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Promesse de Fleurs, le plastique et la chimie : une longue histoire de désamour

Le plastique est partout : alimentation, maison, cosmétique et même dans le jardin, via les pots, les étiquettes. Bien que cette matière qui ne date pas d'hier, la prise de conscience sur les dégâts qu'elle occasionne est croissante. Continent de plastique dans le pacifique, sacs plastiques dans l'estomac des baleines, des dauphins, des tortues..., micro plastiques qui s'accumulent au fond des océans... Le constat est plus qu'alarmant !

Chez Promesse de Fleurs, nous sommes conscients que nous utilisons encore trop de plastiques dans nos emballages, nous sommes encore loin de l'objectif zéro déchet et, pour tout vous dire, ça nous chagrine. Néanmoins, il faut savoir que Promesse de fleurs, au début des années 2000, les produits plastiques étaient partout et les traitements phytosanitaires étaient réguliers.

Et puis nous avons décidé d’évoluer.

En 2017, lors du "Black Friday", nous vous proposions des promotions. Cette année, après avoir mené une réflexion collective avec les équipes, nous avons estimé qu'il était plus responsable de vous proposer une opération "Green Friday". Ainsi, nous avons décidé que toutes les commandes passées le 23 novembre vous seraient envoyées sans plastique :

  • pas de pots,
  • pas de coques de protection,
  • pas de scotch,
  • pas de "chips" plastique,
  • pas de coussins d'air plastique,
  • pas de sacs plastique.

Bien entendu, nous avons travaillé, réfléchi, testé diverses solutions, en nous envoyant des colis à nous même pour vérifier l'état des plantes à l'arrivée. Les premiers tests n'étaient pas tous très concluants, les derniers sont tous arrivés dans un état impeccable !

Mais cette opération est le résultat d'un cheminement au sein de l'entreprise... Voici donc la grande histoire de (dés)amour entre Promesse de Fleurs, le plastique mais aussi la chimie !

Des progrès, étape par étape

Nous avons commencé par nous occuper des traitements sur les plantes. Pourquoi ? Parce que le durcissement de la réglementation phytosanitaire nous a fait prendre conscience que tous ces produits merveilleux destinés à protéger et faire grandir nos plantes n’étaient pas si anodins. Mais aussi parce que l’un de nos voisins (et fournisseur) est mort d’un cancer de la gorge (très) probablement contracté durant des dizaines d’années de traitements sans protection et sans mesure, comme on le faisait dans les années 1970.

Nous avons donc limité nos traitements chimiques. Puis arrêté complètement : plus d’anti pucerons chimiques, plus de désherbant au glyphosate… et avons complété notre gamme en proposant des graines et des plants bio. Pour tout vous dire, ce changement nous a — un peu — compliqué la vie. Depuis, nos plantes sont parfois un peu moins belles visuellement et il arrive que nous livrions des pucerons en prime sur un rosier ou un hellébore parce que les coccinelles que nous lâchons régulièrement n’ont pas tout à fait fini leur travail de nettoyeurs. Par ailleurs, si vous passez nous voir, vous constaterez que l’exploitation n’est pas toujours indemne de mauvaises herbes ; celui qui a déjà désherbé manuellement son jardin nous comprendra…

Les serres de Promesse de Fleurs... parfaitement désherbées, ce qui n'est pas toujours le cas !

Nous ne sommes pas dans le meilleur du monde pour autant.

Nos fournisseurs ne proposent que peu de plantes bio et même s'il nous est désormais possible de vous offrir un large choix de graines et de plants certifiés AB pour le potager, nous en sommes encore aux balbutiements pour les plantes ornementales. Nous recherchons régulièrement des grainetiers et pépiniéristes qui élèvent leurs plants sans traitement mais c'est encore en vain.

Pour le plastique, les choses sont compliquées. Élever des plantes en pot de terre ou de tourbe, c’est plutôt facile au jardin, mais cela s'avère très compliqué lorsqu’on parle de centaines de milliers de pieds. Nous cherchons une solution, nous ne l'avons pas encore vraiment trouvée.

Du côté de l’emballage, la situation était encore pire. Les plantes voyagent très bien en carton — nos clients le savent — si et seulement si elles bénéficient d’un calage très précis. Et pour caler… le plastique c’est fantastique !

Nos clients nous ont aidés. Nous avons reçu beaucoup de courriers du type « J’adore votre pépinière. Mais recevoir vos belles plantes noyées dans un univers de chips plastique c’est insupportable. Arrêtez... ou je m’en vais acheter ailleurs ! » Cette mise en garde, très convaincante, nous a rendus plus imaginatifs.

Dans un premier temps, nous avons remplacé les chips polystyrène par des "chips verts", biofragmentables et compostables. Après quelques années, cette matière biofragmentable est apparue nocive également pour l’environnement. Nous avons donc testé les "chips" bio, en amidon de pomme de terre. C’était très convaincant à l’expédition… Moins à l’arrivée : l’amidon fond en milieu humide et les plantes arrivaient chez nos clients vautrées dans une bouillie molle et collante. Nous avons également testé la paille et les résultats ne furent pas très convaincants… même si cela donnait un air terriblement champêtres à nos colis !

Nous sommes donc passés aux coussins gonflables, en PET recyclable. Le calage est fait essentiellement par de l’air, c'est plus satisfaisant sans être merveilleux car il reste du plastique, même si c’est en quantité beaucoup plus faible.

À chaque fois que possible, nous substituons ces coussinets gonflables par du calage en carton broyé. Nous avons investi dans une machine à broyer le carton et réfléchissons à développer cette pratique, en récupérant des stocks de cartons vides aux alentours.

Du côté des sacs plastiques, nécessaire à la protection des pots, nous sommes passés sur des matériaux bio, composables mais plus coûteux. Nous essayons de les supprimer, en remplaçant cette isolation par du carton.

Le scotch est bien pratique pour fermer un carton. Mais, lui aussi constitue une petite horreur écologique car sa colle est à base de solvants puissants. Alors, nous avons acheté une dizaine de grosses agrafeuses pneumatiques qui nous ont permis de diviser par 3 notre consommation de scotch.

Pour les coques plastique, qui protègent les plantes lors du transport, faute d'alternative, nous avons opté pour des produits en PET 1 (comme les bouteilles d'eau) recyclé et recyclable.

Nous continuons à rechercher des substituts, plus écologiques : des rouleaux de carton pour les arbustes (ça protège très bien) et des tests sont en cours pour trouver une solution de boîtage en carton pour les plantes vivaces.

Pour nos bulbes, nous sommes plutôt satisfaits : dans 80 % des cas, ils sont conditionnés dans des sachets papier kraft. Autant de plastique en moins !

Enfin, pour notre catalogue papier, il est désormais imprimé sur du papier PEFC. Ce n'est pas une panacée, mais tout de même un vrai plus !

Notre bilan environnemental

Aujourd’hui, nous sommes sur un verre à moitié vide — ou à moitié plein, le lecteur jugera ! Nous ne sommes clairement pas en position de donner des leçons mais, de notre point de vue, nous sommes dans une dynamique positive, suffisamment motivante pour continuer à améliorer les choses.

Du côté du négatif :

  • Nous restons de gros consommateurs de plastique : quelques grammes en moyenne par plante… Mais qui font au total de l’ordre de 50 tonnes par an, dont moitié environ pour les pots, le reste pour les coques.

Du côté du positif,

  • Nous ne traitons pas avec des produits chimiques.
  • Nous avons réduit notre consommation de plastique de 2/3 en 10 ans.

Accessoirement, le bilan carbone de nos plantes est bien meilleur que celui des jardineries et pépiniéristes vendant sur place, pour une raison simple : le camion qui vous livre nos plantes est plein, tandis que la voiture que vous conduisez pour aller à la pépinière est généralement assez vide: le volume de gazole consommé par plante est ainsi beaucoup plus faible même pour un client situé à l’autre bout de la France…

Et nous vendons des plantes, qui grandiront dans votre jardin, et consommeront, de nombreuses années durant, du gaz carbonique nécessaire à leur croissance.

 

PS : si vous vous commandez le 23 novembre 2018, n'hésitez pas à nous dire ce que vous pensez de votre colis 0 plastique ! Vos commentaires nous intéressent et nous aident à progresser... Par ailleurs, nous ne manquerons pas de vous faire le bilan de cette expérimentation dans un prochain article.

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4 réflexions au sujet de « Promesse de Fleurs, le plastique et la chimie : une longue histoire de désamour »

  • Anne

    Merci pour votre transparence : cela dénote un engagement et des valeurs qui ne sont pas que de l’affichage!

    Répondre
  • Agnès Castillon

    Bravo à toute l'équipe! Je savais depuis longtemps que vous aviez un petit truc en plus, mais là, je suis séduite par votre démarche! Continuez à essayer, à vous tromper et à progresser, c'est comme ça que le monde avance ;o) moi qui avait décidé de ne rien acheter en ce jour de black friday, je crois que je vais faire une exception!

    Répondre
  • Isabelle

    Bjr
    Très bien votre politique de gestion des emballages en plastiques et des produits chimiques .
    Je voulais juste attiré votre attention sur le fait que le pb des emballages en plastiques qui se retrouvent dans la nature et dans estomac d' animaux marins est du au fait que certains citoyens ne savent pas mettre leur déchets dans une poubelle !!!!
    L'emballage plastique est nécessaire dans un grand nombre de cas limitons la ou cela n'a pas de sens !
    Pour info je travaille dans une entreprise qui fabrique des emballages en plastique pour le conditionnement des aliments . Donc je comprends très bien la problématique !!
    AmIcalement Isabelle

    Répondre
  • JULIEN

    Grand merci de toutes ces explications !
    Très heureuse de constater que vous intégrez l’environnement à l’ensemble de votre démarche, de la qualité des plantes chez vos fournisseurs à leur conditionnement pour l’expédition. L’amélioration permanente est un principe qui m’est cher, qui même s’il implique du temps, des doutes, des tentatives, des échecs comme des succès, reste le meilleur moyen de soigner ce qui a été lésé (P.... de plastique !) de protéger ce qui est fragile et de promouvoir les bonnes pratiques, pour des lendemains qui chantent! Encore merci!

    Répondre
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