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Rétrospective 2021 : les plantes préférées de l'équipe de rédaction

L'équipe de rédaction revient avec ses coups de coeur de cette année 2021 : de beaux feuillages graphiques aux floraisons douces ou vives, en passant par des végétaux tous terrains. Découvrez les plantes qui ont fait le bonheur de notre équipe cette saison :

Olivier : L'Helianthus 'Lemon Queen'

On n'est que rarement déçus avec les Astéracées ! C'est la famille des marguerites, des pâquerettes, des dahlias ou des Symphyotrichum (anciennement Aster). Et c'est aussi la famille des Helianthus. Dont UN qui m'a particulièrement plu cette année : l'Helianthus 'Lemon Queen'.

D'autant plus que cette vivace a une histoire ! Je vous raconte : un ami jardinier, chez qui nous avions tourné des sujets vidéos, est venu chez moi m'en déposer quelques "morceaux", en gros des mottes de terres pleines de racines. J'étais dubitatif, mais il me dit : "Ne te tracasse pas, ça reprend direct et ça pousse tout seul ! Il suffit de le mettre en terre et zou !" Et zou, c'est ce que j'ai fait. En une seule saison, ces trois morceaux m'ont fait trois belles touffes avec des tiges fleuries d'un mètre cinquante de hauteur.

Cette vivace fleurit d'août à début octobre, c'est-à-dire en pleine transition entre les floraisons estivales et automnales. La fleur est d'un beau jaune citron, ni trop intense ni trop fade, qui se marie magnifiquement avec les tons bleus et violets (mais pas seulement !). C'est un soleil vivace très rustique et sans soucis. À cultiver au soleil et dans une terre ordinaire, restant fraiche si possible. Bref, l'Helianthus hybride 'Lemon Queen' est officiellement l'une de mes vivaces de fin d'été préférées !

Helianthus 'Lemon Queen'

Ingrid : Le Pennisetum orientale 'Karley Rose'

Coincé entre ma maison du nord et le trottoir de la ville, il y a un minuscule jardin, fait de terre de remblais, dont les anciens propriétaires pourchassaient chaque touffe d’herbe à coup de produit chimique. Il n’y avait là, plus que la terre ocre, dépourvu de toute vie. De plus, ce petit coin est soumis au va-et-vient incessant des voitures et à quelques visites impromptues d’animaux à quatre pattes du quartier. Autant dire que y faire pousser quelque chose n’était pas gagné d’avance. Je me suis mise en quête de trouver une belle graminée, une herbe un peu folle, pour casser le côté trop urbain et géométrique de ce petit carré de terre.

Au printemps, je suis tombée sur un tout petit Pennisetum orientale ‘Karley Rose’. Bien qu’il se résumait à trois brins d’herbe sans aucun épi, son côté sauvage m’avait charmé et je l’installais aussitôt dans sa nouvelle résidence. Malgré la terre ingrate, il s’est étoffé rapidement durant son premier été pour m’offrir quelques magnifiques plumeaux duveteux. Cette année, il a triplé de volume et exhibé ses magnifiques écouvillons roses tendres et soyeux aux regards des passants. Son côté à la fois élégant, gracieux, mais aussi sauvage ne passe pas inaperçu et bon nombre de mes voisins me demande le nom de cette magnifique graminée qui fleurit de juillet jusqu’à novembre. Je dois bien avouer qu’il fait ma fierté.

Pennisetum orientale 'Karley Rose'

Elisabeth : Le Rosier rubiginosa

Le Rosier rubiginosa fait partie de ces roses sauvages qui forcent mon admiration, L'arbuste, si joliment nommé églantier odorant ou rosier églantine, est une espèce indigène attrayante dix mois sur douze qui mérite toute l'attention du jardinier, quelle que soit la région : la preuve, c'est qu'il réussit jusque dans ma Provence intérieure au climat exigeant.

J'adore ses fleurs modestes, mais touchantes, à peine parfumées, d'un rose changeant sous le soleil de mai. J'ai découvert son feuillage curieusement odorant, qui délivre un parfum fruité acidulé de pomme de reinette par temps humide, ou bien lorsqu'on le froisse. Je profite actuellement de ses jolis petits fruits d'un rouge écarlate qui brilleront encore en mars s'ils échappent à l'appétit du rouge-gorge en embuscade. Grand, dense, bien armé, infranchissable, ce gaillard vient étoffer la haie de cyprès moribonde qui longe mon jardin.

Cerise sur le gâteau : il s'agit d'un rosier très sain, jamais malade, qui s'accommode, bon gré mal gré, de terrains médiocres, pauvres, sableux, calcaires, mal drainés, secs en été. En bref, une plante sans prétention, mais pétrie de qualités, comme on les aime !

Rosa rubiginosa

Alexandra : Le Coniogramme emeiensis

Moi qui d’ordinaire n’aime pas les feuillages panachés, brillants ou épais, je suis malgré tout tombée sous le charme de la fougère Coniogramme emeiensis dont les feuilles combinent ces trois caractéristiques ! Cela fait quelques années qu’elle me suit fidèlement, sans broncher, lors de mes déménagements successifs. Comme elle redémarre assez tard, je m’inquiète toujours un peu de ne pas la voir repartir au printemps, mais elle finit toujours par déployer ses frondes (avec l’élégance habituelle des fougères : en formant de belles petites crosses en spirales). Je l’ai pendant plusieurs années cultivé dans un grand pot (sans aucun problème), avant de la planter en terre dans une petite rocaille ombragée.

Malgré son apparence exotique, elle pousse vraiment toute seule, résiste bien à la sécheresse (même en pot, je ne l’ai presque jamais arrosé) et se montre tout à fait rustique. J’aime le graphisme incroyable de ses frondes, étroites et effilées, qui rappellent le feuillage des bambous. De couleur vert foncé, elles sont marquées par des traits obliques vert clair – jaune, et semblent ainsi « zébrées ». Ainsi, en plus d’être facile à cultiver et très original, le Coniogramme est l’une des fougères les plus graphiques !

Coniogramme emeiensis

Virginie : L'Aruncus dioicus 'Sylvestris' 

A l’origine, un mur tout gris en béton exposé à l’Ouest. Il y a deux ans, j’ai décidé qu’il fallait le rhabiller pour l’été, le sublimer mais surtout en réalité : le dissimuler. Contre toute attente, mon choix ne s’est pas porté sur une grimpante vigoureuse mais sur une vivace impressionnante : l’Aruncus, autrement appelé Barbe-de-bouc.  Elle aime la fraicheur et la mi-ombre, c’était l’idéal. J’ai choisi la plus courante des barbes-de-bouc, l’Aruncus dioicus, une espèce imposante, pouvant atteindre jusqu’à deux mètres de haut. Vigoureuse et robuste, elle a rapidement pris possession de ce bout de terrain ombragé et frais. L’avantage avec sa nature drageonnante, c’est qu’elle se propage de façon spectaculaire, parfait pour cacher mon mur disgracieux.

Aujourd’hui, elle a pris de l’ampleur et forme de grandes touffes caractérisées par un feuillage ample à l’aspect luxuriant surmontées tout l’été de fleurs blanc crème évoquant de gigantesques plumes. Sa présence très naturelle apporte énormément de volume et constitue un fond de verdure rafraichissant en plein été !

Gwenaelle : Le Farfugium japonicum 'Wavy Gravy'

Cela va faire 2 ans que j'ai planté mon petit Farfugium japonicum 'Wavy Gravy' dans un massif ombragé. A l'époque, je recherchais le Farfugium classique, aux grandes feuilles rondes, lisses et brillantes, adepte que je suis des beaux feuillages. Mais je ne le trouvais pas. Je me suis donc "rabattue" sur celui-ci, petit original de l'espèce qui présente de curieuses feuilles plus qu'ondulantes, carrément frisotantes. Et bien m'en a pris… Il se révèle un très beau spécimen persistant dans mon massif de feuillages et de petits arbustes de terre de bruyère.

Cette plante panthère s'est bien développée à partir d'un simple petit godet, étonnamment rapidement alors qu'on le présente de pousse lente, pour atteindre près de 80 cm de diamètre sur 45 cm de hauteur. Il reste très dense, produisant de très nombreuses tiges. En novembre, il se teinte de rouille, mais redevient bien vert dès le printemps, avec ce feuillage mat un peu bleuté tellement atypique. C'est une vivace considérée de terrain frais, mais il s'est vraiment bien adapté dans ce massif où il côtoie Epimediums, Hellébores et liriopes. C'est une zone que j'ai particulièrement bien paillée, et il semble apprécier car passe les saisons, canicule ou grand froid (enfin… froid angevin, mais tout de même saisissant l'hiver dernier), sans broncher.

J'ai presque un petit regret de ne pas l'avoir mis plus en avant… Je vais d'ailleurs certainement le diviser au printemps prochain pour en faire un sujet de potée sur ma terrasse au Nord !

Farfugium japonicum 'Wavy Gravy', mi novembre

Christine : La Monarda fistulosa ‘Tetraploid’

La Monarde fistuleuse ‘Tetraploid’ est sans conteste mon coup de coeur de l’année ! Cela faisait un bon moment que je souhaitais en planter une au jardin. L’an dernier, j’ai craqué pour cette variété à la couleur pleine de peps. Je l’ai mise en terre au début de l’automne 2020 dans une terre drainée (j’y ai apporté du gravier) et enrichie en compost bien décomposé. Parfaitement rustique, elle a résisté sans problème au froid de l’hiver alsacien.

Je l’ai installé dans un massif de vivaces légèrement ombragé. Elle y est en effet protégée par l’ombre partielle de quelques arbres placés à la limite du terrain. En été, le soleil peut être cruel dans ma région et la chaleur est étouffante. Ce qui peut poser problème pour cette vivace qui ne supporte pas la sécheresse prolongée. Tout l’été, dès le mois de juillet, elle m’a offert une superbe floraison rose lilas vif au parfum surprenant, mélange de rose et de lavande.

De plus, elle a fait le bonheur des abeilles et papillons qui se sont régalés de son nectar et pollen. Pour ma part, amatrice de thé et tisane, je l’utilise en infusion. J’ai d’ailleurs fait sécher des feuilles pour pouvoir en profiter toute l’année. Si vous souhaitez adopter cette plante aromatique éclatante dans votre jardin, je vous conseille de pailler son pied au printemps pour garder un minimum de fraîcheur et de bien suivre ses arrosages lors des étés très chauds.

Monarde fistulosa 'Tetraploid'

Sophie : La Podanea ricasoliana

Je voulais une grimpante pour coloniser rapidement une pergola. Il faut dire que par ici, dans le Sud, quand il fait chaud, il fait vraiment TRÈS chaud ! Alors cette pergola, il fallait qu'elle soit vite végétalisée pour ombrager le salon de jardin ! J'ai décidé de tenter la Podranea ricasoliana, autrement appelée Bignone rose. Je dis bien "tenter" car à cet endroit la terre est vraiment très ingrate (du remblai de mauvaise qualité), et puis l'emplacement exposé en pleine Tramontane.

J'avais deux jolis plants, issus de boutures faites l'année dernière, qui attendaient sagement dans ma petite pépinière. Pour un effet plus rapide, j'ai planté deux Podranea, une à chaque extrémité. Je me suis décidée un peu tard, c'est-à-dire que j'ai planté en avril-mai (oui j'avoue... la chose à éviter de faire par ici !). Et là miracle : une pousse extrêmement rapide, malgré des arrosages très sporadiques puisque ma philosophie est d'arroser peu, et une belle floraison depuis début septembre !

Alors bien sûr, la Podranea est à réserver aux climats doux puisqu'à partir de -5°C, elle souffrira vraiment du froid. Il faudra alors la protéger ou même la planter en pot pour pouvoir la rentrer. Mais elle fait la preuve d'une croissance rapide en tout sol - même pauvre - et de résister merveilleusement bien à la sécheresse.

Podranea ricasoliana

Et vous, quels ont été vos coups de coeur cette année ? Racontez-nous en commentaires !

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5 réflexions au sujet de « Rétrospective 2021 : les plantes préférées de l'équipe de rédaction »

  • Boulay

    Bonjour, alors moi ma découverte de l'année n'est pas une plante mais un arbre qui à l'automne est fantastique, le gommier noir. Je vais en planter un l' année prochaine c'est certain !!!

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  • graham

    Une magnifique glycine japonaise s'étendant sur le mur nous séparant des voisins. Ils l'arrachent il y a 4 ans "car elle était vieille" (??). Comme j'avais des graines je les ai plantées sans trop d'espoir et j'ai eu des pousses. J'ai replanté 2 d'entre elles et très surprise d'avoir déjà des fleurs depuis 2 ans.
    Quelle est cette histoire des jeunes glycines qui demandent 10 ans pour fleurir?????

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    • Ingrid V.

      Quel dommage d'arracher une magnifique glycine. C'est merveilleux d'avoir conservé des graines et d'obtenir une floraison. Les glycines de Chine fleurissent au bout de 3 ans, tandis que les glycines Japonaises mettent 6 à 8 ans pour nous offrir une floraison.

      Répondre
  • RODIER Elyane

    Bonjour, je voudrais réagir à votre article sur le câprier. Ma mère en a un de plus de 20 ans dans le Tarn près de Gaillac dans un jardin plutôt gélif. Il est magnifique l'été en fleurs et nous mangeons des câpres... elle le taille ras et le couvre énormément en hiver à l'aide de plusieurs couches de papier bulle et même une couverture si besoin ; par contre, cela fait des années qu'elle tente de le bouturer et il n'y a rien à faire, pas même en marcotage .

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