures préventives efficaces. Inspectez régulièrement votre plante pour détecter tout signe de parasites et agissez rapidement pour éviter leur propagation. Pour les traitements, privilégiez les solutions naturelles et biologiques, qui sont moins nocives pour l’environnement et pour la plante.

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