Quels petits fruits récolter en automne ?
Sélection des principaux petits fruits, traditionnels ou moins connus, récoltables les mois d'automne
Sommaire
Si les pommes, les poires, les coings, les fruits à coques… sont les rois de l’automne, d’autres fruits, plus petits, se récoltent aussi entre septembre et novembre. Souvent plus accessibles car cultivés sur des arbustes, ces petits fruits sont riches en saveurs, et souvent très sains pour la santé par leur teneur en nutriments et minéraux. Les récolter au cœur de l’automne permet de prolonger la saison, toujours agréable, des petits fruits. Découvrez notre sélection des principaux arbustes fruitiers qui fructifient en automne.
Les bienfaits des petits fruits en automne
En été, on se gave souvent de fraises, de framboises, de groseilles, de cassis, d’amélanches… Un plaisir gustatif renouvelé à chaque bouchée. Les petits fruits d’automne sont aussi appréciés pour le bonheur gustatif qu’ils font naître. Mais leurs bienfaits vont bien au-delà.
En effet, ces petits fruits sont, pour la plupart, des concentrés de vitamines, de fibres et de minéraux. Et de vitalité ! Et, en automne, on en a souvent bien besoin. La lumière baisse chaque jour, tout comme les températures, mettant notre système immunitaire à l’épreuve. Déguster ces baies et petits fruits entre septembre et novembre, voire au-delà pour ceux qui se conservent, c’est en quelque sorte renforcer notre immunité le plus naturellement possible et booster notre organisme pour affronter l’hiver qui se profile.
C’est aussi une façon de prolonger la saison au jardin, d’apprécier cette arrière-saison moins fertile. Et de capturer les derniers rayons du soleil encore concentrés dans ses petits fruits. Pour prolonger le plaisir au-delà de l’automne, n’hésitez pas à les transformer en gelées, en confitures ou en sirops, ou à les sécher.
Les petits fruits rouges tardifs pour prolonger la saison estivale
Comme l’été, l’automne s’avère être une période d’une grande générosité pour le jardinier. Même si les chaleurs diminuent, des petits fruits arrivent à maturité pour une récolte durant les trois mois de l’automne. Gorgés du soleil estival, ces petits fruits offrent souvent des saveurs incomparables.
Les framboises remontantes
Les framboises remontantes occupent une place de choix au jardin en automne. Contrairement aux variétés de printemps, non remontantes, qui fructifient sur le bois de l’année précédente, les framboisiers remontants produisent une première récolte estivale, puis une seconde vague plus généreuse qui s’étend de la fin du mois d’août aux premières gelées. Des variétés comme ‘Héritage’, ‘Mademoiselle Françoise’ ou ‘Marastar’ produisent des fruits bien rouges, légèrement acidulés, jusqu’en octobre. Pour apporter de la couleur, pensez aussi au framboisier ‘Fall Gold’ qui offre des framboises jaunes, très sucrées et sans acidité.
La culture de ces framboisiers remontants demande un peu de soin. Il faut ainsi supprimer les tiges ayant fructifié au ras du sol en fin d’hiver pour obtenir des plants vigoureux à l’automne prochain.

Framboises remontantes, mûres tardives et canneberges se récoltent en automne
Les mûres tardives
Les mûres tardives prolongent aussi l’été jusqu’aux premières petites gelées. Des variétés, issues de ronces botaniques ou de sélections horticoles sans épines, telles que ‘Thornless Evergreen‘, ‘Oregon Thornless’ ou ‘Triple Crown‘, ploient sous le poids de gros fruits juteux jusqu’au cœur du mois d’octobre. Leurs baies noires et brillantes, gorgées de soleil, offrent un équilibre parfait entre acidité et sucrosité. Leur richesse en antioxydants, notamment en anthocyanes responsables de leur couleur profonde, en fait un atout nutritionnel de premier plan pour affronter l’arrivée du froid.
Les canneberges ou cranberries
Quant aux canneberges, autrement appelées cranberries, elles aiment tout particulièrement les sols acides et humides. Leurs petites boules d’un rouge écarlate, à la chair particulièrement acidulée, se récoltent à l’automne, entre octobre et novembre, pour être transformées en jus, en confitures, en gelées, en sauces traditionnelles pour des plats salés ou séchées.
Pour en savoir plus : Canneberge, cranberry : plantation, récolte, bienfaits.
Les baies de goji pour faire le plein de vitamines
Originaires des contreforts de l’Himalaya, les baies de goji, fruits du Lyciet de Barbarie (Lycium barbarum), animent également le jardin automnal. Leurs petits fruits allongés, d’un orange éclatant, mûrissent progressivement de l’été jusqu’aux premières gelées matinales. Réputées pour leurs propriétés immunostimulantes et leur richesse en vitamines C et A, ces baies attirent pour leurs bienfaits pour la santé. Consommées fraîches, séchées ou intégrées dans des infusions, elles apportent une touche légèrement sucrée aux notes subtilement amères.
Certes, la récolte demande un peu de délicatesse et de patience, car ces baies sont fragiles et de petite taille. Mais, après 2 à 3 ans de plantation, la récolte est vraiment très généreuse. Quant à l’arbuste, très rustique, résistant à la sécheresse et accommodant, il s’adapte à tous les sols, bien qu’il préfère les expositions ensoleillées pour augmenter la concentration en sucres des fruits. Une taille légère en fin d’hiver permet de stimuler l’apparition des nouvelles pousses qui porteront la future récolte automnale.
Pour aller plus loin : Le Lyciet de Barbarie : planter, entretenir et récolter les baies de goji.
Les physalis, des lanternes dorées à la saveur exotique
Le physalis (Physalis peruviana), également connu sous le nom d’amour en cage ou de coqueret du Pérou, ajoute une touche esthétique lorsque l’automne s’installe. Ses calices, qui se transforment en lanternes chinoises délicates, à l’aspect de parchemin, abritent un fruit sphérique d’un orange très lumineux. À maturité, le fruit du Physalis peruviana offre une saveur unique, à la fois acidulée, fruitée et subtilement vanillée, qui évoque tout à la fois la tomate cerise, l’ananas et la mangue.

Les physalis se récoltent dès que les lanternes commencent à sécher et à s’ouvrir.
Très apprécié en pâtisserie pour décorer les gâteaux ou se consommer frais en fin de repas, le physalis se récolte dès que les lanternes commencent à sécher et à s’ouvrir. Bien que souvent cultivé comme une annuelle sous nos climats tempérés, il s’agit d’une plante vivace qui peut être hivernée à l’abri du gel. Sa culture nécessite un sol bien drainé et une situation bien ensoleillée pour permettre aux baies de développer tout leur potentiel aromatique avant l’arrivée du froid.
Pour aller plus loin : Physalis : semis, culture, récolte.
Les kiwis et kiwaïs, de vrais fruits de saison
Les kiwis et leurs cousins, les kiwaïs, sont de délicieux représentants de la saison automnale au verger. Les kiwis verts traditionnels ou les plus originaux à la chair jaune, nettement plus sucrés, arrivent à maturité en novembre. Les fruits de l’Actinidia deliciosa sont cueillis fermes, avant maturité complète, car ils finissent de mûrir une fois rentrés à la cave ou dans un cellier frais. Cette particularité permet de stocker les kiwis pendant de longues semaines, prolongeant ainsi les bienfaits de la récolte automnale bien au-delà de l’hiver.
Les kiwaïs, ou kiwis de Sibérie (Actinidia arguta), se distinguent par leur petite taille, comparable à celle d’une grosse groseille, et par leur peau lisse et comestible qui dispense de les éplucher. Leurs grappes de fruits verts, pourpres ou panachés se récoltent généralement en octobre, avant les gelées fortes, puis s’affinent quelques jours à l’intérieur pour offrir une chair souvent plus sucrée, plus fondante et plus vitaminée que celle des kiwis.
Ces deux petits fruits d’automne poussent sur des lianes vigoureuses et rustiques qui demandent un palissage sur des structures solides. Pour obtenir une bonne fructification, il faut souvent prévoir la plantation d’un pied mâle et d’un pied femelle. Mais on trouve aussi des variétés autofertiles à l’image de ‘Herma’, ‘Solissimo’, ‘Boskoop’ ou ‘Jenny’ chez les kiwis, ou de ‘Issai’ et ‘Super Issai’ chez les kiwaïs, qui se montrent très productifs.
Aronies et cornouilles, des fruits méconnus de l'automne
D’autres petits fruits moins répandus, mais tout autant savoureux, méritent également d’être cueillis en cette saison de transition, à savoir l’aronie noire et la cornouille.
L’aronie (Aronia) est un petit arbuste caduc de la famille des Rosacées, rustique et facile à cultiver, doté d’un joli feuillage automnal, qui produit des baies noires groupées en corymbes, proches des myrtilles, extrêmement riches en polyphénols. Ce sont donc des fruits d’une grande richesse nutritionnelle qui se consomment souvent en gelées, en confitures, en jus, ou intégrés à des pâtisseries, car ils sont légèrement acidulés et astringents à l’état brut et frais.

Les aronies et les cornouilles sont des fruits moins répandus mais savoureux
Le cornouiller mâle (Cornus mas), quant à lui, produit des drupes ovales d’un rouge vif qui mûrissent à la fin de l’été et au début de l’automne. Leur chair acidulée, riche en vitamine C, devient délicieusement douce et sucrée lorsque le fruit est parfaitement mûr et commence à se détacher de l’arbre. Il s’agit d’un arbuste caduc, très robuste et très rustique, qui fleurit en jaune, précocement en fin d’hiver. En automne, cet arbuste se pare de magnifiques couleurs rouges. Parmi les stars, on peut citer ‘Jolico’ aux fruits très sucrés, deux à trois fois plus gros que ceux de l’espèce sauvage.
L’intégration de ces arbustes dans les haies fruitières et libres favorise la biodiversité tout en garantissant des récoltes variées et pleines de surprises gustatives.
Pour en savoir plus : Aronie, Aronia : planter, tailler et entretenir.
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