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Survivre à une sécheresse

Quand j'étais petit... Bon, en vrai, j'ai toujours été petit mais ce n'est pas le sujet. Quand j'étais petit donc, j'aimais beaucoup lire les aventures de Bob Morane (le vrai Héron de tout l'étang !), notamment celles se déroulant dans les jungles tropicales humides, sur des îles entourées d'eau, dans des villes portuaires malfamées, à travers des égouts suintants, parmi des marais regorgeants d'alligators ou bien au sein même de grottes nauséabondes et ruisselantes d'eau... En revanche, j'étais totalement terrifié par les péripéties de notre brave « commandant » se déroulant dans... les régions désertiques. À tel point que j'en faisais même des cauchemars.

Et c'est probablement l’une des raisons, cette « sèchophobie » (aucune idée si cette phobie existe réellement !), qui me poussa à naître en Belgique, pays régulièrement « arrosé » par cet étrange liquide transparent qui tombe du ciel. (Oui, c'est une question de volonté notre lieu de naissance ! Mon premier choix s'était porté sur le Japon, mais c'était finalement trop cher...)

Mais hélas, par la faute de divers facteurs (pas ceux de la poste !), la sécheresse finit quand même par venir agresser épisodiquement notre plat pays, s'installant insidieusement tous les étés telle une tique dans le slip d'un animateur nature. Mon cauchemar d'enfance refit alors soudainement surface...

Et cette fameuse sécheresse, vous le savez bien, nos plantes non plus n'aiment pas ça ! Enfin, la plupart du moins.

Alors si on regarde rapidement la définition officielle de cet angoissant vocable, c'est assez peu précis... On décrète que nous sommes en pleine sécheresse « lorsque les précipitations se font rares voire inexistantes durant une période plus ou moins longues ». Personnellement j'ai une définition encore plus simple : « on vit un épisode de sécheresse, lorsque le jardinier finit par avoir aussi soif que ses plantes ».

En Belgique, la bière ne sert pas qu'à attirer les limaces. Sa consommation est également un bon indicateur de sécheresse

Dans ces périodes-là, forcément, on s'alarme, on panique, on s'affole, on s'écrie soudain entre deux cornouillers des « Branle-bas de combat ! » ou des « Sauve-qui-peut ! ». Et on farfouille dans notre foisonnante bibliographie et surtout au travers des méandres d'internet en quête de conseils plus ou moins judicieux. Ne niez pas, je suis certain que vous le faites aussi.

Et on tombe rapidement sur les premiers conseils…

  • Arrosez !

Ah bah oui, tiens, donner de l'eau aux plantes, je n'y aurais pas pensé directement. Ce n'était vraiment pas intuitif... Merci de nous le rappeler ! Bon sans rire, j'ai néanmoins une petite chose à vous dire. Arrosez oui, mais très (très) tôt. Du genre, vers 4 ou 5 h du mat'. Oui, c'est tôt, je vous l'accorde, mais en même temps on ne sait pas dormir en période de canicule, alors... Et puis pour une fois, c'est vous qui réveillerez le coq. Pourquoi arroser si tôt ? Pour être certain de ne pas subir d'évaporation le temps que l'eau soit bien absorbée par la terre tout simplement. Personnellement, j'évite l'arrosage du soir car la terre est encore très chaude et la moitié de l'eau que l'on apporte part... en fumée (enfin en vapeur dans ce cas-ci).

Comment un arrosage automatique ? Vous vous croyez sur un terrain de golf ?!

Oui, l'arc-en-ciel, c'est joli mais bon...

Il reste la technique des hoyas évidemment. Qui fonctionne, c’est vrai mais qui nécessite d’en placer à peu près partout. Et c’est terriblement fastidieux et onéreux.

  • Arrosez aussi une bonne grosse fois plutôt que tous les jours un petit peu.

En effet, les plantes, ces fainéantes, vont se dire si vous les arrosez tout le temps à petites doses : « oh mais tout va bien, on nous donne tout le temps de l'eau, je ne vais pas me forcer à faire des racines qui partent en profondeur ». Bref, faire cela, c'est contribuer à la « chochotisation » de vos plantes préférées. En revanche, si vous continuez à les faire « souffrir » un peu (mais pas trop) lorsqu'il fait sec, elles seront plus à même de résister au manque d'eau par la suite.

  • « Un binage vaut deux arrosages»

Cet adage est tellement ancien qu'il se retrouve sans aucun doute dans la Bible (à vérifier !). Mais il est vrai qu'une fois le sol biné, l'eau s'infiltrera mieux et on limite aussi l'évaporation car on brise la croûte, évitant ainsi la remontée de l'eau par capillarité. Mais…

  • Paillez vos plantations, votre potager,...

On ne devrait même plus vous le dire mais effectivement un paillage limite l'évaporation de votre terre. Attention toutefois ! Pensez à pailler lorsque le sol est humide. En bref, si vous ne l'aviez pas fait avant cette fameuse sécheresse, arrosez bien avant de placer votre paillage. Avec quoi pailler ? N'importe quoi ! C'est l'urgence, n'importe quel paillage fera l'affaire (même du minéral à la rigueur...). Et surtout, n'hésitez pas à laisser des plantes pousser aux pieds de vos arbres et à planter serré dans vos massifs ou parterres et même au potager. Vous ferez ainsi une sorte de... paillage vivant.

  • Plantez des végétaux résistants (je les appelle aussi les plantes « badass») et entraînez-les à « souffrir » (voir plus haut).

Je dis bien « résistantes » et non pas « aimant la sécheresse » car c'est bien joli de planter des cactus si c'est pour se retrouver avec un été pluvieux la saison suivante…

Le Sedum ou Orpin, un bel exemple de plante "badass"

  • Plantez des plantes vraiment adaptées à votre sol, votre climat, votre ensoleillement.

Si la plante n'est déjà pas en pleine forme chez vous en temps normal, comment voulez-vous qu'elle survive à une sécheresse ?

  • Plantez au bon moment.

Une plante déjà en place en automne aura eu tout le loisir de se créer un système racinaire conséquent et efficace. En revanche, les petits achats « coup-de-cœur » de fin de printemps, voire de début d’été, auront très peu de chance de survivre à un été caniculaire.

  • Plantez une haie.

Si possible, une haie vive d’arbustes indigènes. Oubliez par-dessus tout, les haies de type « béton vert » (Thuyas par exemple). En effet, une haie vive va filtrer le vent et non pas le bloquer et créer des effets de tourbillons dévastateurs. Elle limitera ainsi l'effet asséchant de celui-ci.

Admettez que c'est vilain et qu'en plus, ça ne sert à rien !

  • Pleurez !

Si plus rien ne fonctionne, nous vous autorisons à utiliser cette technique en dernier recours. En effet, pleurer au-dessus de chaque plante en malaise permettra un arrosage particulièrement sélectif. Attention toutefois de ne pas vous déshydrater en suivant cette méthode.

  • Partez en vacances avec vos plantes dans un endroit plus accueillant.

Cela nécessite un peu de logistique c'est vrai mais vos plantes méritent bien un petit peu d'attention n'est-ce pas...

En conclusion et pour redevenir un peu sérieux. La majeure partie du travail doit se faire en amont : paillage, plantation d’une haie filtrante, plantations des végétaux en période de repos, plantation de plantes très résistantes si possible… Si ça n’a pas été le cas... Et bien dites-vous que vous ne vous laisserez plus avoir la saison prochaine.

Et bien entendu, pas de panique ! Votre jardin doit rester un loisir et la mort d’une ou deux plantes ne devrait pas vous faire sangloter plus que la défaite de votre joueur de jokari fétiche au Grand Tournoi de la Saucisse qui fume. À la rigueur, ce sera l’occasion de combler les « trous » ainsi formés par la plantation de nouvelles acquisitions. Un magnifique Cornus kousa ‘Samaritan’ par exemple. De toute façon, une sécheresse n’est jamais réellement dramatique chez nous. La pluie finit toujours par revenir. Il vous faudra simplement prendre votre mal en patience.

Un dernier petit mot…

N’oubliez pas ! Pensez aux petites bêtes de votre jardin : oiseaux, micro-mammifères, insectes, amphibiens… Ils ont soif eux aussi. Quelques simples bols d’eau fraîche du matin placés un peu partout dans votre jardin, au calme et à l’ombre (et si possible à l’abri des chats…) permettront à toute votre petite faune de passer sans encombre cette période troublée. Pour les insectes et autres petites bestioles avec beaucoup trop de pattes, songez à arroser des pierres ou placez des éponges humides tout simplement.

Un autre dernier petit mot :

On parle de sécheresse estivale mais vous pouvez aussi subir des sécheresses hivernales, notamment durant de fortes périodes de gel, l'eau n'étant plus facilement assimilable par les plantes car celle-ci est devenue solide. Heureusement, c'est la période de repos pour bon nombre d'entre elles et certaines ont même prévu des adaptations fascinantes pour limiter l'évapotranspiration et ainsi garder un peu d'eau même en hiver, notamment les conifères grâce à leurs aiguilles qui présentent des surfaces plus réduites qu’une simple feuille.

Enfin, découvrez nos conseils en vidéo pour savoir quand et comment bien arroser au jardin !

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