XXXXXXINTROXXXXXX
Gwenaëlle
L'été a été très compliqué pour mon jardin du Maine-et-Loire. Nous sommes passés en niveau d'alerte rouge avec quatre journées à 42°C et plusieurs nuits à 26°C fin juin… Cela n'était jamais arrivé depuis que j'habite ici, tous épisodes caniculaires confondus depuis 2020. Le problème majeur étant que dans ma région, même si nous avons tous des plantes résistantes à la sécheresse comme les gauras, les romarins ou les lavandes, ce ne sont pas la majorité des plantes composant les jardins. Le mien a donc énormément souffert, même s'il a laissé penser le contraire sur les trois premières vagues de chaleur. Au final, après les six canicules, beaucoup d'arbustes de terre de bruyère, aimant la fraicheur, ont souffert, comme les hortensias (et comme j'en ai de nombreux en massifs, l'état misérable en fin d'été m'a presque déprimée !).
Les plantes qui n'ont pas bronché, ce sont, sans surprise, les plantes connues pour leur résistance à la sécheresse : les glycines qui ont fleuri comme jamais, les bignones, au top de leur forme, l'érable champêtre, le Feijoa pourtant assez jeune, et tous les rosiers. Parmi les vivaces plantées en plein soleil, les achillées filipendulina ont résisté longtemps puis ont bruni. Les gauras, les lavandes, le romarin s'en sortent évidemment haut la main, les verveines de Buenos Aires ayant fini elles aussi par cramer, puis reprendre un peu de couleurs en octobre. La giroflée mauve s'est quant à elle mise en mode pause et se remet en ce début novembre à refleurir. J'ai pu constater l'extrême résilience des Allium millenium, fleuris longtemps malgré une situation en plein cagnard, mais également des figuiers, des graminées déjà installées (Miscanthus, Panicum, Calamagrostis). Le champion toutes catégories restant certainement le Lagerstromia (lilas des Indes), qui n'a pas montré la moindre once de faiblesse, ni dans son feuillage restant impeccable, ni dans sa floraison. Il est en ce moment même, début novembre, splendide, d'une couleur automnale encore plus flamboyante que les autres automnes.
Je pourrais pareillement citer certaines vivaces du futur, si on peut les appeler ainsi, tant leur adaptation aux épisodes répétés a été parfaite : Echinops, valérianes, Sedums, Teucrium, acanthes, pyracantha... À noter également, à ma grande surprise, la bonne résistance de deux petits érables du Japon fraîchement plantés, bien à l'ombre d'arbres. Je précise que toutes les plantes de mon jardin sont paillées, et que j'en avais rajouté une bonne couche dès juin, après la première canicule.
Commentaires