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conseil

Déclin des pollinisateurs : les conséquences sur les plantes

et les effets en cascade sur le vivant

Les rapports scientifiques alarmistes se multiplient : le déclin massif des insectes est actuellement en cours et se produit à très grande vitesse. À l’heure où vous lisez ces lignes, plus de 40% des espèces d’insectes sont en danger d’extinction. C’est une tragédie silencieuse. Et si nous sommes tous au courant, nous ne mesurons pas encore l’impact dévastateur de cet effondrement sur les plantes, mais aussi sur toutes les formes de vie sur Terre, y compris la nôtre.

Car les insectes remplissent des fonctions essentielles dans la nature, et notamment la pollinisation. Le monde végétal va donc être grandement affecté. Petite mise au point des conséquences dramatiques du déclin des insectes pollinisateurs sur les plantes.

Quels sont les insectes pollinisateurs ?

Lorsqu’on parle d’insectes pollinisateurs, on pense immédiatement aux abeilles. Mais les insectes pollinisateurs appartiennent à quatre grands ordres qui regroupent de nombreuses espèces :

  • les hyménoptères : dont font partie les abeilles, les guêpes, les frelons, les bourdons ou les fourmis
  • les lépidoptères, comme les papillons
  • les coléoptères : représentés notamment par les coccinelles ou les scarabées
  • les diptères : dont font partie par exemple les mouches ou les syrphes

Dans nos contrées, on sait que 85 % de la pollinisation des plantes à fleurs est effectuée par les insectes sauvages, et seulement 15 % par les abeilles domestiques. Contrairement aux abeilles, ces butineurs couvrent toutes les périodes de floraison et certains, comme le bourdon, pollinisent même par temps froid et pluvieux.

Au fil de millions d’années, une partie d’entre eux ont même coévolué et certains couples insectes-plantes ne pourraient aujourd’hui plus survivre l’un sans l’autre, comme le figuier et son unique pollinisateur, la guêpe du figuier Agaonide. De leur côté, les syrphes par exemple pollinisent les petites fleurs délaissées par les plus gros insectes, les bourdons savent faire vibrer les fleurs de tomates pour en libérer le pollen, et le sphinx colibri, papillon à longue trompe, peut seul récolter le nectar de certaines fleurs en tubes profonds.

insectes pollinisateurs

Bourdon, abeille, sphinx colibri et syrphe sont tous des insectes pollinisateurs, complémentaires dans la nature

Comment interviennent-ils dans le mécanisme de la pollinisation ?

Plus de 80% des plantes à fleurs dépendent des insectes pollinisateurs pour leur reproduction, auxquels s’ajoutent quelques oiseaux comme le colibri ou de petits mammifères comme la chauve-souris. Ces insectes pollinisateurs sont des « ouvriers agricoles » redoutablement efficaces, mais aussi irremplaçables.

En effet, la reproduction sexuée des végétaux nécessite le transport du pollen des organes mâles qui sont les étamines, vers les organes femelles des fleurs, les pistils. Dans plus de 80% des cas donc, le transport de ce pollen s’effectue grâce aux insectes butineurs, les autres étant pollinisées par le vent, et plus rarement par l’eau ou par autogamie (autofécondation) comme chez certaines céréales comme l’avoine, l’orge ou le riz.

Ainsi, ne nous leurrons pas : les senteurs délicieuses des roses, du lilas ou des Buddleias et les couleurs ravissantes des fleurs ne sont pas destinées aux jardiniers, mais bel et bien aux insectes butineurs, qui ne résistent pas et se ruent sur le pollen et le nectar qui leur sont généreusement offerts… en échange de leurs services ! Et sans abeilles, mouches, fourmis ou papillons : plus de fleurs… et donc plus de fruits ! Et comme chacun sait : les fruits contiennent les graines, qui donnent naissance à de nouvelles plantes, dans un cycle qui se perpétue depuis 135 millions d’années.

insectes pollinisateurs

Les insectes pollinisateurs assurent la reproduction des plantes à fleurs et la production des fruits

Des services annexes primordiaux

Mais ce n’est pas tout, car la nature est infiniment bien faite : en plus d’assurer la reproduction des plantes, les pollinisateurs assurent le brassage génétique des végétaux, leur permettant :

  • de s’adapter à leur environnement
  • de s’adapter aux changements de climat
  • de surmonter les situations de stress (attaques de parasites, stress hydrique…)
  • de surmonter les maladies

Des chercheurs ont montré que même à court terme, un changement d’insectes dans leur environnement influence l’évolution des plantes, de leurs fleurs et donc de leurs fruits.

Les causes du déclin des pollinisateurs

Au cours de millions d’années d’évolution, plantes et insectes se sont adaptés pour interagir en harmonie et s’apporter des bénéfices mutuels et une survie assurée.

  • Mais en un demi-siècle, l’agriculture moderne a créé de véritables déserts biologiques, avec des millions d’hectares de monocultures abreuvés de pesticides, polluant pour des décennies l’air, l’eau et les fleurs dont les pollinisateurs dépendent. Leur alimentation et leur habitat sont directement touchés, et eux-mêmes sont intoxiqués par milliards, au point qu’en moins de 30 ans la masse des insectes volants a diminué de 70 %.
  • Les monocultures limitent la diversité et la disponibilité de pollen dans le temps.
  • L’agriculture intensive et l’urbanisation (routes, constructions…) ont conduit à la destruction des habitats naturels (arbres, haies, prairies…)
  • Le labour systématique des sols détruit les nids de certains pollinisateurs.
  • Le changement climatique et la mondialisation bouleversent les interactions plantes/pollinisateurs et introduisent de nouveaux prédateurs, comme le Varoa ou le Frelon asiatique.
Le déclin des insectes pollinisateurs

En cinquante ans, nous avons décimé les populations d’insectes sur la planète

Les conséquences sur le monde végétal

En recherchant inlassablement de la nourriture et en convoyant dans le même temps le pollen de fleur en fleur, les butineurs assurent le succès de la fécondation croisée des plantes. De leur survie dépend donc aussi celle de dizaines de milliers d’espèces de plantes à fleurs.

Ils sont un maillon indispensable pour maintenir la biodiversité sur terre et l’équilibre des écosystèmes. La plupart des plantes à fleurs (angiospermes) ne pourraient tout simplement plus se reproduire sans pollinisateurs. Et il faut savoir qu’au fil de l’évolution ces plantes ont pris le dessus pour dominer aujourd’hui le monde végétal, représentant près de 9 plantes sur 10 !

Dans les jardins, les vergers et les champs, les différents insectes sauvages se complètent entre eux et sans leur contribution, notre alimentation serait – ou plutôt sera – grandement appauvrie : quasiment plus de fruits et de légumes dans nos assiettes, les fruits à coques disparaîtront de notre quotidien, tout comme les protéagineux comme les pois ou les fèves et les oléagineux comme les olives, le colza ou les arachides. Finis aussi le café et le chocolat… Seules subsisteront quelques cultures comme le blé, le maïs ou le riz, pollinisées par le vent.

insectes pollinisateurs

Sans les insectes butineurs, de nombreuses plantes à fleurs, embellissant nos jardins et produisant une grande part de notre alimentation, disparaitront. Seules certaines plantes comme le maïs, pollinisées grâce au vent, subsisteront

Que pouvons-nous faire pour aider les pollinisateurs ?

Même si à notre niveau individuel, nous pensons que nos efforts sont vains, chaque geste compte pour préserver la biodiversité :

  • Accueillez les insectes dans votre jardin, sur votre balcon ou dans votre cour en leur offrant le gîte et le couvert : plantez des végétaux mellifères et nectarifères
  • Plantez des haies diversifiées, des bosquets, des massifs généreux qui leur permettront de s’abriter
  • Fabriquez et installez des hôtels à insectes
  • Bannissez absolument toute utilisation d’insecticides et de pesticides au jardin et à la maison. N’oubliez pas que les insecticides « naturels » comme le savon noir sont préjudiciables à tous les insectes, pas seulement à ceux dont vous souhaitez débarrasser vos plantes (pucerons…)
  • Sensibilisez les plus jeunes à la nécessité de respecter et préserver les insectes. Enseignez-leur aussi à ne pas avoir peur des guêpes, bourdons ou abeilles
  • Si vous en avez la possibilité, accueillez des ruches dans votre jardin !
insectes pollinisateurs

De multiples actions permettent à chacun d’accueillir facilement les insectes butineurs au jardin

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