Personnellement, j'ai plutôt bien vécu le confinement étant moi-même particulièrement casanier. Je n'irai pas jusqu'à dire que je vis en ermite... mais presque. Cependant, force est de constater qu'une part de mon travail me manquait terriblement. Et pour cause ! C'était la seule occupation qui m'était interdite durant le confinement : le tournage de vidéos pour notre chaîne YouTube. Du coup, une fois les vannes et les frontières ouvertes, Philippe, mon caméraman-monteur-réalisateur-clown-sherpa, me secoua virtuellement les puces pour redémarrer notre activité première. Celle de vous abreuver chaque semaine d'une ou deux vidéos traitant du jardinage.

Mais n'allez pas croire que se pavaner fièrement devant l'objectif dans de somptueux jardins est facile pour autant. Non, non, non... figurez-vous que je vis ces journées-là un véritable enfer...

Le jardinage : un vaste sujet

Déjà et quoiqu'on en dise, c'est un métier qui nécessite de grandes connaissances... ou tout au moins de faire semblant de les avoir. Pour certains sujets, ce n'est pas moins de deux heures de travail d'écriture sans compter les angoisses nocturnes qui me poussent à me relever la nuit pour vérifier tantôt un nom, tantôt une information de culture. Le tout est fortement travaillé pour éviter de perdre du temps le jour « J ». Même le découpage des séquences est pensé au préalable par Philippe. Et même ainsi... il reste toujours une satané plante inconnue au bataillon pour nous jeter dans l'embarras.

Mais... qu'est-ce que c'est que ce machin ?

Une chaleur torride...

Depuis quelques années, le Nord de la France comme la Belgique deviennent des régions inhospitalières dès le mois de mai jusqu'à la fin du mois d'octobre tant la chaleur torride et cette sécheresse abominable tombent sur nos frêles épaules de nordistes tel un aigle royal sur un chaton. Et nos dernières journées de tournage n'ont pas dérogé à la règle : 30°C à l'ombre, un cagnard épouvantable et un chapeau qui ne sert strictement à rien. Bref, j'ai perdu dix litres d'eau par jour et gagné quelques coups de soleil aux endroits les plus incongrus.

Rhaaaa... A boire !

Du danger au bout de chaque allée...

Passé le cap de la soif, d'autres dangers nous guettent (Huguette !) à chaque coin de jardin. Des plantes qui se défendent parfois vigoureusement comme des orties, un groseillier à maquereau, un rosier mal-embouché ou cette cardère particulièrement misanthrope. Ayant perdu, dès le premier jour, l'usage de mes dix doigts et de mes mollets, je participai aux deux autres jours avec un brin de circonspection.

Mais c'est pas vrai ? Tout pique dans ce jardin !

Gare au frugivore !

D'un régime alimentaire quasi exclusivement frugivore et mettant le pillage des petits fruitiers sur le dos de la faune locale, je me mis en tête de réduire fortement la production de framboises, mûroises et autres caseilles de mon ami Louis chez qui nous tournions durant ces trois jours.

Mais... était-ce bien comestible ?

Hélas, je fus surpris par l'hôte de ces lieux et fus poursuivi durant de longues minutes par lui-même muni d'un objet à la fois jardinesque et contondant. Je ne dus mon salut in extremis qu'en singeant un bon vieil épouvantail. La ruse pris et c'est fourbus mais aussi très heureux que nous achevâmes le tournage juste avant l'orage. Ouf !

Bien malin qui pourra me différencier d'un épouvantail !

Et pourquoi pas chez vous ?  

Tout ceci ne sont que des « carabistouilles » comme on dit par chez moi. Bien qu'un gros fond de vérité plane sur tout l'article.

Évidement, c'est toujours un vrai bonheur de venir dans vos jardins. N'hésitez pas d'ailleurs à nous contacter si vous êtes particulièrement fiers du vôtre, que vous êtes fous de telle ou telle famille de plantes ou tout simplement que vous désirez nous rencontrer en chair et en poil. Dans l'immédiat, nous tournons surtout dans le Nord de la France et la Belgique mais si vous habitez plus loin, pas de soucis. Il nous suffira de nous arranger pour partir plusieurs jours et tourner dans plusieurs jardins de la région. Nous sommes ouverts à toutes les propositions, alors pourquoi pas chez vous ? 

Alors, n'hésitez pas à me contacter : oallard@promessedefleurs.com si vous êtes intéressés !