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Erreurs à éviter fumier au jardin
conseil

Fumier : 10 erreurs à ne pas faire

Nos conseils pour en faire bon usage au jardin

Le fumier est une matière organique d’origine animale constituée d’excréments d’animaux et de leur litière, utile au potager comme au jardin pour améliorer la qualité du sol et favoriser la croissance des végétaux. Qu’il soit de cheval, de vache, de porc, de mouton ou de poule, le fumier demande quelques précautions avant toute utilisation.

Voici les 10 erreurs à ne pas commettre en matière de fumier !

L’épandre n’importe quand

Avant de vous lancer dans l’épandage du fumier, vous devrez savoir que celui-ci ne peut pas être épandu à n’importe quel moment de l’année. Comme il y a des périodes pour tailler les végétaux, il y a des périodes pour enfouir un fumier. Pour commencer, il faut distinguer le fumier frais, le fumier mûr ou fumier composté, c’est-à-dire parfaitement décomposé. Seul le fumier en granulés s’utilise quasiment toute l’année, de février à juin et de septembre à décembre et à la plantation. Je vous explique d’ailleurs dans une fiche l’utilisation de ce fumier en granulés au jardin.

  • Le fumier frais s’épand bien avant la plantation, en automne. Il ne doit jamais être additionné directement au terreau potager, (à du compost, oui il peut) ni être introduit directement au pied des plantes potagères déjà installées au risque de brûler leurs racines en se décomposant et de transmettre des maladies. Il faut le laisser composter 90 à 120 jours minimum avant de procéder aux semis ou plantations.
  • Le fumier « mûr » ou composté peut être épandu au printemps, vers la fin du mois de mars, au moment du bêchage. Celui-ci pourra également être étalé directement au pied des tomates, courges et autres légumes gourmands.
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Épandage de fumier en fin d’automne

L’enfouir trop profondément

Trop enterré, le fumier pourrait avoir du mal à se décomposer et à fermenter.

  • Le fumier frais s’étale tout simplement en fine couche régulière à la surface de la terre nue rapidement travaillée. Il aura tout l’hiver pour se composter tranquillement. Ce processus de fermentation est nécessaire pour éliminer la plupart des agents pathogènes et libérer les substances toxiques contenus dans les fumiers frais. Vous pourrez ensuite l’enfouir sur quelques centimètres de profondeur avec une griffe.
  • Le fumier décomposé peut être quant à lui incorporé au sol par un léger griffage sur une épaisseur d’environ 6 cm sur l’ensemble du potager ou au pied des cultures.
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Couche de fumier

En mettre trop

Non, quantité ne rime pas forcément avec efficacité ! En matière de fumier, il faut adopter la politique du « ni trop, ni trop peu ». Il faut la juste dose sous peine de saturer le sol en matières organiques.

  • Pour le fumier frais, comptez de 1 à 5 kg par m2 (soit environ 1 brouette), soit de 100 à 500 kg pour un potager de 100 m².
  • Pour le fumier composté, comptez 1 kg pour 1 m², soit 100 kg pour 100 m².
  • Pour le fumier en granulés, comptez 1 kg/m².

Le confondre avec de l’engrais

Le fumier est un amendement contenant des micro-organismes et des éléments nutritifs permettant de modifier la structure du sol en profondeur. L’engrais maintient la fertilité du sol et favorise la croissance des plantes, il a une action moins durable. Le fumier joue aussi un rôle d’engrais, mais dans une moindre mesure.

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Fumier et engrais

L’épandre à tout-va

Non, on ne fertilise pas chaque année sa parcelle entièrement, ou comme pour les cultures, on procède à des rotations. Pour éviter de brûler vos légumes, les apports de matières organiques doivent être espacés, mais réguliers. Faites un épandage tous les 2 ou 3 ans, voir tous les 4 ans pour les fumiers de bovins et de cheval qui sont très puissants.

L’épandre une fois tous les 10 ans

Penser qu’une fois votre fumier enfoui, vous serez tranquille pour une décennie est une erreur. Les fumiers ont une action très lente dans les sols. Ils ont une efficacité sur le long terme en diffusant durablement, mais progressivement, leurs éléments nutritifs. Des apports réguliers pendant plusieurs années sont nécessaires pour constater un changement visible sur la nature de votre sol.

L’épandre sur n’importe quels légumes

Certes, le fumier contribue à la qualité des récoltes et favorise le rendement des cultures. Si vous avez le devoir de fumer au potager, les apports de fumier généralisés sont cependant à éviter. L’utilisation de fumier est déconseillée pour certaines cultures potagères, qui n’aiment pas les sols fumés. À l’inverse, tous les légumes gourmands qui ont un cycle long, apprécient une bonne fumure. On ne l’épand donc pas à l’emporte-pièce.

  • Les légumes qui n’apprécient pas le fumier : les oignons, l’ail, les échalotes, le cresson, l’endive, les fèves, la mâche, les navets, les radis et les carottes. Ils préfèrent les terres légères.
  • Les légumes qui aiment le fumier : potirons et courges en général, artichauts, concombres, céleri, courgettes, melons, tomate et autres solanacées (piment, poivronsaubergines, pommes de terre), choux, épinards, fenouil, fraisier.

Se tromper de fumier

Tous les fumiers ne se valent pas, il en existe différents types : de cheval, de vache, de poule, de porc, de mouton, de chèvre et même de lapin. Chacun répond à une action spécifique et se choisit en fonction du sol.

Vous trouverez leurs caractéristiques propres dans notre fiche « Le fumier en 10 questions/réponses »

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Fumier de cheval

Ne pas le laisser se décomposer

Le fumier frais, c’est comme le bon vin : il gagne à vieillir ! À la différence du fumier déjà composté, il est impératif de composter le fumier frais avant toute utilisation. Placez le tas de fumier sur des palettes en bois par exemple, pour que l’air circule. Lors de ce processus de fermentation, il se dégage une forte chaleur à l’intérieur du fumier, ce qui permet la destruction des bactéries, virus, germes parfois pathogènes (salmonelles, listeria, E. coli), et parasites présents susceptibles de contaminer vos cultures. Rappelons qu’un fumier résulte des déjections animales… Ce temps de compostage doit durer au moins 18 mois, 6 semaines au minimum. Le tas doit être retourné pour l’aérer au moins 2 fois durant cette période, à l’aide de la fourche afin d’y faire circuler l’air et y répartir la chaleur de façon homogène.

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L’aération est indispensable à la décomposition du fumier

Ne pas vérifier la provenance du fumier

Mieux vaut savoir d’où vient le fumier ! Il n’est pas rare qu’un fumier contienne des résidus de médicaments. Si vous avez la possibilité de pouvoir récupérer du fumier frais auprès d’une exploitation agricole ou d’un centre équestre, nous vous conseillons vivement de vous renseigner sur les pratiques vétérinaires de l’exploitant, sur les traitements médicamenteux reçus par les animaux (antibiotiques, vermifuges) ainsi que sur le temps de compostage du fumier qui doit avoir été suffisamment long pour l’assainir.

Privilégiez les exploitations travaillant en agriculture biologique.

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