5 belles idées pour associer le tamaris
Nos conseils et idées pour intégrer judicieusement un tamaris dans un jardin
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Souvent vu dans les jardins de bord de mer car il résiste à la fois aux embruns et au vent, le tamaris est de ces arbustes que l’on a beaucoup utilisés dans les années 70-80, puis un peu tombé en désuétude. Pourtant il ne manque pas d’attrait avec son port souple et arqué, sa floraison et son feuillage bleuté très léger.
Plus ou moins rose selon les espèces et variétés, le tamaris s’avère un arbuste idéal à planter dans des sols ingrats. Nous vous donnons quelques idées pour bien en intégrer un déjà présent dans votre jardin, ou pour en implanter un.
Dans un jardin de bord de mer
Le littoral atlantique protégé et la Côte d’Azur sont des terrains de jeux idéaux pour les tamaris. C’est à eux que l’on pense en premier lorsque l’on évoque les tamaris. Qu’ils soient à floraison printanière ou estivale, ils se plaisent tous dans des sols sablonneux et peuvent même servir de brise-vent dans ces régions. On se servira d’un tamaris déjà bien implanté, ou on en plantera un ici, plutôt en limite de jardin, en haie par exemple ou en grand massif arbustif.
Dans un jardin bien exposé au soleil et ne souffrant pas des gels hivernaux, on pourra l’accompagner d’un arbre très exotique, répondant parfaitement à la légèreté du tamaris, le Filao (Casuarina equisetifolia). Il évoque un pin et se fondra très bien dans un grand jardin ouvert sur la mer. Un eucalyptus et son feuillage persistant grisé sera choisi également pour son écorce incomparable. Apportez quelques floraisons originales comme celle du rince-bouteille, choisi dans son coloris rose vif ou jaune pâle pour changer un peu (le Callistemon citrinus s’accorde à toutes les couleurs). Associez également à cette scène un Escallonia à fleurs roses et un beau palmier qui évoqueront les horizons lointains. Comptez enfin sur l’exotisme du géranium de Madère (Geranium maderense), aussi ornemental par sa floraison en masse que son feuillage découpé, qu’il faudra planter quant à lui en sol restant frais.
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Tamaris : planter, tailler et entretenirDans un jardin naturaliste
Avec son port naturellement arqué et son feuillage plumeux, le tamaris se prête bien à des zones naturelles du jardin. Au milieu d’une prairie, ou en grand massif, il s’accorde même merveilleusement à de belles vivaces dans les tons pastel et à la souplesse des graminées. On peut aussi l’envisager en mélange dans une haie ou en délimitation d’un grand jardin.
Un tamaris de printemps comme le Tamaris parviflora mêlera ainsi son caractère léger au graphisme d’Echinops ritro, au feuillage gris argenté et à la floraison en forme de boule épineuse d’un bleu vif.
Plantez autour de lui de belles graminées évoluant en automne, comme le Schizachyrium scoparium (il prendra des teintes roussies en fin d’été) et des Miscanthus sinensis ‘Gracillimus’. Leur floraison automnale en épis rougis fera rappeler les bourgeons naissants, quelques mois plus tôt, du tamaris. La stature haute et élégante de Veronicastrum, le côté ébouriffant de monardes rose vif et la beauté solaire d’échinacées sont d’autres associations florales et très ornementales, pour accompagner longuement le tamaris une fois qu’il a défleuri. Enfin, un ou deux arbustes viendront étoffer cette scène naturelle, avec pourquoi pas un Hibiscus syriacus à fleurs bleues choisies simples, positionné en fond de massif. Cette longue floraison bleue apportera un peu de profondeur.
Dans un jardin rose
Tous les tamaris sont roses (mis à part la variété ‘Hulsdonk White’), plus ou moins vifs selon l’espèce et les variétés horticoles développées.
Le jardin monochrome rose se prête évidemment aux floraisons plumeuses, apportant leur texture unique pendant quelques semaines, les fleurs en boutons et les branches rougeâtres d’un coloris plus foncé allongent cet effet vaporeux au jardin dès le mois d’avril selon les espèces. On installe ici un tamaris dans un grand massif en compagnie de plantes basses fleurissant en même temps ou après pour un effet de prolongation, dans une palette allant du rose dragé au pourpre.
Accompagnez-le également de deux beaux arbustes le mettant particulièrement en valeur : un Leptospermum qui devancera sa floraison ou fleurira en même temps dans les régions de climat doux car ce superbe arbuste est un frileux (idéalement en bord de mer car il supporte bien les embruns), et un arbre à perruques bien rustique pour sa part, qui fleurira plus tardivement. Ce second arbuste, appelé Cotinus coggygria en latin, est un ravissement avec une floraison parmi les plus vaporeuses. Une variété à feuillage pourpre comme ‘Grace‘ ou ‘Royal Purple‘ donnera un peu de relief et se fondra parfaitement dans un jardin rose. Complétez avec de belles vivaces. Ici nous choisissons des Liatris spicata pour une note mauve, des oenothères roses et des Asters bicolores ‘Prince’.

Tamaris tetrandra, Leptospermum scoparium ‘Coral Candy’, Cotinus coggygria ‘Grace’, Aster lateriflorus ‘Prince’, Liatris spicata et Oenothera speciosa ‘Twilight’.
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Comment tailler le tamaris ?Dans un jardin mellifère
Les tamaris plaisent aux abeilles, papillons et bourdons. Pourquoi ne pas profiter de cet avantage pour en inclure un dans un jardin où la biodiversité est particulièrement recherchée, ou bien auprès de ruches ?
Le Tamarix ramosissima est le plus mellifère parmi les tamaris. On peut l’associer à une multitude de végétaux, selon le style recherché et le climat, en privilégiant les espèces types aux variétés horticoles. Le terrain sera là encore plutôt sableux et pauvre. Quelques floraisons pointillistes comme la linaire pourpre, la linaire du Maroc et le limonium s’accordent vraiment bien avec le côté très vaporeux du tamaris. Elles ont l’avantage d’attirer les insectes butineurs, abeilles et quelques papillons. C’est également le cas d’arbustes supportant les mêmes conditions de culture que le tamaris (exposition et sol), comme les cistes salviifolius ou albidus, ainsi que le gattilier (Vitex agnus castus) aux magnifiques panicules bleu violacé si l’on choisit l’espèce type. Enfin, une belle masse d’achillées dans des tonalités vives ou en couvre-sol avec l’Achillea crithmifolia rehausse bien l’ensemble d’une floraison en panicules, tout en enrichissant le jardin de leurs qualités mellifères. N’oubliez pas la floraison attendue au printemps d’une aubépine, ou d’un Buddleia de forme pleureuse (Buddleia alternifolia) se prêtant eux aussi bien à ce contexte champêtre.

Au centre en haut, Tamarix ramosissima, entouré de (de gauche à droite) : Vitex Agnus Castus, Achillea crithmifolium, Limonium vulgare, linaire pourpre et Buddleia alternifolia.
Dans un jardin de sable
Le jardin de sable est une des dernières tendances développées par les paysagistes pour repenser nos jardins à l’ère du bouleversement climatique. Planter des végétaux dans le sable est la réponse au besoin de créer des espaces à la fois esthétiques, résilients et sobres en eau, capables de s’adapter aux étés de plus en plus secs et aux sols pauvres. C’est en réalité le terrain de prédilection du tamaris !
En sol sableux, l’association du tamaris et des lavandes s’impose avec évidence. Des lavandes stoechas, dont les épis violacés dialogueront avec le rose des tamaris de printemps, des romarins rampants pour un couvre-sol parfumé seront les stars de ce jardin de sable. Quelques touffes arrondies de santolines grises apporteront une note argentée, tandis que les perovskias bleutés prolongeront la floraison estivale. En bordure, des agaves ou des euphorbes characias structureront l’espace avec leur silhouette graphique.
Cette palette, sobre et résistante, a aussi l’avantage d’un entretien minimal, parfait pour un jardin de maison de vacances !

Tamaris, Lavandula stoechas, Euphorbe ‘Glacier Blue’, Agave havardiana, et spirale d’arbrisseaux dans un jardin de sable (Yucca, Pinus mugo, Aeonium, Westringia fruticosa).
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