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Invasif, dangereux pour les papillons... Faut-il vraiment avoir peur du Buddleia ?

Peut-être l'avez-vous constaté cet été mais, avec les beaux jours, les naturalistes ont marqué un petit retour, en particulier sur les réseaux sociaux... Et, comme tous les ans, une certaine catégorie d'entre-eux sont montés au créneau contre une plante exotique. Cette année, c’est le Buddleia appelé « arbre à papillon » qui fait particulièrement l'objet de leur courroux.

Le débat est simple, classique mais efficace :

« Vous êtes rien que des vilains qui tuez la nature ! » (les botanistes aux horticulteurs)
« C’est même pô vrai d’abord !» ( les horticulteurs aux botanistes)

Bienvenue dans la cour de récré ! Et me voici, pile au milieu, à essayer de calmer les troupes des deux camps.

Le débat sur le buddleia, en détail

On entend, on lit et on voit de plus en plus d’articles, de posts facebook ou de reportages télévisés dont le sujet est : « Les Buddléias tuent les papillons car le nectar contient de la caféine. » Ces publications ont, en général, toutes la même particularité : elles traitent une information par-dessus la jambe et ne vont pas au fond des choses, le tout en ne citant bien entendu aucune source…

Dans l’état actuel de nos connaissances, il semblerait que le nectar des fleurs de Buddleia contiendrait une substance proche de la caféine qui attirerait irrémédiablement les papillons qui pourraient finir par s’épuiser et finalement mourir.

J’ai pris bien soin d’écrire cette phrase au conditionnel. En effet, depuis bientôt vingt ans, j’ai tout entendu sur cette plante. La plupart des faits (que j’exposerai plus bas) sont avérés tandis qu’un point reste éternellement sujet à débat : cette fameuse toxicité des fleurs qui a pour impact de « droguer » les papillons.

Étonnamment dès qu’on parle de cette éventuelle toxicité des fleurs du Buddleia, personne ne fait mention d’une quelconque publication scientifique sérieuse. Remarquez comme c’est cocasse…

buddleja, arbre à papillon

Les faits avérés scientifiquement 

  • Le Buddléia davidii, l’espèce-type, est une plante invasive, une EEE pour Espèce Exogène Envahissante. Elle va l'être préférentiellement sur dans des endroits détruits par l’Homme car c’est un arbuste qui apprécie les sols pauvres, caillouteux et un peu chamboulés (il est originaire des montagnes arides de Chine) : terrils, bord de chemins de fer, friche industrielle, vieux parking abandonné… mais aussi sur des milieux naturels particulièrement vulnérables par exemple les pelouses silicicoles de Normandie. C’est normal car c’est une espèce pionnière qui « prépare le terrain » pour que d’autres plantes puissent s’implanter par la suite. Nous avons dans notre flore indigène d’autres plantes pouvant réaliser ce type de travail mais le Buddléia est d'une redoutable efficacité car il vit très peu de temps : d’où son caractère invasif. Une fois que d’autres plantes vont pousser sur le substrat créé par le Buddléia au fil du temps, ceux-ci lui feront de l’ombre et le Buddléia, essence de lumière avant tout, disparaîtra. La végétation pourra alors se développer jusqu’au climax, l’évolution ultime d’un milieu naturel : une forêt de chênes par exemple. Seul bémol, le Buddléia prend effectivement la place d’une plante indigène utile pour la faune, notamment pour les insectes qui pour la plupart ont co-évolué avec les espèces endémiques. Pour rappel une plante exotique est toujours moins intéressante pour nourrir les larves et les adultes des insectes.

Nota bene : si vous avez chez vous l’espèce-type et que son caractère invasif vous inquiète : tailler fortement l’arbuste juste avant la formation des graines ! Le problème sera réglé.

  • Le Buddléia contient de l’aucubine et d’autres terpénoïdes toxiques par ingestion dans ses feuilles et ses rameaux. C’est pour cela que rien n’y personne ne consomme les feuilles. C’est le deuxième argument qu’avancent les naturalistes :« Si les papillons pondent sur le Buddléia, les chenilles ne pourront pas se nourrir. » En fait, ce serait bien mal connaitre les lépidoptères et surtout nier des millions d’années d’évolution. Un papillon est génétiquement programmé pour ne pondre que sur la plante ou la famille de plantes dont a besoin sa progéniture. Et pas ailleurs ! En revanche, il est vrai que si dans votre jardin, vous n’avez qu’un gazon tondu à ras, une haie de thuyas et… un seul Buddléia : et bien, les papillons ne pourront pas pondre. Donc vous aurez des papillons la première année sur votre arbuste et puis… plus rien. Dans un jardin avec une plus grande profusion de végétaux, les papillons vont visiter rapidement les fleurs de Buddléia puis iront pondre sur les plantes alentours en fonction de l’espèce du papillon : ortie, ronce, graminées, bourdaine, fabacées, brassicacées, apiacées…

buddleja, arbre à papillon

Nota bene : quelques sources mentionnent que la chenille du Sphinx Tête-de-mort ainsi que celle de la Cuculie du Bouillon blanc se seraient adaptées pour se nourrir de feuilles du Buddléia à défaut de leurs véritables plantes hôtes. "La nature retrouve toujours son chemin... "

  • Le nectar du Buddleia davidii bien que produit en quantité est pauvre en sucre par rapport à d’autres fleurs. Il est donc moins nourrissant pour les insectes. À noter que seuls les lépidoptères qui possèdent une trompe peuvent se nourrir de ce nectar. Quelques bourdons arrivent à découper la corolle pour y puiser une partie de celui-ci. On peut aussi apercevoir de temps à autre quelques syrphes et même une ou deux abeilles sauvages sur les fleurs mais c'est plus rare.
  • La majeure partie des variétés de Buddleias davidii vendus dans le commerce sont stériles, contrairement à ce que semble penser l’opinion publique. Inutile donc d’invectiver le malheureux qui range les palettes dans votre jardinerie du coin parce qu’ils vendent des Buddléias. Seul l’espèce type est invasive et elle n'est plus en vente.
  • Les autres espèces et hybrides de Buddléia ne posent aucuns problèmes : B. globosa, B. alternifolia, B. nivea…

Par quoi remplacer le Buddleia ?

Si vous souhaitez agir via le principe de précaution et éviter de planter un « arbre à papillon » et bien faites-le ! Mais remplacez-le par des plantes indigènes ou semi-indigènes (Europe de l’Est) et en laissant des parties sauvages dans votre jardin dans lesquels vous n’interviendrez que très peu. Histoire de faire les choses vraiment à fond pour tenter de sauver ce qui reste comme papillons et d’éviter ainsi de tomber dans l’hypocrisie générale. Le grand classique étant les donneurs de leçons du dimanche qui vont vous houspiller car vous avez une plante chinoise dans le jardin mais qui mangent des tomates en hiver, roule dans un 4X4 diesel et prennent l’avion quatre fois par an. Bref ce sont souvent de beaux parleurs… Laissons-les parler et avançons !

buddleja arbre à papillon

En conclusion

Je ne jette pas la pierre aux naturalistes. Loin de là... Leur combat est juste et nécessaire. En réalité, s’ils paraissent par moment de mauvaise foi ou carrément sectaires : c’est avant tout par nécessité ! Cela fait des dizaines d’années que personne ne les écoute sur les sujets environnementaux. Ils ont donc décidé d’adopter un langage plus facile à comprendre pour le commun des mortels par l’utilisation de conseils simples et précis, ici dans notre exemple : « Ne plus planter et arracher tous les Buddléias !» Etant donné ce qu’il se passe de nos jours, ils sont bien obligés de hausser le ton et tant pis, si dans l’histoire les autres buddléias trinqueront avec le premier…

Mais il convient néanmoins de prendre les informations qui circulent sans filet sur internet avec de grosses pincettes et de faire ses propres recherches. Peut-être qu'effectivement le nectar est une drogue. Peut-être pas... Cela fait des années qu'on ressort cette information, aussitôt démentie par une autre équipe de recherche, et puis non... ou bien... peut-être... ça dépend... Bref, on n'en est encore qu'aux spéculations. 

J'ai personnellement réalisé des inventaires sur les lépidoptères diurnes et semi-nocturnes (comme le Moro sphinx) durant trois ans chez moi. J'ai pu y voir une très nette augmentation du nombre de papillons ainsi qu'une plus grande diversité au niveau des espèces. Pourtant, il me reste bel et bien un Buddléia. Mais celui-ci est entouré de plusieurs ares de paradis pour insectes car j'y ai planté moult végétaux indigènes (ou non) et j'ai laissé quelques parties sauvages. Comme quoi, cet arbuste n'a pas l'air si méchant que cela.

À l'heure où j'écris ces lignes, je ne vois qu'un seul Vulcain sur mon "arbre à papillon" tandis qu'un fenouil sauvage, une belle surface d'origan, un Eringyum planum et un Hylotelephium spectabile semblent être "ze plèsse toubi" pour les lépidoptères en ce moment. 

Je vous encourage donc à vous aussi vous lancer dans l'étude des papillons ou des insectes en général, à tirer vos propres conclusions et à garder un esprit critique quoi qu'il arrive. 

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48 réflexions au sujet de « Invasif, dangereux pour les papillons... Faut-il vraiment avoir peur du Buddleia ? »

  • Patricia

    Merci pour cette mise au point et pour toutes ces informations. J'ai effectué un "chantier nature " (ça se fait dans les entreprises ) et nous avons arracher des arbres à papillons autour d'un lac où ils étaient en trop grand nombre. Je comprends mieux grâce à ton article. Merci

    Répondre
    • Olivier

      Bonjour Patricia, eh oui la gestion des invasives est compliquée et nécessite des moyens humains assez conséquents (d'où les chantiers nature avec l'aide de bénévoles). On a souvent l'impression d'être des sortes de Don Quichotte fonçant sur les moulins à vent tant la tâche semble bien trop ardue...(et elle l'est !) Dans certains cas, des essais sont menés notamment sur la Balsamine de l'Himalaya et la Renouée du Japon pour lesquelles, on ne gère plus et on regarde ce qu'il se passe. La Balsamine semble se modérer d'elle-même avec le temps (ou grâce aux autres plantes autour). Affaire à suivre...

      Répondre
  • claudine de gregorio

    merci pour ce magnifique article plein de bon sens j'aurai pu vous embrasser si vous aviez été à côté de moi
    pour ma part mamie de 65 ans il y a longtemps que la chimie n'a plus droit de vie dans mon jardin (ile de france) qui parfois ressemble à une jungle mais je m'émerveille régulièrement des découvertes que je fais
    buddleia j'en ai un et je coupe les fleurs fanées le plus vite possible et il n'y a pas tant de papillons qui viennent butiner ils sont bien plus attires par les autres fleurs
    en tout cas ça m'énerve toujours autant que par le biais des réseaux sociaux des idées jamais vérifiées ou vérifiables soit véhiculées à la vitesse de l'éclair
    cordialement

    Répondre
  • Jérôme

    Merci pour votre article, vous dites que les espèces vendues dans le commerce sont toutes stériles mais je n'ai pas l'impression que se soit le cas. J'ai chez moi un 'black knight' j'adore sa couleur et l'odeur de ses fleurs et il se plait bien dans mon sol un peu sec en été, mais je n'ai pas l'impression qu'il soit stérile :-/

    Répondre
    • Olivier

      Bonjour Jérôme, en réalité la quasi totalité des Buddleia daviddi du commerce sont désormais des hybrides : ils sont donc de tailles et de floraisons différentes à l'espèce type. Mais aussi, cette hybridation a permis que les Buddleia daviddi ne se ressèment plus. Ce qui évite le caractère invasif et problématique de cet arbuste. Mais effectivement, 'Black Night' est une des rares très ancienne obtention (les années 50' si mes souvenirs sont bons)encore en vent de nos jours et ses graines sont bel et bien viables. Heureusement, son caractère est bien moins invasif tout de même que l'espèce type comme vous avez dû vous en rendre compte dans votre propre jardin.

      Répondre
  • Lambert elisabeth

    J ai acheté un buddleia bleu chez vous l an dernier non sterile. Vous dites ds votre article que leurs feuilles ne sont mangées par rien.... désolée mais le mien cet été a été quasi dévoré par les sauterelles vertes ou grises et par les mantes religieuse. Especes qui dailleurs Avaient quasi disparu des environs
    P j'habite en pleine cambrousse dans le 04 et je fais un petit jardin pour climats et sols secs et pauvres autour de ma terrasse

    Répondre
    • Olivier

      Bonjour madame, voilà qui est intéressant. Quand je le disais que la nature retrouve toujours son chemin... En revanche, les mantes sont là pour se nourrir des orthoptères (sauterelles et criquets), elles réduisent ainsi l'impact des insectes herbivores sur l'arbuste. L'équilibre est ainsi maintenu. Merci pour votre message et bonne journée.

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  • Bernard FAYT

    CENSURE ou pas???
    Les lieux incultes seraient les poubelles de la nature….
    En fait, ce sont les lieux les plus précieux, les seuls qui renferment encore une flore sauvage et variée et SURTOUT indigène !
    La fleur est relativement pauvre en sucre et surtout vu la toxicité des feuilles, les chenilles n'auront AUCUNE nourriture et occupant très vite l'espace, le buddleia laissera peu de plantes pouvant nourrir ces chenilles !
    Elle n'a que des inconvénients et AUCUN avantage !

    Répondre
    • Olivier

      Bonjour monsieur, il parait évident que vous n'avez pas lu l'article. Nous exposons tous ces points négatifs un par un et mettons bien l'accent sur le fait que le Buddleia daviddi (espèce type) est dangereux pour la faune et la flore indigène et qu'il est préférable de le remplacer par d'autres essences. Le seul point mis au conditionnel est le taux de caféine contenu dans les fleurs qui fait toujours l'objet d'un débat scientifique. Cordialement.

      Répondre
  • jerome

    Mais elle ne peut l'être que dans des endroits détruits par l’Homme ? quelle annerie! la france a des zones presque desertique tres caillouteuse! beaucoup dans le sud! et creer par la nature et non l homme!

    Répondre
    • Olivier

      Bonjour monsieur, Le Buddleja davidii bien que présentant en effet un caractère invasif jusque dans le sud de la France, ne semble (pour l’instant du moins !) ne pas être problématique dans les zones naturelles sèches et caillouteuses du Sud de la France. Le caractère pionnier de cette essence démontre qu’il se plait à envahir préférentiellement les milieux détruits par l’Homme, d’où ma phrase. En effet, le Buddleia souffre très rapidement de la concurrence avec les autres plantes, ce qui, en général et fort heureusement, limite son expansion. Quoi qu’il en soit, la botanique est tellement vaste, notamment au niveau de la flore indigène, que l’on peut très bien se passer de Buddleja davidii au jardin pour le remplacer avantageusement par une autre essence.

      Répondre
  • jerome

    Le Buddléia davidii, l’espèce-type, est une plante invasive, une EEE pour Espèce Exogène Envahissante. Mais elle ne peut l'être que dans des endroits détruits par l’Homme car c’est un arbuste qui apprécie les sols pauvres, caillouteux et un peu chamboulé

    Répondre
  • Flura Frédéric

    il y a bien en effet sur des zones incultes , de remblais, comme essences pionnière le buddleja, mais je ne pense pas que ce soit la pire, (phytolacca, renouée, ailanthe, armoise...) un buddleja bien taillé en mars dans un jardin est vraiment généreux en été. je comprends mieux l'attrait des papillons pour cet arbustes s' ils peuvent sniffer de la caféine en été, étant moi-même addict de cette substance. Juste pour apporter un p'tit truc , ne jamais utiliser de bois mort de cette plante pour alimenter un barbecue, cela gâte le goût de la viande et la rend infecte(il me semble même que la fumée sur les aliments est toxique).

    Répondre
    • Olivier

      Bonjour monsieur, Oui tout à fait, la fumée en serait toxique, vous avez raison. Certaines études apportent même le fait que, planté au bord de l'eau, les feuilles de Buddleia sont toxiques pour les poissons. Fort heureusement, ce n'est pas du tout son habitat et il est extrêmement rare d'en rencontrer au bord de cours d'eau.

      Répondre
  • Rieunier

    Bonjour, il semblerait que certains de nos amis lépidoptères et notamment leurs chenilles ignorent tout des dangers de la consommation des feuilles de buddleja davidii. Chaque année c'est avec voracité que les chenilles de la cucullie du bouillon blanc dévorent les feuilles de ces arbustes puis se nymphosent tranquillement. Ce n'est pas la seule espèce au demeurant mais je n'ai pas encore identifié les autres hotes du banquet. La vie quoi :)

    Répondre
    • Olivier

      Oui effectivement la Cucullie du Bouillon blanc semble avoir trouvé une parade pour consommer les feuilles, de même d'ailleurs que la chenille du Sphinx Tête-de-mort.

      Répondre
  • justin

    bonjour Olivier, merci pour cet article fort intéressant, mais qui malgré sa richesse n'a pas répondu à ma question..
    la voici : une dame semblant connaître le sujet m'a un jour dit que les buddleia étaient un crime contre l'humanité, en effet leurs fleurs dégageraient des particules très fines qui endommageraient les poumons humains, avez vous un avis là dessus ?

    de plus il y a un gros buddleia sous ma fenêtre et il commence à fleurir, je me demande donc si je dois lui couper le cou ou non...

    merci !

    Répondre
  • justin

    bonjour Olivier, merci pour cet article fort intéressant, mais qui malgré sa richesse n'a pas répondu à ma question..
    la voici : une dame semblant connaître le sujet m'a un jour dit que les buddleia étaient un crime contre l'humanité, en effet leurs fleurs dégageraient des particules très fines qui endommageraient les poumons humains, avez vous un avis là dessus ?

    de plus il y a un gros buddleia sous ma fenêtre et il commence à fleurir, je me demande donc si je dois lui couper le cou ou non...

    merci !

    Répondre
    • Olivier

      Bonjour Justin, les buddleias ne présentent aucun effet sur la santé humaine ou animale. Il est déjà suffisamment mal-aimé le pauvre, il ne manquerait plus qu'on sorte qu'il attaque les gens ;-) Ceci étant dit, si le Buddleia sous votre fenêtre est un davidii espèce type, n'hésitez pas à le ratiboiser après la floraison, cela évitera qu'il aille se ressemer abondamment dans les milieux naturels.

      Répondre
  • Bibiche5788

    Bonjour, Je réponds au commentaire de Flura Frédéric c/l'utilisation de bois mort pour allumer un barbecue, il en est de même pour l'insert. En effet, il y a une épaisse de fumée qui pue et le feu ne prend pas.

    Répondre
  • Yumik

    Merci pour votre article qui met un peu de raison dans cet environnement parfois un peu délirant des réseaux sociaux. C’est tout juste si vous ne commettez pas un écoside si vous avez un Buddléia dans votre jardin. Je suis en Normandie et les seuls endroits où j’observe la prolifération des Buddléia c’est sur les rails de chemin de fer abandonnés. Sur le Buddléia qui est sur mon terrain il y a effectivement quantité de papillons mais ils vont également sur les lavandes , les menthes en fleurs etc....
    A mon avis il manque une vraie étude sur la conséquence des fleurs de Buddléia sur les lépidoptères. En ce qui concerne l’absorption des feuilles de Buddléia par des chenilles ça m’a me paraît totalement stupide, les papillons savent très bien sur quel végétal pondre pour que leurs chenilles puissent se développer. Je n’ai jamais vu un paon de jour pondre sur un Buddléia à moins qu’il soit complètement défoncé à force de butiner ces maudites fleurs. Conclusion il vaut mieux avoir avoir un Buddléia et des orties du fenouil des fleurs des champs etc, qu’un jolie gazon bien raz sans Buddléia.

    Répondre
    • Olivier

      Bonjour, vous avez bien résumé la situation. L'idéal est en effet d'accueillir et de laisser pousser le plus de plantes sauvages possibles au jardin que ce soit pour les lépidoptères ou pour le reste de la faune d'ailleurs. En tapant ce message, j'observe justement mon buddléia en fleurs : quelques vulcains butinent sans grande conviction les fleurs tandis que les lavandes, les eupatoires, l'origan, les marguerites sont remplies de papillons.

      Répondre
  • Claire Mouton

    Bonjour Olivier, merci pour votre article très intéressant. Vous dites que le buddleia n'attire quasiment que les lépidoptères, je suis étonnée car sur le mien je vois pas mal d'insectes différents : papillons, bourdons, syrphes et peut-être d'autres qui m'échappent,... Je pense que je possède une espèce hybride stérile (violet foncé) mais j'enlève les fleurs fanées autant que possible et je n'ai jamais trouvé de repousse. Je continuerai donc à y veiller.
    Malgré les réserves sur cet arbuste, c'est quand même un plaisir d'observer les papillons dessus, et comme ils s'y complaisent, de pouvoir faire de belles photos :)
    Bonne journée et bel été à vous !

    Répondre
    • Olivier

      Bonjour madame, je crois en effet que je vais modifier ma phrase car j'ai fait un rapide inventaire en juillet sur le mien et j'y ai trouvé des syrphes et même quelques abeilles sauvages en plus des papillons et des bourdons. C'est étonnant car c'est la première année que j'ai ces résultats (et je vois avec votre commentaire que je ne suis pas le seul...). Merci pour votre commentaire et bonne journée :-)

      Répondre
  • toupet

    Bonjour Olivier,
    Belle synthèse sur le Buddleia.Les "bleu-clair"se retrouvent sur les zones "bouleversées" et jamais les autres couleurs...Les chenilles se nourrissent et pondent dans les orties,j'en conviens!Le problème des français c'est qu'ils adorent le gazon voire synthétique et détestent les orties (il parait que c'est urticant...).N'en déplaise aux "écolos_bobos_"qui n'ont jamais manié une pelle de chantier ni une pioche,qui connaissent LA TERRE que de loin...les buddleias sont les bienvenus chez moi;par dizaines!
    Ces IU (idiots utiles) de la politique ; en bloquant la construction des petites retenues et barrages en France,font strictement le contraire de tout ce qui est fait en zone aride,sub-sahélienne etc...L'eau a un cycle et il faudrait l'apprendre à tout ces nuls de la géographie!

    Répondre
  • Colpaert

    Bonjour,
    Ne pas oublier qu'un bouquet de buddleia parfume la maison comme pas deux..
    J'ai un grand terrain, plein de plantes différentes, donc pas de soucis..
    Ce qui m'embête, ce sont les humains (même écolo botaniste..) qui veulent à tout pris tout gérer, même dans la nature...
    De temps en temps, laissons faire...
    Et ne sortez pas le lance flamme à l'apparition de la première fleurs..
    Merci pour vos explications

    Répondre
  • Lucie

    "Mais elle ne peut l'être que dans des endroits détruits par l’Homme" : faux et archi-faux.
    En (ex)Haute-Normandie, parmi les habitats les plus rares, menacés et patrimoniaux, on trouve les pelouses sèches silicicoles (qui se développent sur des sables alluvionnaires) situées le long de la Seine. Ces milieux sont les plus menacés de la Région car ayant fortement régressés (il ne reste que 445 hectares de pelouses aujourd'hui ...) et soumis à de nombreuses pressions : urbanisation, agriculture intensive ET développement des espèces exotiques envahissantes, le buddleia en faisant partie. Le buddleia est une vraie menace pour ces écosystèmes si riches et particuliers car il se développe rapidement, ne trouve que très peu de concurrence (les plantes qui poussent sur ces milieux sont des herbacées et milieux souvent "perturbés" naturellement par la présence de lapin ne permettant pas le développement des ligneux) et finissent par faire disparaître cet écosystème et toutes ses espèces.

    Attention à ne pas, vous aussi, présenter publiquement des certitudes qui seraient erronées, comme vous pouvez le critiquer dans votre article ...

    Répondre
    • Olivier

      Bonjour madame, merci pour votre retour. J'ai écrit cet article suivant mon expérience en Belgique et dans le Nord de la France où cette plante ne s'installe (pour le moment !) que sur les terrils, les éboulis, les bords de chemin de fer... (ce qui est problématique pour la nature aussi d'ailleurs). Mais ma phrase n'est effectivement pas entièrement correcte car quelques personnes me font la même remarque que vous. Je vais donc modifier cette partie avec ces nouvelles données incluant certains milieux particulièrement vulnérables comme c'est le cas des pelouses silicicoles.

      Répondre
  • David RUFFIN

    Bravo Monsieur, j'aime votre analyse et la réflexion qui en découle

    Répondre
    • Olivier

      Merci à vous ! Les invasives sont souvent un sujet qui fâche mais je tenais à apporter avec ce petit "papier" un peu réflexion en effet mais surtout un peu de recul concernant cette problématique.

      Répondre
  • Sissi

    Bonjour, votre article est intéressant et bien vulgarisé. Dommage cependant que les références des articles dont vous tirez les informations ne soient mentionnées. A ce sujet, j'aimerais bien si c'est possible obtenir votre source ou vos sources pour le nectar pauvre en sucre du buddleia s'il vous plait, je n'arrive pas à trouver d'articles scientifiques qui appui ce propos. C'est pour un travail sur lequel j'ai besoin de sources "primaires". Merci d'avance.

    Répondre
    • Olivier

      Bonjour, c'est le gros souci que j'ai rencontré moi aussi en écrivant l'article : trouver des sources fiables et des publications scientifiques. Pour le "nectar pauvre en sucre" du Buddleia davidii, cette donnée provenait d'une publication scientifique de 1997 : dont voici un court résumé issu d'une autre publication de 2014 d'un certain Maxime Drossart "Aucune information n’est disponible concernant la composition chimique du pollen.
      Culin (1997) a observé que le nectar de B. davidii contenait deux à trois fois plus de sucrose que de fructose ou de glucose
      ", soit, en théorie, un sucre de moindre qualité pour les insectes. Voici la source (un peu indigeste d'ailleurs...) : Culin, J.D. (1997). Relationship of butterfly visitation with nectar qualities and flower color
      in butterfly bush, Buddleia davidii. News of the Lepidopterists’ En tout cas, tenez-moi au courant de votre travail, car c'est un sujet qui me passionne et ce sera peut-être l'occasion de mettre à jour l'article. La science avance tous les jours... Olivier

      Répondre
  • zantas

    bonjour
    j'ai dans mon jardin, plutôt sauvage avec des tas d'insectes, une mare avec libellules tritons etc.. , et un arbre à papillon de plus de 15 ans et qui attire chaque année plein de papillons de toutes espèces, paons du jour, citrons, vulcains etc, des syrphes, des bourdons des abeilles sauvages voilà c'est tout, tout le reste n'est que bavardages stériles. S'il était si toxique pour les papillons ils ne reviendraient pas non ?
    bonne nature à toutes et à tous

    Répondre
  • Françoise BERNARD

    Bonjour ! J'ai lu votre article avec grand intérêt car moi aussi je ne plante pas de buddleia à cause de sa réputation à envahir l'espace sauvage. Mon fils étant jardinier paysagiste depuis trois ans n"'a de cesse de me dire que les buddleia d'aujourd'hui sont stériles et je me rends compte qu'il a raison. Par contre je comprends assez mal comment ces arbustes peuvent être toxiques pour les papillons d'ici alors que dans son pays d'origine, il doit probablement être butiné aussi ! Je peux comprendre que ce ne sont pas les mêmes espèces mais je demande à voir... Par contre il y a une donnée qui m'intéresse beaucoup, c'est le sujet sur la toxicité des feuilles par rapport aux poissons car j'ai des bassins avec des carpes koi depuis plusieurs années et j'ai un buddleia alternifolia qui plongent dans l'un d'entre eux, j'ai des pertes oui mais à cause d'une montée de nitrites, pas à cause de l'arbuste, qui plus est le bassin en question contient 30 000 litres d'eau donc la dilution doit être telle que ce n'est pas effectif, et en plus l"eau circule entre chaque bassin, par des ruisseaux , l'eau est donc toujours en mouvement et en dilution. Dans mon jardin j'ai à ce jour plus de 6OO espèces et variétés de plantes, sans compter toutes les espèces sauvages des alentours, j'ai aussi une surface laissée en friche où les orties, les ronces, les sureaux et autres plantes mellifères attirent énormément les insectes, dont beaucoup sont des butineurs, donc la nature a pleine liberté ici ou presque... Et puisque je récolte les herbes sauvages médicinales dans mon terrain, je les laisse pousser jusqu'à la montée en graines, même dans mes massifs, cela me donne beaucoup de travail ensuite pour nettoyer mais au moins, pendant tout ce temps les insectes peuvent en profiter à loisir. Peut-être qu'à présent je vais faire plaisir à mon fils en plantant un buddleia "nouvelle génération".

    Répondre
  • laurence marpaux

    Bonjour,
    merci beaucoup pour votre article qui incite en premier lieu a verifier certaines affirmations et d'autre part a se faire sa propre idée simplement en observant la nature. j'aime beaucoup mon buddleia qui ne fait pas de mal dans mon jardin un peu sauvage. le moins pousse au dessus du bassin a poissons et ils vont tres bien depuis plusieurs années!

    Répondre
  • Evelyne Kavos

    Cher Olivier,
    Un magnifique buddléia s'est installé devant ma maison dans une faille de bitume. J'en ai entendu tout le mal possible mais n'ai pu me résoudre à supprimer cet arbre magnifique.
    Par ailleurs, à 1,50 mètre de là, à l'intérieur, mon carrelage s'est soulevé jusqu'à bloquer l'ouverture de la porte. Les racines du buddléia pourraient-elles en être responsables ? A leur niveau, il y a un vide sanitaire qui pourrait très facilement se traverser.
    Je compte sur votre bon sens...
    Merci,
    Evelyne

    Répondre
    • Olivier

      Bonjour, aïe ! C'est à voir, mais c'est possible que ce soit en effet les racines du buddléia qui soulèvent le carrelage. Le mieux serait de le supprimer si c'est bien le cas.

      Répondre
  • Fab

    Bonjour, je voulais planter 3 ou 4 arbres à papillons car celui que l'on m'a offert est très sollicité par les papillons et puis je suis tombé sur cet article qui me fait un peu hésiter. Est-ce qu'il y a a un autre arbre qui attire les papillons ? Seconde question, l'arbuste se trouve dans une zone sauvage mais où il y a des mangeoires pour les oiseaux, est-ce qu'il y a un risque pour ces derniers ? Merci

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    • Olivier

      Bonjour, il n'y a pas de risque pour les oiseaux avec les Buddleias (selon les conclusions scientifiques à ce jour). Pour les papillons, en dehors du Buddleia davidii, vous avez les spirées, les lilas, les cornouillers à bois décoratifs (Cornus sanguinea, alba et sericea) ou les sureaux. En vivaces, vous retrouverez aussi les sedums, les asters, les marguerites, l'origan, la lavande, la verveine de Buenos-Aires, les menthes, les sauges... Cependant, vous ne nourririez que les adultes. N'oublions pas que les chenilles des papillons ont besoin de plantes précises pour se nourrir et donc se développer. La liste serait très longue, car les besoins de chaque espèce sont différents, mais les meilleures plantes à laisser pousser chez soi pour les papillons sont les orties, les ronces, les graminées sauvages, les chardons, les apiacées (comme la carotte sauvage, le panais ou le fenouil), le nerprun, le prunellier, les saules...

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  • Gérard

    Bonjour, je vous remercie pour cet article qui donne des éclairages intéressants. Je m'étonne que vous stipuliez , indirectement (en début d'article), qu'il faut avancer ses sources d'informations, et qu'il n'y en aient aucune dans l'article. C'est un peu vite critiquer ceux qui ont une autre opinion sans faire réellement soi-même la démarche complète qui semble juste. En outre, vous indiquez :"Cela fait des années qu'on ressort cette information, aussitôt démentie par une autre équipe de recherche, .." c'est que donc, logiquement, vous avez des sources qui pourraient être utiles aux autres.
    Je serai curieuse de pouvoir en savoir davantage.
    Bien à vous,

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    • Olivier

      En réalité, il y en avait dans ma première version de l'article, mais comme les publications scientifiques officielles sont en anglais (et parfois payantes pour leur version intégrale), il avait été décidé de les supprimer. Je vous mets les liens quand même. Voici notamment deux sources concernant le caractère invasif du Buddleia davidii et la manière de réduire son impact : https://link.springer.com/article/10.1007%2Fs12229-009-9033-0 ; http://hear.its.hawaii.edu/Pier/pdf/pohreports/buddleia_davidii.pdf ; https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0304380011001463 (celui-ci prend en cause, les changements climatiques pour créer une simulation de l'impact invasif du Buddleia). Ce papier concernant la toxicité des feuilles dans l'eau par nitrification est aussi à lire : https://link.springer.com/article/10.1007%2Fs00442-007-0759-2 . En revanche pour la toxicité des fleurs pour les papillons, seul un naturaliste belge en parle beaucoup, mais aucune publication "réellement" scientifique (c’est-à-dire publiée officiellement dans une revue scientifique - attention, je ne parle pas ici de publication de vulgarisation scientifique) n'en fait mention. J'avais contacté ce naturaliste pour connaitre ses sources, mais mon mail était hélas resté sans réponse. Je devrais le relancer d'ailleurs... Donc c'est pour cela, que j'avais indiqué que c'était peut-être vrai, peut-être faux. Affaire à suivre...

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  • Andréas GUYOT

    Cela ne concerne dans le Sud-Ouest (Pau) que 3 espèces de Papillons; Paon du jour, Citron, Piéride de la Rave.

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  • Eric

    Un grand merci Olivier pour cet article super complet et tres intéressant. C'est impressionnant de voir comment les gens peuvent etre influancés par des informations non vérifiées...et se transformer en éradicateurs sans bien connaître tous les aspects du sujet...Ayant moi même quelques buddleia ds un jardin arboré et planté de diverses variétés, c'est un plaisir chaque année de voir tte cette faune se régaler sur ttes ces plantes!
    Ouf...je ne suis pas un destructeur de la nature ?
    Merci pour vos recherches ?

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  • Anna

    Merci pour cette mise au point très intéressante.
    Une remarque cependant:
    D'après Wikipedia, les hybrides ne seraient pas si stériles que ça:
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Buddleia_de_David#Cultivars_st%C3%A9riles
    Consulter cette référence: "Les cultivars des plantes invasives présentent-ils également un caractère invasif ? Entre principe de précaution et présomption d’innocence…"

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    • Olivier

      Bonjour, alors les hybrides, par définition, sont bien stériles. Le souci est que pas mal de variétés de Buddléia ne sont pas issus d'une hybridation et donc peuvent se ressemer en effet. Cependant, rien à voir avec le caractère invasif du Buddleia davidii, espèce type. Disons, qu'il faut faire attention à ce qu'on plante et que si on a un doute, le mieux est toujours de s'abstenir de planter.

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  • Marcube

    Merci mr le jardinier, heureusement qu'il reste encore quelques personnes modérées et souvent de bon sens.
    Le Buddleia, comme les tomates et les pommes de terre, a droit a notre respect.
    Si ceux qui le plantent sont heureux, il n'y a aucune raison de laisser quelques grincheux gâcher le plaisir. Les papillons et autres bestioles savent très bien s'en accommoder d'autant que l'invasion est vraiment très limitée. D'autres plantes et animaux doivent être maitrisés, mais cela ne va pas au delà,
    Il est toujours pénible de subir des injonctions émises par des intégristes... au fait le Buddleia serait-il par hasard pas un support du virus lui aussi venu de Chine? Dommage qu'il n'existe pas de vaccins contre "l'écologie invasive".

    Merci de m'avoir lu, votre site est toujours intéressant

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  • cordebard laurent

    Moi j'aime mon buddleia car en plus d'attirer les papillons , il nourrit les passereaux de l'hiver . Ainsi je peux observer les mésanges (bleue charbonnière noire ou nonette )mais aussi les chardonnerets qui sembles ètre friant des graines . Je pense que les pesticides a eux seul portent la quasi totalité de la diminution de nos papillons ...

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