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Les jardins deviennent de plus en petits. Et paradoxalement, nous sommes à une époque où nous avons de plus en plus besoin d'un petit coin de verdure, d'un havre de paix où gazouillent des oiseaux, d'un petit potager où poussent de délicieux légumes... Ah un potager productif ! Tout le monde en rêve... Mais comment pourrait-on obtenir un bon rendement sur une petite surface ? Comment faire pour que notre petit carré potager soit suffisamment productif tout au long de l'année ? Joseph Chauffrey va vous apporter quelques solutions dans son livre : "J'optimise l'espace au potager : vers une meilleure productivité et plus de diversité", édité chez Terre Vivante. 

Comment optimiser la surface son potager ? 

"La Nature a horreur du vide" comme l'aime à le rappeler l'auteur. Si vous ne comblez pas ce vide vous-même, eh bien, celle-ci se chargera de le faire à votre place ! C'est le point de départ du livre : optimiser la surface au maximum pour une meilleure production de légumes ou de fruits tout en préservant le sol et la biodiversité. 

Joseph Chauffrey a axé cette optimisation suivant 4 techniques largement expliquées dans le livre. Toutes ces techniques simples à comprendre sont toutefois plus compliquées à mettre en œuvre dans la pratique. Heureusement, l'auteur explique tout de manière très claire et concrète. 

Les associations de végétaux 

L'auteur apporte ainsi le principe d'allélopathie, soit les interactions biochimiques entre les végétaux. On recherchera les interactions bénéfiques entre tels ou tels légumes tout en évitant l'allélopathie négative qui serait défavorable pour l'une des deux parties, voire les deux. Ces associations sont toutefois à relativiser, comme l'indique Joseph Chauffrey, tant les bénéfices ou pertes de rendement sont parfois assez faibles pour réellement s'en préoccuper. 

La contre-plantation 

C'est ce qui constitue la majeure partie du livre. L'idée est simple. On va planter ou semer un légume à un endroit où un autre légume à croissance plus rapide est déjà en train de pousser. Un exemple simple : les choux et les laitues. Les laitues vont offrir un couvert végétal aux pieds des choux. Les choux vont pousser à leur aise tandis que les laitues seront récoltées avant que les choux ne leur fassent trop d'ombre. C'est ça la contre-plantation : réussir à cultiver plusieurs légumes différents au même endroit sans que ceux-ci n'en souffrent. 

La densification 

Chaque sachet de graines ou fiche de culture d'un légume présente une distance de plantation ou de semis (entre rang ou entre chaque pied). Bien souvent, cette distance est très large. Hélas, les surfaces de jardin se réduisent et si on respecte les distances réglementaires, on se retrouvera avec deux lignes de haricots nains par jardin ! Suivant son expérience et l'objectif de réduire le plus possible les pertes de terrain, l'auteur a réduit au maximum les distances de plantations sans toutefois que les plantes ne soient trop serrées et ne finissent par en pâtir. 

Le chevauchement 

Un légume est bientôt prêt à être récolté ? Hop ! On glisse tout proche d'autres légumes mais en jeunes plants. L'auteur préconise d'ailleurs les semis en contenants pour ce type de potager optimisé. Ainsi une fois le premier légume récolté, le prochain légume sera déjà en place et ainsi de suite... 

Les points forts du livre, en résumé 

  • Le livre est très clair, très complet et agréable à lire
  • Chaque association, contre-plantation... est expliquée de façon très complète avec une foule d'astuces pratiques
  • Cet ouvrage apporte des notions, souvent méconnues, d'écologie, de science du sol, d'interactions entre les végétaux... mais surtout quelques grands principes de permaculture
  • On ressent l'honnêteté de l'auteur qui n'hésite pas à parler de ses échecs ou des limites de certaines techniques pour vous éviter de reproduire les mêmes erreurs
  • Mais c'est surtout un livre motivant : à lire ou relire absolument avant de relancer son potager

Notez toutefois que ce livre, malgré la simplicité des explications, ne s'adresse pas vraiment aux débutants complets en matière de jardinage et de potager. Ce n'est pas son but : il ne vous apprendra pas à semer des courgettes ou à cultiver en lasagne par exemple. En revanche, il complète à merveille d'autres ouvrages plus basiques sur les cultures au potager ou la permaculture. 

Qui est Joseph Chauffrey ?

Joseph Chauffrey est concepteur et formateur en permaculture. C'est aussi un "jardinier urbain" qui n'hésite pas à réaliser ses essais dans son propre petit jardin de ville. Cela fait près de dix longues années qu'il travaille à l'optimisation des rendements sur de petites surfaces. Le tout évidemment en suivant les préceptes et les principes de la permaculture. Joseph Chauffrey est aussi l'auteur de "Mon petit jardin en permaculture" et possède son propre site internet : josephchauffrey.fr

J'optimise l'espace au potager de Joseph Chauffrey

120 pages - Terre Vivante - 14€

Les jardins deviennent de plus en petits. Et paradoxalement, nous sommes à une époque où nous avons de plus en plus besoin d’un petit coin de verdure, d’un havre de paix où gazouillent des oiseaux, d’un petit potager où poussent de délicieux légumes… Ah un potager productif ! Tout le monde en rêve… Mais comment […]

Si concevoir un espace de taille classique est un défi, aménager un petit jardin relève souvent de l’exploit, surtout si on souhaite que celui-ci soit à la fois esthétique et écologique.

À cette problématique, finalement assez ordinaire en ville ou en lotissement, le paysagiste Noël Kingsbury apporte de nombreuses solutions dans son dernier livre : «Petits jardins actuels : concevoir des espaces plus naturels et durables».

Paru en février 2017 aux éditions Ulmer, ce livre m’a immédiatement séduite. Amoureuse des jardins naturalistes, je connaissais plutôt Noël Kingsbury via ses ouvrages coécrits avec Piet Oudolf ("Jardins d'avenir", "Plantations, nouvelles perspectives") et c’est avec grand plaisir que je me suis aperçue qu’il excellait avec autant de talent dans l’art de nous guider dans l'optimisation du moindre mètre carré.

Très complet, « Petits jardins actuels » aborde tous les aspects de la conception d’un petit jardin, ornemental ou comestible. Il se décompose en 9 parties qui traitent, respectivement de l’approche visuelle du jardin, des astuces et règles de plantation pour donner l’illusion d’un espace plus vaste, des plantes les mieux adaptées, de la façon de composer avec elles mais aussi des différentes façons d’y faire entrer la nature. Ces différents thèmes, très bien illustrés, sont régulièrement ponctués par des « Master class » synthétiques, d’études de cas concrets, de questions fondamentales ("Pour ou contre la pelouse ?") mais aussi, d'un guide des plantes très détaillé qui confèrent à l’ouvrage un aspect aussi pédagogique que pratique.

Petits jardins actuels - Noël Kingsbury - Ulmer

Photos extraites du livre "Petits jardins actuels"

Mais ce qui distingue ce livre des autres ouvrages traitant des petits jardins, c’est son approche écologique, développement durable. Et c’est, à mon sens, ce qui en fait sa modernité, car plus que de proposer des jardins d’allure contemporaine, ce dernier livre de Noël Kingsbury, s’attache à prouver que favoriser la faune sauvage, gérer les eaux pluviales à l’échelle d’un jardin urbain est à la fois possible et esthétique.

Enfin, pour terminer de vous convaincre, je l’espère, de vous procurer ce livre qui fourmille d’idées, sachez qu’il n’est pas exclusivement réservé aux propriétaires de jardins de poche : tous les conseils et idées sont facilement transposable à l’échelle d’un massif ou de zones indépendantes comme une entrée ou des zones intimistes d’un grand jardin.

 

 

Petits jardins actuels - Concevoir des espaces plus naturels et durables - Noël KINGSBURY - Photographies Maayke DE RIDDER

Editions Ulmer
450 illustrations - 208 pages
Prix : 25 euros

Si concevoir un espace de taille classique est un défi, aménager un petit jardin relève souvent de l’exploit, surtout si on souhaite que celui-ci soit à la fois esthétique et écologique. À cette problématique, finalement assez ordinaire en ville ou en lotissement, le paysagiste Noël Kingsbury apporte de nombreuses solutions dans son dernier livre : «Petits […]

Qu'il soit mitoyen ou qu'il appartienne à votre voisin, l'effet d'un mur au jardin est sensiblement le même. Il s'impose avec force, souligne l'éventuelle exiguïté de l'espace et offre bien souvent une face sombre peu réjouissante. Et si, en plus, il est bâti de vulgaires parpaings et qu'il cache le soleil, l'envie d'empoigner une lourde masse n'est pas loin. Cette ultime solution devant être oubliée (à moins que ce mur vous appartienne), voici quelques idées pour composer avec, habiller ou tirer parti d'un mur au jardin.

Si, comme moi, vous êtes toujours à l'affût des dernières tendances, je suis certaine que vous pensez déjà « mur végétal ». Ils forment de magnifiques tableaux et c'est une excellente option si vous disposez du budget adéquat. En effet, le jardin vertical ne s'improvise pas : il fait appel à des techniques assez poussées. Je suis navrée de briser vos rêves mais c'est coûteux et cela l'est encore plus si l'installation est mal maîtrisée, car vous devrez remplacer les végétaux, occis par le manque comme l'excès d'eau ou d'engrais.

Installer un mur végétal : un tableau luxuriant

Mur végétal - Source : Pinterest

Je vous propose donc de nous orienter vers des solutions simples, réalistes et faciles à mettre en œuvre.

Implanter un massif devant le mur

La première solution pour casser l'effet massif d'un mur est de s'en servir comme fond. S'il est plutôt beau (le charme des vieilles pierres…), sa présence sera vite équilibrée par le végétal. Arbustes, vivaces sont des grands classiques. Il vous suffit de bien les choisir en fonction de l'exposition. Si le mur cache le soleil, à vous les arbustes de terre de bruyère, les Hostas, les Fougères, les Epimédiums… S'il est exposé plein sud, il retiendra la chaleur et vous pourrez alors vous permettre de planter quelques frileuses. Malheureusement, cette option n'est possible qu'en grand jardin...

Les plantes grimpantes : championnes d'escalade

Les plantes grimpantes sont une évidence quand il s'agit de végétaliser un mur. C'est en premier lieu à elles que l'on devrait penser, d'autant qu'elles occupent un espace réduit au sol.

Qu'elles escaladent seules l'édifice à l'aide de leurs crampons (la Vigne vierge, le Lierre….) ou qu'elles aient besoin qu'on les aide un peu, tout est possible. Chèvrefeuilles, Clématites, Hortansia grimpant, Akebia... le choix est vaste. N'hésitez pas à les associer entre elles afin de composer une luxuriante tapisserie qui s'éclairera de fleurs au fil des saisons.

Végétaliser un mur : Chèvrefeuille, Akebia quinata rosea, Schizophragma, Clématite 'Etoile Rose', Hortensia grimpant

Concernant l'installation, j'ai renoncé aux treillages du commerce (trop chers ou peu élégants) au profit de câbles métalliques (de la marque Gripple). J'en fais ce que je veux, c'est discret et drôlement solide . Si vous êtes un peu bricoleur et créatif, lancez-vous et inventez vos propres supports !

Misez sur le bois et donnez l’illusion

Pour masquer un mur disgracieux, le bois est un matériau de choix. Son aspect naturel s'accorde forcément bien avec les végétaux et il donne un petit air de campagne aux plus urbains des jardins. Plutôt facile à mettre en œuvre, il n'est pas si coûteux si vous vous orientez vers une essence comme le Douglas.

Pour contrer l'effet d'enfermement, une solution consiste à donner l'illusion d' ouvertures. Savamment disposés et intégrés dans la végétation, les miroirs de jardin sont véritablement bluffants.

miroir jardin

Un bel effet d'ouverture grâce à un miroir (Source : Pinterest)

Dans la catégorie trompe-l'œil, simuler la présence d'une cabane, comme le font Isabelle Olikier ou Hugues Peuvergne, sera également du plus bel effet. Du bois, une porte et une fenêtre de récupération… quelques week-ends de travail et le tour est joué !

Le trompe l'oeil : une excellente idée pour habiller un mur au jardin

Deux exemples de trompe l'oeil : la cabane d'Isabelle Olikier et l'abri d'Hugues Peuvergne (Photo Pinterest)

De la couleur !

Les aplats de couleurs sont très dynamisants en petit jardin ou terrasse. lls donnent le ton sans détour et accompagnent bien les jardins de style moderne. Orange vif, rouge profond, bleu Klein, jaune soleil ou rose indien… tout est possible tant que vous restez cohérent avec l'ambiance générale du jardin et que vous choisissez judicieusement le mobilier.

Mur coloré en terrasse

Deux exemples de murs colorés - Source : Pinterest

Le noir rebute souvent. Je l'adore. Il donne une note très chic et contemporaine et met vraiment en valeur les feuillages : ne le bannissez pas de votre palette, même à l'ombre !

Le blanc est très polyvalent : associé au bleu et à des vivaces méditerranéennes, il vous emmène à Mikonos. Avec des Hortensias, vous voici en Bretagne ! Cassé avec une légère touche de beige, il sied bien aussi aux jardins blancs. Par contre, évitez-le dans les régions peu ensoleillées, au risque de le trouver blafard neuf mois sur douze.

Mais peut-être bénéficiez-vous d'un bon coup de crayon : pourquoi ne pas animer le mur par un joli dessin ? Si ce n'est pas le cas, orientez-vous vers des personnes comme Claire Delahaye, paysagiste (Slowgarden), qui maîtrise parfaitement l'art de la fresque  :

Une fresque pour habiller un mur au jardin

Fresque - Photo : Slow garden

Enfin, si comme moi, vous avez l'esprit plutôt pratique, sachez qu'un mur exposé sud est idéal pour adosser une pergola, une jolie cuisine d'été ou une serre… cette dernière bénéficiera de l'inertie de la pierre pour conserver une douce chaleur.

La plupart de ces images ont été dénichées sur Pinterest… C'est une véritable mine d'idées. N'hésitez pas à vous y inscrire et à vous abonner à nos tableaux !

Qu’il soit mitoyen ou qu’il appartienne à votre voisin, l’effet d’un mur au jardin est sensiblement le même. Il s’impose avec force, souligne l’éventuelle exiguïté de l’espace et offre bien souvent une face sombre peu réjouissante. Et si, en plus, il est bâti de vulgaires parpaings et qu’il cache le soleil, l’envie d’empoigner une lourde […]