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faim d'azote : conseils
conseil

La faim d'azote : qu'est-ce que c'est ? Comment l'éviter, y remédier ?

au jardin et au potager

On vous a rebattu les oreilles qu’il fallait impérativement pailler votre sol et y apporter de la matière. Alors, c’est ce que vous avez fait, avec toute votre bonne volonté habituelle. Et puis soudain :  Boum patatra ! Vos plantes ne poussent plus d’un poil et les feuilles de celles-ci jaunissent ! Que s’est-il donc passé ? Avez-vous fait une terrible bêtise ? Comment faire pour que cela ne se reproduise plus ? Pas de panique : c’est juste la faim d’azote !

On parle beaucoup ces derniers temps de la « faim d’azote ». Mais qu’est-ce que c’est au juste ? Ce phénomène assez simple peut avoir des conséquences fâcheuses pour vos cultures : un retard de croissance notamment. Mais même si c’est tout à fait naturel, il existe des petits trucs pour éviter ce désagrément. On vous dit tout dans cette fiche conseil !

Qu'est-ce que la faim d'azote

Les symptômes d’une faim d’azote

La faim d’azote se manifeste de deux façons :

  1. Un retard de croissance : les plantes paraissent chétives, elles ne poussent pas aussi rapidement qu’elles le devraient. Bref, elles ont clairement un besoin en azote alors que tout avait été fait pour qu’elles ne souffrent pas de cette carence.
  2. Le jaunissement des feuilles : le jaunissement des feuilles peut être un symptôme pour beaucoup de problèmes différents (chlorose, soif, …) mais une faim d’azote n’est jamais à exclure.
lutter contre la faim d'azote

Le jaunissement du feuillage peut être un symptôme de la faim d’azote

 

Les seules plantes qui ne sont jamais affectées par une « faim d’azote » sont des plantes qui savent, via des bactéries ou des actinomycètes fixer l’azote atmosphérique (N2) : c’est le cas de toutes les Fabacées (haricots, pois, fèves, trèfle, genêt, …) mais aussi de certains arbres et arbustes comme l’aulne ou l’argousier par exemple.

Un peu de chimie pour comprendre le phénomène…

L’azote est présent naturellement sous forme organique (les protéines) dans les matières en décomposition. Puis sous forme ammoniacale (NH3) lors du processus de minéralisation. Puis enfin sous forme d’acide nitrique (HNO3-) dans l’eau du sol, c’est la seule forme d’azote assimilable par les plantes. L’azote est indispensable aux plantes, c’est cet élément qui fait pousser les plantes : il agit sur le développement des tiges et des feuilles. Il doit être présent en permanence mais en petite quantité sinon il s’infiltre sous forme de nitrates dans le sous-sol.

Trop d’azote est aussi néfaste pour les plantes qui finissent par s’étioler ou obtiennent un feuillage « brûlé ». D’autres éléments sont indispensables à la vie de  la plante : le phosphore (P) agit au niveau des racines, pour la résistance aux maladies et pour la reproduction, le potassium (K) agit principalement sur la fleur et le fruit, et des oligo-éléments tels que le manganèse (Mn), le magnésium (Mg), le fer (Fe), le cuivre (Cu), le zinc (Zn), …

Mais l’azote sert aussi à la dégradation des éléments organiques lors de la minéralisation. En réalité les micro-organismes chargés de la transformation des matières organiques en éléments minéraux assimilables par les plantes ont besoin d’azote pour travailler.  Tout l’azote est donc momentanément mobilisé est n’est plus là pour les plantes. Cela arrive lors d’un apport mal équilibré en C/N : trop de carbone par rapport à l’azote. On considère qu’il faut 4 g d’azote pour dégrader 100 g de carbone : le rapport doit donc idéalement approcher 100/4. Voilà pourquoi, lorsque vous produisez votre compost, on vous dit de garder à l’esprit d’apporter beaucoup de « brun », du carbone (bois, feuilles mortes, carton, …) et un peu de vert (plante, déchets de légumes, tonte de gazon, …).

La faim d’azote peut durer de quelques semaines à quelques mois avant que tout ne rentre dans l’ordre (sauf correction azotée entre-temps). L’effet est plus long sur les sols sableux ou mal structurés.

Une faim d’azote peut survenir aussi lorsque le sol n’est pas suffisamment réchauffé au début du printemps (surtout sur un sol argileux), les bactéries responsables de la minéralisation ont du mal à travailler efficacement. Par conséquent, il n’y a pas suffisamment d’azote assimilable par les plantes. Ce phénomène est vite corrigé dès qu’il fait un peu plus doux.

lutter contre la faim d'azote

Palmier souffrant d’une faim d’azote

Que faire contre la faim d'Azote ?

Eviter la faim d’azote

On peut prévenir ce phénomène de plusieurs façons :

  • Pailler au bon moment : à l’automne lorsque les besoins en azote des plantes deviennent très faibles ou en fin de printemps lorsque la terre s’est suffisamment réchauffée pour que les bactéries et autres micro-organismes puissent faire leur travail de minéralisation convenablement.
  • Ne pas incorporer de la matière organique fraîche : même si une faim d’azote peut survenir avec un paillis de BRF, de pailles fraîches ou de feuilles mortes par exemple, le phénomène est quand même assez anecdotique et peut se prévenir en faisant un simple apport de compost mûr avant paillage. En revanche, la faim d’azote arrive fréquemment lors d’un enfouissement de matières organiques fraîches et très carbonées : du bois, des feuilles mortes, de la paille, du carton, … On parle souvent aussi d’apporter du compost bien mûr ou du fumier bien décomposé. Ce ne sont pas des paroles en l’air : un compost non-mûr ou du fumier mal décomposé apportera une faim d’azote.
lutter contre la faim d'azote

Tas de fumier non décomposé

  • Pré-composter la matière organique à apporter : l’idéal est de commencer un processus de compostage avant d’incorporer la matière organique au sol. Le processus de minéralisation sera déjà enclenché et nécessitera moins d’azote pour continuer par la suite.

→ à lire, pour en savoir plus sur le compost : « Réussir son compost en 5 points ».

Répondre à une faim d’azote

Si les plantes de votre jardin montrent des signes évidents de faim d’azote, il convient d’y répondre. Pour cela, vous pouvez :

  • Corriger avec un apport azoté léger : en apportant du fumier, du purin d’ortie ou du purin de consoude, de la corne broyée, du compost bien mûr, …
  • Cultiver un engrais vert de type fabacées : vesce, sainfoin, trèfle, luzerne mais aussi des pois, des haricots, des fèves, … 
  • Laisser en jachère : parfois laisser faire la nature est une bonne idée. Elle se chargera de corriger le rapport C/N toute seule. De plus, une carence temporaire en azote pourrait apporter à cet endroit une diversité botanique indigène que l’on n’aurait sûrement pas obtenu avec une terre riche en azote. Paradoxalement, les terres les plus pauvres en azote sont les plus riches en espèces botaniques différentes.

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