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Laurier palme et Laurier du Portugal : planter, tailler et entretenir

Les Lauriers, en quelques mots

  • Les lauriers forment une grande famille d’arbres ou d’arbustes persistants souvent réservés à la création de haies
  • Leur grand feuillage vernissé, leur croissance rapide en tout sol, leur rusticité et résistance à la sécheresse, ont fait leur succès en tant que plantes de haies
  • Il existe une grande diversité de ports qui permettent de nombreuses utilisations
  • Le laurier sauce (Laurus nobilis), le laurier-rose (Nerium oleander) ou le laurier tin (Viburnum tinus) sont des arbustes qui appartiennent à d’autres familles de plantes et ne sont pas traités ici.

Le mot de notre experte

Les lauriers cerises ou laurier palme (Prunus laurocerasus) forment une grande famille à l’allure sensiblement différente selon les cultivars. Caucasica et Rotundifolia, encore appelés laurier palme ou laurier du Caucase, sont très employés en tant que plantes de haie. Ils sont facilement reconnaissables à leurs grandes feuilles vert brillant. Leur dimension atteint aisément 3 à 5 m de haut si vous ne les taillez pas.

A l’opposé, le Prunus laurocerasus Mount Vernon et Darts Low’n Green forment un joli tapis ne dépassant guère 40 cm de haut. Ce dernier est susceptible de s’étendre sur 3 m de large. Leurs feuilles sont plus réduites et plus ternes.

Enfin, les cultivars intermédiaires forment des haies moyennes entre 1 et 2 m de haut comme Prunus laurocerasus ‘Otto Luyken’, ‘Hebbergii’ et ‘Zabeliana’ aux feuilles plus fines rappelant celle du laurier-sauce.

La floraison de tous ces lauriers non taillés a lieu en avril-mai, sous forme de grappes de fleurs blanc crème mellifères, à parfum prononcé. Elles sont suivies de baies rouges devenant noires à maturité d’où leur nom vernaculaire de laurier-cerise. N’oubliez pas que toute la plante est toxique et ne doit pas être confondue avec le laurier-sauce (Laurus nobilis) utilisé en cuisine.

Parmi les lauriers, il existe aussi le laurier du Portugal ou prunier des Açores (Prunus lusitanica) qui présente une silhouette conique plus légère que le laurier cerise et un feuillage de taille moyenne porté par des pétioles rouges. Sa floraison printanière en grappes crème odorantes attire aussi  de nombreux insectes butineurs. Il mérite un emploi en isolé mais peut aussi constituer des haies taillées qui contrairement aux haies de laurier palme acceptent de pousser en sol très calcaire et n’est pas sensible aux maladies.

Description et botanique

Fiche d'identité

Nom latin : Prunus laurocerasus, lusitanica

Famille : Rosaceae

Nom commun : laurier du Caucase, du Portugal

Floraison : avril à mai

Hauteur : entre 0,40 et 5 m

Exposition : soleil, mi-ombre à ombre

Sol : tout sol meuble et bien drainé, calcaire pour lusitanica

Rusticité : Bonne à excellente (-15 à -20°C)

Un petit préambule est nécessaire pour bien identifier l’objet de cette fiche. En effet, de nombreuses plantes portent le nom de Lauriers. Il s’agit toujours d’arbres ou d’arbustes persistants qui ont d’ailleurs donné le terme de laurisylve (forêt à lauriers). La laurisylve désigne une forêt subtropicale humide rencontrée dans les îles Macaronésiennes (Canaries, Madère…). Elle abrite des arbres du genre Ocotea, Laurus et Persea ainsi que de nombreuses fougères (Woodwardia…) et herbacées telles que le Géranium de Madère ou des Canaries. Avec des précipitations comprises entre 500 et 1100 m et des températures annuelles oscillant entre 15 et 19°C, on voit que l’on est bien loin de nos chers lauriers du Caucase !

Le laurier-sauce, laurier noble  ou laurier d’Apollon est l’herbe aromatique bien connue du bouquet garni et dont les Romains se servaient pour couronner la tête des vainqueurs. Il s’agit là du Laurus nobilis, en terme scientifique, qui appartient à la famille des Lauracées tandis que notre fameux Prunus fait partie des Rosacées ! Pour ajouter à la confusion, le laurier d’Apollon sert aussi à former des haies notamment en région méditerranéenne  caractérisée par des étés secs et produit aussi de petits fruits noirs semblables à des olives.

Le laurier-rose (Nerium oleander) est un incontournable des jardins méditerranéens avec sa fabuleuse floraison estivale. La plante, de la famille des Apocynacées, est toxique et se reconnaît facilement au latex qui s’écoule lorsque l’on coupe un organe. Il côtoie souvent le laurier tin (Viburnum tinus) dans les jardins secs dont il s’agit cette fois-ci d’une viorne persistante de la famille des Adoxacées (anciennement Caprifoliacée) fleurissant en fin d’hiver.

Laurier-cerise

Prunus laurocerasus – illustration botanique

 

Pour résumer, nous nous en tiendrons ici aux arbustes et arbres persistants du genre Prunus  qui comprennent essentiellement deux espèces : laurocerasus et lusitanicus.

Le berceau du laurier-cerise se situe dans les Balkans jusqu’en Turquie ainsi que sur les bords de la mer Caspienne où il pousse sous la canopée des hêtres. Sa présence est attestée en Europe de l’ouest depuis le XVIe siècle où il est employé en haie pour constituer des cabinets de verdure. L’arbuste taillé crée des haies de 2 à 5 m de hauteur, très rustiques (-20°C) qui offrent une bonne isolation contre le vent, phonique et visuelle. En port libre, il devient un arbre imposant, assez massif avec une couronne relativement aérée pouvant atteindre 15 m de hauteur sur 8 m de large.

Ses feuilles alternes ont une texture coriace comme du cuir et un aspect vernissé vert foncé sur le dessus, mat et plus clair sur le revers. Le limbe simple à bords crénelés présente une forme lancéolée de 12 à 17 cm de long sur 3 à 5 de large, portée par un pétiole jaune pâle de 1 cm. Rotundifolia présente des feuilles presque ovales tandis que Otto Luyken, Hebbergii et Zabeliana ont un limbe plus effilé à extrémité pointue qui rappelle la feuille du laurier-sauce. La faible vigueur d’Otto Luyken  permet de constituer des haies basses de l’ordre de 1,20 à 1,50 m ou de couvrir un talus. Zabeliana, Mount Vernon et Dart’s low’n Green ‘Interlo’ avec leurs rameaux étalés font d’excellents couvre-sol pour combler un espace sans entretien exposé au soleil comme à l’ombre.

L’autre espèce de laurier, Prunus lusitanica, est originaire d’Espagne et du Portugal, mais s’est naturalisée dans le Pays-Basque. Même si elle affectionne le climat pluvieux et chaud du sud de la façade atlantique, elle tolère la sécheresse des régions méditerranéennes à condition de disposer d’un sol profond. Sa croissance est plus lente que chez le laurier du Caucase ce qui peut constituer un avantage pour l’entretien d’une haie et sa rusticité est de l’ordre de -15°C dans un sol drainant. Sa silhouette reste conique atteignant 10-12 m de haut.  Son feuillage légèrement denté, long de 6 à 12 cm, est beaucoup plus élégant que celui du laurier du Caucase, moins coriace, bronze à la naissance avant de se colorer d’un vert foncé ciré très chic à revers vert pâle. Il est porté par des pétioles rouges sur des rameaux rougeâtres. Le cultivar Angustifolia possède un feuillage encore plus étroit et ne dépasse guère 4-5 m de hauteur en absence de taille.

Laurier-cerise

Prunus laurocerasus : fleurs et feuilles (photo Sebastian Rittau-Flickr) et baies

Il existe des formes panachées de crème chez les deux espèces mais qui tolèrent moins le plein soleil.

La floraison des Prunus persistants se fait en avril-mai sous forme de grappes étroites, dressées ou pendantes qui naissent à l’aisselle des feuilles. Elles sont constituées de fleurs blanches ou crème de moins de 1 cm de large, au parfum suave parfois entêtant, et attractives pour les insectes butineurs. Le cœur est souvent jaune verdâtre voire orange et porte sur le pourtour des étamines de différentes tailles avec un pistil central, et qui sont encadrées par une corolle de 5 à 10 pétales. Une taille trop fréquente des lauriers empêche la floraison et la fructification de se produire !

Les baies rouges puis noires qui découlent de la pollinisation par les insectes sont décoratives mais ne sont pas comestibles. Elles renferment du cyanure comme les amandes amères ou les noyaux des abricots, d’autres membres du genre Prunus, faisant partie de la catégorie des fruitiers.

Laurier-cerise

Prunus lusitanica : feuilles (photo Ruth Hartnup-Flickr) et fleurs (photo Donaleen-Flickr)

Les principales variétés de lauriers

Variétés pour grandes haies

Laurier cerise - Prunus laurocerasus Rotundifolia en godet de 9cm

Période de floraison Avril à Mai

Hauteur à maturité
4.00 m

Forme vigoureuse à croissance rapide de laurier cerise. Feuilles ovales vert laqué couvertes de panicules vaporeuses de fleurs blanches au printemps. Idéale en haie taillée ou pas, pour tout sol, tout climat et toute exposition. Repart facilement du pied après une forte gelée.

Laurier cerise - Prunus laurocerasus Novita 60/80cm en pot de 3L

Période de floraison Avril à Mai

Hauteur à maturité
4.00 m

Amélioration de Rotundifolia, plus résistante au froid et aux maladies.

Laurier cerise - Prunus laurocerasus Herbergii 40/60cm en pot de 3.5L

Période de floraison Avril à Mai

Hauteur à maturité
4.00 m

Variété vigoureuse à feuilles plus fines que l'espèce type. Très robuste et facile à cultiver en tous sols humides à secs, pas trop calcaires et pour toutes expositions. Sensible aux gelées printanières.

Variétés parfaites en isolé ou pour former des haies moyennes

Laurier du Portugal - Prunus lusitanica Angustifolia en godet de 9cm

Période de floraison Mai à Juin

Hauteur à maturité
4.00 m

Arbuste élégant à port conique élégant et feuillage léger, persistant et lustré doté d'un pétiole rouge. Jolie teinte bronze au printemps et floraison délicate et parfumée en épis retombants . Tolère le calcaire , la sécheresse et la conduite en haie ou en isolé.

Laurier cerise - Prunus laurocerasus Marbled White

Période de floraison Mai à Juin

Hauteur à maturité
4.00 m

Magnifique feuillage brillant, marbré de vert, de blanc et de crème. Les feuilles ovales allongées, mesurent environ 10 cm de long et 5 cm de large. De croissance plus lente et plus petit que la forme verte, évitez le plein soleil qui risque de brûler les feuilles.

Laurier cerise - Prunus laurocerasus Etna en godet de 9cm

Période de floraison Avril à Mai

Hauteur à maturité
2.00 m

Variété à jolies pousses orange cuivré et feuilles vert foncé satiné. Abondante floraison parfumée. Peut former une haie moyenne ou être laissé en port libre,

Laurier cerise - Prunus laurocerasus Otto Luyken

Période de floraison Avril à Mai

Hauteur à maturité
1.50 m

Arbuste compact et robuste à port bas qui permet de couvrir des talus sans entretien ou créer des haies basses grâce à un élégant feuillage persistant vert foncé laqué. Abondante floraison de grappes de fleurs parfumées blanc-crème, au printemps.

Plantation

Où planter le laurier ?

Les Lauriers Cerises sont bien rustiques (-20°C) et de culture très facile, vraiment peu exigeants quant au sol et à l’exposition même s’ils préfèrent la mi-ombre. Ils demandent un sol profond, drainé, même sec mais sans excès de calcaire. Le calcaire rend en effet le feuillage plus clair jusqu’à induire une chlorose.

Cependant il vous faut veiller à rendre accessible les deux côtés de la haie afin d’effectuer une taille régulière. La vigueur du laurier du Caucase oblige donc à être très vigilant à moins de sélectionner une forme moins poussante comme Hebbergii voire Otto Luyken ou encore opter pour le laurier du Portugal.

On peut aussi lui reprocher d’être un peu trop communément planté. En plus du caractère « déjà vu », cette utilisation massive comme plantes de haie a pour conséquence l’installation fréquente de maladies comme la criblure ou l’oïdium auxquels l’autre espèce, Prunus lusitanica, n’est pas sensible. En outre, cette dernière se combine plus facilement à d’autres arbustes caducs ou persistants pour constituer une haie taillée variée ou une haie libre. Cette espèce, un peu moins rustique (-15°C) n’est pas sensible au calcaire, tolère bien la sécheresse et préfère et plein soleil. Son cultivar Variegata se plaît mieux à mi-ombre.

Quand planter ?

Préférez une plantation à l’automne sauf si la rigueur de l’hiver risque d’affecter les jeunes plants du Prunus lusitanica notamment qui peut se planter au printemps.

Comment planter ?

Cette plante est de culture très aisée, à la portée de tout jardinier amateur.

  • Plongez la motte dans un seau d’eau pour bien l’humecter.
  • Creusez un trou 3 fois plus large que la motte et aérez la terre autour avec les dents de la fourche-bêche.
  • Ajoutez quelques poignées de sable et graviers afin d’assurer un bon drainage autour des racines.
  • Apportez du fumier ou du compost décomposé si la terre est pauvre.
  • Démêlez bien les racines qui ont tourné dans le pot avant d’installer la plante dans la fosse, distancée de 60, 80 ou 100 cm selon la hauteur et la rapidité de croissance désirées. Des plants serrés combleront plus rapidement l’espace et pousseront moins en hauteur.
  • Replacez la terre et tassez légèrement.
  • Arrosez copieusement et paillez dans la mesure du possible (déchets de tonte, feuilles mortes, B.R.F).

Prunus laurocerasus

Taille, entretien, maladies

Il est inutile de fertiliser si l’on veut éviter que la plante pousse excessivement mis pensez tout de même à arroser durant les 2 premières années. La plante reste touffue à la base s’il elle est taillée régulièrement et reçoit suffisamment d’éclairage ce qui explique son usage courant comme plante de haie.

La taille des lauriers peut s’effectuer en mai, après la floraison et une deuxième fois en septembre. Utilisez de préférence une cisaille plutôt que le taille-haie électrique qui a tendance à mâcher les feuilles qui noircissent. Ramassez les déchets tombés au sol car ils libèrent du cyanure qui empêche les autres plantes de pousser.

Maladies et ravageurs éventuels

La criblure est due à un champignon, le Coryneum, qui intervient au printemps lors de conditions douces et humides. Elle se traduit par de petites taches circulaires noires perforant les feuilles qui jaunissent et tombent.  Cette maladie ne met pas le végétal en péril mais provoque des dégradations particulièrement inesthétiques et se propagera à toute la haie de laurier-cerise. L’oïdium perforant qui agit par temps chaud du début du printemps ou début de l’automne entraîne un dépôt blanchâtre sur les feuilles suivi de déformations et perforations qui conduisent à la chute de feuilles. Si les atteintes sont répétées, traitez préventivement ces maladies avec un produit fongicide (bouillie bordelaise et soufre) notamment après la taille. Pour éviter une contamination totale et rapide, variez les végétaux au sein de vos haies. Les attaques de pucerons et de cochenilles son également à redouter.

Les gelées tardives affectent parfois les jeunes pousses du Prunus laurocerasus même si des repousses comblent vite ce désagrément.

Multiplication : bouturage

La multiplication la plus simple consiste à bouturer le laurier en septembre. Les semis naturels peuvent aussi se prélever à l’automne.

Bouturage

Préparez un pot profond en le remplissant de terreau mélangé à du sable.

  • Prélevez des extrémités de rameaux de 15 à 20 cm de long.
  • Supprimez les feuilles situées près de la base de la bouture.
  • Saupoudrez la base des boutures avec de l’hormone de bouturage.
  • Piquez-les sur les 2/3 de leur longueur dans un mélange de sable et de tourbe humidifié en évitant qu’elles ne se touchent.
  • Placez la culture sous un châssis en rajoutant une feuille de plastique transparent maintenu par des tuteurs afin d’humidifier l’atmosphère.
  • Au printemps suivant, séparez les boutures que vous rempotez dans des pots individuels remplis de terreau.

Placez-les à mi-ombre pendant 1 ou 2 ans avant de les mettre en place.

Utilisations et associations

Le Laurier Cerise s’utilise pour former des brise-vue à croissance rapide mais aussi des brise-vent ou des toile de fond à des scènes fleuries. L’avantage est qu’il tolère bien la taille et peut s’adapter à des formes et des hauteurs variées, surtout si vous choisissez bien la variété en fonction de sa vigueur.

Laurier cerise en haie

Haie taillée de Laurier-cerise

Il sert aussi de très bon isolant phonique lorsque la rue est passante.

Les formes couvre-sol de laurier-cerise s’emploient avec facilité pour combler un espace  peu ensoleillé et ne demandent aucun entretien quel que soit le sol s’il est drainant et profond.

Le laurier du Portugal constitue aussi une excellente plante de haie taillée qui fait également un très beau sujet en port libre avec sa forme conique et son feuillage délicat vert sombre. Vous pouvez constituer une haie libre en espaçant les pieds de 1,50 m. Il se lie davantage avec d’autres arbustes que le laurier du Caucase. Une haie libre persistante peut ainsi se composer d’un mélange d’Elaeagnus ebbingei, Viburnum tinus, Rhamnus alaternus, Arbutus unedo, Photinia, If (x) media, Pyracantha, Cotoneaster lacteus qui raviront les butineurs tout au long des saisons. Vous pouvez aussi intercaler des arbustes caducs comme des Deutzia, Philadelphus, Cognassiers du Japon, Vitex agnus-castus, Forsythias, buddleias…

Il peut se planter en isolé ou accompagner un massif d’arbustes à fleurs. Dégagez la base de son tronc pour affirmer sa présence et devancer un dégarnissement de la base peu esthétique.

Les formes panachées comme lusitanica Variegata ou laurocerasus Marble White servent à éclairer les zones mi-ombragées.

Pour aller plus loin

Découvrez notre gamme de lauriers.

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