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La fine fleur : un film sur la passion des roses

Rares sont les films qui traitent du monde horticole ou paysager, encore moins quand il s’agit d'une fiction. Le cinéma s’est intéressé récemment au monde paysan ou s’aventure régulièrement dans le milieu viticole. Mais, il faut dire que la filière du végétal est bien en reste dans les salles obscures. C’est enfin chose réparée avec le joli film ‘La fine fleur’ ! Sorti au cinéma fin juin, je me suis empressée d’aller le voir, tant le cinéma me manquait après ces mois de confinement, qu'un film parlait enfin de fleurs... et que l'épatante Catherine Frot était tête d’affiche !

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L'histoire

Le film raconte comment Eve Vernet, rosiériste dans la Loire, à la tête d’une petite exploitation familiale qui perdure depuis plusieurs générations, résiste pour sauver son entreprise et ses emplois. Au bord de la faillite alors qu’elle a été une des plus grandes créatrices de roses, un de ses concurrents souhaite racheter l’entreprise. Devant accueillir trois stagiaires en réinsertion, non formés au végétal, Eve Vernet va les initier non sans mal à son métier. Mais elle va aussi les embringuer dans une aventure un peu folle de « braquage végétal » pour tenter de s’en sortir, et... transformer la vie de ces trois compères.

Le monde des rosiéristes mis à l'honneur dans "La fine fleur"

A propos du tournage

Le film a été tourné en septembre et octobre 2019 et s’est vu retarder la sortie avec les différents confinements. Il a été réalisé en partie chez la Maison Dorieux, rosiériste du département de la Loire, et dans le cadre de très beaux paysages naturels du Roannais. Le réalisateur, Pierre Pinaud, dont c’est seulement le second film (après avoir dirigé Karin Viard dans « Parlez-moi de vous » en 2012), souhaitait aborder sa passion des jardins dans un film. Il a alors implanté son histoire dans cette région, emblématique de la production de roses depuis le 19ᵉ siècle. Pierre Pinaud a d'ailleurs passé du temps en repérage, pour étudier la technique et le vocabulaire de ce métier bien à part qu'est la création de roses. Complètement novice en la matière, Catherine Frot a, quant à elle, suivi une formation pour s’approprier les gestes. Ce film est dédié à la maman, horticultrice, du réalisateur.

La création de roses, une spécialité et excellence à la française

L'intérêt de ce film

Bien loin d’un documentaire comme on a pu apprécier « l’Intelligence des arbres » en 2016, nous voici plongés au cœur d’une fiction. Mais une fiction pas si éloignée de la réalité pour de nombreux acteurs du monde horticole confrontés à la difficulté à se maintenir face à de grosses entreprises. On y parle bien sûr de cette loi du marché, implacable pour qui n’a pas su prendre certains tournants commerciaux ou stratégiques.

Le film nous plonge dans l’univers merveilleux des roses. Et particulièrement dans leur hybridation, nerf de la guerre pour pouvoir se démarquer dans la multitude de nouveautés qui paraissent chaque année. Ce savoir faire spécifiquement français est très bien décrit dans le film. Mais le récit met aussi l’accent sur la compétition rude dans le milieu : des concours de roses au domaine de Bagatelle où commence l’histoire, à la sélection, l’innovation des cultivars à imaginer sans cesse pour créer la rose parfaite, et à la concurrence entre grands noms.

La fine fleur nous explique comment nait une rose, et comment elle arrivera -peut-être- à sortir du lot. Il montre aussi combien chaque personne d’une petite structure est pleinement associée à sa réussite (le rôle tenu par l’assistante, est, lui aussi, d’une belle humanité). Combien l'humain est au cœur de ces métiers de passion.

La fine fleur, ou comment renverser la tendance quand son entreprise est au bord du gouffre

Mon avis

Si le scénario est quelque peu prévisible, certains diront même peu fantaisiste sur la subtilisation d’un plant mère, les acteurs entourant la star sont justes. Catherine Frot, loin de ses personnages fantasques, campe une femme passionnée et déterminée, prête à tout pour sauver son entreprise, fidèle à ses valeurs. Elle y est à la fois émouvante et subtile.

On pourrait qualifier La fine fleur de « petit » film (… que je n’aime pas ce terme, quand on connait la somme de travail et la difficulté que représente un film). Pour moi, c’est un sujet plein de fraicheur, réjouissant. Une mise en scène pleine d'émotion à mesure qu'avance le film, qui sonne juste. C'est un film sur une profession singulière et difficile qu’il est intéressant de montrer au plus grand nombre. Un film qui aborde aussi l’insertion professionnelle et la relation humaine, fait avec beaucoup de simplicité et d’amour pour cette passion française des roses.

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